Carnets du Business


           

Krysztof Giecold, un entrepreneur polyglotte dans la corporate finance




Lundi 26 Juin 2017


Krzysztof Giecold est diplômé de l’école de Solvay. Belgo-polonais parlant sept langues, il a enchainé les postes à responsabilité dans des grands groupes étrangers comme celui de Directeur des Acquisitions chez Brambles Industries. En 2001, il décide de faire de la coporate finance son métier et devient l’un des quatre associés de Societex, cabinet français spécialisé dans la cession-acquisition de PME/ ETI.




1.Pouvez-vous nous récapituler votre parcours ?

Après avoir été diplômé de l’école de commerce de Solvay de Bruxelles, j’ai commencé à travailler chez Chevron Oil où je m’occupais de logistique. Par la suite, j’ai intégré le groupe belge Solvay, l’un des principaux leaders de la chimie. Pendant quatre ans, je recrutais des agents commerciaux et des distributeurs en Extrême-Orient notamment en Corée du sud, à Taïwan et à Singapour.

J’ai ensuite, pendant sept ans, travaillé pour le pétrolier suédois de niche Nynas Petrolium. C’était une société qui, à l’époque avait 2 raffineries en Suède et une à Anvers et m’avait embauché pour conquérir le marché européen. Lorsque j’ai quitté Nynas, nous étions leader en Europe.

A la suite de cette expérience, je suis parti en Italie afin de redresser une filiale pour le compte d’un client de Nynas. Je suis devenu ensuite responsable des acquisitions chez l’australien Brambles où j’ai notamment constitué une division par croissance externe d’archivage pour compte de tiers à destination principalement de banquiers, d’assureurs et d’avocats en Europe.

Enfin, en 2001, j’ai rejoint le cabinet Societex comme chargé d’affaires avant de devenir associé. Depuis 1952, nous sommes spécialisés dans les cessions et acquisitions pour les PME dont la valeur gravite entre 5 et 50 millions d’euros.

2.Pourquoi avoir choisi le « Corporate Finance » à ce moment-là?

J’ai été opérationnel pendant une vingtaine d’années. Je dirigeais entre quinze et soixante personnes dans des filiales à l’étranger, mais ce que j’ai aimé avant tout dans le métier des fusions-acquisitions c’est l’absence totale de routine. Aucun dossier ne se ressemble et chacun demande, pour les aborder, une psychologie et une technicité différente.  

C’est aussi, je pense, mon âme d’entrepreneur polyglotte et mon goût pour l’international qui m’ont poussé à choisir la corporate finance. Je parle plus de sept langues et je suis passionné par les dossiers transnationaux.
 
3.Quels enseignements ou expériences de ce parcours vous sont utiles aujourd’hui?
 
En travaillant dans des grands groupes cotés en bourse comme Brambles, j’ai acquis, de toute évidence, une rigueur et une exigence personnelle afin d’appréhender plus facilement mes dossiers. De plus, j’ai eu très tôt des obligations de résultat ; et les responsabilités importantes que j’ai exercées m’ont rapidement confronté à un légitime stress que j’ai appris à transformer en action.
De plus, ma passion pour l’aviron à un haut niveau (NDLR, Krzysztof Giecold a été récemment médaillé d’argent des JO des vétérans) m’a appris la persévérance et la culture du résultat en équipe ainsi qu’une importante force de travail et de concentration.
 
 
4.Vous avez une vision singulière de votre action pour vos clients, pourquoi ?
 
Chez Societex, nous portons des valeurs qui rendent la vision de notre action assez singulière. Notre éthique nous impose une totale transparence vis-à-vis de nos interlocuteurs quant à la nature de notre mission. La loyauté est, par exemple, une caractéristique essentielle chez nous. Nous avons à cœur de travailler totalement pour leur intérêt. La discrétion est aussi un de nos maître-mots, toutes nos opérations restent confidentielles et ce jusqu’au jour de la vente.

Notre savoir-faire et notre confidentialité sont reconnus dans tout l’Hexagone, à Paris comme en province où nous intervenons très souvent.  

5.Les grands établissements de la place n’offrent pas ces services ?
Contrairement à Societex qui est le plus ancien et le plus important cabinet français indépendant, la plupart des autres cabinets appartiennent à des banques, des réseaux de commissaires aux comptes ou experts comptables. Mais nous, nous faisons de notre indépendance un atout essentiel. C’est la garantie d’une absence totale de conflit d’intérêt. Nous sommes des pure players, nous ne faisons pas de gestion de fortune, nous ne faisons pas de révision de comptes et nous ne sommes pas, comme les banquiers, prêteurs d’argent.

De plus, nous sommes totalement disponibles pour nos clients. Nous avons créé un back office étoffé nous permettant de travailler en équipes sur les projets de nos clients : par exemple un associé, un senior et un analyste.

Enfin et c’est un point important, nous sommes reconnus pour notre technicité et notre savoir faire. Pour rentrer chez nous, il faut avoir un master 2 en finance et être au minimum bilingue. Ces exigences élevées nous permettent d’être tout à fait à l’aise à l’international et de travailler efficacement avec nos partenaires du réseau IMAP.

6.Justement que vous amène cette appartenance au réseau IMAP ?

Le réseau IMAP est un réseau d’adhérents qui couvre l’ensemble du monde occidental (les Amériques, l’Europe, l’Asie). Il nous apporte une connaissance locale dans près de 70 pays ce qui nous permet de nous démultiplier et de trouver des acquéreurs dans le monde entier.

Au sein de ce réseau, nous partageons les mêmes valeurs. En effet, chaque cabinet doit être indépendant et être contrôlé par les consultants en activité. Les deux conventions annuelles obligatoires nous permettent également d’échanger sur les bonnes pratiques et d’entretenir des relations intuitu personae.

Nous avons également au sein de ce réseau des obligations de travail et de résultats. Il faut également répondre aux sollicitations d’IMAP qui nous envoie régulièrement des demandes. Par exemple, si les Suédois ont une entreprise de mécanique à vendre, il faut leur envoyer une liste d’acquéreurs français potentiels. En outre, il faut faire au moins 4 transactions par an ce qui est pour nous une formalité puisque nous en réalisons une vingtaine environ.
 
7.Comment voyez-vous l’évolution de votre métier ? Occupez-vous une niche ?
 
Actuellement, il y a deux grandes évolutions majeures dans notre métier. Il y a tout d’abord de la part de nos clients une plus forte exigence de connaissance métier, et d’autre part, un accroissement des dossiers internationaux et transnationaux.

Pour répondre à ces deux évolutions, Societex veut rester un cabinet généraliste pour couvrir tous les secteurs de l’économie. Les huit consultants capables de réaliser une transaction dans son intégralité sont par ailleurs spécialisés dans un ou deux domaines comme celui de la logistique-transport, de l’agroalimentaire ou de l’industrie, de la santé ou des NTIC. De plus, notre adhésion au réseau IMAP, nous permet une visibilité à l’étranger nous permettant de répondre aisément aux dossiers internationaux.
Ces deux avantages nous permettent d’aborder l’avenir avec confiance et ambition. 

Jean-Côme TIHY




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