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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T00:57:22+01:00</updated>
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   <title>Pendant ce temps, la FDJ enregistre un record historique en bourse</title>
   <updated>2020-10-16T17:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Pendant-ce-temps-la-FDJ-enregistre-un-record-historique-en-bourse_a2456.html</id>
   <category term="Finance &amp; fiscalité" />
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   <published>2020-10-16T17:43:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La FDJ poursuit sa croissance en bourse et atteint un niveau en hausse de 80% par rapport à son introduction en novembre 2019. De quoi présager un résultat annuel peu impacté par la crise globale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/50656026-39050336.jpg?v=1602864649" alt="Pendant ce temps, la FDJ enregistre un record historique en bourse" title="Pendant ce temps, la FDJ enregistre un record historique en bourse" />
     </div>
     <div>
      Les jeux d’argent vont bien. Alors que pour la plupart des entreprises introduites en bourse ces derniers mois, l’aventure s’est muée en désastre, la FDJ s’en sort très bien. «&nbsp;<em>FDJ s’affiche parmi les plus fortes hausses de cette séance de jeudi à la Bourse de Paris. A plus de 35 euros, le titre de l’opérateur de jeux d’argent et de hasard se paie même le luxe d’inscrire un nouveau plus haut historique et un gain de plus de 80% depuis son&nbsp;introduction en Bourse, en novembre 2019</em>&nbsp;» détaille la rubrique «&nbsp;Investir&nbsp;» des&nbsp;<em><a class="link" href="https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/fdj-au-plus-haut-historique-a-tire-un-trait-sur-la-crise-sanitaire-1931047.php">Echos</a>  </em>. <br />   <br />  Le troisième trimestre a été bon et l’annonce des chiffres a rassuré les investisseurs. Le chiffre d’affaires a été stable par rapport à 2019 durant cette période avec une augmentation de 6% des mises.&nbsp; <br />   <br />  «&nbsp;<em>La période a été marquée par un été atypique, au cours duquel la Française des Jeux a bénéficié de facteurs favorables, notamment un calendrier de manifestations sportives fourni à la suite du décalage de nombreux événements initialement prévus au deuxième trimestre. Les paris sportifs s’inscrivent ainsi en forte hausse de 27%, pour une légère progression de l’activité de loterie (+1%), qui pèse toujours plus des trois quarts des mises, dont un +2% pour les jeux de tirage instantané</em>&nbsp;» ajoute le quotidien économique. <br />   <br />  L’année n’est pas encore sauvée. En comparaison avec 2019, les mises déjà effectuées enregistrent une baisse de 10% de janvier à fin septembre. Mais c’est mieux que fin juin où mises et chiffre d’affaires étaient en baisse de 18% et 15%. Avec une tendance qui devrait être la même pour le dernier trimestre, FDJ estime que la crise est passée. Et si l’année est moins bonne c’est parce que le rebond n’aura pas compensé en totalité le trou enregistré au printemps. Une&nbsp;situation que les investisseurs semblent avoir bien comprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>FDJ une ouverture en Bourse avec une hausse de 17%</title>
   <updated>2019-11-21T14:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/FDJ-une-ouverture-en-Bourse-avec-une-hausse-de-17_a2238.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2019-11-21T13:39:00+01:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’action Française des Jeux a confirmé son succès lors de sa mise sur le marché jeudi 21 novembre. Vendue à 19,90 euros, elle est montée jusqu’à 23 euros à sa première cotation. Une hausse de 17% tandis que l’Etat confirme que l’opération de privatisation va lui rapporter 2,1 milliards d’euros.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/39822264-34114166.jpg?v=1574344319" alt="FDJ une ouverture en Bourse avec une hausse de 17%" title="FDJ une ouverture en Bourse avec une hausse de 17%" />
     </div>
     <div>
      La ruée vers les actions de la FDJ a eu lieu. «&nbsp;<em>Pour ses premiers pas très attendus à la Bourse de Paris , l’action de la Française des Jeux (FDJ) a ouvert en hausse de plus de 17% jeudi pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris. A 9h33, le titre progressait de 17,77% à 22,965 euros.&nbsp;Lors de la souscription, plus de 11 milliards d’euros d’actions ont été demandés, soit 1,6 milliard en provenance du grand public, et 10 milliards de la part des institutionnels a détaillé le ministre mercredi soir</em>&nbsp;» raconte&nbsp;<em><a class="link" href="http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/la-francaise-des-jeux-fait-ses-premiers-pas-en-bourse-6801318">Le Figaro</a>.&nbsp;</em> <br />  &nbsp; <br />  Pour l’Etat c’est une bonne nouvelle. Alors que le prix de l’action avait été envisagé entre 16,50 et 19,90, l’engouement annoncé et désormais vérifié, a plaidé en faveur du prix haut. Le groupe FDJ sort de cette séquence avec une valorisation impressionnante de 3,8 milliards d’euros. «&nbsp;<em>Pour convaincre les petits épargnants d’investir, l’État leur avait accordé une décote de 2% sur le prix des titres, ainsi qu’une action gratuite pour 10 achetées à condition qu’elles soient détenues pendant 18 mois. Un total de 40,5% des actions mises sur le marché leur est revenu, précisait hier l’APE. Elle rappelle que l’État cède un total de 99,32 millions de titres, «&nbsp;pour un montant brut d’environ 1,888 milliard d’euros, soit environ 52% du capital de FDJ&nbsp;»</em>&nbsp;» ajoute l’article cité plus haut. <br />  &nbsp; <br />  Quel que soit la suite et le bilan à long terme pour les investisseurs, l’État de son côté fait une excellente opération comptable. 2,1 milliards d’euros lui reviennent dont 380 millions d’euros de soulte, cette somme que la FDJ doit verser pour garder le monopole sur les jeux d’argent pour les vingt-cinq prochaines années. Reste désormais à observer l’efficacité dans le réinvestissement de cette somme car, rappelons-le, la FDJ rapportait des millions d’euros de dividendes à l’État chaque année.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Française des Jeux va verser 380 millions d’euros à l’Etat pour les droits d’exploitation</title>
   <updated>2019-10-29T10:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Francaise-des-Jeux-va-verser-380-millions-d-euros-a-l-Etat-pour-les-droits-d-exploitation_a2223.html</id>
   <category term="Economie &amp; société" />
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   <published>2019-10-29T10:33:00+01:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La privatisation de la Française des Jeux va donner entraine la cession de droits à la société pour l’exploitation des jeux de loterie et paris sportifs. Des droits que la Commission des participations estime à 380 millions d’euros.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/38865925-33714469.jpg?v=1572343269" alt="Française des Jeux va verser 380 millions d’euros à l’Etat pour les droits d’exploitation" title="Française des Jeux va verser 380 millions d’euros à l’Etat pour les droits d’exploitation" />
     </div>
     <div>
      Être le seul à avoir le droit de proposer des jeux de hasard et des paris sportifs coute 380 millions d’euros. La Commission des participations et des transferts vient de le décréter. Le ministre de l’Économie avait saisi cette institution pour qu’elle évalue ce que la Française des Jeux doit verser à l’État pour les droits exclusifs. La FDJ a donc jusqu’au 30 juin 2020 pour verser cette somme à l’Etat. <br />   <br />  Concomitant à la privatisation de la société qui est détenue à 72% par l’Etat, cette cessation de droits pour 25 ans est cruciale pour attirer de nouveaux investisseurs dans le deuxième groupe européen de ce type. «&nbsp;<em>Pour calculer l'indemnité due par la FDJ, la Commission s'est appuyée sur un rapport établi par plusieurs banques conseils et d'une analyse juridique conduite par le cabinet Weil, visant à « établir l'impact sur la valorisation de la FDJ de l'octroi des droits exclusifs dans le nouveau cadre résultant de la loi Pacte ». Cette contrepartie financière est «la résultante nette d'impacts positifs et négatifs » sur la valeur de la FDJ du régime mis en place par la loi Pacte, souligne l'avis</em>&nbsp;» explique le journal&nbsp;<em><a class="link" href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/privatisation-la-fdj-va-verser-380-millions-d-euros-a-l-etat-20191027">Le Figaro</a>.&nbsp;</em> <br />   <br />  Dans le cadre de la loi Pacte et du plan de privatisations, la FDJ est avec ADP un des principaux leviers pour que le gouvernement récupère des actifs qui seront confiés à un fonds d’investissements. Concernant la Française des Jeux en particulier, l’Etat a annoncé qu’il comptait garder au moins 20% du capital. Pour le reste, les résultats du groupe sont suffisamment attractifs pour que les candidats aux rachats des actifs se bousculent au portillon. L’an dernier près de 16 milliards d’euros ont été misés et cette année les chiffres sont en nette progression, notamment grâce à l’explosion des paris en ligne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>​FDJ : la privatisation va être enclenchée cet automne</title>
   <updated>2019-09-02T11:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/​FDJ-la-privatisation-va-etre-enclenchee-cet-automne_a2183.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2019-09-06T11:28:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le ministre de l’Économie et des finances, Bruno Le Maire a assuré que le processus de privatisation de la Française des Jeux (FDJ) allait commencer en novembre. De 72% du capital, l’État va passer à 20% pour garder de l’influence notamment dans la lutte contre l’addiction.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/36944718-32803565.jpg?v=1567417881" alt="​FDJ : la privatisation va être enclenchée cet automne" title="​FDJ : la privatisation va être enclenchée cet automne" />
     </div>
     <div>
      Contrairement à ADP, rien n’empêche l’Etat de maintenir le cap concernant la Française des Jeux (FDJ). A l’occasion de son interview dans l’émission&nbsp;<em>Le Grand Rendez-vous</em>, le ministre de l’Économie et des finances l’a confirmé. «&nbsp;<em>Sauf chute des marchés d’ici là. Courant novembre, les particuliers pourront acheter des titres&nbsp;(…)&nbsp;Nous réfléchissons à des possibilités de décote sur le prix de l’action. Je souhaite que les Français y participent le plus largement possiblement avec, par exemple, des actions gratuites en fonction de la durée de détention de ces titres&nbsp;»&nbsp;</em>a déclaré Bruno Le Maire.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Le programme prévu par la loi Pacte qui vise à céder pour 10 milliards d’actifs public et les réorienter pour la création d’un fonds dédié à l’innovation s’applique donc pour la Française des Jeux. La question se pose puisque pour atteindre cette somme, l’Etat prévoit aussi de céder ses parts dans le Groupe ADP (ex Aéroports de Paris). Mais pour cette opération, les oppositions se sont unies pour tenter d’organiser un référendum d’initiative partagée (RIP). Quel que soit donc l’issu concernant ADP, le gouvernement tient à démontrer qu’il maintient le cap. Une démarche qui n’est pas encore prête à voir le jour puisque le nombre de signatures n’est pas encore réuni et que la collecte de signatures a très nettement ralenti cet été. Pour ce qui est en particulier de la FDJ, le ministre a souhaité souligner qu’il ne s’agissait pas pour autant d’un désengagement total. «&nbsp;<em>L’Etat détient actuellement 72&nbsp;% du capital de la FDJ. Il en gardera 20&nbsp;% à l’issue du processus de privatisation «&nbsp;pour s’assurer du contrôle sur l’addiction en complément de la future autorité&nbsp;», a expliqué le ministre. Actuellement, aux côtés de l’Etat, quelque 14&nbsp;% du capital sont détenus par des associations d’anciens combattants, «&nbsp;qui garderont une place au conseil d’administration&nbsp;», a souligné Bruno Le Maire</em>&nbsp;», selon les propos rapportés par&nbsp;<em>20 Minutes</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>A quoi serviront les cessions prévues par la loi Pacte ?</title>
   <updated>2019-04-16T14:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/A-quoi-serviront-les-cessions-prevues-par-la-loi-Pacte_a1832.html</id>
   <category term="Environnement stratégique" />
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   <published>2018-05-23T17:12:00+02:00</published>
   <author><name>Capucine Davignon</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le gouvernement souhaite céder au moins dix milliards d’euros de participations de l’Etat au cours du quinquennat afin de financer l’innovation et les technologies du futur. La cession de titres d’ADP et de FDJ sera ainsi permise par le futur projet de loi Pacte, présenté prochainement à l’Assemblée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/22436643-25142835.jpg?v=1527092510" alt="A quoi serviront les cessions prévues par la loi Pacte ?" title="A quoi serviront les cessions prévues par la loi Pacte ?" />
     </div>
     <div>
      Le 6 mai dernier, sur BFM TV, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé son souhait de céder des participations de l’Etat dans Aéroports de Paris (ADP) et dans La Française des Jeux (FDJ). Objectif&nbsp;: alimenter, avec les produits de ces ventes, le nouveau «&nbsp;Fonds pour l’innovation de rupture&nbsp;», lancé en début d’année et doté de dix milliards d’euros. <br />  &nbsp; <br />  <strong>ADP et FDJ&nbsp;: cessions en vue</strong> <br />  &nbsp; <br />  Aujourd’hui, via l’Agence des Participation de l’Etat (APE) dirigée par Martin Vial, l’Etat détient 50,6 % du capital d’ADP, déjà coté en Bourse, et 72&nbsp;% de celui de la FDJ, non cotée. Même si le niveau de cession n’a pas pour l’instant été officiellement arrêté, le gouvernement aurait l’intention, selon différentes sources, de céder l’intégralité (ou la quasi-totalité) de sa participation dans ADP, valorisée à plus de huit milliards d’euros, et de descendre à hauteur de 25 % ou 30 % du capital de la FDJ, avec une introduction en Bourse, ce qui lui permettrait de récolter entre 1 et 1,5 milliard d’euros. Dans le cas du groupe ADP, le moment de céder des parts semble particulièrement propice compte tenu de la progression exceptionnelle de la valorisation du groupe ces dernières années. <br />  &nbsp; <br />  Les modifications législatives des seuils minimum de détention par l’Etat de ces entreprises, &nbsp;nécessaires à la réalisation de ces opérations, devraient ainsi être inscrites dans un volet du projet de loi «&nbsp;Pacte&nbsp;» («&nbsp;Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises&nbsp;»), comme l’a confirmé Bruno Lemaire lors de ses vœux, en janvier dernier. Selon les dernières déclarations du ministre de l’Economie, le 6 mai dernier, ce projet de loi doit être examiné en juin en conseil des ministres, puis soumis à l’Assemblée en juillet, pour être adopté avant la fin de l’année et entrer en vigueur en 2019. <br />  &nbsp; <br />  Dans les deux cas, le gouvernement a également réaffirmé sa volonté de garder le contrôle de ces activités par la régulation, plutôt que par la présence au capital. Concernant le groupe ADP, le locataire de Bercy a ainsi promis une solution qui préserve les intérêts publics, en particulier sur les questions de sécurité, les frontières et les tarifs aéroportuaires. L’Etat conservera aussi les terrains des aéroports de Roissy, d’Orly et du Bourget, considérés comme stratégiques, et déléguerait les activités de gestion aéroportuaire via des contrats de régulation d’une durée de cinq ans. De même, pour la FDJ, une nouvelle autorité de régulation aura pour mission d’éviter «&nbsp;<em>un développement excessif des jeux en France</em>&nbsp;» et de prévenir les « <em>risques d’addiction</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>Il y a dans l’idée de céder des actifs de l’Etat dans Aéroports de Paris une vraie vision de ce que doit être l’Etat dans l’économie</em>&nbsp;», a justifié Bruno Le Maire, qui ne juge pas pertinent de «&nbsp;<em>bloquer neuf milliards d’euros – c’est à peu près le montant de la participation de l'Etat dans ADP – pour environ 180 millions de dividendes alors que ces neuf milliards d’euros pourraient être utilisés de manière beaucoup plus efficace</em>&nbsp;». Comment&nbsp;? En finançant l’innovation, les start-ups et les technologies de demain, répond le gouvernement. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Création d’un «&nbsp;Fonds pour l’innovation de rupture&nbsp;»</strong> <br />  &nbsp; <br />  Les recettes de ces cessions d’actifs de l’Etat serviront en effet à alimenter le nouveau «&nbsp;Fonds pour l’innovation de rupture&nbsp;», lancé en début d’année conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Constitué au sein de l’établissement public Bpifrance et doté de dix milliards d’euros, ce fonds devrait générer des revenus d’environ 260 millions d’euros par an, destinés à «&nbsp;<em>soutenir le développement d’innovations de rupture et leur industrialisation en France</em>&nbsp;». Des recettes qui viendront s’ajouter aux 140&nbsp;millions d’euros annuels dont dispose Bpifrance pour financer l’écosystème du numérique. <br />  &nbsp; <br />  L’Etat a déjà transféré à ce fonds 1,6 milliard d’euros tirés de la cession de titres Engie et Renault réalisée au cours des derniers mois, ainsi que 8,4 milliards d’euros de titres EDF et <a class="link" href="http://www.usinenouvelle.com/thales/">Thales</a>  détenus par l’Etat, qui n’ont pas vocation à être cédés et seront progressivement remplacés par les recettes des futures cessions d’actifs. «&nbsp;<em>On ne va pas laisser les futurs SpaceX ou les producteurs de véhicules autonomes nous passer sous le nez. Il faut que nous puissions investir davantage dans les innovations de rupture, qui ne sont pas immédiatement rentables pour les entreprises&nbsp;», </em>a souligné Bruno Le Maire. «&nbsp;<em>Pour rester dans la course économique, nous devons investir massivement dans l’innovation</em>&nbsp;» car «&nbsp;<em>l’innovation est la clé de la nouvelle industrie française, que symbolise la FrenchFab</em>&nbsp;». Le ministre de l’Economie et sa collègue Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont d’ailleurs confié à quatre experts une mission sur les aides à l’innovation. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;L’enjeu n’est pas de créer un nouveau satellite, mais de repenser le système et de revoir les interfaces entre les dispositifs. Il faut aider au transfert de l’innovation de la recherche vers le privé&nbsp;»</em>, a déjà expliqué l’un de ces quatre experts, Stéphane&nbsp;Distinguin, président du pôle de compétitivité Cap Digital et fondateur de la société de conseil FaberNovel. «&nbsp;<em>Il faut absolument un quota important qui aille vers les start-ups de la «&nbsp;deep tech&nbsp;»</em> <em>(innovations de rupture)</em>&nbsp;», a précisé de son côté Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, qui sera chargé d’attribuer et de gérer ces aides. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Assurer la souveraineté technologique</strong> <br />  &nbsp; <br />  Jusqu’ici, les dispositifs de soutien à l’innovation – qui sont passés de 30 à 60 entre 2000 et 2015 selon la lettre de mission des ministres – n’ont en effet pas permis à la France de tirer son épingle du jeu dans la compétition internationale. «&nbsp;<em>Les comparaisons internationales montrent que si la France dispose d’une recherche amont importante et de haut niveau, la diffusion de l’innovation dans les entreprises et la valorisation économique de la recherche restent en deçà de leur potentiel</em>&nbsp;», écrivent ainsi Bruno Le Maire et Frédérique Vidal. «&nbsp;<em>La dépense de R&amp;D de la France reste en retrait&nbsp;: 2,2&nbsp;% du PIB en 2015 contre 2,9&nbsp;% en Allemagne et 2,8&nbsp;% aux Etats-Unis</em>&nbsp;», indique la lettre de mission, qui pointe aussi le déclin de l’industrie manufacturière bien qu’elle concentre la moitié des dépenses de R&amp;D. <br />  &nbsp; <br />  La création de ce fonds «&nbsp;<em>marque la volonté du gouvernement de poursuivre l’effort en faveur de la capacité d’innovation de l’économie française et invite à définir une doctrine d’emploi des fonds qui repose sur les modes d’intervention jugés les plus efficaces</em>&nbsp;», rappellent Frédérique Vidal et Bruno Le Maire. «&nbsp;<em>La préparation de la politique de soutien à l’innovation pour les dix prochaines années requiert donc une réflexion globale sur l’efficacité des dispositifs existants</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  La France voit aussi ce fonds français comme «&nbsp;<em>la préfiguration d'un fonds pour l'innovation de rupture au niveau européen</em>&nbsp;», d’un montant d’«&nbsp;<em>environ 2 à 2,5 milliards d’euros</em>&nbsp;», a également déclaré par ailleurs Bruno Le Maire. Il s’agit selon lui de constituer un fonds européen disposant de «&nbsp;<em>la même puissance que la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency) américaine</em>&nbsp;», l’agence du département de la Défense dédiée à l’innovation de rupture, qui a par exemple été à l’origine d’internet ou du GPS. «&nbsp;<em>En matière de transports, d'autonomie, de stockage des énergies renouvelables, de supercalculateurs, d’intelligence artificielle et d’espace, il est temps que l’Europe se dote des moyens de sa puissance et de sa souveraineté technologiques</em>&nbsp;».
     </div>
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