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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T06:38:06+02:00</updated>
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   <title>Renault mise sur Chorus pour fabriquer des drones en série</title>
   <updated>2026-05-07T12:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Renault-mise-sur-Chorus-pour-fabriquer-des-drones-en-serie_a4297.html</id>
   <category term="Secteurs &amp; Marchés" />
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   <published>2026-05-07T12:15:00+02:00</published>
   <author><name>Jehanne Duplaa</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Renault ne se contente plus d’observer la montée en puissance des besoins militaires français : le constructeur prépare au Mans une ligne dédiée à Chorus, grand drone développé avec Turgis Gaillard sous pilotage de la DGA. Le projet repose sur une idée devenue centrale pour les armées : produire moins cher, plus vite, avec une base industrielle civile capable de passer à l’échelle sans attendre les cycles longs de l’aéronautique de défense.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96440457-67248571.jpg?v=1778149579" alt="Renault mise sur Chorus pour fabriquer des drones en série" title="Renault mise sur Chorus pour fabriquer des drones en série" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="1064" data-start="516" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Le dossier Chorus place Renault dans une position rare, entre industrie automobile et économie de guerre. Le 6 mai 2026, <a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/05/06/renault-avance-a-pas-comptes-dans-la-production-de-drones-militaires_6686131_3234.html?lmd_medium=al&amp;lmd_campaign=envoye-par-appli&amp;lmd_creation=ios&amp;lmd_source=messenger&amp;fbclid=IwY2xjawRpGt5leHRuA2FlbQIxMABicmlkETBXMDFYSVNjb0w0aXd3dGx5c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHsikmaXdvBbzyueR6kl1NJUXf8zRN0Zvd0pbhoVx-QFm41ma5i8_BqOQ3rx5_aem_lj5JuPJZMxowKg9TdQ12yQ" rel="nofollow" target="_blank"><em>Le Monde</em></a> a décrit l’avancée du chantier au Mans, où un ancien bâtiment logistique doit accueillir l’assemblage de l’appareil. Renault ne revendique pas une conversion vers l’armement, mais une contribution industrielle ciblée. Le drone devient un test de fabrication souveraine, avec un enjeu clair : savoir si une usine automobile française peut produire un système militaire complexe à cadence élevée, sous contrôle étatique. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Renault convertit un bâtiment du Mans pour Chorus</b></div>
     <div>
      <p data-end="1763" data-start="1120" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Renault a retenu le bâtiment « JJ » de son site manceau, un espace de 5 000 mètres carrés présenté par <em>Le Monde </em>comme un ancien entrepôt vidé ces dernières semaines par près de 100 camions. Cette opération matérielle donne au programme Chorus une réalité que les annonces de janvier et février 2026 ne suffisaient pas à établir. Le site doit être sécurisé, adapté, organisé autour d’une ligne d’assemblage dédiée, avec des premiers prototypes attendus durant l’été 2026 et des essais annoncés en septembre 2026. Un porte-parole de Renault a déclaré au quotidien que «<em> la ligne devrait être opérationnelle fin 2026</em> ». <br />   <br />  Renault revient ainsi dans un domaine quitté depuis plus de deux décennies, après la vente de Renault Trucks Defense à Volvo en 2001. Cette fois, le groupe n’entre pas dans la défense par un blindé ou un véhicule tactique, mais par un grand appareil aérien pensé pour l’observation, le renseignement ou l’emport de charge selon l’usage fixé par les armées. Fabrice Cambolive, directeur de la croissance de Renault Group, avait expliqué que l’entreprise avait été sollicitée pour son expertise industrielle, de production et de conception, rapporte <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/retail-consumer/renault-partners-with-turgis-gaillard-military-drones-2026-01-20/" rel="nofollow" target="_blank"><em>Reuters</em></a>. Le message reste calibré : Renault apporte une méthode d’usine, pas une ambition de maître d’œuvre militaire. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Renault cherche avec Chorus un drone productible en masse</b></div>
     <div>
      <p data-end="3196" data-start="2523" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Renault Group a précisé le 10 février 2026 que Chorus serait assemblé au Mans avec Turgis Gaillard, dans une logique de <em>design-to-cost</em> et de <em>design-to-manufacturing</em>. Ces deux principes, familiers de l’automobile, consistent à concevoir un objet en tenant compte du prix, des étapes de fabrication, de la répétabilité des opérations et du nombre de pièces réellement nécessaires. Renault Group indique qu’une capacité pouvant atteindre 600 unités par mois pourrait être développée en moins de 12 mois. Ce chiffre ne vaut pas commande ferme, mais il traduit l’objectif de la DGA : disposer d’une chaîne activable rapidement, capable de livrer si le besoin militaire augmente. <br />   <br />  Le prix éclaire la stratégie autant que la cadence. Patrick Pailloux, délégué général pour l’armement, a déclaré devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale que «<em> cette munition coûte 120 000 euros</em> », d’après le compte rendu parlementaire publié fin avril 2026. La somme reste importante pour un matériel consommable, mais elle vise un segment très différent des missiles de croisière traditionnels, beaucoup plus onéreux et plus longs à produire.&nbsp;Renault fabriquerait la structure du drone sans charge militaire, l’emploi final étant décidé par la DGA après livraison. Cette séparation permet au constructeur de rester sur un rôle industriel, même si Chorus appartient clairement à une logique de défense. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Renault encadre son rôle dans la défense française</b></div>
     <div>
      <p data-end="4724" data-start="4013" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Renault avance avec prudence, car l’entrée d’une usine automobile dans un programme militaire touche à l’image du groupe, à la perception des salariés et aux priorités d’investissement. Renault Group affirme que ces projets doivent rester placés sous l’égide du ministère des Armées, être industrialisés en France, reposer sur des partenaires européens de défense et ne pas affaiblir l’activité automobile. Le constructeur cherche donc à occuper une place étroite : assez impliqué pour prouver une capacité de production, assez distant pour préserver son identité industrielle principale. <br />   <br />  Le site du Mans montre déjà les tensions de ce choix :&nbsp;près de 100 salariés, sur 1 400 employés, ont répondu à l’appel interne lancé début avril 2026 pour former une première équipe d’environ 30 personnes en deux-huit. Fabien Gloaguen, représentant FO, a résumé l’approche favorable d’une partie du personnel en déclarant : « <em>Si cela nous apporte de l’activité et crée des emplois directs et indirects, tant mieux </em>». <a class="link" href="https://www.tf1info.fr/economie/drones-militaires-renault-pret-a-en-produire-600-par-mois-sur-un-site-2423933.html" rel="nofollow" target="_blank"><em>TF1Info</em></a>&nbsp;a rapporté l’opposition de la CGT, qui critique une « logique guerrière ». Renault se retrouve au centre d’un débat industriel très français : maintenir l’emploi, répondre à l’État, éviter de transformer une usine civile en symbole d’armement. <br />   <br />  La portée de Chorus dépasse le seul site du Mans, car le programme sert à mesurer la capacité du pays à mobiliser une industrie civile pour des besoins militaires rapides. LÉtat français détient 15 % du capital de Renault, ce qui donne au dossier une dimension politique supplémentaire. Le constructeur ne reçoit pas seulement une commande technique : il participe à une expérimentation de souveraineté, dans laquelle les armées cherchent des fournisseurs capables de livrer des volumes sans dépendre entièrement des chaînes classiques de défense. Renault devient l’exemple le plus visible de cette hybridation entre usine automobile et production militaire. <br />   <br />  Le pari reste ouvert, car Chorus n’a pas encore franchi toutes les étapes industrielles et opérationnelles.&nbsp;Renault doit démontrer qu’un grand drone peut être conçu comme un produit industriel, avec des coûts contenus, des gestes répétables et une chaîne prête avant la crise. Chorus devient donc un banc d’essai pour la production de défense en série, autant qu’un système destiné aux armées. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Pétrole : pourquoi l’AIE alerte d'une menace pour l’économie mondiale ?</title>
   <updated>2026-03-12T12:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Petrole-pourquoi-l-AIE-alerte-d-une-menace-pour-l-economie-mondiale_a4217.html</id>
   <category term="Energie" />
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   <published>2026-03-12T12:43:00+01:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a lancé le 12 mars 2026 une alerte exceptionnelle sur le marché mondial du pétrole. L’organisation estime que la guerre au Moyen-Orient provoque la plus grave perturbation de l’approvisionnement pétrolier jamais observée. Cette situation dépasse la simple volatilité des marchés : elle menace directement les chaînes d’approvisionnement, les coûts industriels et la sécurité énergétique mondiale.     <div><b>L’alerte de l’AIE : une rupture majeure de l’approvisionnement pétrolier</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95280527-66679189.jpg?v=1773315929" alt="Pétrole : pourquoi l’AIE alerte d'une menace pour l’économie mondiale ?" title="Pétrole : pourquoi l’AIE alerte d'une menace pour l’économie mondiale ?" />
     </div>
     <div>
      Le 12 mars 2026, l’Agence internationale de l’énergie a dressé un constat particulièrement inquiétant concernant l’état du marché pétrolier mondial. Selon l’organisation, la guerre en cours au Moyen-Orient provoque « la plus importante perturbation de l’approvisionnement pétrolier de l’histoire ». <br />   <br />  Au cœur du problème se trouve le détroit d’Ormuz, l’un des principaux corridors énergétiques de la planète. Cette zone stratégique concentre une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures. En temps normal, environ 20 % du pétrole mondial transite par ce passage maritime reliant le Golfe persique aux marchés internationaux. Or les opérations militaires et les attaques visant des navires pétroliers ont fortement perturbé le trafic maritime dans la zone. Le transit de tankers s’est effondré et de nombreux opérateurs ont suspendu leurs expéditions par mesure de sécurité. <br />   <br />  Cette situation a un impact direct sur la production. Les pays du Golfe ont réduit leur production de plus de 10 millions de barils par jour, soit environ 10 % de la demande mondiale de pétrole. Selon l’<a class="link" href="https://www.ft.com/content/32726bce-ec4e-4251-8f33-10c15806fbc6" rel="nofollow" target="_blank">AIE</a>, la production mondiale pourrait chuter d’environ 8 millions de barils par jour au mois de mars 2026, une contraction particulièrement brutale pour un marché qui repose sur un équilibre extrêmement fragile entre l’offre et la demande.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une intervention d’urgence sans précédent dans l'histoire</b></div>
     <div>
      Face à ce choc, l’Agence internationale de l’énergie a déclenché l’un de ses mécanismes de sécurité énergétique les plus importants depuis sa création dans les années 1970. <strong>Les 32 pays membres de l’organisation ont approuvé la libération de 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves stratégiques. Il s’agit de la plus grande opération de ce type jamais organisée par l’agence.</strong> <br />    Ces réserves stratégiques sont précisément conçues pour ce type de situation. Elles constituent des stocks d’urgence destinés à protéger les économies contre les ruptures brutales d’approvisionnement énergétique. Toutefois, l’ampleur de la crise limite l’efficacité de cette réponse. Selon des analystes cités par <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/oil-climbs-tankers-are-attacked-iraqi-waters-amid-middle-east-war-2026-03-12/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>, la libération de 400 millions de barils ne couvrirait qu’environ vingt jours de déficit d’approvisionnement lié aux perturbations actuelles dans le Golfe. <br />    Pour les entreprises dépendantes du pétrole — transport, industrie lourde, chimie, agriculture ou logistique — cela signifie que la stabilisation du marché dépendra avant tout de l’évolution du conflit et du rétablissement des routes maritimes énergétiques. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des chaînes d’approvisionnement mondiales sous pression</b></div>
     <div>
      L’alerte de l’AIE ne concerne pas uniquement le marché pétrolier. Elle reflète une tension structurelle dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. <br />    Le pétrole reste une ressource centrale pour l’économie mondiale. Il est utilisé dans les carburants, les plastiques, les engrais, les produits chimiques et une grande partie des processus industriels. Une perturbation de l’offre se répercute donc sur l’ensemble du tissu économique. <br />    Dans la crise actuelle, les entreprises doivent faire face à plusieurs risques simultanés. <br />    Le premier concerne la logistique énergétique. Les attaques et menaces contre les navires dans le Golfe ont entraîné une forte baisse du trafic maritime. Plus de 150 navires ont été immobilisés à proximité du détroit d’Ormuz au début du conflit. <br />    Le second risque est celui de la production industrielle. Lorsque l’approvisionnement énergétique devient incertain, les entreprises intensives en énergie doivent ajuster leurs plans de production, sécuriser leurs contrats d’approvisionnement ou accepter des coûts plus élevés. <br />    Enfin, la crise énergétique peut rapidement se transformer en crise inflationniste. Selon certaines estimations économiques, un choc durable sur l’énergie pourrait ajouter près de 0,8 % à l’inflation mondiale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.carnetsdubusiness.com/Petrole-pourquoi-l-AIE-alerte-d-une-menace-pour-l-economie-mondiale_a4217.html" />
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   <title>EDF : des résultats 2025 en baisse malgré une production record</title>
   <updated>2026-02-20T13:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/EDF-des-resultats-2025-en-baisse-malgre-une-production-record_a4186.html</id>
   <category term="Energie" />
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   <published>2026-02-20T13:30:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Malgré une production nucléaire au plus haut depuis six ans, EDF voit ses résultats 2025 reculer sous l’effet de la chute des prix de l’électricité. L’énergéticien public affiche néanmoins des fondamentaux solides et prépare une année 2026 stratégique.     <div><b>EDF : un résultat opérationnel en repli en 2025</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94688299-66162896.jpg?v=1771590732" alt="EDF : des résultats 2025 en baisse malgré une production record" title="EDF : des résultats 2025 en baisse malgré une production record" />
     </div>
     <div>
      <strong>En 2025, EDF a enregistré un excédent brut d’exploitation de 29,3 milliards d’euros, selon Reuters. </strong>Toutefois, ce niveau marque un recul de 19 % par rapport à l’exercice précédent. La baisse des prix de l’électricité a pesé lourdement sur la rentabilité, alors même que la production repartait. <br />   <br />  Dans le détail, la production nucléaire en France a atteint 373 térawattheures en 2025, selon le communiqué officiel. Ce volume représente un plus haut sur six ans. Ainsi, EDF bénéficie d’une meilleure disponibilité de son parc, après les difficultés industrielles liées à la corrosion sous contrainte observées les années précédentes. <strong>Cependant, malgré ce redressement opérationnel, les revenus issus de la vente d’électricité ont été affectés par la décrue des cours de marché. Le contexte européen reste marqué par une offre abondante et des prix historiquement bas.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>EDF : un résultat net positif mais sous tension</b></div>
     <div>
      Le résultat net d’EDF s’établit à 8,4 milliards d’euros pour 2025, selon les données publiées par le groupe, ce qui représente un recul de 26,3 % sur un an. <strong>En effet, la normalisation des prix de l’électricité après les sommets atteints durant la crise énergétique a mécaniquement réduit les marges d’EDF. </strong>Ainsi, le groupe encaisse la fin d’un cycle exceptionnellement favorable. Les prix de gros, qui avaient soutenu les comptes en 2022 et 2023, se sont nettement contractés. Pour autant, la direction d’EDF affiche une certaine confiance. « 2025 a été une année de solides résultats opérationnels et financiers », a déclaré Bernard Fontana, président-directeur général d’EDF. <br />    La baisse des prix de l’électricité constitue le principal facteur explicatif du repli des résultats d’EDF. En effet, le groupe vend une part significative de sa production sur les marchés de gros européens. Or, ces marchés ont retrouvé des niveaux bien inférieurs à ceux observés lors de la crise énergétique. <strong>« Concernant les prix actuels du marché, nous travaillons beaucoup à augmenter l’usage de l’électricité… Je pense que c’est la priorité du groupe aujourd’hui », a déclaré Claude Laruelle, directeur financier d’EDF.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Airbus : la stratégie 2026 sous pression des moteurs Pratt &amp; Whitney</title>
   <updated>2026-02-19T13:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Airbus-la-strategie-2026-sous-pression-des-moteurs-Pratt-Whitney_a4184.html</id>
   <category term="Environnement stratégique" />
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   <published>2026-02-19T13:53:00+01:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’annonce intervient à un moment charnière pour le secteur. La demande mondiale d’avions reste soutenue, portée par le renouvellement des flottes et la croissance du trafic. Pour Airbus, l’enjeu est industriel. La stratégie 2026 vise à consolider la montée en cadence, préserver les marges et renforcer la génération de trésorerie, dans un environnement de chaîne d’approvisionnement encore fragile.     <div><b>Des résultats 2025 qui redonnent de la latitude stratégique à Airbus</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94660799-66142418.jpg?v=1771505678" alt="Airbus : la stratégie 2026 sous pression des moteurs Pratt &amp; Whitney" title="Airbus : la stratégie 2026 sous pression des moteurs Pratt &amp; Whitney" />
     </div>
     <div>
      En 2025, Airbus a réalisé un chiffre d’affaires de 73,42 milliards d’euros, selon le communiqué officiel publié le 19 février 2026. Le résultat net atteint 5,221 milliards d’euros. L’EBIT ajusté s’établit à 7,128 milliards d’euros, pour un EBIT publié de 6,082 milliards d’euros. La génération de trésorerie confirme cette trajectoire. Le free cash flow total ressort à 4,753 milliards d’euros et le free cash flow avant financement clients à 4,574 milliards d’euros. En fin d’exercice, la trésorerie brute atteint 27,2 milliards d’euros.<strong> Cette structure financière offre au groupe des marges de manœuvre pour absorber les à-coups industriels. Guillaume Faury, directeur général d’Airbus, qualifie 2025 « d’année charnière », marquée par « une très forte demande » et des « résultats financiers record ».</strong> <br />   <br />  Le groupe prévoit par ailleurs de proposer un dividende de 3,20 euros par action au titre de 2025, avec un vote à l’assemblée générale du 14 avril 2026 et un paiement envisagé le 23 avril 2026. Un signal adressé aux marchés : la performance opérationnelle doit se traduire en retour aux actionnaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>870 livraisons en 2026 : un objectif industriel avant tout</b></div>
     <div>
      La priorité stratégique pour 2026 tient en un chiffre : 870. Airbus vise environ 870 livraisons d’avions commerciaux l’an prochain, selon son communiqué du 19 février 2026. <strong>En 2025, le groupe a livré 793 appareils : 607 de la famille A320, 93 A220, 57 A350 et 36 A330. Si l’objectif est atteint, il dépasserait le record pré-Covid de 863 livraisons en 2019, selon Boursorama. </strong>Ce cap symbolise un retour à pleine capacité, voire au-delà. Mais il engage surtout la crédibilité industrielle du groupe. La visibilité commerciale est forte. Airbus a enregistré 1 000 commandes brutes et 889 nettes en 2025, portant son carnet à 8 754 avions commerciaux fin décembre. <br />   <br />  Le principal facteur de risque identifié par la direction reste l’approvisionnement en moteurs, en particulier pour la famille A320neo. Guillaume Faury indique que la montée en cadence se poursuit « tout en faisant face à des pénuries significatives de moteurs Pratt &amp; Whitney », selon le communiqué.<strong> En conséquence, Airbus ajuste son calendrier industriel. Le groupe vise désormais une cadence de 70 à 75 A320 par mois d’ici fin 2027, avant stabilisation à 75.</strong> <br />   <br />  Les autres programmes conservent leurs jalons : 13 A220 par mois en 2028, 12 A350 par mois en 2028 et 5 A330 par mois en 2029, selon les mêmes documents. Le cœur stratégique demeure toutefois le monocouloir, segment le plus rentable et le plus volumique. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Aviation : Airbus confirme sa domination face à Boeing</title>
   <updated>2026-01-05T10:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Aviation-Airbus-confirme-sa-domination-face-a-Boeing_a4116.html</id>
   <category term="Secteurs &amp; Marchés" />
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   <published>2026-01-05T10:18:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au début de l’année 2026, la publication progressive des données consolidées permet d’établir un bilan précis de la production d’avions en 2025. Les deux leaders mondiaux du secteur, Airbus et Boeing, ont abordé cet exercice avec des priorités industrielles différentes, mais un objectif commun : sécuriser les livraisons pour préserver leur crédibilité commerciale.     <div><b>Airbus en 2025 : toujours numéro 1 mondial</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93536159-65352467.jpg?v=1767604848" alt="Aviation : Airbus confirme sa domination face à Boeing" title="Aviation : Airbus confirme sa domination face à Boeing" />
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      En 2025, la production d’<strong>avions</strong> chez Airbus s’est inscrite dans une logique de discipline industrielle rigoureuse. Après avoir revu à la baisse son objectif annuel en raison de problèmes de qualité chez un fournisseur critique, le groupe européen a néanmoins démontré sa capacité d’exécution. Selon <a class="link" href="https://www.air-journal.fr/2026-01-04-airbus-aurait-atteint-son-objectif-d-environ-790-appareils-livres-en-2025-boeing-revient-en-force-5271580.html" rel="nofollow" target="_blank">Air-Journal,</a> Airbus a atteint son objectif révisé avec environ <strong>790 avions livrés</strong> sur l’ensemble de l’exercice. <br />   <br />  Dans le détail, l’ossature de la production repose toujours sur les programmes monocouloirs, cœur de la rentabilité du groupe. Les familles A220 et A320neo ont concentré l’essentiel des livraisons, permettant à Airbus de maintenir une cadence soutenue malgré des contraintes persistantes sur certains équipements et sous-ensembles. À fin novembre 2025, le constructeur affichait déjà <strong>657 avions livrés</strong>, selon<a class="link" href="https://flightplan.forecastinternational.com/2025/12/10/airbus-and-boeing-report-november-2025-commercial-aircraft-orders-and-deliveries/" rel="nofollow" target="_blank"> Forecast International,</a> ce qui traduisait une trajectoire compatible avec l’objectif annuel. Le mois de novembre a d’ailleurs constitué un point d’inflexion, avec <strong>72 avions livrés</strong>, confirmant l’accélération industrielle de fin d’exercice. <br />   <br />  Cette dynamique s’est prolongée en décembre. D’après une information rapportée par Reuters et Bloomberg News, Airbus aurait finalement livré <strong>793 avions</strong> en 2025, dépassant légèrement sa cible révisée. Cette surperformance relative, obtenue dans un environnement industriel sous tension, renforce la crédibilité opérationnelle du groupe. Elle s’appuie également sur un carnet de commandes exceptionnel, supérieur à <strong>12 000 avions</strong> fin 2025 selon Air-Journal, offrant à Airbus une visibilité industrielle de long terme et un levier stratégique majeur face à ses concurrents.
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     <div><b>Boeing en 2025 : redressement progressif mais écart structurel</b></div>
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      Pour Boeing, l’année 2025 a été celle d’un redressement industriel attendu mais encore incomplet. Après plusieurs exercices marqués par des crises techniques, réglementaires et organisationnelles, le constructeur américain a enregistré sa meilleure performance de livraison depuis 2018, selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/airbus-beat-annual-delivery-goal-790-aircraft-bloomberg-news-reports-2026-01-03/" rel="nofollow" target="_blank">Air-Journal.</a> Cette progression témoigne d’une amélioration réelle des processus industriels et d’un retour progressif à une cadence plus conforme aux standards du secteur. <br />    Cependant, en matière de production d’<strong>avions</strong>, l’écart avec Airbus demeure significatif. À fin novembre 2025, Boeing totalisait <strong>537 avions livrés</strong>, soit un différentiel de <strong>120 appareils</strong> par rapport à son concurrent européen, selon Forecast International. En novembre, le groupe n’a livré que <strong>44 avions</strong>, un niveau encore insuffisant pour combler le retard accumulé sur l’année. Reuters soulignait d’ailleurs, début décembre 2025, un recul de <strong>17 % des livraisons mensuelles</strong>, illustrant une volatilité persistante dans l’outil industriel. <br />    Le programme 737, pilier de la production Boeing, continue de concentrer les enjeux. Malgré une amélioration graduelle, les contraintes réglementaires et les exigences accrues en matière de qualité limitent encore la montée en cadence. En parallèle, Boeing a mieux performé sur le terrain des commandes nettes, un indicateur stratégique pour l’avenir mais sans effet immédiat sur les livraisons d’<strong>avions</strong>, qui restent le principal critère de comparaison annuelle. Ainsi, si la trajectoire est clairement positive, elle ne permet pas encore de rivaliser à court terme avec la régularité industrielle d’Airbus. <br />    À l’issue de l’exercice 2025, l’analyse des données de production d’<strong>avions</strong> conduit à un constat sans ambiguïté. Airbus conserve son statut de premier avionneur mondial en nombre de livraisons, selon <a class="link" href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/airbus-conserve-son-titre-de-premier-avionneur-mondial-mais-boeing-revient-en-force-2207505" rel="nofollow" target="_blank">Les Échos</a>, avec un volume compris entre <strong>790 et 793 appareils</strong>. Boeing, malgré un net redressement, demeure en retrait, avec un écart estimé à près de <strong>200 avions</strong> sur l’ensemble de l’année, d’après plusieurs sources concordantes. <br />  
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