Carnets du Business


           

Le management à la française, des signes d’évolution




Mardi 9 Mai 2017


Historiquement, le management doit beaucoup à des personnalités françaises. Beaucoup reprochent cependant aux entreprises françaises d’être résilientes à faire évoluer les modèles traditionnels. La situation serait cependant sur le point de changer.



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La réputation du management à la française n’est pas très bonne. Du moins, si les étrangers font le lien entre management et France c’est dans l’histoire de la pensée à la limite. Pour ce qui est des modes de fonctionnement contemporains, c’est autre chose. « Selon les chiffres du ministère des Affaires étrangères, le nombre d'expatriés français a encore augmenté de 2% en 2015 par rapport à l'année précédente pour atteindre 1,7 millions de personnes, soit une hausse de 4,14% sur deux ans... Bien souvent, les médias parlent donc des expatriés français dans les entreprises étrangères, mais beaucoup moins des étrangers qui travaillent dans les entreprises françaises! » avance un article du Figaro.
 
L’ouvrage « La Prouesse française : Le management du CAC 40 vu d’ailleurs » (Odile Jacob) signés par les économistes Ezra Suleiman, Franck Bournois et Yasmina Jjaïdi donne beaucoup de réponses aux questions que l’on se pose. Tout en reconnaissant l’existence d’une certaine réalité sur les clichés qui collent à la peau des entreprises françaises, les auteurs les nuancent très largement. « Un avant-goût d'autres critiques fréquemment adressées au management français: trop centralisé, trop hiérarchique et trop rigide... Pourtant, les auteurs pointent du doigt un signe d'ouverture significatif. «Avant 2000, si les étrangers n'avaient pas une bonne maîtrise du français, cela freinait les opportunités de carrière » avance Le Figaro.
 
Le goût de la palabre est mis en avant. Avec des remarques très générales, les auteurs échappent cependant à la comparaison avec le café du commerce surtout parce qu’ils ont travaillé dur en interrogeant 2 500 manageurs : « le Français aime avoir raison: il serait prêt à débattre «jusqu'à la mort sans jamais prendre de décision», précise un cadre étranger. D'ailleurs, une grande partie des discussions ont lieu à la machine à café. C'est aussi là où le bât blesse, «tout se passe sous forme de réunions informelles. Les gens ne sont pas suffisamment informés des décisions» » lit-on toujours dans les colonnes du Figaro.

Joseph Martin





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