Carnets du Business


           

Ces entreprises qui font rêver les jeunes




Mercredi 28 Mars 2012


Le 19 mars 2012, Universum France publiait son classement des employeurs idéaux aux yeux des étudiants. Réalisée à partir des réponses collectées sur un échantillon de plus de 31 000 étudiants, cette étude révèle des tendances et des préférences nouvelles, propres à cette génération.



Ces entreprises qui font rêver les jeunes
Spécialiste de la marque employeur, Universum publie annuellement ses classements des employeurs idéaux désignés par les étudiants de nombreux pays de monde. Ainsi en mars 2012, le classement français est publié sur la base des résultats d’une enquête menée auprès de 31 062 étudiants de Grandes Écoles et d’Universités sur la période allant de novembre 2011 à février 2012.

Avec une moyenne d’âge d’environ 22 ans, les enquêtés se répartissent en 4 groupes : les étudiants issus de Grandes Écoles de commerce et de management, ceux issus de grandes écoles d’ingénieurs, et enfin les étudiants issus de formation université en commerce et management et en ingénierie. À noter qu’il s’agit du premier classement réalisé par Universum à proposer les réponses des universitaires. Cela permet d’ailleurs de mettre en lumière certaines différences d’attentes selon le type de formation.
 
Du côté des étudiants en commerce, les secteurs du luxe et des technologies de l’information et communication apparaissent comme des valeurs fortes. LVMH fait par exemple l’unanimité. Tant les étudiants d’Écoles que des Universités élisent la firme comme leur choix d’employeur numéro 1. L’Oréal arrive en deuxième position chez les étudiants en Écoles de commerce et en troisième position chez les Universitaires. Apple arrive en troisième et deuxième place respectivement et Google en quatrième et cinquième place.

Indépendamment de leur lieu de formation, il apparaît au regard de ces tops 5 que les étudiants en commerce et management privilégient les employeurs dont le produit et les perspectives de carrière sont attractifs ; soit ceux des employeurs internationaux et bénéficiant d’une certaine sécurité financière. Ce sentiment est d’autant plus fort que le top 5 des étudiants issus d’Écoles de commerce est stable depuis l’année 2011 ; LVMH est d’ailleurs en tête de ce classement pour la septième année d’affilée.
 
Chez les ingénieurs, les classements sont plus disparates selon les profils étudiants. Seul Google semble faire l’unanimité : la firme américaine gagne un place et se hisse à la deuxième position des préférences des étudiants en Écoles, quant aux universitaires ils la nomment numéro 1. Du côté des Grandes Écoles, EADS conserve sa première place, Thalès rétrograde de la deuxième à la troisième place au profit de Google. Apple fait un bond de la neuvième à la quatrième place et Dassault Aviation passe de la sixième à la cinquième place, en échangeant avec EDF. Concernant les Universités, Apple arrive en seconde place, Microsoft en troisième, EADS en quatrième, Air France en cinquième et Thalès en sixième.

Les préférences qui se dessinent ne sont pas les mêmes chez les Grandes Écoles et chez les Universités. Le top des Écoles révèlent un fort intérêt pour les secteurs de la défense et de l’aérospatiale tandis que celui des Universités illustre clairement l’attractivité du secteur des technologies de l’information. L’homogénéité des préférences chez les ingénieurs est moins forte que chez les étudiants en commerce et management.
 
Pour l’identification de certaines valeurs porteuses, il est difficile de conclure à l’émerge d’une véritable tendance. En examinant le classement dans sa globalité, on s’aperçoit en effet que certaines entreprises d’un même secteur d’activité montent alors que d’autres descendent. C’est par exemple le cas du secteur de l’audit : alors que PricewaterhouseCoopers rétrograde de 5 places, la plupart de ses concurrents tels que McKinsey ou Ernst & Young progresse. Plus que le secteur d’activité, c’est véritablement le profil de l’employeur qui semble diriger le choix des étudiants.

On ne trouve par ailleurs plus aucune banque dans le top 10 des étudiants de Grandes Écoles de commerce et de management. En contexte de crise, l’intérêt des étudiants se reporte sensiblement du côté des biens alimentaires et de grandes consommations, sur des entreprises dont l’image de marque est forte comme Danone, Nestlé ou Coca-Cola Entreprise (qui passe de la dixième à la quinzième place). Les étudiants adaptent donc vraisemblablement leurs préférences en fonction du contexte et des opportunités offertes par les secteurs porteurs du moment.
 
Le classement d’Universum et l’image statique et dynamique qu’elle expose des préférences des étudiants en termes d’employeurs est tout à fait cohérente avec le comportement du profil-type de la génération Y. Le choix de l’employeur se fait en fonction de critères individuels, de perspective de gain personnel, avec une certaine sensibilité à l’éthique mais indépendamment de préférences sectorielles fortes. Les étudiants veulent investir les entreprises leaders qui ont le vent en poupe, des projets et une image positive et leur choix est tout à fait à même d’évoluer : en atteste par exemple le déclin exprimé en dizaine de place de différentes banques dans le classement élaboré à partir des réponses des étudiants en Écoles de commerce.

Pour les recruteurs, l’arrivée en masse de cette génération de jeunes actifs sur le marché de l’emploi signifie sans aucun doute l’avènement de nouvelle pratique de recrutement. Plus que jamais, il est nécessaire aux entreprises de savoir séduire ses candidats au recrutement, en formulant des offres qui répondent à leur recherche de sens ou encore en faisant évoluer la forme des entretiens d’embauche ; c’est d’ailleurs tout l’intérêt du marketing et de la communication RH que de bien cibler les viviers de recrutement. 
 
Malgré les difficultés d’accès à l’emploi dans un contexte de crise, une entreprise ne peut pas se permettre de recruter des salariés dont les attentes ne sont pas compatibles avec ses projets. À cet égard les futurs jeunes actifs constituent un défi nouveau pour les recruteurs. Leurs préférences en termes d’employeurs montre qu’ils tiennent compte du contexte et son donc très flexibles dans leur choix. Rien ne garantit à une entreprise une place durable dans le cœur des jeunes diplômés. Pour susciter l’engagement des nouveaux salariés, les recruteurs doivent donc rivaliser d’ingéniosité : communiquer et développer sa marque employeur apparaissent donc comme une nouvelle nécessité.

La Rédaction




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