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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Economie, business et idées novatrices: votre magazine consacré au management stratégique]]></description>
  <link>http://www.carnetsdubusiness.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-08T11:37:19+01:00</dc:date>
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   <title>Identité et cohésion des firmes dans la mondialisation</title>
   <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Lochman</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses &amp; points de vue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Thomas Friedman s’est trompé : le monde globalisé n’est pas plat et encore moins uniforme, si bien que les firmes du futur devront conjuguer enracinement et cosmopolitisme. Telle est la thèse défendue, dans un récent article de la prestigieuse Harvard Business Review, par Pankaj Ghemawat, professeur de management stratégique d’origine indienne (1). Une vision que mettent déjà spontanément en œuvre de nombreux dirigeants européens, qui ont peut-être une longueur d’avance sur leurs homologues anglo-saxons.     <div>
      “Le succès global exige des firmes qu’elles prennent en compte la diversité et la distance plutôt que de chercher à les éliminer”, écrit Pankaj Ghemawat. De la sorte, cette étoile montante du management stratégique enseignant aussi bien à Harvard qu’à Madrid ou Barcelone prend à revers l’une des croyances managériales les plus ancrées : celle de l’émergence d’un monde dans lequel les individus comme les marchandises s’uniformisent jusqu'à en devenir interchangeables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voir la mondialisation telle qu’elle est</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/3577728-5167523.jpg" alt="Identité et cohésion des firmes dans la mondialisation" title="Identité et cohésion des firmes dans la mondialisation" />
     </div>
     <div>
      Pour Pankaj Ghemawat, cette vision de la mondialisation est tout simplement erronée. A rebours des visions utopiques, il entend en effet voir la mondialisation telle qu’elle est et non telle que l’on la souhaite: « une croissance déséquilibrée, grêlée par la détresse financière. La menace du protectionnisme ravivée par la persistance d’un chômage élevé, particulièrement dans les pays développés. Les tensions, dans les nations riches comme dans les pauvres, à propos des différences ethniques, religieuses ou linguistiques, et la crainte d’une nouvelle ère de sécessions et de tribalisme. Voici quelques événements contredisant le discours auquel nous nous avons été habitué : celui décrivant des marchés de plus en plus intégrés se jouant des frontières, des technologies abolissant la distance et des gouvernements nationaux dépassés. »        <br />
              <br />
       Dès lors, pour réussir à l’international, les entreprises et leurs dirigeants ne doivent pas, comme ils le faisaient trop souvent, nier les disparités, les différences et les cultures mais, au contraire, les placer au cœur de leur stratégie. Car, « il n’y a pas que les entreprises qui restent profondément enracinées. C’est également le cas des gens qui sont leurs clients, leurs employés, leurs investisseurs et leurs fournisseurs », souligne Pankaj Ghemawat. De telles réflexions sont bien sûr iconoclastes aux Etats-Unis où l’on croit encore volontiers que globalisation rime avec uniformisation, voire avec américanisation des cultures. Un sondage réalisé par la Harvard Business Review révélait ainsi que quelque 48 % des managers estiment qu’à l’heure de la mondialisation, « une compagnie véritablement globale n’a pas de port d’attache ». Mais qu’en est-il en Europe? Il semble que, forts de notre histoire, nos dirigeants fassent preuve de davantage de réalisme, y compris lorsqu’ils exercent dans des groupes mondiaux. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'ancrage historique au territoire à l'épreuve du cosmopolitisme</b></div>
     <div>
      L'ancrage territorial des entreprises n'est pas une considération anodine pour les dirigeants. Ceux-ci sont également garants de la cohésion de grands ensembles interculturels en quête de sens, et donc de repères. Or, nombreux sont les économistes à désigner l'ancrage territorial des firmes comme une conséquence directe des processus historiques qui ont permis aux multinationales de bâtir  leur aire de marché. Parallèlement, les firmes doivent aussi s'insérer dans des environnements socioculturels parfois hétérogènes.        <br />
              <br />
       &quot;La mondialisation de l’économie, si elle se manifeste par un élargissement des frontières de positionnement des firmes sur la scène internationale, ne conduit pas nécessairement à un désengagement des territoires locaux&quot;, explique Marie Raveyre, chercheur à l'Institut de Recherches Economiques et Sociales (2). Selon elle, dans le cadre de leurs stratégies de déploiement, les multinationales qui confortent &quot;une dynamique d’échange en réseaux au niveau local, contribueraient a assurer une meilleure articulation des groupes avec leur environnement&quot;. C'est en tout cas ce qu'elle tend à démontrer à travers l'étude poussée de cinq grands groupes français, au terme de laquelle elle observe que  &quot;les groupes ne forment pas un ensemble homogène, du fait de leurs caractéristiques productives, sociales, historiques et géographiques, et que les directions des entreprises sont aussi composées de différents types d'acteurs qui n'ont pas les mêmes conceptions des stratégies efficaces.&quot; En d'autres termes, le groupe devrait circonscrire un cadre de référence au sein duquel s'exprimeraient des cultures stratégiques diverses. Dans le monde des transports aussi, un certain réalisme français se donne aussi à voir. Alors que ce secteur pourrait aisément tomber dans l’apologie facile d’un monde plat seulement traversés de flux, un patron français exalte au contraire la valeur de l’enracinement territorial.        <br />
              <br />
       Ainsi Eric Jacquemet, ancien PDG de TNT Express France, dans un récent essai, écrit: « à l’heure des marchés globalisés, l’entreprise doit certes penser à l’échelle mondiale, mais ne pas perdre de vue son enracinement territorial. D’une certaine façon, elle devrait s’approprier le slogan des activistes altermondialistes : “Think global, act local !” » (3). Est-ce pour autant incompatible avec la préservation d'une approche de l'identité du groupe par ses racines, et son lien historique au territoire?        <br />
              <br />
              <br />
       Sylvie Daviet qui, pour sa part, a étudié le lien entre mondialisation et ancrage territorial chez ST Microelectronics, estime que &quot;pour une multinationale, l'espace de référence est avant tout mondial&quot; (4). Ce qui ne l'empêche pas de relever que &quot;ST Microelectronics se définit comme une multinationale à racines européennes&quot;. Il semblerait ainsi que pour symboliser ses racines franco-italiennes, ST Microelectronics ait choisi de localiser ses fonctions névralgiques au sein d'un &quot;triangle transalpin&quot; reliant Milan, Genève (pour symboliser la dimension internationale) et Rousset (près d'Aix-en-Provence). Malgré l'affaiblissement du noyau actionnarial franco-italien, après le désengagement de France Telecom et d'autres investisseurs historiques dans les années 2000, STM est devenue une société de droit néerlandais, mais reste une entreprise franco-italienne dans les esprits. Pasquale Pistorio, qui demeure Président d'honneur de la firme depuis la fin de ses fonctions en 2005, avait d'ailleurs initialement été nommé dirigeant en 1979 avec une mission: &quot;prouver que l'Europe peut exister et se défendre dans l'industrie mondiale du semi-conducteur. C'est là que se trouve le mythe fondateur de la compagnie&quot;.       <br />
              <br />
       Les motivations qui guident certaines entreprises dans leur positionnement identitaire, convergent donc vers les travaux de Pankaj Ghemawat : on parle ici d'une vision de l'entreprise à la fois globale, cosmopolite et fidèle à son histoire. Et si, cette fois, les firmes européennes avaient un coup d’avance sur leurs rivales anglo-saxonnes? Le cosmopolitisme n'est pas la standardisation.       <br />
              <br />
              <br />
       (1) <span style="font-style:italic">The Cosmopolitan corporation</span>, par Pankaj Ghemawat (site web), in Harvard Business Review, mai 2011.        <br />
       (2) <span style="font-style:italic">Mondialisation et ancrage territorial: les nouvelles stratégies des grandes entreprises</span>, par Marie Reveyre, IRES, 2005       <br />
       (3) <span style="font-style:italic">L’homme au coeur de l’entreprise</span>, Eric Jacquemet, Editions d’Organisation, avril 2011, 164 p.       <br />
       (4) <span style="font-style:italic">Mondialisation et ancrage territorial chez ST Microelectronics</span>, par Sylvie Daviet, Revue Rives Méditerranéennes, Vol. 9 /2001        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>L’ikéaisation est en marche</title>
   <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 13:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Dominique Jolly, Professeur à SKEMA Business School</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Stratégie et marketing]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Faire participer le client : Noble co-production ou vulgaire externalisation ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/3577721-5167513.jpg" alt="L’ikéaisation est en marche" title="L’ikéaisation est en marche" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, les entreprises tendent à impliquer de plus en plus leurs consommateurs dans leurs activités productives et créatives.  Elles versent dans la co-production et même la co-création, inspirées entre autre, par le succès de Wikipédia, elles ont compris que leurs clients renfermaient un extraordinaire potentiel.  Boeing a sollicité plus de 120.000 passagers dans la conception du Dream Liner.  Des exemples ont aussi émergé de la tourmente vécue par l’industrie de la musique enregistrée. L’effondrement des ventes de CD, passées de 50 milliards de dollars par an à moins de 25 milliards, suscite quantité de nouveaux modèles.  Avec American Idol aux Etats-Unis ou Star Academy chez nous, c’est le public qui élit ses artistes préférés.  Avec des modèles comme MyMajorCompany, il est même devenu possible de faire parrainer des artistes et de financer la production d’un album par leurs admirateurs.  Le consommateur est ainsi consacré coproducteur.       <br />
              <br />
       Faut-il pour autant s’en réjouir ?  Certainement pas.  En effet, derrière ce mouvement se cachent parfois des ambitions bien moins nobles.  La grande distribution est une belle illustration.  Nous emballons sans rechigner nos provisions au supermarché sous l’œil autoritaire de la caissière et agacé des clients impatients qui suivent dans la file ; nous emballons ces commissions dans des sacs à provisions dont les boutiquiers ont su habilement nous transférer la logistique au motif qu’ils seraient devenus plus verts que nous – restent pourtant tous ces conditionnements à l’unité autrement plus nocifs que des sacs papiers !  Evidemment, pas de service à l’auto (comme disent nos frères québécois). Il faut pousser le caddy jusqu’à la voiture.  N’oubliez pas non plus de le ramener à son parking – si vous voulez récupérer votre pièce d’un euro.  Et voila que maintenant, on nous propose même de faire (jouer à ?) la caissière.  Elles vont y perdre leur job – mais, ça leur apprendra à ne pas nous avoir aidé à emballer nos courses !  Je me demande quand ils vont nous demander de passer un coup de wassingue dans les allées du magasin ?       <br />
              <br />
       On pourrait me rétorquer que la grande distribution n’est pas le centre focal attracteur des ‘knowlegde workers’ et qu’il ne faut pas du coup s’attendre à des modèles d’une grande finesse.  Certes.  Mais, les mêmes pratiques contaminent d’autres secteurs d’activité.  Le transport aérien est typiquement dans cette logique.  En réservant nos vols sur Internet, nous faisons aussi tout un boulot administratif qui est en fait le leur.  Même chose à l’aéroport avec les bornes d’enregistrement.  On a le sentiment que moins ils en font, mieux ils se portent !       <br />
              <br />
       La leçon de ces pratiques, c’est la victoire du modèle Ikea de l’externalisation sur le client.  On achète une voiture à 25.000 ou 30.000 euros dont on ruine le plafond pour transporter cette superbe armoire en kit.  On attrape un lumbago en remontant le monstre carton dans l’escalier (il ne passe pas dans l’ascenseur).  On passe un week-end horrible noyé dans une notice imbuvable et à attraper des ampoules aux mains.  On reste avec une pièce entre les mains dont on se demande bien où elle devait aller dans ce puzzle.  Et, le plus terrible, c’est que les gens sont contents.  Le service au client prend tout de même un sérieux coup dans l’aile.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.carnetsdubusiness.com/L-ikeaisation-est-en-marche_a378.html</link>
  </item>

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   <title>Chine: une puissance malade</title>
   <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 13:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Raphaël Chaponnière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Faits</b></div>
     <div>
      La Chine, qui attribue les crises européennes aux excès de l’État providence, souffre de son absence alors que sa population vieillit et n’est pas en bonne santé. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commentaires </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/3577700-5167481.jpg" alt="Chine: une puissance malade" title="Chine: une puissance malade" />
     </div>
     <div>
      La gauche attribue la crise aux dérives du libéralisme, la droite aux excès de l’État providence en Europe et également aux États-Unis où elle explique la crise des subprimes par la volonté de  l’État de favoriser l’accès à la propriété. En Chine, les commentateurs orthodoxes épousent l’analyse de la droite occidentale et vantent les mérites d’un modèle basé sur le couple État fort / libéralisme économique qui séduit les investisseurs et a fait de la Chine l’atelier du monde. Cette analyse oublie que les pays d’Europe du Nord se sont donné les moyens de financer leurs États providence et que l’absence totale d’État providence fragilise la société chinoise.        <br />
              <br />
       Un Chinois sur dix a plus de 60 ans, il y en aura trois fois plus en 2050. Si, en théorie, un relâchement de la politique de l’enfant unique pourrait freiner cette évolution, cet infléchissement est improbable à moins d’une transformation radicale de la politique chinoise vis-à-vis de la famille comme le montre Isabelle Attané (Au pays des enfants rares, Fayard). Après avoir chuté depuis les années 1950 (cf. graphique), la mortalité infantile a diminué plus lentement en Chine qu’en Corée et la moyenne chinoise masque de fortes disparités : dans les provinces de l’Ouest et du Centre elle est aussi élevée qu’au Maroc. Alors que les citadins ont les moyens de financer leur santé, les ménages ruraux subissent l’iniquité du système de santé qui avait été classé 141e sur 191 en 2000 par l’OMS, alors que la Chine était la 6e puissance mondiale. Le gouvernement a fait de la réforme du système de soin une priorité : 90 % des urbains disposent d’une couverture santé et le 12e plan prévoit de l’élargir à toute la population en 2020. Aujourd’hui, les urbains doivent payer 40 % des frais médicaux mais les soins lourds ou de longue durée sont hors de la portée de la majorité. Pour pallier le manque de ressources publiques, le plan prévoit de transférer une partie de l’assurance maladie aux provinces  tout en ouvrant le secteur aux investisseurs privés qui participeront au programme ambitieux d’équipements (1000 hôpitaux de districts par an). Les pouvoirs locaux et les lobbys se sont opposés au système de péréquation entre provinces souhaité par Hu Jintao et Wen Jiabao.        <br />
              <br />
       Les déficiences du secteur de la santé ont souvent leur origine dans une mauvaise gouvernance. Selon une étude du Lancet, la mise en application des directives de l’OMS sur le tabac qui coûterait 14 cents par personne permettrait une réduction significative des décès dus à l’abus de consommation, mais elle se heurte au lobby des groupes. Les accidents cardio-vasculaires, les maladies respiratoires et le cancer expliquent 85 % des décès en Chine au lieu de 60 % en moyenne dans le monde, un écart qu’explique la rapidité du vieillissement.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Enjeux prospectifs </b></div>
     <div>
      Dans La Chute finale, Emmanuel Todd annonçait dès 1976 l’effondrement de l’URSS dont il avait eu l’intuition en analysant l’évolution de la mortalité infantile qui, après avoir diminué, s’était redressée à partir de 1971. Difficiles à falsifier, les statistiques démographiques permettent un meilleur diagnostic que les données économiques. En Chine, les progrès lents de la santé contrastent avec l’essor de l’économie. Cette évolution paradoxale est la conséquence du désengagement de la privatisation de la santé et la décentralisation risque d’aggraver les disparités entre les régions alors que les problèmes soulevés par le vieillissement exigeraient plus de solidarité nationale. Si le diagnostic de la santé  ne permet peut être pas de conclure à la « chute finale », il annonce des difficultés qui mobiliseront de plus en plus le gouvernement et pourraient limiter sa capacité d’influence sur le monde. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Un article de notre partenaire:</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">Lettre confidentielle Asie21-futuribles n°45</span>, novembre 2011 (extrait)       <br />
       <a class="link" href="http://asie21.com/asie/index.php">asie21.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/3577700-5167481.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.carnetsdubusiness.com/Chine-une-puissance-malade_a377.html</link>
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   <title>La Birmanie, dernier eldorado ?</title>
   <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 13:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Carties</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Des informations en provenance de Birmanie font état de prospections géologiques prometteuses, à tel point que l'éventualité de découvertes de gisements exploitables de terres rares expliquerait, en partie, la hâte de l'administration américaine de normaliser les relations avec le régime birman.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/3577685-5167462.jpg" alt="La Birmanie, dernier eldorado ?" title="La Birmanie, dernier eldorado ?" />
     </div>
     <div>
      La récente visite de la secrétaire d'état Hillary Clinton à Naypidaw (la nouvelle capitale) et Rangoon, la capitale économique, marque un incontestable dégel des relations avec un pays – la Birmanie- encore récemment qualifié d'avant-poste de la tyrannie par l'administration américaine.       <br />
              <br />
       Le régime à façade civile,  présidé par l'ex-général Thein Sein, issu des élections largement truquées de 2010 a lancé des signaux d'ouverture.  En novembre 2010,  il y eût d'abord la libération d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991,  l'icône du combat non-violent pour la démocratie, suivie un an après de l'élargissement de quelques dizaines de prisonniers politiques. La censure préalable des médias s'est allégée. Cependant, aucune de ces avancées ne modifie la nature profonde du régime, contrôlé de la base au sommet par l'armée.       <br />
              <br />
       Lors de son indépendance, en 1948, la Birmanie était , de loin la plus avancée des ex-colonies. Premier exportateur mondial de riz, habité par une population alphabétisée à plus de 65% (plus que le Portugal ou l'Espagne à la même époque) ce pays était doté d'abondantes et diverses ressources naturelles, allant des plus grandes forêts de tek d'Asie, aux mines des plus beaux rubis de la planète, en passant par les hydrocarbures liquides et gazeux, divers minerais, dont le cuivre .        <br />
              <br />
        Les relevés géologiques datent de l'avant deuxième guerre mondiale, et n'avaient pas été conduits de manière exhaustive par l'administration coloniale britannique . Théâtre de combats acharnés de 1941 à 1945 entre l'armée impériale japonaise et ce que l'empire britannique a pu déployer de troupes pour stopper les tentatives d'invasion de l'Inde et garder ouverte la « route de Chine » approvisionnant les forces chinoises « nationalistes » de Tchiang Kai Chek.       <br />
              <br />
       La Birmanie indépendante a vite sombré dans des guerres civiles opposant des minorités ethniques et le pouvoir central, et, jusqu'en 1989, un puissant parti communiste d'obédience maoiste (qui fut lâché par pékin après la révolution culturelle et l'avènement de Deng Xiao Ping). En 1962, le général Ne Win par un coup d'état, instaure une dictature militaire particulièrement répressive, paranoiaque et autarcique. Ce n'est donc que depuis quelques mois  que des relevés géologiques ont pu être entrepris dans des zones périphériques, quasiment  inaccessibles depuis 70 ans.       <br />
              <br />
       La situation très particulière de la Birmanie fait de ce pays une des dernières zones blanches de la géologie mondiale. Il n'est pas vraiment surprenant que ces terres vierges recèlent des terres rares. Pas étonnant non plus que ce potentiel aiguise les convoitises; la Chine produit actuellement 90% des terres rares de la planète, et considère la Birmanie comme son protégé stratégique, son ouverture sur l'océan indien, elle y construit un double pipeline, pour recevoir du gaz birman, et raccourcir de 3500 km le trajet du pétrole du Moyen Orient.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/3577685-5167462.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.carnetsdubusiness.com/La-Birmanie-dernier-eldorado_a376.html</link>
  </item>

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   <title>Partir travailler dans l’Union Européenne: quels régimes sociaux et fiscaux?</title>
   <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 16:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alexandra Demeure</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Social &amp; RH]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Que ce soit de leur propre initiative ou à celle de leur employeur, plusieurs centaines de Français partent chaque année exercer leurs compétences dans un autre Etat de l’Union européenne (UE), pour quelques semaines, quelques mois ou quelques années. Nombreuses sont alors les questions qui se posent : que faire en cas de maladie, quelles implications pour la retraite, où payer ses impôts ? Dans le flou qui peut précéder une expatriation, voici de quoi y voir plus clair.     <div><b>Expatriation, détachement ou transfert ? </b></div>
     <div>
      Ces trois termes désignent les différents statuts possibles d’un salarié à l’étranger, mais ils couvrent cependant trois régimes juridiques distincts. Ainsi,        <br />
       <ul class="list"><li>dans le cas du détachement, le contrat de travail initial du salarié avec son employeur d'origine continue de s'appliquer et le salarié reste soumis à la législation française ;</li></ul>       
       <ul class="list"><li>dans le cas de l'expatriation, le contrat de travail initial du salarié est suspendu pendant la durée de la mission à l'étranger, le salarié étant lié à l'entreprise d'accueil par un contrat local. Le terme d’expatriation désigne également la démarche du travailleur sans emploi qui part chercher un travail dans un autre Etat Membre de l’UE ;</li></ul>       
       <ul class="list"><li>dans le cas du transfert, le contrat de travail initial du salarié est rompu, un nouveau contrat est conclu avec l'entreprise d'accueil. En général, ce nouveau contrat permet au salarié de conserver l’ancienneté acquise dans l’entreprise d’origine.  </li></ul>       
              <br />
       Si le détachement suppose un séjour de courte durée à l'étranger, l'expatriation et le transfert exigent un séjour de longue durée. Le Règlement CE 883/4004(1) fixe dans son article 12 la durée maximale prévisible du travail à effectuer en détachement à l’étranger à 24 mois. Si l’employeur compte envoyer un salarié à l’étranger pour une durée supérieure à deux ans, ce salarié ne peut en principe pas rester soumis à la législation française. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coordination des régimes de sécurité sociale</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/3524296-5076639.jpg" alt="Partir travailler dans l’Union Européenne: quels régimes sociaux et fiscaux?" title="Partir travailler dans l’Union Européenne: quels régimes sociaux et fiscaux?" />
     </div>
     <div>
      Mis à part les cas du détachement temporaire et des étudiants, tout ressortissant de l’UE qui réside - pour une durée supérieure à trois mois - dans un autre Etat que son Etat d’origine est soumis au régime du pays d’accueil. En s’installant dans un autre pays, le travailleur français abandonne donc le système de protection sociale français.        <br />
              <br />
       Si chaque Etat Membre de l’UE reste libre de fixer les principes fondamentaux de son système de sécurité sociale, une coordination est toutefois nécessaire pour ne pas désavantager les personnes exerçant leur droit à la libre circulation. Ainsi, le Règlement CE 883/4004 précité affirme différents principes applicables à l’ensemble des branches de la sécurité sociale, telles que la maladie, la maternité, les allocations de décès, les accidents du travail ou le régime des retraites.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’égalité de traitement </span>       <br />
       Le travailleur français résidant, par exemple, en Espagne ou en Hongrie a les mêmes obligations et bénéficie des mêmes avantages que les ressortissants de l’Etat. Par exemple, il pourra prétendre aux allocations logement.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La totalisation des périodes</span>       <br />
       Les autorités françaises devront, en cas de retour en France, prendre en compte les périodes d’assurance et d’emploi accomplies dans l’autre Etat Membre de l’UE. Ainsi, les prestations chômage et retraite seront calculées en incluant les périodes de cotisation à l’étranger. Petit bémol toutefois pour les allocations chômage puisque le montant des revenus gagnés à l’étranger n’est pas pris en compte par Pôle Emploi. Seule la durée de l’activité professionnelle sert au calcul des droits, sur la base des droits ouverts avant le départ du ressortissant français.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les prestations exportables </span>       <br />
       Certaines prestations, dites exportables, acquises par contribution en vertu de la législation d’un Etat peuvent être versées à leur bénéficiaire quand celui-ci réside dans un autre Etat Membre de l’UE. Par exemple, la rente d’invalidité acquise en France restera versée par les caisses françaises au national résidant désormais en Allemagne.        <br />
       D’autres prestations, à caractère non-contributif, sont dites non-exportables. Basées sur le système de solidarité (par exemple le RSA), elles ne sont versées que dans l’Etat Membre de résidence.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’accès aux soins régi par le système local</b></div>
     <div>
      En cas d’accès aux soins médicaux, le ressortissant français installé dans l’UE ne peut pas être remboursé par l’Assurance Maladie française. En cas d’absence d’un système de remboursement obligatoire satisfaisant dans le pays d’accueil, il lui est toujours possible de souscrire à des mutuelles privées sur place, voire d’adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger. Les Français exerçant une activité salariée à l'étranger ont en effet la possibilité d'adhérer à la Sécurité Sociale française pour certaines assurances, gérées par la CFE.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cumul des prestations de retraite</b></div>
     <div>
      En travaillant dans plusieurs pays de l’UE, le citoyen européen ouvre des droits à pension dans chacun d’eux.        <br />
              <br />
       L'âge de la retraite venu, il devra en principe demander sa pension dans son pays de résidence ou dans le pays dans lequel il a travaillé en dernier lieu. Celui-ci centralisera les justificatifs des cotisations versées dans tous les pays où le travailleur a vécu. Les Etats reverseront ensuite chacun leur part respective de la pension. Ces dispositions valent également pour la Norvège, l’Islande, le Lichtenstein et la Suisse. Certains pays toutefois, tels que le Luxembourg, n’ouvrent droit au versement d’une pension aux travailleurs frontaliers que si la période de travail est au moins d’un an. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le paiement des impôts à l’étranger</b></div>
     <div>
      Le travailleur français expatrié est soumis au régime d’imposition de son pays d’accueil, pour tout ce qui touche à sa résidence et aux revenus gagnés à l’étranger.        <br />
              <br />
       Après une année complète passée dans un autre pays de l'UE, il est par ailleurs en principe considéré comme résident fiscal de ce pays et doit donc bénéficier des mêmes déductions ou réductions fiscales que les ressortissants nationaux.        <br />
              <br />
       Toutes ces dispositions, qui facilitent la libre circulation des personnes, tendent à une plus grande optimisation de la répartition des compétences au sein de l’UE.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       (1)	Règlement (CE) N° 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE et pour la Suisse)       <br />
              <br />
       <b>Plus d’informations</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.cfe.fr">www.cfe.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.mfe.org">www.mfe.org</a>       <br />
       <a class="link" href="http://ec.europa.eu">http://ec.europa.eu</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Alexandra Demeure</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/3524296-5076668.jpg" alt="Partir travailler dans l’Union Européenne: quels régimes sociaux et fiscaux?" title="Partir travailler dans l’Union Européenne: quels régimes sociaux et fiscaux?" />
     </div>
     <div>
      Alexandra Demeure est juriste spécialisée en droit communautaire. Elle est diplômée de la Faculté de Droit d'Aix en Provence et de l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse. Elle a notamment exercé à l'international, dans un cabinet de <span style="font-style:italic">Solicitors</span> spécialisé en Droit de l'Immigration en République d'Irlande. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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