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EDF valide l’aventure de Hinkley Point mais le gouvernement britannique hésite




Vendredi 29 Juillet 2016


Le conseil d’administration d’EDF vient de valider le très contesté projet de Hinkley Point. Les débats ont été houleux et un administrateur a démissionné avant la validation de ce projet à 21 milliards d’euros que certains voient comme la faillite programmée de l’électricien français. L’enthousiasme a été de courte durée puisque le gouvernement britannique a annulé la signature pour mieux étudier le projet.



Source EDF
Source EDF
Il existe des dates et des décisions qui font date dans l’histoire d’une entreprise. Le 28 juillet est sans hésitation une de ces dates qui feront l’EDF de demain, pour le meilleur ou pour le pire. En validant le projet pharaonique de Hinkley Point, le conseil d’administration a pris son courage à deux mains en faisant face à une partie de son effectif et de l’opinion publique pour une projet estimé à 21 milliards d’euros.

La décision a été loin de faire l’unanimité. Sur les dix-huit administrateurs, huit se sont opposés. En plus des six représentants du personnel, Laurence Parisot, l’ancienne patronne du Medef s’est distinguée. Par ailleurs, Gérard Magnin, ancien responsable régional de l’Ademe, a carrément préféré claquer la porte du conseil d’administration juste avant la réunion dont l’issu était prévisible. C’est la deuxième démission avec pour motif officiel ce projet après celle de Thomas Piquemal en mars dernier.
 

Le nouveau gouvernement britannique réserve sa décision

Alors que l’électricien français pensait que son conseil d’administration était le dernier obstacle avant la signature prévue le vendredi 29 juillet, le gouvernement britannique en a décidé autrement. Le ministre de tutelle du projet a en effet annoncé que le projet allait être analysé de près pour une décision durant l’automne.

« Le nouvel exécutif britannique va-t-il remettre en cause les engagements du précédent ? Ces dernières semaines, après le Brexit, les contacts avec la nouvelle première ministre, Theresa May, et son équipe avaient au contraire confirmé la volonté britannique d’aller de l’avant, malgré les critiques très vives au Royaume-Uni. Mme May entend cependant vérifier une dernière fois tous les aspects du dossier avant d’appuyer – ou non – sur le bouton » rapporte le journal Le Monde.
 

Joseph Martin





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