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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-12T21:48:14+02:00</updated>
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   <title>xAI : une crise de gouvernance au sommet de l’entreprise</title>
   <updated>2026-02-12T11:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/xAI-une-crise-de-gouvernance-au-sommet-de-l-entreprise_a4173.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2026-02-12T11:09:00+01:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 10 et le 11 février 2026, plusieurs médias américains ont confirmé une série de départs au sein de xAI. Fondée en 2023 par Elon Musk, l’entreprise comptait à l’origine douze cofondateurs. Selon Reuters, six d’entre eux ont désormais quitté la structure. La crise de gouvernance chez xAI survient alors que l’entreprise vient d’annoncer une réorganisation interne, dans un contexte de rapprochement stratégique avec SpaceX.     <div><b>xAI : une érosion rapide de l’équipe fondatrice</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94300509-65770083.jpg?v=1770891188" alt="xAI : une crise de gouvernance au sommet de l’entreprise" title="xAI : une crise de gouvernance au sommet de l’entreprise" />
     </div>
     <div>
      Le premier signal d’alerte concerne la stabilité de l’équipe dirigeante. D’après <a class="link" href="https://techcrunch.com/2026/02/10/okay-now-exactly-half-of-xais-founding-team-has-left-the-company/" rel="nofollow" target="_blank">TechCrunch</a>, les départs récents de Yuhuai « Tony » Wu et de Jimmy Ba ont porté à six le nombre total de cofondateurs partis. <strong>Autrement dit, xAI a perdu 50 % de son équipe fondatrice en moins de trente mois d’existence.</strong> <br />   <br />  Au-delà des fondateurs, Fortune rapporte que « au moins six autres chercheurs » ont également quitté xAI ces dernières semaines. L’érosion touche donc à la fois la gouvernance et les équipes techniques.<strong> Jimmy Ba a déclaré publiquement vouloir « recalibrer [son] gradient sur la vue d’ensemble », selon TechXplore, tandis que Yuhuai Wu a indiqué qu’il était « temps pour [son] prochain chapitre », d’après TechCrunch.</strong> Ces déclarations, bien que mesurées, confirment une phase de transition importante au sommet de l’entreprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>xAI restructure sa gouvernance et centralise les décisions</b></div>
     <div>
      Face à ces départs, la direction de xAI a officialisé une réorganisation. <strong>Selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/musk-says-xai-was-reorganized-2026-02-11/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters,</a> Elon Musk a expliqué lors d’une réunion interne que l’entreprise devait s’organiser pour être « plus efficace à cette échelle ». Il a également reconnu que cette évolution impliquait des changements structurels.</strong> <br />   <br />  Concrètement, xAI est désormais organisée autour de quatre pôles produits distincts : le développement principal de Grok, la voix, les outils de codage et l’image-vidéo, rapporte Reuters. <strong>The Verge ajoute que cette nouvelle architecture a été présentée lors d’une réunion interne d’environ 45 minutes. Cette réorganisation traduit une volonté de clarification des responsabilités. Toutefois, elle marque également une centralisation accrue des décisions autour du fondateur, dans un modèle de gouvernance plus vertical.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>xAI sous contrainte stratégique et financière</b></div>
     <div>
      La crise de gouvernance chez xAI intervient dans un contexte de pression concurrentielle forte.<strong> Selon Reuters, Grok représente 3,4 % du trafic mondial des chatbots d’intelligence artificielle générative en janvier, contre 64,5 % pour ChatGPT et 21,5 % pour Gemini.</strong> Ces écarts soulignent le défi de positionnement auquel l’entreprise est confrontée. Dès lors, la réorganisation peut être interprétée comme une tentative d’accélération stratégique. <br />   <br />  Les enjeux financiers sont considérables. L’ensemble issu du rapprochement entre xAI et SpaceX serait valorisé à environ 1 250 milliards de dollars, soit environ 1 150 milliards d’euros. <strong>CNBC évoque pour sa part une valorisation distincte de 250 milliards de dollars pour xAI et de 1 000 milliards de dollars pour SpaceX,.</strong> <br />   <br />  En définitive, xAI traverse une phase de transformation profonde. La perte de la moitié de ses fondateurs, la restructuration interne et la pression concurrentielle redessinent son modèle de gouvernance. À court terme, la priorité affichée est l’efficacité opérationnelle. À moyen terme, la question reste ouverte : la nouvelle organisation permettra-t-elle de stabiliser durablement la direction et de renforcer la performance stratégique de l’entreprise ? <br />   <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Nexperia : les Pays-Bas placent leur fabricant de puces sous contrôle pour préserver leurs intérêts industriels</title>
   <updated>2025-10-14T11:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Nexperia-les-Pays-Bas-placent-leur-fabricant-de-puces-sous-controle-pour-preserver-leurs-interets-industriels_a4002.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-10-14T13:00:00+02:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les autorités néerlandaises ont pris le contrôle administratif de Nexperia, fondeur de puces basé à Nimègue et détenu par le groupe chinois Wingtech. Une mesure d’exception, motivée par la protection des technologies critiques et la volonté d’assurer la continuité de production dans un secteur devenu stratégique pour l’économie européenne.     <div><b>Un signal fort en faveur de la souveraineté industrielle</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/91752360-64414682.jpg?v=1760433828" alt="Nexperia : les Pays-Bas placent leur fabricant de puces sous contrôle pour préserver leurs intérêts industriels" title="Nexperia : les Pays-Bas placent leur fabricant de puces sous contrôle pour préserver leurs intérêts industriels" />
     </div>
     <div>
      Le gouvernement des Pays-Bas a invoqué la Goods Availability Act, loi d’urgence adoptée après la pandémie, pour placer Nexperia&nbsp;sous supervision publique. Selon le ministère de l’Économie, cette intervention vise à « empêcher que les produits fabriqués par Nexperia ne deviennent indisponibles en cas d’urgence ». Officiellement, il ne s’agit pas d’une nationalisation : l’entreprise reste la propriété du groupe chinois Wingtech, mais ses décisions stratégiques sont désormais soumises à validation étatique. <br />   <br />  Ce contrôle administratif s’inscrit dans un contexte de rivalité technologique mondiale où la maîtrise des semi-conducteurs détermine la compétitivité des économies avancées. En 2025, Nexperia&nbsp;fournit une part significative des composants utilisés dans l’automobile, les systèmes de gestion d’énergie et les appareils électroniques. Pour La Haye, protéger cette capacité revient à sécuriser une infrastructure économique critique, essentielle à la stabilité de la chaîne de valeur européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un précédent pour les entreprises technologiques européennes</b></div>
     <div>
      La mise sous tutelle de Nexperia&nbsp;crée un précédent dans l’Union européenne : un État peut désormais intervenir pour encadrer la gouvernance d’une entreprise stratégique sans procéder à une acquisition. Le message envoyé aux industriels est clair : la souveraineté économique prime sur le laissez-faire. En parallèle, les autorités assurent que la production reste inchangée, garantissant la continuité des livraisons aux grands comptes européens. <br />   <br />  Pour les acteurs du secteur technologique, cette décision redessine la frontière entre liberté d’investissement et protection des intérêts vitaux. Si elle rassure sur la capacité des États à défendre leurs champions industriels, elle souligne aussi la nécessité pour les groupes étrangers de respecter les normes de transparence et de gouvernance européennes. Nexperia devient ainsi le symbole d’une économie où les impératifs stratégiques pèsent désormais autant que la rentabilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Ardexo, prestataire du ministère pour les plus électoraux, dans la tourmente</title>
   <updated>2021-06-28T09:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Ardexo-prestataire-du-ministere-pour-les-plus-electoraux-dans-la-tourmente_a2662.html</id>
   <category term="Commerce et distribution" />
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   <published>2021-06-28T09:51:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bouc émissaire ou véritable responsable, la société Ardexo est dans le viseur du gouvernement et de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Dans un contexte d’abstention inquiétante, l’entreprise a tout de même reconnu des « dysfonctionnements ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/57376520-42513675.jpg?v=1624868282" alt="Ardexo, prestataire du ministère pour les plus électoraux, dans la tourmente" title="Ardexo, prestataire du ministère pour les plus électoraux, dans la tourmente" />
     </div>
     <div>
      <p class="fig-paragraph" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">C’est le coupable désigné dans une situation qui dépasse le monde politique. Avec une abstention record aux deux tours des élections régionales et départementales, le prestataire pour la distribution des plus électoraux, Adrexo, est appelé à rendre des comptes. «&nbsp;<i>Adrexo, le prestataire chargé de la distribution des plis électoraux dans 51 départements de 7 régions, vertement critiqué pour des dysfonctionnements d'acheminement lors du premier tour des élections régionales, a annoncé dimanche 27 juin avoir à nouveau rencontré «</i><em style="box-sizing: border-box; font-variant-caps: inherit; font-stretch: inherit; line-height: inherit;"><span style="border: 1pt none windowtext; padding: 0cm; font-style: normal;">de nombreuses difficultés&nbsp;</span></em><i>» en amont du second tour</i>&nbsp;» relève&nbsp;<i><a class="link" href="https://www.lefigaro.fr/politique/regionales-adrexo-reconnait-de-nouveau-de-nombreuses-difficultes-dans-la-distribution-des-plis-20210627">Le Figaro</a>.<o:p></o:p></i></span> <br />    <p class="fig-paragraph" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><o:p>&nbsp;</o:p></span> <br />    <p class="fig-paragraph" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Dans un communiqué, le prestataire qui a déjà essuyé de vives critiques au lendemain du premier tour a cette fois pris les devants dans un communiqué : «&nbsp;<em><span style="border: 1pt none windowtext; padding: 0cm;">La société tient à remercier l'ensemble de ses collaborateurs mobilisés jour et nuit cette semaine, dans une tension extrêmement forte, pour distribuer les plis qu'elle a reçus à l'occasion du second tour des élections régionales et départementales.&nbsp;</span></em>» Alors que pour le second tour l’entreprise avait demandé de l’aide à La Poste, le résultat ne semble pas fameux&nbsp;: «&nbsp;<em><span style="border: 1pt none windowtext; padding: 0cm;">Force est de constater que de nombreuses difficultés sur l'ensemble de la chaîne logistique jusqu'à la distribution, incluant les impressions et le routage, ont été relevées sur l'ensemble du territoire, dans ces délais exceptionnellement courts pour l'acheminement de plis sur deux scrutins simultanés&nbsp;</span></em>».<o:p></o:p></span> <br />    <p class="fig-paragraph" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><o:p>&nbsp;</o:p></span> <br />    <p class="fig-paragraph" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">«&nbsp;<i>Adrexo, qui dit se tenir à la disposition du ministère de l'Intérieur «&nbsp;</i><em><span style="border: 1pt none windowtext; padding: 0cm; font-style: normal;">pour dresser le bilan de cette opération&nbsp;</span></em><i>», précise qu'il sera en outre auditionné mardi devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale sur ces «</i><em><span style="border: 1pt none windowtext; padding: 0cm; font-style: normal;">dysfonctionnements&nbsp;</span></em><i>». Adrexo, spécialisé dans la distribution d'imprimés publicitaires, avait estimé à 9% le nombre de plis électoraux non acheminés à leurs destinataires pour le premier tour, un chiffre équivalent à celui annoncé par La Poste. Le groupe avait fait état d'une attaque informatique pour expliquer ces difficultés</i>&nbsp;» explique&nbsp;<i>Le Figaro.&nbsp;</i>Si une enquête plus approfondie permettra d’en savoir plus sur l’ampleur des manquements, pour le monde politique qui n’est pas parvenu à convaincre deux électeurs sur trois de voter, le coupable est tout trouvé.<o:p></o:p></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L’affaire Carlos Ghosn, un cas d’école ?</title>
   <updated>2020-03-27T10:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/L-affaire-Carlos-Ghosn-un-cas-d-ecole_a2330.html</id>
   <category term="Gestion de crise" />
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   <published>2020-03-27T10:00:00+01:00</published>
   <author><name>Benjamin Lechtman</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
D’une stratégie de protection de son dirigeant Carlos Ghosn à celle d’un acharnement contre ce-dernier, le groupe Renault-Nissan a adopté de nombreuses postures afin de protéger son image et de maintenir ses chiffres. Comment expliquer un tel revirement de stratégie ? Comment le groupe a-t-il gérer la crise Ghosn ? Mais surtout, quelles implications le groupe perçoit-il encore aujourd’hui de cette crise ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/44107194-36178923.jpg?v=1585303040" alt="L’affaire Carlos Ghosn, un cas d’école ?" title="L’affaire Carlos Ghosn, un cas d’école ?" />
     </div>
     <div>
      19 Novembre 2018, Carlos Ghosn est arrêté à son atterrissage à Tokyo avec son bras droit Greg Kelly. Le PDG de Renault-Nissan est soupçonné d’avoir omis de déclarer une grosse partie de ses revenus aux autorités boursières nippones entre 2010 et 2015. Deux jours plus tard, le dirigeant franco-libanais est révoqué de la présidence du conseil d’administration alors même que sa culpabilité reste encore à démontrer.&nbsp;Le 13 Décembre, Carlos Ghosn sera tout de même confirmé en tant que PDG du groupe. Il faudra attendre le 22 Janvier 2019, pour que celui-ci démissionne de ses fonctions suite à de nouveaux chefs d’accusation. Ghosn est de nouveau inculpé pour abus de confiance et pour avoir minoré ses revenus dans les rapports boursiers de Nissan entre 2015 et 2018.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Une alliance pour deux stratégies</strong> <br />   <br />  La nomination de Thierry Bolloré au poste de directeur général du groupe Renault à la suite de l’arrestation de Carlos Ghosn laissait déjà présager une stratégie de prise de distance entre Renault-Nissan et son ex-PDG. L’objectif était double&nbsp;: d’une part, le groupe entendait protéger son alliance et d’autre part il visait à maintenir une santé financière convenable (il va sans dire que dès les premières semaines de l’affaire, l’action Renault-Nissan a fortement dévissé). Toutefois, le groupe s’est attaché à maintenir des relations avec Carlos Ghosn dans les premiers jours de son interpellation. Cette affaire est d’autant plus marquante qu’elle intervient en pleine négociation d’alliance entre Renault, Nissan et Mitsubishi. L’arrivée de Bolloré avait ainsi pour objectif de préserver les relations avec le constructeur japonais. Cependant, très vite Renault et Nissan vont adopter deux stratégies de communication bien différentes. <br />   <br />  Nissan, d’une part, va très rapidement jouer la carte de l’indignation, le but est de se présenter comme victime de son ancien patron, plutôt que comme un complice. L’objectif est bien entendu de faire retomber les conséquences de cette affaire sur Renault plutôt que sur le constructeur japonais. <br />   <br />  De leur côté, les français sont plus hésitants dans leur stratégie de communication de crise. Renault et le gouvernement vont opter pour un discours beaucoup plus rationnel, insistant dans un premier temps sur la présomption d’innocence de son ex-PDG et sur l’absence d’éléments concrets dans le dossier. Si cette stratégie s’avère peut-être efficace à court terme, elle l’est beaucoup moins après 3 mois de crise, alors même que les chefs d’accusation s’accumulent. En effet, on risque indubitablement de reprocher à Renault de ne pas avoir su se séparer de son PDG. <br />   <br />  On perçoit ainsi deux stratégies bien distinctes au sein de l’alliance Renault-Nissan, c’est cette divergence qui explique en grande partie pourquoi le groupe peine à se relever. L’alliance a en effet été fortement impacté par cette double stratégie. Néanmoins, ce choix s’explique avant tout par l’implication d’acteurs publics dans l’affaire. Le gouvernement français s’est par exemple très vite exprimé sur le cas Ghosn. C’est sans doute cela qui a grandement contribué à l’émergence de stratégie de communication divergentes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ghosn et ses avocats</strong> <br />   <br />  La stratégie de communication de Carlos Ghosn s’avère difficile compte tenu du fait que le gouvernement japonais ne lui laisse que très peu d’opportunité pour s’adresser aux médias. Néanmoins, il est possible de constater que celle-ci va reposer sur trois piliers principaux&nbsp;: susciter la compassion, réfuter toutes les accusations, et enfin insister sur ses réalisations au sein du groupe Renault-Nissan. Dès les premiers chefs d’accusations, la stratégie de communication de l’ancien dirigeant du groupe va s’appuyer sur l’idée d’un complot japonais visant à briser Carlos Ghosn doublé d’un appel à un certain «&nbsp;patriotisme&nbsp;» français. De plus, les proches du Cost-killer vont insister sur des conditions de détentions ne respectant pas les normes internationales.&nbsp; L’objectif est d’instaurer le doute&nbsp;: et si Carlos Ghosn était innocent&nbsp;? Malheureusement pour l’ex-dirigeant, les accusations se sont accumulées et il a fallu très vite changer de stratégie. <br />   <br />  Avec l’arrivée des premiers procès, Ghosn et ses avocats ont méthodiquement réfuté tous les chefs d’accusations, démontrant que l’ensemble des agissements de l’ancien PDG étaient parfaitement légaux. Cette stratégie est intervenue lors de l’audition du 8 Janvier 2019 et surtout lors de la conférence de presse qui a suivi. <br />   <br />  Toutefois c’est le troisième volet de la stratégie de Carlos Ghosn qui s’est avéré particulièrement efficace. Ce dernier s’est vite présenté comme le sauveur de Nissan en rappelant qu’il a dédié deux décennies de sa vie à relever le groupe afin de fonder l’alliance franco-japonaise. <br />   <br />  Depuis Carlos Ghosn a fui le Japon et cherche une revanche. La stratégie de communication de l’ex-dirigeant n’est donc pas à apprécier sous le prisme judiciaire mais bien sous celui de son implication dans l’impact de l’affaire sur le groupe Renault-Nissan. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le groupe Renault-Nissan parviendra-t-il à se relever&nbsp;? </strong> <br />  &nbsp; <br />  L’affaire Carlos Ghosn est considérée comme un cas d’école. Avec des stratégies et des objectifs différents entre les différents acteurs, l’affaire apparaît davantage comme celle de Carlos Ghosn que celle de Renault qui réagit rapidement. Cependant, le groupe Renault-Nissan a été fortement touché par cette affaire, en interne (la mise en cause du PDG omnipotent et charismatique), sur le plan de la gouvernance et politiquement en remettant en cause l’alliance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Conférence économique africaine 2017 : la gouvernance au programme</title>
   <updated>2017-08-29T17:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Conference-economique-africaine-2017-la-gouvernance-au-programme_a1627.html</id>
   <category term="Secteurs &amp; Marchés" />
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/16811457-21465341.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-08-29T16:40:00+02:00</published>
   <author><name>Joseph Martin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Conférence économique africaine (AEC) 2017 aura lieu du 4 au 6 décembre 2017 à Addis-Abeba, en Éthiopie, sur le thème « Mettre la gouvernance au service de la transformation structurelle ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/16811457-21465341.jpg?v=1504019779" alt="Conférence économique africaine 2017 : la gouvernance au programme" title="Conférence économique africaine 2017 : la gouvernance au programme" />
     </div>
     <div>
      Selon un communiqué de la Banque africaine de développement (BAD), l'AEC permettra, notamment, de favoriser un échange d'idées et une réflexion innovante entre chercheurs, praticiens du développement et décideurs africains.  <div id="pjustifies">La 12e édition de la Conférence sera une occasion unique pour les participants venus d'Afrique et du monde entier de réfléchir aux progrès enregistrés par les pays africains dans la transformation structurelle de leur économie. <br />  En accord avec le thème choisi, ils discuteront des politiques gouvernementales, des institutions et des mécanismes qui peuvent aider à libérer le potentiel de transformation des économies africaines et à contribuer ainsi à bâtir des sociétés résilientes sur le continent. <br />  La Conférence permettra, en outre, de promouvoir la gestion des connaissances en tant que moteur important du dialogue politique, de bonne planification politique et de sa mise en oeuvre. <br />   <br />  Elle sera une opportunité pour favoriser le dialogue qui encourage l'échange d'idées et la réflexion innovante parmi les chercheurs, les praticiens du développement et les décideurs africains, tout en encourageant et en améliorant la recherche sur les questions économiques et politiques liées au développement des économies africaines. De plus, l'AEC 2017 donnera aux jeunes chercheurs africains, aux Africains de la diaspora et aux organisations régionales et sous-régionales l'occasion de diffuser les résultats de leurs recherches et de partager avec les décideurs du continent des informations sur les travaux en cours dans la région. <br />  La Conférence économique africaine 2016, qui s'était tenue à Abuja (Nigeria) du 5 au 7 décembre 2016, était centrée sur la façon dont les pays africains peuvent réussir leur agro-industrialisation. L'AEC 2016 avait, rappelle-t-on, attiré 300 participants. <br />  Co-organisée par la Banque africaine de développement, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'AEC offre un forum unique aux économistes et aux décideurs pour échanger des idées en vue d'améliorer l'accès à l'information et à la recherche concernant les questions économiques et la qualité de la prise de décisions dans ce domaine. La BAD avait initié l'AEC en novembre 2006. <br />  Dans la perspective de la tenue de l'AEC 2017, un appel à communications a été lancé par les organisateurs de la rencontre. Les auteurs sont invités à soumettre leur article conformément aux instructions figurant sur le site Internet de la Conférence économique africaine 2017. Les jeunes chercheurs africains sont particulièrement encouragés à soumettre des communications. <br />  L'un des objectifs de la Conférence est de donner à ces jeunes chercheurs l'occasion d'exposer leurs travaux à un public plus large, mais aussi de développer leurs réseaux.  <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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