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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T07:16:35+01:00</updated>
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   <title>Assurance : les pertes liées aux catastrophes naturelles atteignent 80 milliards au premier semestre 2025</title>
   <updated>2025-08-07T07:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Assurance-les-pertes-liees-aux-catastrophes-naturelles-atteignent-80-milliards-au-premier-semestre-2025_a3911.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-08-07T07:39:00+02:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Swiss Re Institute a publié, le 6 août 2025, une estimation préliminaire indiquant que les pertes assurées mondiales liées aux catastrophes naturelles ont atteint 80 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année. Ce montant représente près du double de la moyenne décennale (2015–2024), qui s’élevait à 43 milliards USD, et s’inscrit dans une tendance structurelle haussière, estimée entre 5 et 7 % par an en termes réels.     <div><b>Pertes assurées globales – S1 2025</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90364685-63737570.jpg?v=1754545333" alt="Assurance : les pertes liées aux catastrophes naturelles atteignent 80 milliards au premier semestre 2025" title="Assurance : les pertes liées aux catastrophes naturelles atteignent 80 milliards au premier semestre 2025" />
     </div>
     <div>
      L’année 2025 pourrait ainsi se conclure avec des pertes assurées dépassant 150 milliards USD, en raison d’une sinistralité traditionnellement plus élevée au second semestre (60 % des pertes annuelles), notamment en lien avec l’activité cyclonique dans l’Atlantique Nord. <br />   <br />  Au premier semestre 2025, Swiss Re établit ce constat :&nbsp; <br />   <br />  <strong>&nbsp; &nbsp; Montant total : 80 milliards USD</strong> <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; Moyenne décennale (H1) : 43 milliards USD <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; Hausse par rapport à H1 2024 : +8 milliards USD <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; Tendance annuelle projetée : ~150 milliards USD <br />   <br />  &nbsp; &nbsp; Pertes économiques totales : 135 milliards USD, dont 59 % assurés <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quels ont été les catastrophes les plus importantes du premier semestre 2025 ?</b></div>
     <div>
      Incendies en Californie <br />   <br />  L’événement le plus significatif de la période est l’incendie de janvier dans le comté de Los Angeles, qui a généré 40 milliards USD de pertes assurées, soit 50 % du total semestriel. <strong>Il s’agit de l’événement de feu de forêt le plus coûteux jamais enregistré dans les bases de données du Swiss Re Institute.</strong> <br />   <br />  <strong>Ce sinistre s’inscrit dans un contexte de hausse structurelle des pertes liées aux incendies, désormais responsables de 7 % des pertes assurées globales contre 1 % avant 2015.</strong> Huit des dix événements les plus coûteux de ce type ont eu lieu au cours de la dernière décennie. <br />   <br />  Orages convectifs sévères (SCS) <br />   <br />  Les SCS, principalement localisés aux États-Unis, ont occasionné 31 milliards USD de pertes assurées, en deçà de la moyenne attendue (35 milliards). Ils restent néanmoins un vecteur central de sinistralité pour le secteur, selon Swiss Re, qui observe une croissance rapide de leur impact au cours des dix dernières années.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers des événements climatiques majeurs au second semestre 2025 ?</b></div>
     <div>
      Le second semestre concentre historiquement l’essentiel des pertes catastrophiques, en raison notamment de la saison des ouragans dans l’Atlantique Nord, qui débute en août. <strong>Les projections évoquent entre 3 et 5 ouragans majeurs, contre une moyenne historique de trois.</strong> <br />   <br />  Par ailleurs, des conditions météorologiques extrêmes sont attendues en Europe. Selon Severe Weather Europe, la température de la mer Méditerranée atteint actuellement +3 °C au-dessus de la moyenne historique, <strong>créant un risque accru d’inondations majeures à l’automne.</strong> <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La gestion de crise et les enseignements de l'accident nucléaire de Fukushima</title>
   <updated>2022-06-14T15:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/La-gestion-de-crise-et-les-enseignements-de-l-accident-nucleaire-de-Fukushima_a2905.html</id>
   <category term="Gestion de crise" />
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   <published>2022-06-30T10:00:00+02:00</published>
   <author><name>P.A.J.</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En cas de catastrophes naturelles ou technologiques imprévues et de très grande ampleur, comme le tsunami en Asie du Sud en 2004 ou la triple catastrophe dans le nord-est du Japon en 2011, à Fukushima, une gestion de crise rapide et efficace est la condition essentielle pour sauver des vies humaines. Cette gestion de crise contribue aussi à limiter tant que faire se peut l'impact écologique et économique des catastrophes. Mais comment gérer une crise lorsque l'infrastructure nécessaire a été largement détruite ? Comment les responsables font-ils face à des situations pour lesquelles il n'existe pas de plans d'urgence ni de structures institutionnelles bien établies ? Que peuvent et doivent faire les responsables politiques pour anticiper les risques et ainsi protéger les populations ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/65385247-46664603.jpg?v=1655213418" alt="La gestion de crise et les enseignements de l'accident nucléaire de Fukushima" title="La gestion de crise et les enseignements de l'accident nucléaire de Fukushima" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>Le tsunami et la catastrophe de Fukushima</strong> <br />   <br />  La centrale nucléaire de Fukushima a été gravement endommagée par un séisme dévastateur et le tsunami qui a suivi. La destruction de la centrale a provoqué le pire accident nucléaire au monde depuis Tchernobyl en 1986. Des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans abri, des villes entières étant devenues inhabitables en raison de la contamination radioactive. <br />   <br />  Le tsunami avait détruit les générateurs de secours de la centrale, empêchant le refroidissement des réacteurs et provoquant une fusion des coeurs. Plusieurs rapports d'expertises, sur lesquels nous reviendront plus loin, ont montré une gestion de crise inadaptée.&nbsp;Le gouvernement du Japon a minimisé aussi longtemps que possible l'ampleur de l'accident nucléaire. Il a de même refusé longtemps l'aide de pays étrangers, considérant qu'il s'agissait d'une ingérence dans les affaires internes japonaises. La situation réelle est encore assez mal connue aujourd'hui, toujours en raison d'une gestion de crise largement axée sur la minimisation et la dissimulation. Ainsi, le gouvernement a très largement rejeté la responsabilité sur l'exploitant de la centrale pour masquer les manques de ses organes de régulation de crise. Il a aussi misé sur la traditionnelle discipline de la population japonaise. <br />   <br />  Néanmoins, la communication entre les travailleurs ainsi qu'avec le gouvernement n'a pas fonctionné. La communication entre les équipes d'urgence était également médiocre. Des petits groupes ont pris à plusieurs reprises des décisions sans en informer leurs supérieurs et les réponses apportées étaient incohérentes. <br />   <br />  Face à l'incompétence de l'exploitant Tepco, le gouvernement japonais a pris le relais, mais cette décision a été, selon les experts, prise bien trop tard pour espérer enrayer la catastrophe. <br />   <br />   <br />  <strong>Une gestion de crise inadaptée : les principales erreurs</strong> <br />   <br />  Pourquoi la gestion de crise n'a-t-elle pas fonctionné à Fukushima ? Le rapport d'une commission d'experts mandatés par le gouvernement japonais pointe du doigt de nombreux dysfonctionnements : ainsi, les travailleurs de l'opérateur de la centrale, Tepco, n'avaient pas été formés pour faire face aux situations d'urgence à la centrale de Fukushima, comme la panne d'électricité après le tsunami. La commission d'enquête a également mis en évidence une erreur d'appréciation majeure : le personnel de Tepco présent sur place a supposé à tort qu'un système de refroidissement d'urgence fonctionnait. Ce n'était pas le cas, de sorte que cette erreur d'appréciation a contribué à aggraver la situation. Voici les différents points qui ont posé problème. <br />   <br />   <br />  <strong>L'absence de prise en compte du risque de tsunami</strong> <br />   <br />  D'après les calculs réalisés à partir de 2008, l'exploitant Tepco était au courant qu'en cas de tsunami, la hauteur des vagues pouvait dépasser 15 mètres. Cependant, l'entreprise n'a pas pris ces calculs au sérieux et n'a pas mis en place les solutions adaptées. Ainsi, il n'y avait pas de plan d'urgence en cas de panne d'électricité, les employés n'avaient pas été formés à cet effet et l'équipement nécessaire n'était pas disponible sur place. <br />   <br />  Les locaux dédiés au personnel de crise sur le site n'étaient pas adaptés à la coïncidence d'un tremblement de terre et d'un accident de réacteur. Ces bâtiments n'avaient en effet pas été conçus pour protéger des radiations, et cela bien que les locaux aient été prévus pour être utilisés en cas d'accident nucléaire. <br />   <br />   <br />  <strong>Problèmes de gouvernance et de communication</strong> <br />   <br />  Le rapport d'expertise a en outre mis en évidence que les organes gouvernementaux de sécurité n'avaient à aucun moment vérifié la fiabilité des mesures mises en place par Tepco. L'inadéquation des mesures se reflète dans les problèmes de communication qui ont suivi l'explosion et le tsunami. Ainsi, les experts estiment que l'information et la communication après la catastrophe, dans le cadre de la gestion de crise, ont complètement échoué. <br />   <br />  En raison de la panne d'électricité, l'infrastructure de communication était inutilisable. Sur le plan organisationnel, la communication n'a jamais vraiment passé entre les équipes sur place et l'Etat japonais, et cela même lorsque les équipes locales et les équipes mandatées par le gouvernement se sont retrouvées ensemble sur le site. L'information du public sur la situation à tenir a elle aussi été catastrophique, mettant en danger les populations. <br />   <br />   <br />  <strong>Intervention inadaptée sur le ou les réacteurs</strong> <br />   <br />  L'absence de communication fiable, des informations incorrectes et d'autres dysfonctionnements majeurs ont conduit à une intervention inadaptée sur les réacteurs. Celle-ci a nourri le problème au lieu de parvenir à la résoudre. Ainsi, des erreurs nombreuses ont été commises dans le contrôle de l'alimentation en eau du réacteur. Le processus de refroidissement n'a plus été assuré. <br />   <br />  Les résultats du rapport d'enquête donnent l'impression que les risques majeurs ont été traités avec une grande négligence. Alors que l'accident n'était en aucun cas imprévisible, les dangers ont été minimisés, négligés ou simplement ignorés par le gestionnaire de la centrale. <br />   <br />   <br />  <strong>La question de la fusion du réacteur</strong> <br />   <br />  Le problème central à Fukushima a été le refroidissement du cœur du réacteur après la panne d'électricité due au tremblement de terre et la défaillance des systèmes de refroidissement d'urgence due au tsunami. Bien que la réaction en chaîne ait été arrêtée par le personnel, la désintégration des substances radioactives produites a continué à entraîner un dégagement considérable de chaleur. <br />   <br />  La panne des systèmes de refroidissement a entraîné l'évaporation de l'eau de refroidissement et finalement le réchauffement et la fusion du matériau du cœur. En raison de l'oxydation des gaines entourant le combustible contenant de l'uranium dans la vapeur d'eau, de l'hydrogène a été produit lorsque le réacteur a atteint 1200°C. <br />   <br />  On sait que la chaleur augmente en raison de la réaction chimique : à partir de 1800°C environ, les premiers processus de fusion se produisent. A 2700°C, le noyau du réacteur fond. Sans refroidissement, ce processus conduit à la défaillance progressive des barrières de protection contre la libération de matières radioactives, à savoir la gaine des barres de combustible, la cuve sous pression du réacteur, l'enceinte de confinement et enfin le bâtiment du réacteur lui-même. <br />   <br />   <br />  <strong>Impact de l'accident nucléaire de Fukushima sur les stratégies de gestion de crise</strong> <br />   <br />  L'accident nucléaire de Fukushima a bouleversé dans un grand nombre de pays les stratégies de gestion de crise. Ces dernières ont pour une large part été complètement revues. Ce sont les leçons tirées d'un accident majeur, dont les experts s'accordent à affirmer, comme nous venons de le voir, que la gestion a été inadaptée. <br />   <br />  Ainsi, il apparaît que les risques avaient été prévus en amont. Ils avaient même été jugés probables, cette partie de la côte étant fréquemment frappée par des tsunamis puissants. La gravité de l'accident de Fukushima relève donc à la fois du manque de précaution de Tepco et d'une négligence des autorités de régulation. En effet, les experts estiment qu'un seul exercice portant sur le scénario de la catastrophe aurait suffi à améliorer considérablement la gestion de crise. Cet exercice n'est mentionné dans aucun des protocoles de la centrale et n'a donc sans doute jamais eu lieu. <br />   <br />  L'accident de Fukushima a éveillé de nombreuses consciences dans différents pays du Monde. L'importance d'une véritable culture de la sécurité est apparue au grand jour. Une telle culture nécessite un processus continu d'analyse des questions de sécurité, de manière à pouvoir élaborer des normes. Cette analyse doit aussi se pencher sur les processus destinés à être mis en oeuvre en cas de catastrophe nucléaire, de manière à mettre en évidence ses lacunes et ses omissions. Ainsi, la crise de Fukushima a très largement révélé des manques dans les pratiques de sécurité et de gestion des accidents majeurs au niveau international. <br />   <br />   <br />  <strong>L'analyse du chercheur Theofanis Tehofanous</strong> <br />   <br />  Spécialiste des risques et de la gestion de crise, le chercheur américain Tehofanis Theofanous estime qu'un management satisfaisant ne peut faire l'impasse sur les apports respectifs de la science, de l'ingénierie et des stratégies de gestion politique en matière de sécurité. Ainsi, il attribue un rôle de questionnement à la science, une approche pratique à l'ingénierie, et un rôle de contrôle au monde politique. Ce n'est que par l'interaction de ces trois éléments qu'une culture de la sécurité peut se développer et espérer être efficace, selon lui. <br />   <br />  La théorie de Theofanous s'appuie sur des exemples tirés de la navigation spatiale (comme le crash du "Challenger" en 1986) ainsi que de la technologie nucléaire, dans lesquels la culture de la sécurité a échoué de manière flagrante, comme ce fut le cas à Fukushima. Le facteur crucial est selon lui la capacité à percevoir les déficits critiques. La culture de la sécurité doit donc être interprétée comme une culture de la compréhension de la nature, de la technologie et des processus sociaux. C'est pourquoi il s'oppose aux tentatives de mesurer une culture de sécurité fonctionnelle à l'aide de critères quantitatifs. <br />   <br />  Les déficits, dit-il, ne peuvent être mis en évidence que par un débat entre les différentes instances. Les modèles informatiques ne peuvent remplacer l'analyse humaine. Selon Theofanous, les différentes instances impliquées dans la sécurité ne communiquent pas suffisamment, ce qu'a d'ailleurs largement montré l'accident nucléaire de Fukushima, qui révèle une coopération insuffisante entre les parties concernées. Il s'agit aussi bien du manque de réalisme de certains travaux scientifiques que d'un manque de volonté de la part des industriels, des opérateurs et des politiques d'accepter les critiques et de travailler à l'amélioration de la sécurité. <br />   <br />   <br />  <strong>Culture de sécurité et expertise : un enjeu de gestion de crise incontournable</strong> <br />   <br />  Des risques de dimensions comparables, difficiles à évaluer en raison de la complexité des processus et des interrelations, existent également dans d'autres domaines. Le changement climatique, par exemple, peut provoquer des destructions et des bouleversements sociaux difficilement prévisibles, le génie génétique pourrait entraîner une évolution menaçante des parasites et des agents pathogènes. <br />   <br />  Des risques de ce type existent déjà dans la production alimentaire conventionnelle en raison de l'utilisation d'agents chimiques. Dans ces cas, les dangers sont plus insidieux et ne sont pas causés par un seul accident. À Fukushima, cependant, il n'y a pas eu non plus de décès direct dû à la radioactivité - ici aussi, les dommages sont plus susceptibles de se produire sur le long terme. <br />   <br />  Il ne saurait être question d'opposer les risques les uns aux autres. Il s'agit plutôt de reconnaître qu'il est nécessaire d'anticiper les crises, en prenant en compte les facteurs complexes dans tous les domaines et en tirant parti des enseignements de la gestion de crise dans le nucléaire. <br />   <br />  Le débat public sur la gestion de crise met cependant en évidence un paradoxe propre à nos sociétés occidentales. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à faire part d'inquiétudes face aux technologies mal maîtrisées, mais ces craintes sont taxées d'irrationnelles par les experts. En retour, ces experts sont accusés d'avoir des conflits d'intérêts. <br />   <br />  Les deux points de vue sont en partie justes. Ainsi, les craintes des populations et des lanceurs d'alerte se sont souvent avérées fondées face aux catastrophes liées à la technologie. D'autre part, on ne peut nier les avantages du développement technique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Samsung vit une véritable catastrophe industrielle</title>
   <updated>2016-10-11T16:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Samsung-vit-une-veritable-catastrophe-industrielle_a1389.html</id>
   <category term="Gestion opérationnelle" />
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   <published>2016-10-11T16:39:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
D’incident marketing et commercial, l’affaire du Galaxy Note 7 qui prend feu est devenu une catastrophe industrielle pour le groupe. Les crises se sont multipliées pour un téléphone qui devait permettre au fabricant de rester au-dessus de la concurrence. Pour l’heure on évalue à minimum un milliard de dollars les pertes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/10375807-16986015.jpg?v=1476196825" alt="Samsung vit une véritable catastrophe industrielle" title="Samsung vit une véritable catastrophe industrielle" />
     </div>
     <div>
      C’est de pire en pire pour Samsung. Les incidents se sont multipliés avec la sortie du tout dernier téléphone intelligent. Le Galaxy Note 7 est maintenant un nom qui a marqué l’esprit comme la plus grande catastrophe industrielle de la marque coréenne. Après avoir fait grand bruit début septembre pour le lancement de l’appareil, le fabricant a été obligé de sonner le rappel de 2,5 millions d’exemplaires et retarder la sortie européenne à cause de surchauffes importantes. Quelques jours plus tard, alors que le groupe avait annoncé fièrement le remplacement d’un million de téléphones, de nouveaux incidents ont donné le coup de grâce. <br />   <br />  «&nbsp;<em>Mercredi 5&nbsp;octobre, à l’aéroport de Louisville aux États-Unis, un avion a ainsi dû être évacué lorsqu’un Galaxy Note 7 a commencé à émettre de la fumée dans la cabine. En Chine et en Inde, deux très gros marchés pour Samsung, des cas d’explosions ont également été recensés. L’affaire est devenue mondiale. Toutes les compagnies aériennes demandent maintenant à leurs passagers possédant un Galaxy Note 7 de se faire connaître auprès de l’équipage. Des services de messagerie comme UPS et Fedex ont refusé de transporter l’appareil</em>&nbsp;» raconte <em>La Croix</em>. <br />   <br />  Des opérateurs américains et un australien ont déclaré ne pas vouloir poursuivre les échanges. La production a été arrêtée et on voit mal comment le téléphone pourrait faire oublier cette histoire. Au-delà de l’anecdote, c’est une catastrophe industrielle&nbsp;explique le quotidien :&nbsp;«&nbsp;<em>Le coût de ce loupé, est évalué au minimum à un milliard de dollars (890&nbsp;millions d’euros) par les analystes, soit 15&nbsp;% des résultats opérationnels du groupe. Mais la facture pourrait s’avérer encore plus salée, si l’on tient compte des effets négatifs en termes d’image, pour une entreprise, jusqu’alors réputé pour la fiabilité de ses produits</em>.&nbsp;»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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