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Renault : Macron durcit le ton




Vendredi 6 Novembre 2015


Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a affirmé qu'il ne « laisserai[t] jamais mettre l'État en fragilité » dans le dossier Renault.



Source : Pixabay, image libre de droits.
Source : Pixabay, image libre de droits.
Emmanuel Macron est revenu sur l’affaire Renault, affirmant qu’il ne laisserait rien fragiliser l’Etat dans cette affaire.
 
Un article en ligne du journal Le Point, d’après une dépêche AFP, explique les enjeux de ce dossier particulier.
 

Une « crise qui empoisonne les relations du constructeur automobile avec l'État français »

L’article du Point précise que « le conseil d'administration de Renault se retrouvait vendredi pour se pencher sur la crise qui empoisonne les relations du constructeur automobile avec l'État français, dont l'influence récemment accrue irrite aussi le partenaire japonais Nissan. »

L’article ajoute que « selon une source proche du dossier, les 19 membres de cette instance présidée par Carlos Ghosn étaient convoqués à 14 heures en réunion extraordinaire, au terme d'une nouvelle semaine de tiraillements entre la firme au losange, son allié japonais et Bercy. »

Mais « peu avant cette rencontre, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a prévenu que ‘L'État actionnaire continuera à jouer son rôle, le même qu'il joue auprès de l'entreprise Renault depuis 1945’, en énumérant ‘le développement industriel, la réussite de Renault, de ses véhicules et surtout de ses salariés’. »

Le Point explique qu’ « à la source de ces tensions, la décision du gouvernement français de monter au capital de l'ancienne Régie nationale au printemps dernier. De 15 %, la part de l'État est montée à 19,7 %. Le gouvernement s'était ainsi assuré une minorité de blocage pour imposer à l'entreprise, lors de l'assemblée générale des actionnaires le 30 avril dernier, l'application de la loi Florange qui récompense les actionnaires de long terme par l'octroi de droits de vote double. »

Par conséquent, « le coup de force du gouvernement, qui va pouvoir exercer de tels droits dès la prochaine AG en 2016, a provoqué la colère de Renault et de Nissan, tous deux dirigés par Carlos Ghosn et liés depuis 1999. »

Le journal rapporte que « Nissan a affirmé cette semaine que le renforcement de l'influence de l'État français constituait pour lui un ‘motif d'inquiétude’», et que « vendredi, Emmanuel Macron a martelé que ‘les droits de vote double, c'est l'application de la loi Florange, elle s'est décidée en assemblée générale’. »

De plus, « la représentation nationale a aussi donné de la voix vendredi par le biais du député Henri Emmanuelli. Il a souhaité que Carlos Ghosn, dont il a regretté la ’réaction hostile et publique’ à la manœuvre du gouvernement, vienne s'expliquer devant la commission des Finances. »
 

Joseph Martin





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