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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-24T14:01:05+02:00</updated>
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   <title>Alibaba attaque le Pentagone devant la justice fédérale</title>
   <updated>2026-06-24T09:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Alibaba-attaque-le-Pentagone-devant-la-justice-federale_a4361.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2026-06-24T09:15:00+02:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le géant chinois du commerce électronique vient de franchir une étape inédite dans son bras de fer avec Washington. Alibaba a déposé une plainte devant le tribunal fédéral de San Jose, en Californie, pour contester son inscription sur la liste 1260H du Pentagone, qui la désigne comme contributrice à la base industrielle militaire chinoise. L'entreprise dénonce une décision arbitraire, prise sans audience équitable ni fondement factuel. Au-delà du cas Alibaba, ce recours judiciaire pourrait redéfinir les règles du jeu pour les 187 autres sociétés chinoises inscrites sur la même liste noire.     <div><b>San Jose : le terrain de jeu judiciaire d'Alibaba</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/97107028-67656878.jpg?v=1782285468" alt="Alibaba attaque le Pentagone devant la justice fédérale" title="Alibaba attaque le Pentagone devant la justice fédérale" />
     </div>
     <div>
      Le choix du tribunal fédéral de San Jose n'est pas anodin. Alibaba y dispose d'une présence opérationnelle significative, notamment via ses activités de cloud computing et de logistique. La plainte, déposée officiellement mardi dernier, vise à obtenir l'annulation pure et simple de la désignation imposée par le Département de la Défense américain en juin dernier. Selon&nbsp;<a class="link" href="https://www.bbc.com/news/articles/ckg0258vpvqo" target="_blank">la BBC</a>, le Pentagone a justifié son inscription en raison de l'affiliation d'Alibaba avec le MIIT, le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'Information. <br />   <br />  Dans son argumentaire juridique, Alibaba martèle que « les déterminations n'ont aucun fondement factuel ou légal ». L'entreprise souligne que ses produits et services sont « conçus pour le commerce de détail, la logistique et l'informatique d'entreprise, pas pour les armes, la défense ou le renseignement ». Un argument central dans sa défense : Alibaba affirme être « gouvernée par un conseil d'administration indépendant, dont aucun membre n'a d'affiliation militaire ». La société conteste frontalement l'étiquette de « société militaire chinoise » et qualifie la décision du Pentagone d'« arbitraire et capricieuse ». <br />   <br />  Avant d'en arriver à cette procédure judiciaire, Alibaba avait sollicité une rencontre avec le Département de la Défense pour présenter des preuves de ses contributions économiques aux États-Unis. L'entreprise n'a jamais reçu de demande d'informations supplémentaires ni d'opportunité de se défendre avant la désignation. Ce silence administratif constitue l'un des piliers de la plainte : l'absence de procédure contradictoire avant une décision aux conséquences économiques massives. Le Pentagone, de son côté, refuse de commenter, invoquant le litige en cours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les armes juridiques d'Alibaba contre la machine gouvernementale</b></div>
     <div>
      La stratégie contentieuse d'Alibaba repose sur plusieurs leviers juridiques. Le premier vise à démontrer que le Pentagone a violé les règles de procédure administrative américaine en ne respectant pas le principe du due process, c'est-à-dire le droit à une audience équitable avant toute sanction. Le second axe attaque directement la qualification de « contributrice à la fusion civilo-militaire », en mettant en avant la gouvernance indépendante de l'entreprise et l'absence de liens organiques avec l'appareil militaire chinois. <br />    Le concept de due process, ancré dans le cinquième amendement de la Constitution américaine, impose à l'administration de respecter certaines garanties procédurales avant de porter atteinte aux droits d'une personne ou d'une entreprise. Alibaba argue que le Pentagone l'a inscrite sur la liste 1260H sans notification préalable, sans lui permettre de présenter des arguments ou des preuves, et sans justifier sa décision par des éléments concrets. Si le tribunal donne raison à Alibaba, le précédent pourrait contraindre le Pentagone à réviser ses procédures pour toutes les désignations futures. <br />    L'entreprise insiste sur la composition de son conseil d'administration, entièrement dépourvu de membres ayant des liens avec l'armée chinoise. Alibaba met également en avant la nature de ses activités : plateforme de e-commerce, solutions cloud, logistique internationale. Rien, selon elle, ne justifie l'étiquette militaire.&nbsp;<a class="link" href="https://www.aljazeera.com/news/2026/6/23/alibaba-sues-us-military-over-labelling-it-a-chinese-military" target="_blank">Al Jazeera</a> &nbsp;rapporte que l'ambassade de Chine à Washington a qualifié ces désignations de « discriminatoires », appelant les États-Unis à « créer un environnement juste et non discriminatoire pour les entreprises chinoises ». <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le piège pour les conseillers juridiques américains</b></div>
     <div>
      La liste 1260H ne se contente pas de bloquer les contrats directs avec le Pentagone. Elle crée un effet domino redoutable : à partir du 30 juin, date d'entrée en vigueur des restrictions, tout entrepreneur américain partageant un lobbyiste ou un cabinet juridique avec une entité inscrite se voit contraint de rompre ses liens pour protéger ses contrats de défense. Concrètement, les avocats et conseillers d'Alibaba doivent choisir entre conserver leur client chinois ou leurs clients liés au Département de la Défense. <br />    Pour les grands cabinets juridiques de Washington, l'équation est simple mais brutale. Continuer à représenter Alibaba signifie perdre tous les contrats liés au Pentagone, un marché colossal. Abandonner Alibaba permet de préserver ces revenus, mais soulève une question de déontologie : peut-on laisser tomber un client au moment où il en a le plus besoin, simplement pour des raisons commerciales ? Plusieurs cabinets auraient déjà rompu leurs relations avec Alibaba, selon des sources proches du dossier. <br />    La loi 1260H s'étend bien au-delà des contrats directs. À partir de 2027, le Pentagone sera également interdit de « contracter pour des biens et services » auprès de ces groupes, même s'ils arrivent par un tiers. Autrement dit, toute entreprise américaine ayant une relation commerciale indirecte avec Alibaba pourrait se retrouver exclue des marchés publics de défense.&nbsp;<a class="link" href="https://www.dailysabah.com/business/defense/alibaba-sues-pentagon-over-chinese-military-company-designation" target="_blank">Daily Sabah</a> &nbsp;souligne que la liste est passée de 134 à 188 entreprises chinoises désignées, élargissant considérablement le périmètre du blocus commercial. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>BYD et Alibaba placées sur liste noire par le Pentagone</title>
   <updated>2026-06-09T09:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/BYD-et-Alibaba-placees-sur-liste-noire-par-le-Pentagone_a4339.html</id>
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   <published>2026-06-09T10:00:00+02:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Pentagone a inscrit Alibaba, BYD et Baidu sur sa liste noire d'entreprises chinoises soupçonnées de liens militaires. Cette décision complique les relations sino-américaines et crée de nouvelles restrictions commerciales pour 188 sociétés désignées.     <div><b>Le Pentagone élargit son étau sur les géants technologiques chinois</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96904582-67541579.jpg?v=1780988622" alt="BYD et Alibaba placées sur liste noire par le Pentagone" title="BYD et Alibaba placées sur liste noire par le Pentagone" />
     </div>
     <div>
      Alibaba, BYD et Baidu rejoignent la liste noire du département de la Défense américain. Le Pentagone a inscrit ces géants chinois parmi les 188 entités soupçonnées de contribuer aux capacités militaires de Pékin, marquant un durcissement significatif de la stratégie de Washington.<strong> Cette « liste 1260H », du nom de la section du code de défense qui l'institue, vise désormais des entreprises bien au-delà du secteur militaire traditionnel.</strong> <br />   <br />  Bien qu'elle n'interdise pas immédiatement toute activité, cette inscription génère des conséquences pratiques majeures.&nbsp;<a class="link" href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/pentagon-lists-entities-designated-chinese-military-company-2026-06-08/">Selon Reuters</a>, le département de la Défense ne pourra plus contracter directement avec ces sociétés à partir de fin juin 2026, tandis que les achats indirects via des tiers seront proscrits dès juin 2027.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fusion civilo-militaire chinoise sous surveillance</b></div>
     <div>
      Cette mise à jour traduit l'inquiétude croissante de Washington face à la stratégie chinoise de « fusion civilo-militaire ». Ce concept vise à intégrer les innovations du secteur privé dans l'appareil de défense national, transformant les entreprises technologiques en contributeurs potentiels de l'effort militaire chinois. <br />    Alibaba, valorisé à plusieurs centaines de milliards de dollars, se trouve particulièrement visé pour son expertise en intelligence artificielle et cloud computing.<strong> « Il n'y a aucune base pour conclure qu'Alibaba devrait être placée sur la liste Section 1260H. Alibaba n'est pas une&nbsp;entreprise&nbsp;militaire chinoise ni ne fait partie d'une stratégie de fusion civilo-militaire », a réagi un porte-parole du groupe.</strong> <br />    BYD, devenu premier vendeur mondial de véhicules électriques en 2025 avec 3,6 millions d'unités écoulées, fait face à des défis similaires. Le constructeur subit déjà des droits de douane de 100% sur ses véhicules importés aux États-Unis et a saisi la Cour du commerce international américaine en janvier dernier. Cette nouvelle inscription complique encore sa position sur le marché américain, comme l'explique&nbsp;<a class="link" href="https://carnetsdeleconomie.fr/automobile-chinoise-electrique-byd-tesla/">notre analyse des tensions commerciales dans l'automobile électrique</a>. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un timing diplomatique sensible</b></div>
     <div>
      Cette publication intervient moins d'un mois après la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin, où les deux dirigeants avaient maintenu une trêve commerciale fragile et annoncé la création d'un conseil d'investissement conjoint. <br />    Craig Singleton, expert de la Chine à la Foundation for Defense of Democracies, y voit « un rappel à la réalité post-sommet Trump-Xi sur l'état de compétition intense entre les États-Unis et la Chine ». Washington, précise-t-il, « ne traite plus ces sociétés comme des entités isolées mais considère l'ensemble de la pile technologique comme stratégiquement contestée ». <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des secteurs stratégiques dans le viseur</b></div>
     <div>
      L'ampleur de cette mise à jour révèle la perception américaine d'une menace technologique systémique. Les secteurs visés débordent largement de la défense traditionnelle. <strong>Baidu rejoint la liste pour ses technologies de conduite autonome et d'intelligence artificielle. Unitree, spécialiste des robots humanoïdes qui a expédié plus d'unités que Tesla en 2025, figure également parmi les nouveaux inscrits.</strong> <br />    Les semi-conducteurs ne sont pas épargnés avec CXMT et YMTC, leaders chinois de la mémoire. La biotechnologie entre dans le collimateur avec WuXi AppTec, géant de la recherche sous contrat, tandis que RoboSense Technology, concurrent d'Hesai dans les lidars, représente le secteur des capteurs. <br />    Cette approche holistique marque une évolution majeure. Alors que les précédentes listes ciblaient des entreprises directement liées à la défense, cette version englobe des sociétés civiles dont les technologies présentent des applications duales. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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