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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-15T03:16:29+02:00</updated>
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   <title>La Chine ne veut pas de la préférence made in Europe voulue par l'Union européenne</title>
   <updated>2026-04-27T11:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/La-Chine-ne-veut-pas-de-la-preference-made-in-Europe-voulue-par-l-Union-europeenne_a4283.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2026-04-27T10:51:00+02:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Chine menace l'Union européenne de contre-mesures si elle adopte sa loi d'accélération industrielle instaurant une préférence "made in Europe". Pékin dénonce une discrimination contre ses entreprises dans les secteurs stratégiques comme l'automobile électrique et les énergies décarbonées.     <div><b>La Chine oppose sa détermination au projet européen de préférence industrielle </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96273717-67150597.jpg?v=1777280373" alt="La Chine ne veut pas de la préférence made in Europe voulue par l'Union européenne" title="La Chine ne veut pas de la préférence made in Europe voulue par l'Union européenne" />
     </div>
     <div>
      L'Empire du Milieu a durci le ton ce lundi 27 avril face aux ambitions européennes de réindustrialisation. Pékin menace désormais l'Union européenne de "contre-mesures" si Bruxelles persiste dans son projet de loi d'accélération industrielle, qu'elle accuse de discrimination systémique à l'égard des entreprises chinoises. Cette escalade diplomatique dévoile les tensions croissantes qui entourent la stratégie européenne du "made in Europe". <br />   <br />  Le ministère chinois du Commerce a exprimé ses "graves préoccupations" dans un communiqué officiel, après avoir transmis ses observations à la Commission européenne le 24 avril. La formulation diplomatique dissimule à peine l'irritation de Pékin face à ce qu'elle perçoit comme une offensive protectionniste européenne. Un projet de loi européen aux implications stratégiques majeures Présenté le 4 mars dernier par la Commission européenne, le projet de loi d'"accélération industrielle" marque une rupture doctrinale pour l'Union. Comme l'a souligné le vice-président français Stéphane Séjourné, il s'agit de "plus qu'un simple changement de mode opératoire, c'est un changement de doctrine encore impensable il y a seulement quelques mois". L'objectif affiché par Bruxelles se révèle particulièrement ambitieux : porter la part de l'industrie à 20% du PIB européen d'ici 2035, contre 14% actuellement. Cette métamorphose économique nécessite l'instauration d'une "préférence" européenne, mesure longtemps considérée comme taboue en raison de son caractère protectionniste assumé. Quatre secteurs stratégiques dans le collimateur chinois Les dispositions du texte européen ciblent directement les forces économiques chinoises. Le projet exige des entreprises bénéficiant de fonds publics "un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d'Europe" dans plusieurs domaines considérés comme névralgiques. L'industrie automobile figure en première ligne, particulièrement les véhicules électriques où la Chine exerce actuellement une domination mondiale. Les technologies d'énergies décarbonées constituent un autre terrain de confrontation, englobant panneaux solaires, batteries et pompes à chaleur. Le secteur nucléaire et ses composants critiques, ainsi que les industries lourdes et matières premières cruciales complètent cette liste stratégique. Cette stratégie européenne s'attaque frontalement aux secteurs où les entreprises chinoises ont consolidé leur hégémonie, souvent grâce à des subventions publiques massives que dénoncent depuis longtemps les Européens. Les menaces de représailles chinoises prennent forme La réaction de la Chine ne s'est guère fait attendre. "Si l'UE ignore les suggestions de la Chine et insiste pour faire adopter ce texte, portant ainsi préjudice aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n'aura d'autre choix que de prendre des contre-mesures", a prévenu le ministère du Commerce dans des termes particulièrement tranchants. Pékin dénonce notamment l'instauration de "clauses exclusives d'origine UE" dans la passation des marchés publics et les politiques de soutien public. Selon les autorités chinoises, ces dispositions créent une discrimination systématique contre les investisseurs chinois dans quatre secteurs émergents stratégiques. Cette montée en tension s'inscrit dans un contexte géopolitique déjà éprouvé, où les tensions commerciales internationales se multiplient entre les deux géants économiques. L'Europe face au défi de la concurrence déloyale chinoise La stratégie européenne répond à des préoccupations légitimes concernant la concurrence exercée par les entreprises chinoises. Ces dernières bénéficient historiquement de subventions publiques considérables qui faussent la concurrence internationale, créant des distorsions particulièrement visibles dans les secteurs de haute technologie. L'Union européenne cherche ainsi à rééquilibrer un rapport de forces économique longtemps défavorable. La dépendance européenne aux chaînes d'approvisionnement chinoises, révélée cruellement lors de la pandémie de Covid-19, a accéléré cette prise de conscience stratégique. Néanmoins, la mise en œuvre de ces mesures protectionnistes soulève des interrogations sur leurs implications pour les consommateurs européens et l'économie mondiale. Les "contre-mesures" promises par la Chine pourraient déclencher une spirale de représailles commerciales aux conséquences imprévisibles. Un processus législatif sous haute surveillance diplomatique Le projet de loi européen doit encore franchir plusieurs étapes cruciales avant son adoption définitive. Les États membres et le Parlement européen devront l'approuver, un processus que la Chine "suivra attentivement" selon les termes de son ministère du Commerce. Pékin se dit "prêt à dialoguer", laissant entrevoir une possible négociation diplomatique pour atténuer les aspects les plus controversés du texte. Cependant, la fermeté du ton chinois suggère que toute concession européenne devra être substantielle pour éviter l'escalade commerciale. Cette confrontation illustre parfaitement les défis de l'interdépendance économique mondiale dans un contexte de rivalités géopolitiques croissantes. L'issue de ce bras de fer déterminera en grande partie l'avenir des relations commerciales sino-européennes et pourrait redéfinir les règles du commerce international pour les années à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois</title>
   <updated>2026-03-26T13:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Nouveaux-pouvoirs-douaniers-comment-la-France-compte-bloquer-le-contournement-fiscal-des-geants-chinois_a4239.html</id>
   <category term="Commerce et distribution" />
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   <published>2026-03-26T13:20:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face au contournement de la taxe petits colis par les plateformes chinoises, le gouvernement français octroie de nouveaux pouvoirs douaniers à ses agents. Ces mesures permettent désormais de contrôler les marchandises sur tout le territoire, même après dédouanement dans un autre pays européen.     <div><b> De nouveaux pouvoirs douaniers contre le contournement de la taxe petits colis</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95627381-66818696.jpg?v=1774527735" alt="Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois" title="Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois" />
     </div>
     <div>
      Face aux stratégies d'évitement des plateformes chinoises comme Temu et AliExpress, le gouvernement français vient d'octroyer de nouveaux pouvoirs douaniers à ses agents. Ces mesures visent à contrer le contournement systématique de la taxe de deux euros sur les petits colis. <br />   <br />  Depuis le 1er mars 2026, en effet, la France impose une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur les grandes plateformes d'e-commerce. Cette mesure cible spécifiquement les colis de faible valeur, inférieure à 150 euros, qui arrivent massivement depuis l'Asie et échappaient jusqu'ici aux droits de douane. <br />   <br />  Les chiffres révèlent l'ampleur du phénomène : en France, le nombre d'articles contenus dans ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, représentant une valeur de 5,58 milliards d'euros.<strong> À l'échelle européenne, 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en 2025, à 97 % en provenance de Chine.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Contournement logistique : la riposte des géants chinois</b></div>
     <div>
      Les plateformes visées ont rapidement adapté leurs circuits de distribution. Plutôt que d'expédier directement vers la France, elles ont réorienté leurs flux logistiques en passant par d'autres pays européens non concernés par cette taxe, avant un acheminement final par camion. <br />   <br />  <strong>Face à ces manœuvres, le gouvernement a publié mercredi 25 mars 2026 un arrêté au Journal officiel étendant significativement les prérogatives des douanes. </strong>Ces nouveaux pouvoirs douaniers marquent un changement de paradigme : la surveillance ne se limite plus aux frontières mais s'étend à l'ensemble du territoire national. <br />   <br />  Concrètement, les agents des douanes peuvent désormais : contrôler les colis ayant été préalablement dédouanés dans un autre pays membre de l'Union européenne, intervenir après l'entrée sur le territoire français, inspecter les marchandises dans les entrepôts et sur les axes routiers et constater et sanctionner les non-conformités aux normes applicables.&nbsp;<strong>Cette extension de compétences permet aux douanes françaises d'agir même sur des marchandises « mises en libre pratique » dans un autre État membre, brisant ainsi le bouclier juridique que représentait le passage par un autre pays européen.&nbsp;</strong> <br />   <br />  La stratégie française s'inscrit dans une logique plus large d'harmonisation européenne. Dès juillet 2026, un droit de douane européen de 3 euros viendra s'ajouter à la taxe française, portant la taxation totale à cinq euros par catégorie d'article. L'objectif est clair : créer un système fiscal européen cohérent qui empêche le « shopping fiscal » entre États membres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Commerce : la Chine prouve à Trump qu’il avait tort</title>
   <updated>2026-03-11T13:41:00+01:00</updated>
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   <category term="Commerce et distribution" />
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   <published>2026-03-11T13:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Baptiste Giraud</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Malgré les taxes douanières brandies par Donald Trump comme une arme centrale contre Pékin, l’exportation chinoise n’a pas plié. Elle a changé de route, accéléré sur d’autres marchés et profité d’un appareil productif resté redoutablement compétitif, au point de transformer la pression américaine en simple contrainte de réorganisation plutôt qu’en coup d’arrêt.     <div><b>États-Unis : la rupture n’a pas cassé la dynamique chinoise</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95251091-66666036.jpg?v=1773232844" alt="Commerce : la Chine prouve à Trump qu’il avait tort" title="Commerce : la Chine prouve à Trump qu’il avait tort" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le 10 mars 2026, les statistiques du commerce extérieur chinois ont confirmé ce basculement. Les exportations de la Chine ont progressé de 21,8 % sur un an en janvier-février 2026, pendant que les échanges avec les États-Unis reculaient nettement.</strong> L’angle est clair : la stratégie de Donald Trump n’a pas stoppé la machine commerciale chinoise. Elle a surtout accéléré sa diversification. <br />  L’idée de départ de Washington était simple. En relevant les barrières douanières sur les produits chinois, les États-Unis espéraient réduire leur dépendance, renchérir les biens venus de Chine et contraindre Pékin à revoir son modèle centré sur la production industrielle et les ventes à l’étranger. Sur le papier, le levier paraissait puissant. Dans les faits, il n’a pas suffi. <br />   <br />  Les chiffres les plus récents montrent d’abord une réalité paradoxale. Les flux commerciaux entre la Chine et les États-Unis se sont bien contractés, mais l’exportation chinoise, elle, a continué à grimper. <strong>AP News rapporte ainsi une baisse de 11 % des exportations chinoises vers les États-Unis au début de l’année, tandis que les importations chinoises en provenance des États-Unis ont chuté d’environ 27 %.</strong> Dans le même temps, l’excédent commercial mondial de la Chine a atteint 213,6 milliards de dollars. <br />   <br />  Cette dissociation entre recul bilatéral et essor global résume l’échec de la stratégie de Donald Trump. Le pari américain supposait que les États-Unis demeuraient le débouché incontournable des usines chinoises. Or ce n’est plus le cas. Selon les données officielles relayées par le Conseil d’État chinois le 10 mars 2026, <strong>le commerce total de biens de la Chine a atteint 7 730 milliards de yuans</strong> sur les deux premiers mois de l’année, en hausse de 18,3 %, tandis que les exportations seules ont totalisé 4 620 milliards de yuans, en progression de 19,2 %. Les États-Unis ne sont donc plus en position de bloquer à eux seuls la trajectoire extérieure de la deuxième économie mondiale. <br />   <br />  Reuters a même ajouté un élément politique décisif : après une décision récente de la Cour suprême américaine, le taux effectif pondéré des droits de douane américains sur les produits chinois est retombé de 32,4 % à 22,3 %. Cela signifie que l’édifice tarifaire présenté comme un instrument durable de pression s’est lui-même fissuré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La production chinoise a contourné la taxe par la diversification des marchés</b></div>
     <div>
      La vraie force de Pékin ne réside pas seulement dans ses volumes. Elle tient aussi à sa capacité d’adaptation. <strong>Selon AP News, les exportations chinoises vers l’Union européenne ont augmenté d’environ 28 % au début de 2026, tandis que celles vers l’Amérique latine ont progressé de 16 %. </strong>Le Conseil d’État chinois donne une image encore plus large : les échanges avec l’Union européenne ont avancé de 19,9 %, ceux avec l’Afrique de 34,2 % et ceux avec l’Amérique latine de 19,7 %. Les échanges avec les pays partenaires des Nouvelles routes de la soie ont, eux, atteint 4 020 milliards de yuans, en hausse de 20 %. <br />    Ce déplacement géographique montre que la taxe douanière américaine a agi comme un aiguillon, non comme un frein définitif. Reuters observe d’ailleurs que de nombreuses entreprises chinoises regardent désormais l’Amérique du Nord comme un marché secondaire. <br />    Cette réorientation a été facilitée par la structure même de la production chinoise. Le pays ne vend pas seulement des produits bon marché. Il exporte de plus en plus de biens industriels à forte demande. <strong>Le pays enregistre ainsi une hausse de près de 73 % en valeur des exportations de semi-conducteurs sur les deux premiers mois de l’année, un bond de 67 % pour les automobiles et une progression de 27 % pour les produits mécaniques et électriques.</strong> <br />    Cette dynamique sectorielle a neutralisé une partie de l’effet recherché par Washington. Quand la demande mondiale reste forte sur les puces, les véhicules ou les équipements électriques, il devient beaucoup plus difficile d’étrangler un exportateur dominant simplement par la douane. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exportation et douane : pourquoi la stratégie de Trump s’est retournée contre Washington</b></div>
     <div>
      La logique trumpienne reposait sur une vision très bilatérale du rapport de force. Elle supposait qu’en taxant la Chine, les États-Unis forceraient un rééquilibrage global. <strong>Mais le commerce international ne fonctionne plus comme une simple confrontation à deux. Il repose sur des chaînes d’approvisionnement éclatées, sur des arbitrages rapides entre régions et sur une recherche permanente de nouveaux débouchés. En frappant la Chine, Washington a bien perturbé certains flux. Il n’a pas réduit la capacité chinoise à vendre au reste du monde.</strong> <br />    Cette erreur d’appréciation apparaît dans la manière dont la Chine a absorbé le choc. Reuters rappelait qu’un sondage d’économistes anticipait déjà un excédent commercial de 179,6 milliards de dollars sur janvier-février, au-dessus des 169,21 milliards de la même période un an plus tôt. Les chiffres définitifs ont été encore plus élevés. Pékin a donc continué de tirer une partie essentielle de sa croissance de son commerce extérieur, même dans un environnement conflictuel. <br />    En réalité, les taxes douanières ont surtout produit trois effets inattendus. <strong>D’abord, elles ont encouragé les entreprises chinoises à accélérer leur implantation commerciale en Afrique, en Amérique latine, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient. </strong>Ensuite, elles ont poussé Pékin à monter en gamme sur des secteurs où la concurrence mondiale reste incomplète. Enfin, elles ont contribué à fragmenter les circuits commerciaux sans supprimer la compétitivité chinoise. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Chine : un objectif de croissance sous 5 %, signal d’un nouveau modèle</title>
   <updated>2026-03-05T10:20:00+01:00</updated>
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   <category term="International" />
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   <published>2026-03-05T10:16:00+01:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 5 mars 2026, lors de l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire à Pékin, le gouvernement chinois a présenté ses grandes orientations économiques pour l’année. Au cœur de l’annonce : un objectif de croissance du PIB compris entre 4,5 % et 5 % pour 2026, selon le rapport d’activité publié par les autorités.     <div><b>Chine : un objectif de croissance 2026 revu à la baisse</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95104967-66605095.jpg?v=1772702446" alt="Chine : un objectif de croissance sous 5 %, signal d’un nouveau modèle" title="Chine : un objectif de croissance sous 5 %, signal d’un nouveau modèle" />
     </div>
     <div>
      Le gouvernement chinois a choisi pour 2026 une cible comprise entre 4,5 % et 5 %, ce qui constitue une évolution importante de la stratégie économique nationale. <strong>Dans son rapport, l’exécutif indique que le pays « vise une croissance d’environ 4,5 % à 5 % cette année et s’efforcera de faire mieux dans la pratique », selon le document officiel relayé par <a class="link" href="https://english.www.gov.cn/2026special/2026npcandcpcc/202603/05/content_WS69a8ea12c6d00ca5f9a0987b.html" rel="nofollow" target="_blank">Xinhua.</a></strong> <br />   <br />  Cette annonce est d’autant plus significative que la Chine s’était habituée à des objectifs fixes proches de 5 % ces dernières années. La nouvelle fourchette introduit davantage de flexibilité dans la gestion économique. Elle reflète aussi une volonté de ne plus promettre un niveau de croissance difficile à atteindre dans un contexte international incertain. <br />   <br />  Les économistes anticipaient déjà ce mouvement. <strong>Un sondage réalisé par Reuters auprès d’analystes indiquait que la croissance chinoise pourrait ralentir autour de 4,5 % en 2026, ce qui aurait mécaniquement accru la pression sur les autorités pour soutenir l’activité</strong>. La baisse est donc partiellement anticipée par les marchés, mais son officialisation marque un tournant politique. Pékin reconnaît explicitement que l’économie entre dans une phase de progression plus lente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une baisse liée à plusieurs fragilités structurelles</b></div>
     <div>
      Si la croissance ralentit, c’est d’abord en raison de déséquilibres internes persistants. L’un des principaux problèmes concerne la faiblesse de la consommation intérieure. Selon Euronews, <strong>la croissance récente a été largement soutenue par les exportations alors que la demande domestique reste relativement faible</strong>. Le secteur immobilier constitue une autre source de pression. Depuis plusieurs années, les difficultés financières de grands promoteurs et le ralentissement du marché du logement ont réduit un moteur traditionnel de l’économie chinoise. <br />   <br />  Ces fragilités expliquent pourquoi plusieurs provinces ont déjà abaissé leurs propres objectifs économiques avant même l’annonce nationale. <strong>Une analyse reprise par Reuters indique que près des deux tiers des gouvernements provinciaux ont revu leurs ambitions à la baisse pour 2026, préparant le terrain à un objectif national plus prudent</strong>. Le Guangdong, province industrielle majeure, vise une croissance comprise entre 4,5 % et 5 %, tandis que le Jiangsu table sur 5 %. <br />   <br />  Michelle Lam, économiste spécialiste de la Chine chez Société Générale citée par <a class="link" href="https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/la-chine-s-apprete-a-reviser-a-la-baisse-ses-ambitions-de-croissance-et-amorce-un-timide-reequilibra-ce7e5cdddc80f42d" rel="nofollow" target="_blank">Zone Bourse</a>, estime qu’un objectif plus bas peut signaler « une plus grande volonté des décideurs de tolérer une croissance plus lente mais plus durable », plutôt que de recourir à des plans de relance massifs alimentés par la dette.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Chine : un modèle de croissance qui se transforme</b></div>
     <div>
      La révision de l’objectif de croissance s’inscrit aussi dans une transformation plus large du modèle économique chinois. Pékin cherche désormais à privilégier la qualité de la croissance plutôt que sa vitesse. <br />   <br />  Le nouveau cycle du plan quinquennal 2026-2030 met notamment l’accent sur les secteurs technologiques, les industries de pointe et la transition énergétique.<strong> Selon CNews, les autorités veulent renforcer des domaines comme l’intelligence artificielle, les technologies avancées et les énergies vertes pour soutenir la prochaine phase de développement économique.</strong> <br />   <br />  Dans le même temps, le gouvernement fixe plusieurs objectifs économiques et sociaux pour accompagner ce ralentissement contrôlé. <strong>Le rapport officiel prévoit par exemple un taux de chômage urbain d’environ 5,5 % et plus de 12 millions de créations d’emplois en ville en 2026.</strong> <br />   <br />  L’inflation devrait rester autour de 2 %, ce qui montre que la priorité est donnée à la stabilité macroéconomique plutôt qu’à une accélération de l’activité. Cette stratégie traduit un choix clair : accepter un rythme de croissance légèrement plus faible pour réduire les risques financiers, stabiliser le marché du travail et réorienter l’économie vers des secteurs plus innovants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Venezuela : Trump ouvre le jeu pétrolier à la Chine, un pari économique à haut risque</title>
   <updated>2026-02-02T15:35:00+01:00</updated>
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   <published>2026-02-02T15:25:00+01:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En se disant favorable aux investissements pétroliers chinois au Venezuela, Donald Trump redistribue les cartes économiques autour d’un pays clé, fragilisé mais riche en ressources. Derrière cette ouverture se joue une bataille de valeur, de contrôle et d’influence entre États-Unis, Chine et acteurs locaux.     <div><b>Une industrie stratégique en quête de capitaux</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94043656-65618389.jpg?v=1770042905" alt="Venezuela : Trump ouvre le jeu pétrolier à la Chine, un pari économique à haut risque" title="Venezuela : Trump ouvre le jeu pétrolier à la Chine, un pari économique à haut risque" />
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      Le Venezuela dispose d’un atout unique : environ 303 milliards de barils de réserves prouvées, soit les plus importantes au monde. Pourtant, cette richesse reste largement sous-exploitée. Début 2026, la production pétrolière plafonne autour de 880 000 barils par jour, un niveau historiquement bas, conséquence directe de plusieurs années de sous-investissement, de sanctions et de dégradation des infrastructures. <br />   <br />  Dans ces conditions, la relance du secteur nécessite des volumes massifs de capitaux, des technologies adaptées et une capacité à remettre rapidement en service des installations vieillissantes. Or, l’État vénézuélien ne dispose plus des moyens financiers suffisants pour porter seul cet effort. L’ouverture aux investisseurs étrangers apparaît donc moins comme un choix idéologique que comme une contrainte économique. <br />   <br />  Avant la rupture politique récente, la Chine occupait déjà une place centrale dans l’économie pétrolière vénézuélienne. Pékin figurait parmi les principaux acheteurs de brut et avait structuré une relation financière reposant sur des prêts remboursés en pétrole. Cette présence explique pourquoi la Chine reste l’un des rares acteurs capables d’intervenir rapidement, malgré un environnement politique et juridique instable.
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     <div><b>Etats-Unis et Chine : un partage de valeur sous supervision américaine</b></div>
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      Les déclarations de Donald Trump traduisent une inflexion pragmatique. En acceptant les investissements chinois, Washington reconnaît que la remise en route du secteur pétrolier vénézuélien passe par des capitaux extérieurs. Mais cette ouverture est strictement encadrée. Le président américain a indiqué que les États-Unis entendaient capter une partie des bénéfices générés, affirmant que Washington était désormais « aux commandes » du pays. <br />   <br />  Autrement dit, la Chine est invitée à participer à la création de valeur, mais dans un cadre défini par les États-Unis. Pour Washington, l’objectif est double. D’une part, relancer une production pétrolière susceptible de stabiliser les marchés et d’alimenter certaines chaînes de raffinage. D’autre part, reprendre la main sur un pays longtemps perçu comme un terrain d’influence concurrente en Amérique latine. <br />   <br />  Pour Pékin, l’équation est plus délicate. Investir permettrait de sécuriser des approvisionnements et de préserver des intérêts historiques. En revanche, accepter un cadre dominé par les États-Unis limite la marge de manœuvre stratégique et financière. La Chine doit donc arbitrer entre rendement économique et acceptation d’un rapport de force défavorable. <br />   <br />  Pour le Venezuela, enfin, ce schéma pose une question centrale : celle du contrôle de la valeur créée. Si l’afflux de capitaux étrangers peut relancer l’activité et générer des recettes à court terme, le partage des bénéfices avec des puissances extérieures réduit la capacité du pays à capter pleinement la rente pétrolière. Le pétrole, moteur potentiel de redressement, devient ainsi aussi un révélateur de dépendance économique.
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