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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-12T08:22:39+02:00</updated>
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   <title>Les Français veulent un plafond pour réglementer le salaire des patrons quand l'Etat est fonctionnaire</title>
   <updated>2016-04-01T17:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Les-Francais-veulent-un-plafond-pour-reglementer-le-salaire-des-patrons-quand-l-Etat-est-fonctionnaire_a1246.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2016-04-01T17:21:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les Français sont pour un plafond qui régulerait le salaire des dirigeants d’entreprises, et ce quand l'État est actionnaire.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/9237608-14743910.jpg?v=1459525914" alt="Les Français veulent un plafond pour réglementer le salaire des patrons quand l'Etat est fonctionnaire" title="Les Français veulent un plafond pour réglementer le salaire des patrons quand l'Etat est fonctionnaire" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.lepoint.fr/economie/salaires-des-patrons-les-francais-pour-un-plafond-quand-l-etat-est-actionnaire-31-03-2016-2029155_28.php">Un article en ligne du journal Le Point, d’après une dépêche AFP</a>, explique que «&nbsp;<em>depuis le début de la semaine, la rémunération du PDG de PSA fait l'objet d'une polémique, Carlos Tavares ayant gagné 5,24 millions d'euros en 2015.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  L’article du Point souligne ainsi qu’&nbsp;«&nbsp;<em>une très large majorité de Français est favorable au plafonnement des salaires des dirigeants d'entreprises dont l'État est actionnaire, selon un sondage OpinionWay pour Tilder et LCI, publié jeudi, après la polémique sur la rémunération du patron de PSA Peugeot Citroën.&nbsp;»</em> <br />   <br />  On y apprend que «<em>&nbsp;l'idée est plébiscitée par 86 % des Français, dont 57 % qui s'y disent "tout à fait favorables" et 29 % "plutôt favorables". La proportion atteint même 95 % chez les salariés du public et les électeurs de François Hollande en 2012. Ce sondage a été réalisé sur Internet les 30 et 31 mars, sur un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le salaire qui fait scandale</b></div>
     <div>
      Par ailleurs, depuis quelques jours, «<em>&nbsp;la rémunération du président du directoire du constructeur automobile PSA fait l'objet d'une polémique, Carlos Tavares ayant gagné 5,24 millions d'euros en 2015, soit près du double de l'année précédente. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a fait savoir que l'État, actionnaire du groupe à hauteur de 14 %, avait voté contre cette hausse jugée "dommageable", tandis que le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a estimé que Carlos Tavares avait "tort de faire abstraction de la sensibilité des Français" sur le sujet. La rémunération des patrons français constitue un sujet de polémique récurrent.&nbsp;»</em> <br />   <br />  L’article du Point ajoute que <em>«&nbsp;le gouvernement, après avoir plafonné en 2012 la compensation des dirigeants d'entreprises publiques à 450 000 euros par an, s'est déjà prononcé ces dernières années contre les rémunérations jugées excessives des patrons de plusieurs grands groupes dont il est actionnaire, dont Renault, Safran et Thales. L'État a ainsi voté en 2015 contre la rémunération du PDG de Renault, Carlos Ghosn, qui s'était alors élevée à 7,22 millions d'euros. Le prédécesseur de Mario Tavares chez PSA, Philippe Varin, avait de son côté dû renoncer en 2013 à une retraite-chapeau de 21 millions d'euros après une avalanche de critiques.&nbsp;»</em> <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.lepoint.fr/economie/salaires-des-patrons-les-francais-pour-un-plafond-quand-l-etat-est-actionnaire-31-03-2016-2029155_28.php">Lire l'intégralité de l'article du Point ici.</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Air France : de violents heurts contre les dirigeants</title>
   <updated>2015-10-05T20:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Air-France-de-violents-heurts-contre-les-dirigeants_a1127.html</id>
   <category term="Economie &amp; société" />
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/8350546-13085096.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-05T12:58:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Des dirigeants d’Air France ont été violentés par des salariés, à la suite d’une annonce de suppression de postes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/8350546-13085096.jpg?v=1444068883" alt="Air France : de violents heurts contre les dirigeants" title="Air France : de violents heurts contre les dirigeants" />
     </div>
     <div>
      La compagnie aérienne française Air France a vu plusieurs de ses dirigeants victimes de violences de la part de nombreux salariés, suite à l’annonce de suppression de postes. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="http://www.lepoint.fr/societe/air-france-porte-plainte-apres-des-violences-physiques-contre-ses-dirigeants-05-10-2015-1970783_23.php">Dans un article en ligne du journal Le Point, d’après une dépêche AFP</a>, revient sur ces incidents. D’après l’article, la compagnie aérienne a <em>«&nbsp;condamné ces violences qui ont fait 7 blessés et annoncé le dépôt d'une plainte. Manuel Valls et Alain Vidalies se sont dits scandalisés.&nbsp;»</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un conflit qui a « brutalement dégénéré »</b></div>
     <div>
      L’article du Point explique que «&nbsp;<em>le conflit à Air France a brutalement dégénéré lundi avec l'agression du DRH Xavier Broseta, qui a manqué « se faire lyncher », après la confirmation de la possible suppression de 2 900 postes. Sous les cris « à poil, à poil » et « démission », le directeur des ressources humaines s'est retrouvé torse nu, puis a été évacué en marge de la réunion du comité central d'entreprise (CCE) de la compagnie aérienne</em>&nbsp;», d’après le constat de plusieurs journalistes de l’AFP. <br />   <br />  L’article poursuit, affirmant que «&nbsp;<em>le DRH d'Air France refuse cependant que l'opprobre soit jeté sur l'ensemble du personnel.</em>&nbsp;» L’article parle d’un bilan particulier&nbsp;: <em>«&nbsp;Les violences commises par des manifestants ont fait au total sept blessés dont un grave, un vigile désormais sorti du coma, selon un porte-parole de la compagnie aérienne. Air France a annoncé son intention de porter plainte.&nbsp;»</em> <br />   <br />  Le Point précise que le DRH d’Air France <em>« a manqué de se faire lyncher</em> », selon une source syndicale. <em>«&nbsp;Ces événements ont fait réagir depuis le&nbsp;<a class="link" href="http://www.lepoint.fr/tags/japon">Japon</a>  &nbsp;<a class="link" href="http://www.lepoint.fr/tags/manuel-valls">Manuel Valls</a>, ‘scandalisé par les violences inacceptables auxquelles se sont livrés des manifestants en marge du CCE d'Air France’.&nbsp;» « Il exprime tout son soutien à la direction d'Air France, à Frédéric Gagey et à Xavier Broseta, agressés physiquement lors de la séance</em> », a-t-il ajouté. L’article ajoute qu’&nbsp;«&nbsp;<em>interrompu au bout d'une heure par l'intrusion de plusieurs centaines de salariés, le CCE ne reprendra pas lundi, ont indiqué plusieurs sources syndicales.&nbsp;»</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>TPE et PME, des chefs d’entreprises entre stress et enthousiasme</title>
   <updated>2014-04-14T17:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/TPE-et-PME-des-chefs-d-entreprises-entre-stress-et-enthousiasme_a691.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2014-04-14T10:54:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une étude menée par American Express en collaboration avec l’institut de sondage Ipsos, publiée le 10 avril 2014, met en lumière l’état d’esprit des dirigeants des TPE et des PME. Elle évalue notamment leurs sentiments vis-à-vis d’un quotidien conditionné par leurs fonctions. Décryptage.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/6523291-9840142.jpg?v=1397466478" alt="TPE et PME, des chefs d’entreprises entre stress et enthousiasme" title="TPE et PME, des chefs d’entreprises entre stress et enthousiasme" />
     </div>
     <div>
      Alors que l’opinion publique prend conscience du rôle moteur des chefs d’entreprise dans la compétitivité des sociétés, la création d’emplois et le dynamisme des territoires, l’étude menée, à l’initiative du groupe American Express auprès de 401 dirigeants de TPE-PME, tend à identifier leurs bilans, leurs ressentis et leurs attentes. <br />   <br />  D’une manière générale, les dirigeants de TPE-PME se montrent relativement inquiets, au regard d’une conjoncture actuelle difficile. C’est le mot «&nbsp;stress&nbsp;» qui ressort à 37% pour décrire au mieux leur état d’esprit quotidien. Un sentiment partagé davantage par les dirigeants de TPE (39%) que les dirigeants de PME (28%). Le deuxième sentiment le plus cité est celui de «&nbsp;contrainte&nbsp;» (29%), notamment pour les chefs d’entreprise du secteur du commerce (45%). Adviennent ensuite des sentiments plus positifs tels que l’enthousiasme (27%), la liberté (27%) et la fierté (22%). <br />   <br />  Alors même que 41% des dirigeants interrogés déclarent que leur vie quotidienne ne répond pas à celle qu’ils imaginaient lorsqu’ils ont amorcé le développement de leur activité, près des trois quarts déclarent que si c’était à refaire, ils choisiraient à nouveau de diriger une entreprise. 70% des professionnels déclarent également qu’ils ne renonceraient pour rien au monde à leur liberté d’entrepreneur et 84% qu’ils sont fiers de créer des emplois. <br />   <br />  Cette enquête met donc en évidence chez les dirigeants de TPE et de PME un sentiment partagé entre le stress du quotidien, souvent lié à des contraintes de tout ordre pesant sur le fonctionnement de la société, et l’enthousiasme à exercer leur profession. Mettre en place un accompagnement dans certains domaines serait peut-être la solution pour faire pencher la balance du côté positif. Aussi 32% des sondés souhaiteraient éventuellement être déchargés des formalités administratives, 25% de la prospection de nouveaux clients et 19% sont demandeurs de conseils juridiques. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Patrick Chassagne : « le projet entrepreneurial comme projet de vie »</title>
   <updated>2019-04-16T15:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Patrick-Chassagne-le-projet-entrepreneurial-comme-projet-de-vie_a675.html</id>
   <category term="Corporate management" />
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/6456371-9736415.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-03-24T09:34:00+01:00</published>
   <author><name>Guillaume Mailloux</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Métiers de rencontres et d’observation, le conseil et le coaching fascinent par la relation de proximité qu’ils supposent à l’égard de leur client. Patrick Chassagne, l’un des cofondateurs du cabinet Melcion, a même fait de cette proximité son cœur de métier. Pour cet interlocuteur privilégié des entrepreneurs français, le conseil éclairé passe d’abord par la connaissance de l’autre. Fort de ses années passées auprès des patrons français, il partage avec nous quelques-uns de leurs états d’âmes.     <div><b>Vous accompagnez des entrepreneurs dans la conduite de leurs projets de développement. Qu’est-ce qui fonde, d’après vous, votre légitimité à leurs yeux ?</b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/6456371-9736415.jpg?v=1395650628" alt="Patrick Chassagne : « le projet entrepreneurial comme projet de vie »" title="Patrick Chassagne : « le projet entrepreneurial comme projet de vie »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Patrick Chassagne&nbsp;:</strong> L’expérience collective est au centre de la légitimité de Melcion, notre partnership. Il s’agit de la somme de toutes les rencontres (plus de 10.000…) de ces 18 dernières années, au cours desquelles nous nous sommes focalisés sur les entrepreneurs. Nous avons pu observer des effets différents émergeant de causes apparemment très similaires. Notre démarche est scientifique, riche d’une grande expertise et d’une grande expérience combinées. Même si je suis moi-même entrepreneur, mon expérience individuelle ne fait pas sens ici, bien que cela permette de comprendre un état de fait, ou certaines émotions ressenties par les entrepreneurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Où commencent vos missions ? Où s’arrêtent-elles ? </b></div>
     <div>
      Nous accompagnons chaque entrepreneur pendant des années. La seule véritable limite, c’est que nous ne vivions pas la vie d’un entrepreneur à sa place. Notre activité, c’est le conseiller&nbsp;: l’entrepreneur est au centre de sa propre existence, c’est lui qui mène sa vie, qui la dirige. Absolument pas nous. Il ne s’agit en aucun cas d’être dans l’action, dans la prise de décision, mais bien dans le conseil, d’être force de proposition et d’écoute. Disons simplement qu’il n’y a pas de délimitation stricte à nos conseils&nbsp;: tout sujet d’inquiétude ou d’intérêt pour un entrepreneur nous concerne directement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’attribution d’un sens profond au projet entrepreneurial est-il une condition sine qua non de sa réussite ? Existe-t-il des « techniciens des affaires » purs et durs capables de devenir de bons entrepreneurs ?</b></div>
     <div>
      Un bon technicien n’a rien à voir avec un entrepreneur. Il peut, bien entendu, faire un bon dirigeant d‘entreprise, mais ne fait pas un entrepreneur et ne peut pas le devenir. On est entrepreneur ou on ne l’est pas. A l’inverse, si un entrepreneur s’avère être, à force d’expérience ou naturellement, un technicien formidable ou un dirigeant charismatique et réfléchi, tant mieux&nbsp;! Pour autant, même si c’est troublant, un bon entrepreneur n’est pas nécessairement un bon dirigeant. Il doit sans cesse continuer à se former pour s’améliorer et faire face aux nouveaux défis de son entreprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Accompagnez-vous également vos clients dans la construction d’une identité pour leur entreprise, en tant que personne morale indépendante et autonome, ou observez-vous une personnification fréquente, voire quasi-systématique de celle-ci ?</b></div>
     <div>
      L’entreprise, en effet, est le projet de vie. Elle se dissocie de l’entrepreneur. Il y a une identité particulière à l’entreprise, et elle est le fruit de la somme de toutes les personnes impliquées dans le projet. Elle se distingue de la personnalité de l’entrepreneur. Cependant, l’entrepreneur est le premier ambassadeur de l’entreprise, la personnalité la plus visible. Mais celle-ci est toujours plus vaste, et représente un grand nombre de personnalités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous conseillez, pour l’essentiel, des dirigeants propriétaires. En quoi ce statut si répandu affecte-t-il sa posture décisionnelle, ou même ses habitudes ?</b></div>
     <div>
      Il y a belle et bien une posture particulière de l’entrepreneur-dirigeant. Il est différent d’un simple dirigeant. Par définition, le propriétaire est dans la globalité de la situation&nbsp;: il doit gérer simultanément plus de paramètres qu’un dirigeant non-entrepreneur, non-propriétaire. Le rapport au temps, par exemple, diffère profondément. Un entrepreneur est souvent dans une logique à plus long terme. Le projet est aussi un projet de vie, et pas uniquement professionnel. Les différents aspects qu’il doit gérer lui confèrent une spécificité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Y-a-t-il eu, selon vous, une évolution notable du capitalisme familial ces dernières années ?</b></div>
     <div>
      Bien sûr. C’est devenu d’autant plus nécessaire à l’entreprise de pouvoir se situer dans un temps long que les évolutions sont rapides et critiques. Il est complexe de piloter une entreprise aujourd’hui, notamment à cause de la crise profonde qui nous frappe depuis 2007. Or, l’actionnariat familial intègre la famille comme paramètre permettant de donner une direction plus claire au projet d’entreprise. C’est un atout précieux&nbsp;: d’après une étude d’Alain Bloch, les entreprises familiales surperforment les entreprises non familiales en période de crise. Le capitalisme familial intègre un paramètre fondamental en période de doute&nbsp;: un actionnariat stable et à long terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment selon vous a évolué, depuis 2007, la relation de l’entrepreneur au risque ? A-t-on encore « envie de se lancer », en France ?</b></div>
     <div>
      Il s’agit de légendes. L’entrepreneur n’a pas le choix de son activité&nbsp;: l’argent et le risque peuvent être chez certains un moteur puissant, mais ce n’est pas le cas de la majorité des entrepreneurs. Un entrepreneur sait qu’il doit vivre de cette manière, c’est un moyen de réaliser son émancipation. Pour ce qui est de la difficulté de se «&nbsp;lancer&nbsp;», il peut certes aller créer hors de France, encore que ce soit une erreur. Ce n’est pas parce que les choses sont plus difficiles, que le contexte est moins favorable, que l’entrepreneur les fait moins. Plus simplement, disons que le rapport à la difficulté n’est pas dans le spectre d’analyse de l’entrepreneur, ce n’est pas un paramètre qui fait partie de son équation de départ. Prenez un capitaine de bateau naviguant dans une tempête&nbsp;: certes, il fait gros temps, mais on est en plein océan. Alors il fait face et imagine des solutions pour continuer à faire avancer le bateau. Pour l’entrepreneur c’est un peu pareil...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quel regard portez-vous sur la transmission? Comment est-elle vécue par l’entrepreneur ?</b></div>
     <div>
      La transmission est un moment clef. C’est même sans doute le moment le plus important d’un projet entrepreneurial. C’est précisément à cet instant qu’il va dépasser la propre existence de l’entrepreneur. C’est là que ce qu’il a créé passe une génération. Il est enfin pleinement dépassé par son œuvre. Mais l’importance de la transmission fait que l’entrepreneur se doit de la préparer très en amont, et limiter toute improvisation. La transmission, c’est la conclusion naturelle de l’acte d’entreprendre, infiniment plus que de vendre son entreprise. Si vous êtes un entrepreneur, alors, bien souvent,&nbsp; vous devez réfléchir à cette notion comme étant votre première option, voire même votre principale préoccupation. J’en conviens, c’est assez inhabituel d’évoquer ce projet de transmission comme central. Mais bien souvent, faute d’être évoqué assez régulièrement et sérieusement, il passe complètement au second plan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Existe-t-il selon vous une ou plusieurs « éthiques entrepreneuriales » ?</b></div>
     <div>
      C’est difficile à dire. Peut-on définir d’un coup une «&nbsp;éthique entrepreneuriale&nbsp;»&nbsp;? Disons que l’immense majorité des entrepreneurs sont des gens avec un grand sens de l’éthique. Après, naturellement, tout dépend par ce que l’on entend par «&nbsp;éthique&nbsp;». Du point de vue moral, les études sociologiques indiquent que 97% des citoyens sont honnêtes. Les entrepreneurs sont sans doute sur ce plan des citoyens comme les autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment définissez-vous la « fibre entrepreneuriale », en fin de compte ?</b></div>
     <div>
      La fibre entrepreneuriale, c’est la différence qui nous pousse à essayer de rester libre tout en accomplissant dans notre vie professionnelle quelque chose de difficile. S’il s’agit de répondre à un appel,&nbsp; le terme de «&nbsp;vocation&nbsp;» n’est pourtant pas le plus heureux. En réalité, c’est une question de destinée. Mais il est certain que la fibre entrepreneuriale, ça ne s’explique pas. En aucun cas&nbsp;on se lève un beau matin en se disant «&nbsp;je veux être entrepreneur&nbsp;». Cette volonté ne s’explique pas. Le projet d’entreprise constitue, pour l’entrepreneur, un des seuls endroits où il peut pleinement s’exprimer. C’est un véritable style de vie. Si l’on possède ces deux besoins, envie d’autonomie totale et besoin impératif de réalisation personnelle, alors on sait. Etre entrepreneur, c’est un moyen bien particulier d’exprimer qui on est en profondeur. C’est sans doute cet état d’esprit, cette fibre, qui pousse les grands explorateurs aux grandes découvertes, les fondateurs de partis politiques à ne pas désarmer, les compositeurs à produire. L’énergie est, dans tous ces cas, la même&nbsp;: on fait les choses telles que l’on voudrait les réaliser, librement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Dirigeants atypiques: quand la différence devient une force</title>
   <updated>2021-12-31T10:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Dirigeants-atypiques-quand-la-difference-devient-une-force_a635.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2013-10-03T09:57:00+02:00</published>
   <author><name>Olivier Meier, Professeur des Universités</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Olivier Meier s'intéresse dans cet article aux caractéristiques des dirigeants atypiques, en cherchant à mieux comprendre leur trajectoire, attitude et comportement. Il en ressort que ces profils ont souvent un rapport particulier à la norme et aux relations à l'Autre, qui donnent à leur parcours, un aspect singulier, fait d’intuition, de convictions et de cha­risme.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/5922459-8824514.jpg?v=1381135406" alt="Dirigeants atypiques: quand la différence devient une force" title="Dirigeants atypiques: quand la différence devient une force" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Dans une société formatée où la Norme fait loi, il existe des dirigeants qui étonnent, parfois dérangent, déroutent, mais qui bien souvent finissent par susciter le respect et l’adhésion, car ils ont su, par leurs propres qualités, transformer leur chemin de traverse en un destin porteur de sens et d’espoirs. C’est notamment le cas des patrons et des dirigeants atypiques (autodidactes, forte personnalité, parcours chaotiques) qui sortent des cadres définis, parce qu’ils se sentent depuis toujours différents et qui ont su faire de cette différence un atout inestimable au service de soi &nbsp;mais aussi des autres, pour conduire leurs affaires avec efficacité.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Mais d’où vient a priori cette force, et le fait que cet atypisme ait pu être transformé en point fort et devenir avec le temps la clé principale de leur réussite&nbsp;? La première explication peut être recherchée dans la motivation profonde de l’individu. En effet, le dirigeant atypique s’est souvent construit dans la douleur, il s’est forgé un caractère, une capacité de résistance particulière qui lui a permis de tenir et de s’en sortir. Au fil du temps, cette capacité à résister s’est transformée en trait de caractère pour progressivement prendre la forme d’une culture personnelle, d’un système de valeurs spécifiques construit autour de l’acharnement à survivre malgré l’adversité, de la volonté mais aussi parfois d’un esprit de revanche.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Une autre raison tient au fait que le dirigeant atypique a depuis toujours dû analyser ses semblables pour pouvoir s’adapter aux autres et continuer à vivre tant bien que mal à leurs côtés. Il a ainsi acquis cette soif de connaissances (curiosité) et une analyse fine de son environnement (intuition et perspicacité), en sachant disséquer les attitudes et comportements et saisir les moindres changements de tons et d’états d’esprits chez l’Autre. Ces aptitudes sont souvent devenues des réflexes naturels chez lui, avec notamment une capacité à maîtriser plus que d’autres la communication non verbale (silence, geste, regard, expressions). Elles s’expliquent aussi par le fait que le manager atypique a du, au cours de son parcours, subir des épreuves, tant dans sa vie personnelle, sociale que professionnelle. Il connaît donc mieux que quiconque le sentiment d’être incompris, bridé, marginalisé et finalement relégué dans la case des «&nbsp;différents&nbsp;». <br />  &nbsp;</div>    <div style="text-align: justify;">Il a par conséquent une sensibilité, une tolérance, une ouverture à l’égard des autres, et notamment des délaissés, très supérieures aux autres. Car il ressent leurs souffrances, les comprend, arrive la plupart du temps à ressentir ce qu’ils vivent et sait leur communiquer une écoute et utiliser des mots «&nbsp;justes&nbsp;» au plus près de la réalité émotionnelle et psychologique de ces interlocuteurs. La nécessité de s’adapter et de faire face, dès son plus jeune âge, à l’incompréhension, de ressentir mieux que quiconque les sentiments et émotions de ces interlocuteurs (humiliation, rejet, agressivité, moquerie, incompréhension) lui permet de gérer des situations émotionnelles fortes et de répondre à la dureté et la complexité de l’être humain, dont il connaît la part belle mais aussi la face cachée.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Par ailleurs, de par sa propre construction personnelle (trajectoire singulière ou chaotique), le dirigeant atypique aime l’originalité, la singularité et donc n’a pas peur d’accorder une grande liberté d’action à ses collaborateurs, car il mise sur l’initiative personnelle et les démarches iconoclastes pour contourner les inerties et favoriser l’innovation et la créativité. Il n’hésite pas non plus à recourir à des formes d’expression souvent décalées, en mobilisant par exemple l’autodérision, l’humour mais aussi l’ironie et à opter pour des relations humaines denses fondées sur &nbsp;la confiance, l’émotion et les sentiments.</div>  &nbsp;    <div style="text-align: justify;">Par conséquent, le dirigeant atypique, parce qu’il n’avait généralement rien à perdre, a su puiser dans ses qualités pour résister aux normes et progressivement imposer une nouvelle façon de voir et de gérer ses activités économiques et humaines. Son succès comprend généralement trois grandes étapes&nbsp;: la survie (Résister), le dépassement de soi (Lutter) pour finalement déboucher sur une vision nouvelle de l’entrepreneuriat, facteur de développement et de progrès (Créer).</div>  &nbsp;
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      <strong><em>Pour aller plus loin: </em></strong> <br />  Meier O., <a class="link" href="https://www.sensemaking.fr/Serge-Moscovici-de-la-deviance-a-l-innovation-minoritaire_a432.html">Serge Moscovici: de la déviance à l'innovation minoritaire</a>, <em>SenseMaking</em>.
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