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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-15T03:34:30+02:00</updated>
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   <title>La visite sous tension de Emmanuel Macron aux États-Unis</title>
   <updated>2022-11-30T18:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/La-visite-sous-tension-de-Emmanuel-Macron-aux-Etats-Unis_a3018.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2022-11-29T18:08:00+01:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
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    <![CDATA[
Emmanuel Macron va arriver aux États Unis pour trois jours de visite d’État. Une visite qui doit montrer les liens forts entre les deux pays malgré les dissensions et désaccords sur plusieurs dossiers clés.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/69260713-48490450.jpg?v=1669829721" alt="La visite sous tension de Emmanuel Macron aux États-Unis" title="La visite sous tension de Emmanuel Macron aux États-Unis" />
     </div>
     <div>
      La visite sur tapis rouge est un nouveau signe d’amitié. Mais les derniers mois ont confirmé des désaccords entre Paris et Washington qu’il faudrait traiter. «&nbsp;<em>Paris et Washington en conviennent&nbsp;: la crise des sous-marins australiens est derrière eux. Mais au-delà de cette unité affichée, le nouveau contexte géopolitique a fait naître des frictions entre les deux pays.&nbsp;Entre les deux pays, c'est l’histoire d’un amour contrarié</em><em>. La&nbsp;guerre en Ukraine&nbsp;met à l’épreuve la confiance entre les deux alliés historiques. Leurs diplomaties ne sont pas totalement alignées.&nbsp;Quand Joe Biden traite Vladimir Poutine de "tueur", Emmanuel Macron, lui, continue d’appeler au téléphone le président russe&nbsp;</em>», résume&nbsp;<em><a class="link" href="applewebdata://373B36DF-C8DB-41E5-B2D1-4BA39C693A44/Europe%201">Europe 1</a>.</em> <br />  &nbsp; <br />  Sur des grands axes géopolitiques, les violons sont accordés, mais les deux pays ont aussi beaucoup de points de désaccords. Il est clair que la position claire et concordante des deux pays sur l’Ukraine, cache mal les positionnements stratégiques sur le long terme&nbsp;: «&nbsp;<em>&nbsp;les objectifs militaires ne sont pas les mêmes. Quand&nbsp;</em><em>Emmanuel Macron&nbsp;tente de construire l’Europe de la Défense, question d’autonomie stra</em><em>tégique, Joe Biden, lui, muscle la présence américaine en Europe en envoyant 20.000 soldats supplémentaires cette année. Au total, plus de 100.000 soldats américains sont aujourd’hui stationnés sur le Vieux continent</em>&nbsp;» note l’article publié par la radio. <br />  &nbsp; <br />  Plus frontal encore, continue l’article d’<em>Europe 1</em>, «&nbsp;<em>Le projet franco-allemand de l’avion de chasse du futur peine à se concrétiser&nbsp;? Qu’à cela ne tienne, les Américains livreront 35 chasseurs F-35 aux Allemands. Enfin, les intérêts économiques divergent. Le gaz américain censé remplacer celui des Russes se vend ainsi trois fois plus cher aux Européens qu’aux industriels américains. Si bien que désormais, même dans les couloirs feutrés de Bruxelles, certaines voix européennes accusent discrètement Washington de vouloir profiter de la guerre en Ukraine.</em>&nbsp;» <br />  &nbsp; <br />  <em><a class="link" href="applewebdata://373B36DF-C8DB-41E5-B2D1-4BA39C693A44/Europe%201">Lire en intégralité l’article de Europe 1 cité</a>  </em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Renault : Emmanuel Macron vigilant pour les intérêts de Renault face à Nissan</title>
   <updated>2019-01-28T19:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Renault-Emmanuel-Macron-vigilant-pour-les-interets-de-Renault-face-a-Nissan_a2007.html</id>
   <category term="Economie &amp; société" />
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   <published>2019-01-28T19:42:00+01:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le début de l’affaire Carlos Ghosn, l’exécutif français est difficulté face aux révélations au compte-gouttes sur ce qui est reproché à l’ancien PDG du groupe. Alors que la succession est actée, Emmanuel Macron a fait part de sa « vigilance » à ce que les intérêts de Renault ne soient pas remis en question par « un cas individuel ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/30183803-28907306.jpg?v=1548702809" alt="Renault : Emmanuel Macron vigilant pour les intérêts de Renault face à Nissan" title="Renault : Emmanuel Macron vigilant pour les intérêts de Renault face à Nissan" />
     </div>
     <div>
      Depuis le premier jour de l’annonce de l’arrestation de Carlos Ghosn, le gouvernement français marche sur des œufs. Actionnaire de Renault, le gouvernement a vu d’un œil inquiet cette affaire qui mêle justice et business dans un contexte d’alliance franco-japonais délicat. Après la nomination de Jean-Dominique Sénard à la présidence de Renault et Thierry Bolloré à la direction générale, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il était inquiet pour les intérêts du groupe. «&nbsp;<em>«&nbsp;&nbsp;Nous sommes vigilants à ce que les équilibres de l’alliance soient préservés&nbsp;», a déclaré le chef de l’Etat au cours d’une rencontre avec la presse au premier jour de sa visite en Egypte. «&nbsp;Je ne crois pas du tout que ce qui se passe, qui est un cas individuel, soit de nature à renverser les équilibres de l’alliance&nbsp;» franco-japonaise, qui a «&nbsp;montré sa stabilité&nbsp;», a-t-il ajouté</em>&nbsp;» rapporte <em><a class="link" href="https://www.20minutes.fr/economie/2437535-20190128-affaire-carlos-ghosn-macron-vigilant-maintien-equilibres-entre-renault-nissan">20 Minutes</a>  </em>. <br />   <br />  D’un point de vue très factuel, Renault contrôle toujours 43% de Nissan, quand la marque japonaise détient 15% de Renault et 34 de Mitsubishi. Mais la personnalité et l’influence de Carlos Ghosn sur l’alliance était vue par beaucoup d’observateurs comme le ciment entre les trois groupes. Sa chute laisse donc craindre un recul significatif de l’influence de la marque du losange, d’autant que l’affaire Ghosn va susciter beaucoup de méfiance chez les partenaires du constructeur. <br />  &nbsp; <br />  Par ailleurs, Emmanuel Macron a affirmé qu’il avait abordé la question du traitement de Carlos Ghosn par la justice japonaise. En détention préventive depuis novembre, l’ancien PDG est dans une situation qui surprend beaucoup à Paris, où pour ce type de délits présumés, la détention préventive n’a pas lieu d’être. «&nbsp;<em>Je voudrais m’abstenir de dévoiler la teneur des discussions entre les deux dirigeants. Mais les enquêtes sont menées par des unités pleinement indépendantes selon des procédures appropriées basées sur des décisions de nature uniquement judiciaire</em>&nbsp;», a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga, cité par <em>20 Minutes.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Non, le prélèvement à la source ne sera pas reporté</title>
   <updated>2018-08-29T13:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Non-le-prelevement-a-la-source-ne-sera-pas-reporte_a1903.html</id>
   <category term="Finance &amp; fiscalité" />
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   <published>2018-08-30T12:47:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un article du Canard Enchainé a semé le doute dans les esprits en affirmant que Emmanuel Macron envisagerait de reporter le prélèvement à la source. Le ministère de l’Action et des comptes publics a démenti catégoriquement l’information.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/24993597-26513377.jpg?v=1535541005" alt="Non, le prélèvement à la source ne sera pas reporté" title="Non, le prélèvement à la source ne sera pas reporté" />
     </div>
     <div>
      Le gouvernement n’a pas trainé pour réagir au dernier numéro du <em>Canard Enchainé. </em>Le journal satyrique du mercredi était à peine disponible dans les kiosques que le ministère de l’Action et des comptes publics démentait une indiscrétion sur le prélèvement à la source. Signe que le dossier est épineux et suivi de très près surtout par les entreprises, le ministère veut à tout prix éviter que ces dernières pensent que la décision n’est pas encore irréversible. <br />  &nbsp; <br />  L’hebdomadaire satyrique donnait en effet une lueur d’espoir aux critiques le plus farouches en rapportant des propos qu’auraient tenus Emmanuel Macron. «&nbsp;<em>Selon l'édition du mercredi 29 août du&nbsp;Canard enchaîné, Emmanuel Macron serait prêt à reporter la mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, initialement prévue pour le 1er janvier 2019. "On se donne jusqu'au 15 septembre pour voir si on le fait ou pas", aurait-il confié à sa garde rapprochée durant le week-end&nbsp;</em>» rapporte <em><a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/08/28/97002-20180828FILWWW00326-emmanuel-macron-serait-pret-a-reporter-le-prelevement-a-la-source-selon-le-canard-enchaine.php">Le Figaro</a>. </em>Les propos qui auraient été tenus dans un cadre privé et sous la forme de confidences, manifesteraient les doutes personnels du président sur ce dossier. L’article va jusqu’à affirmer que le président se laisse jusqu’à la mi-septembre pour trancher en faveur ou non de l’application de la mesure. <br />  &nbsp; <br />  Si le ministère des Comptes publics dément plus que formellement en affirmant que le 1<sup>er</sup> janvier 2019 est toujours la date d’application prévue, la supposée aparté du président raisonne étrangement avec les déclarations du Premier ministre Edouard Philippe dans une interview au <em>Journal du Dimanche. </em>Il s’y engageait à faire le point d’ici la fin du mois sur ce dispositif et sa mise en œuvre. Des déclarations croisées qui laissent imaginer de fortes tensions entre les tendances et positions sur cet épineux dossier. Le cabinet du ministère des Comptes publics se bat sur tous les fronts pour défendre cette réforme, un désaveu de l’exécutif ferait franchement mauvais genre.
     </div>
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   <title>La France, pièce maîtresse de l’émancipation politique et économique du Qatar</title>
   <updated>2018-07-24T18:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/La-France-piece-maitresse-de-l-emancipation-politique-et-economique-du-Qatar_a1869.html</id>
   <category term="Environnement stratégique" />
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   <published>2018-07-06T17:31:00+02:00</published>
   <author><name>Grégoire Moreau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La visite à Paris de l’émir du Qatar, le Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, est bien plus qu’une visite de courtoisie. Isolé par ses voisins du Golfe, le Qatar vient chercher en France les soutiens et l’influence dont il a besoin pour faire entendre sa voix sur la scène internationale et résister aux pressions de puissants émirats en coalition contre lui.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/23531463-25771752.jpg?v=1530892484" alt="La France, pièce maîtresse de l’émancipation politique et économique du Qatar" title="La France, pièce maîtresse de l’émancipation politique et économique du Qatar" />
     </div>
     <div>
      <strong>Un bien encombrant voisin</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le Qatar pâtit principalement d’une situation à laquelle il ne peut rien&nbsp;: le voisinage de l’Arabie Saoudite. Le chef de file de l’Islam wahhabite est en effet le fer de lance d’un mouvement virulent d’opposition au Qatar, sur tous les fronts&nbsp;: économique, politique et diplomatique. Parmi les principaux griefs reprochés à l’émirat gazier, son émancipation sur la scène internationale, sa relative neutralité face à l’Iran, et sa proximité supposée avec les Frères Musulmans, dont l’idéologie fait figure de repoussoir pour les intégristes wahhabites saoudiens. <br />  &nbsp; <br />  Désireux de faire «&nbsp;payer&nbsp;» au Qatar ces trois griefs, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu toute relation avec le Qatar le 5 juin 2017, le plaçant de facto en situation de blocus. Plus d’un an après le début de cette initiative quelque peu improvisée, le résultat est sans appel&nbsp;: après quelques sueurs froides les premières semaines, le Qatar s’est adapté à la situation et a même transformé cette crise en opportunité de renforcement de ses relations à l’international. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une offensive diplomatique tous azimuts</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le Qatar ne pouvant pas compter sur son environnement proche pour entretenir des relations normales de «&nbsp;bon voisinage&nbsp;», il est allé chercher ailleurs les partenaires dont il a besoin. Puisque la sécurité est le premier impératif, c’est du côté des Etats-Unis que le Qatar lorgne pour dissuader ses voisins d’en venir aux mains à son encontre. Depuis plusieurs années, le petit émirat multiplie les exercices militaires et les accords de coopération bilatéraux avec les Etats-Unis, en plus de signer un certain nombre de contrats d’armements. Objectif affiché de Doha&nbsp;: devenir membre observateur de l’OTAN à moyen terme et, dans l’idéal, accueillir une base de l’OTAN sur son sol, en plus de la base américaine déjà sur place. <br />  &nbsp; <br />  Mais à l’instar de la plupart des pays du Golfe, Doha fait également en sorte de soigner ses relations avec l’éternel rival russe. Si les deux pays ont été longtemps à couteaux tirés sur le dossier syrien, ils se sont spectaculairement rapprochés depuis le début de la crise en juin 2017. Une raison essentielle à cela&nbsp;: Iran, Qatar et Russie concentrent à eux trois la moitié des réserves de gaz mondiales. Ces trois pays ont donc toutes les raisons de s’entendre. Et les ressources du Qatar proviennent encore à 75% de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Du côté de la Russie, le Qatar représente l’opportunité de contourner la volonté européenne de ne plus dépendre du gaz russe, tout en concurrençant la filière hydrocarbure saoudienne sur son terrain. Mais en jouant à la fois la Russie et les Etats-Unis contre l’Arabie Saoudite, Doha se lance dans une partie extrêmement serrée, à l’équilibre instable. C’est précisément pour cette raison que le partenariat avec la France est maintenu et soigneusement entretenu. <br />  &nbsp; <br />  <strong>La France et le soft power&nbsp;</strong> <br />  &nbsp; <br />  Dans la continuité d’une politique étrangère démarrée sous le général de Gaulle, la France a toujours constitué un choix partenarial à part, en raison de prises de position sur les grands dossiers internationaux, à la fois distinctives et généralement plus nuancées. De plus la France, au même titre que les États-Unis et la Russie, est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle a toujours représenté pour le Qatar un allié de poids sur la scène internationale. Reçu en grande pompe par Emmanuel Macron à plusieurs reprises, l’émir du Qatar renforce ainsi son influence au sein de la sphère diplomatique internationale. <br />  &nbsp; <br />  La France n’est évidemment pas dupe des intentions du Qatar, mais l’ensemble est vu comme un jeu gagnant-gagnant. Il est de notoriété publique que le Qatar est un bon client des entreprises françaises. Via la Qatar Investment Authority, le Qatar est aussi un grand investisseur sur le territoire national&nbsp;: près de 25 milliards d’euros annuels dans des secteurs aussi variés que le sport, le luxe, l’immobilier ou les médias. Il serait pourtant inexact de penser que le Qatar ne fait qu’acheter une «&nbsp;recommandation&nbsp;» française. Historiquement et culturellement, le Qatar est plus francophile qu’anglophile. <br />  &nbsp; <br />  A commencer par l’émir du Qatar, parfaitement francophone, qui a d’ailleurs tenu à répondre aux questions des journalistes en français, lors d’une conférence de presse organisée peu de temps après un déjeuner en tête à tête avec Emmanuel Macron. En outre, le Qatar compte près de 200.000 citoyens parlant français. Depuis octobre 2012, il est d’ailleurs membre associé de l’Organisation internationale de la Francophonie. La même année, le français a été réintroduit dans l’enseignement public. Les plus hautes autorités de l’Etat ont bien souvent fait appel à des précepteurs français pour l’éducation de leurs enfants. Si l’émir actuel est diplômé de l’Académie royale militaire de Sandhurst au Royaume-Uni, l’un de ses fils a lui réalisé une partie de sa scolarité à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr en Bretagne. Deux autres sont actuellement au lycée Voltaire de Doha. HEC Paris, à l’instar d’autres écoles françaises prestigieuses, a ouvert une structure d’enseignement au Qatar. <br />  &nbsp; <br />  En matière d’éducation comme ailleurs, l’idée du Qatar est de favoriser la diversité des approches, et de ne plus reposer exclusivement sur les modèles, les écoles et les partenaires anglo-saxons. Compte tenu de la réputation de ses écoles et universités, du pragmatisme de sa diplomatie et de son réseau d’entreprises multinationales, la France est de longue date un partenaire tout indiqué pour accompagner la montée en puissance du Qatar sur la scène internationale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La mini-fronde de trois économistes conseillers de Macron</title>
   <updated>2018-07-24T18:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/La-mini-fronde-de-trois-economistes-conseillers-de-Macron_a1846.html</id>
   <category term="Social &amp; RH" />
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   <published>2018-06-11T09:56:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Camier</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Philippe Aghion, Philippe Marin et Jean Pisani-Ferry ont envoyé une lettre au président de la République qu’ils ont conseillé lors de sa préparation à prendre le pouvoir. Ils s’inquiètent notamment de l’absence de mesures sociales fortes dans la politique du gouvernement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/22923852-25412024.jpg?v=1528705373" alt="La mini-fronde de trois économistes conseillers de Macron" title="La mini-fronde de trois économistes conseillers de Macron" />
     </div>
     <div>
      Est-ce un billard présidentiel à trois bandes dont nous sommes victimes&nbsp;? La publication par le journal <em>Le Monde </em>d’une note confidentielle pour l’Elysée signée par trois économistes proches d’Emanuel Macron est un événement intéressant. Philippe Aghion, Philippe Marin et Jean Pisani-Ferry s’inquiètent de la direction que prend le gouvernement et demande notamment un rééquilibrage social de la réforme. Si l’origine de cette soudaine publicité nous est inconnue, il n’est pas certain qu’elle soit défavorable à l’Elysée qui peut mettre en scène son écoute et opportunément avancer des mesures. <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>Avec le feu vert du « grand Timonier » Emmanuel Macron en personne, trois des conseillers essentiels de sa campagne, trois économistes de renom appartenant au club dit de La Rotonde -du nom du restaurant à Montparnasse où, avec d’autres ils se réunissaient pour refaire le monde, l’Europe et la France façon Macron- ont décidé de réagir et de prendre la parole. Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry ont donc rédigé « une note confidentielle »,&nbsp;opportunément publiée par le journal&nbsp;Le Monde, et qui en appelle à « un rééquilibrage vers le social de l’action gouvernementale ». Car, comme ce trio majeur le constate, «l’ambition émancipatrice du programme présidentiel échappe à un nombre grandissant de concitoyens»</em>&nbsp;» lit-on dans les colonnes de <em><a class="link" href="https://www.challenges.fr/politique/pourquoi-les-economistes-de-la-macronie-sortent-du-bois-maintenant_593054">Challenges</a>. </em> <br />  &nbsp; <br />  Pour le magazine, il s’agit donc plus d’un bon coup pour empêcher l’électorat de gauche de se détourner du président et non d’une fracture interne. De fait, les critiques sur les mesures qui favorisent les plus aisés sont tellement présentes dans le débat public et ces trois économistes sont tellement proches du président, qu’il pourrait s’agir d’une forme timide de <em>mea culpa</em>. Du moins, ce pourrait être la première phase d’un plan qui consisterait ensuite à faire la publicité d’autres mesures plus sociales et à destination des catégories sociales moins aisées, voire défavorisées. «&nbsp;<em>Oh certes, on connaît le plaidoyer en bonne volonté sociale, obstinément déployé, et volontiers concédé par le trio critique : « des mesures importantes ont été mises en œuvre, comme le dédoublement des classes de CP dans les quartiers défavorisés ». Mais elles ne font pas le poids au regard des réformes libérales adoptées, et «ne sont pas à la hauteur des ambitions initiales ». La flexi-flexibilité se ressent fortement, les choix en faveur des plus aisés aussi, mais pas la protection des plus faibles, ni le comblement des inégalités</em>&nbsp;» estime <em>Challenges.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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