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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T07:58:25+01:00</updated>
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   <title>Engrais : l’Union européenne suspend ses droits de douane pour soulager l’agriculture</title>
   <updated>2026-02-25T10:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Engrais-l-Union-europeenne-suspend-ses-droits-de-douane-pour-soulager-l-agriculture_a4191.html</id>
   <category term="Secteurs &amp; Marchés" />
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   <published>2026-02-25T10:37:00+01:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 24 février 2026, la Commission de l’Union européenne a présenté une mesure très attendue par les filières agricoles : la suspension, pour une durée d’un an, des droits de douane dits de la « nation la plus favorisée » sur plusieurs catégories d’engrais azotés et sur certains intrants essentiels comme l’ammoniac et l’urée. Cette décision concerne les importations en provenance de pays tiers, à l’exception notable de la Russie et de la Biélorussie.     <div><b>Engrais : une suspension ciblée des droits de douane dans l’Union européenne</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94910366-66528146.jpg?v=1772012400" alt="Engrais : l’Union européenne suspend ses droits de douane pour soulager l’agriculture" title="Engrais : l’Union européenne suspend ses droits de douane pour soulager l’agriculture" />
     </div>
     <div>
      <strong>La mesure proposée par la Commission prévoit de suspendre pendant un an les droits de douane applicables à la majorité des engrais azotés importés, ainsi qu’à certains intrants stratégiques nécessaires à leur fabrication, comme l’ammoniac et l’urée</strong>, selon <a class="link" href="https://www.agriland.ie/farming-news/commission-to-suspend-majority-of-tariffs-on-fertiliser-imports-for-one-year/" rel="nofollow" target="_blank">Agriland.ie</a>. Concrètement, il s’agit des droits de la « nation la plus favorisée », c’est-à-dire les tarifs standards appliqués aux pays ne bénéficiant pas d’accord commercial préférentiel avec l’Union européenne. Toutefois, cette suspension n’est pas totale ni inconditionnelle. Elle s’accompagne de contingents tarifaires : des volumes déterminés pourront entrer sans droits de douane, mais au-delà de ces quotas, les importations redeviendront soumises aux tarifs habituels, selon <a class="link" href="https://eulawlive.com/commission-proposes-one-year-suspension-of-most-favoured-nation-import-duties-on-nitrogen-fertilesers/" rel="nofollow" target="_blank">EULawLive.com</a>. <br />   <br />  <strong>Autre point central : la Russie et la Biélorussie restent exclues du dispositif.</strong> La Commission assume ce choix, lié au contexte géopolitique et aux sanctions en vigueur. L’exécutif européen estime en effet que cette réforme facilitera « la réduction de la dépendance de l’UE à l’égard de la Russie et de la Biélorussie et soutiendra la diversification de l’approvisionnement », selon un communiqué. <strong>La logique est limpide : sécuriser les flux d’importation en diversifiant les origines, sans revenir sur les orientations stratégiques de l’Union en matière de politique extérieure.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réduire la dépendance tout en maîtrisant les coûts</b></div>
     <div>
      Si Bruxelles agit, c’est d’abord parce que la pression sur les coûts de fertilisation reste forte. <strong>Les prix des engrais en Europe demeurent environ 60 % plus élevés qu’en 2020</strong>, selon Agriland.ie. Une hausse considérable, qui pèse directement sur les marges des exploitations, notamment en grandes cultures. Or, dans de nombreuses régions, les charges liées aux engrais représentent une part significative du coût de production.<strong> Les céréaliers, en particulier, ont vu leurs dépenses exploser depuis la crise énergétique et la guerre en Ukraine, les engrais azotés étant étroitement liés aux prix du gaz.</strong> <br />   <br />  La Commission estime que la suspension des droits de douane pourrait générer environ 60 millions d’euros d’économies pour les agriculteurs et l’industrie sur la période concernée. Même si ce montant doit être mis en perspective à l’échelle de l’Union européenne, il envoie un signal politique fort : l’agriculture ne peut absorber indéfiniment des chocs exogènes. Maroš Šefčovič, commissaire européen au commerce et à la sécurité économique, a insisté sur cet impératif. <strong>« Maintenir des engrais abordables est essentiel pour les revenus des agriculteurs et pour la sécurité alimentaire de l’Europe, ce qui suppose à la fois de diversifier les sources d’approvisionnement et de renforcer notre propre capacité de production ».</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Union européenne et agriculture : un équilibre fragile entre marché et souveraineté</b></div>
     <div>
      En toile de fond, la décision de l’Union européenne révèle une tension structurelle. D’un côté, l’UE souhaite soutenir sa production interne d’engrais et réduire sa dépendance aux fournisseurs extérieurs. De l’autre, elle doit tenir compte de la réalité immédiate des exploitations, confrontées à des marges réduites et à une volatilité accrue des marchés. <br />   <br />  <strong>La suspension temporaire des droits de douane apparaît donc comme une mesure d’ajustement. Elle ne remet pas en cause les orientations stratégiques de long terme, mais vise à amortir un choc conjoncturel.</strong> Selon EULawLive.com, la proposition s’inscrit explicitement dans une volonté de soutenir la compétitivité du secteur agricole tout en préservant la stabilité du marché intérieur. <br />   <br />  Reste à savoir comment le marché réagira. Les volumes importés, la répartition des quotas et l’évolution des cours mondiaux détermineront l’efficacité réelle du dispositif. Pour les agriculteurs, l’enjeu est concret : chaque euro économisé sur les engrais se répercute sur la rentabilité des cultures. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Commerce d’uranium : les dépendances persistantes du nucléaire français</title>
   <updated>2026-01-28T10:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Commerce-d-uranium-les-dependances-persistantes-du-nucleaire-francais_a4151.html</id>
   <category term="Energie" />
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   <published>2026-01-28T10:44:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 28 janvier 2026, Greenpeace France a rendu publique une analyse consacrée aux échanges d’uranium entre la France et la Russie. Ce travail intervient près de quatre ans après le début de l’invasion de l’Ukraine par Moscou. Dans ce contexte géopolitique, l’ONG observe que le commerce d’uranium, composante stratégique du nucléaire civil, reste largement exclu des régimes de sanctions européennes, en raison de dépendances industrielles et techniques persistantes au sein de la filière énergétique.     <div><b>Le commerce d’uranium dans la chaîne d’approvisionnement nucléaire française</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93940014-65564566.jpg?v=1769593601" alt="Commerce d’uranium : les dépendances persistantes du nucléaire français" title="Commerce d’uranium : les dépendances persistantes du nucléaire français" />
     </div>
     <div>
      Le <strong>commerce d’uranium</strong> occupe une place centrale dans l’approvisionnement énergétique de la France. Le parc nucléaire français assure une part majoritaire de la production d’électricité nationale. <strong>En 2024, le nucléaire représentait 86 % de la production électrique d’EDF en France, selon des données reprises par l’AFP. </strong>Cette dépendance structurelle implique un approvisionnement continu en combustible nucléaire, incluant l’uranium naturel, l’uranium enrichi et l’uranium de retraitement. <br />   <br />  Selon l’analyse publiée par <a class="link" href="https://www.greenpeace.fr/espace-presse/analyse-nucleaire-le-commerce-toxique-avec-la-russie-continue-les-sanctions-europeennes-se-font-attendre/?amp=1" rel="nofollow" target="_blank">Greenpeace France</a>, des cargaisons d’uranium continuent d’arriver dans les ports européens, notamment à Dunkerque. L’ONG indique avoir croisé les mouvements portuaires avec des données douanières françaises afin d’identifier la provenance et la nature des flux. Ces importations s’inscrivent dans une chaîne d’approvisionnement internationale complexe, intégrant des pays producteurs d’Asie centrale et des capacités de transformation concentrées dans un nombre limité d’États.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Russie, Rosatom et interdépendances industrielles</b></div>
     <div>
      Au cœur du commerce d’uranium figure Rosatom, entreprise publique russe spécialisée dans le nucléaire civil.<strong> Rosatom intervient à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur, depuis l’extraction jusqu’à l’enrichissement du combustible.</strong> Greenpeace France souligne que la Russie conserve un rôle structurant dans certaines étapes industrielles, en particulier pour le traitement de l’uranium de retraitement. <br />   <br />  L’uranium de retraitement, issu du combustible usé, fait l’objet d’un recyclage partiel. <strong>Selon Greenpeace France, la France demeure entièrement dépendante de la Russie pour l’utilisation de cet uranium de retraitement, également appelé URT. </strong>Cette dépendance est liée à l’absence, en Europe occidentale, d’installations capables de réaliser certaines opérations de ré-enrichissement. <strong><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/28/pres-de-quatre-ans-apres-le-debut-de-la-guerre-en-ukraine-le-commerce-d-uranium-entre-la-france-et-la-russie-se-poursuit_6664394_3234.html" rel="nofollow" target="_blank">Le Monde </a>explique que l’uranium de retraitement exporté par la France est traité dans une installation située à Seversk, en Sibérie, l’une des rares au monde disposant de cette capacité industrielle.</strong> <br />   <br />  Les entreprises françaises du secteur sont directement concernées. Orano, acteur clé du cycle du combustible, intervient dans l’extraction, la conversion et l’enrichissement de l’uranium. Les flux internationaux d’uranium alimentent ainsi une filière intégrée, dont certaines étapes restent dépendantes d’infrastructures russes, malgré les efforts européens de diversification.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Provenance des importations et rôle des pays tiers</b></div>
     <div>
      L’analyse de Greenpeace France met également en avant le rôle de pays tiers dans le commerce d’uranium. Une part significative de l’uranium naturel importé en France provient du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan.<strong> Selon les données reprises par <a class="link" href="https://www.leparisien.fr/economie/insupportable-greenpeace-denonce-la-poursuite-du-commerce-nucleaire-entre-la-france-et-la-russie-28-01-2026-ATDTAIBEJJCPHO65VSRNXKIP6M.php" rel="nofollow" target="_blank">Le Parisien,</a> ces deux pays représentaient près de 49,9 % des importations françaises d’uranium naturel en 2025.</strong> <br />   <br />  Toutefois, Greenpeace précise que ces flux transitent majoritairement par la Russie avant leur livraison en Europe. <strong>Cette configuration logistique confère à Rosatom un rôle intermédiaire, même lorsque l’uranium n’est pas extrait sur le territoire russe. </strong>D’un point de vue commercial, cette situation complique la distinction entre dépendance directe et indirecte à la Russie, dans un marché fortement interconnecté. <br />   <br />  Les données douanières montrent par ailleurs une évolution des importations d’uranium enrichi. Selon Le Monde, la part de l’uranium enrichi russe dans les importations françaises est passée de 67 % en 2022 à 24 % en 2024. Malgré cette baisse, Greenpeace France souligne que 18 % des importations d’uranium enrichi provenaient encore de Russie à la fin septembre 2025. Un autre point central de l’analyse concerne la transparence du commerce d’uranium. <strong>Greenpeace France indique qu’en 2024 et 2025, près de la moitié des importations d’uranium enrichi étaient enregistrées comme provenant de pays « non identifiables » dans les bases douanières françaises. </strong>Cette classification limite la traçabilité précise des flux et complique l’évaluation des dépendances effectives
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Gaz russe : l’Union européenne met fin aux importations d’ici 2027</title>
   <updated>2025-10-20T16:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Gaz-russe-l-Union-europeenne-met-fin-aux-importations-d-ici-2027_a4011.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-10-20T16:02:00+02:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Union européenne tourne la page du gaz russe. En actant l’interdiction totale de ces importations d’ici à fin 2027, Bruxelles impose une transformation profonde au marché énergétique et aux entreprises européennes.     <div><b>Une décision politique aux répercussions économiques immédiates</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/91918240-64524729.jpg?v=1760969239" alt="Gaz russe : l’Union européenne met fin aux importations d’ici 2027" title="Gaz russe : l’Union européenne met fin aux importations d’ici 2027" />
     </div>
     <div>
      Le 20 octobre 2025, les ministres de l’Énergie des Vingt-Sept ont adopté un texte clé : la fin de toutes les importations de gaz russe avant le 31 décembre 2027. Ce virage s’inscrit dans le prolongement du plan REPowerEU, né en réaction à l’invasion de l’Ukraine et à la dépendance européenne vis-à-vis de la Russie. L’objectif est clair : sécuriser les approvisionnements, stabiliser le marché intérieur et consolider la souveraineté énergétique du continent. <br />   <br />  Mais l’impact économique sera immédiat. En 2021, près de 45 % du gaz européen provenait de Russie ; ils ne sont plus que 19 % aujourd’hui, selon Eurostat. Ce retrait accéléré se traduit par une hausse durable des coûts d’importation, un recours accru au GNL, et une pression supplémentaire sur les marchés spot. Les entreprises énergétiques et les industries gazo-intensives doivent désormais s’adapter à un environnement où le gaz russe, historiquement bon marché, n’est plus disponible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nouvelles routes du gaz et recomposition du marché européen</b></div>
     <div>
      Cette interdiction du gaz russe reconfigure tout le marché. La Norvège s’impose désormais comme premier fournisseur de l’UE avec 33 % des volumes importés, tandis que les États-Unis, le Qatar et le Nigeria montent en puissance via le GNL. En parallèle, les États membres investissent massivement dans les terminaux flottants et les interconnexions : l’Allemagne compte cinq nouvelles unités de regazéification et la France, malgré la décision judiciaire visant le terminal du Havre, reste un hub stratégique grâce à ses sites de Fos, Montoir et Dunkerque. <br />   <br />  Pour les entreprises, cette transformation ouvre autant de risques que d’opportunités. Les énergéticiens doivent sécuriser leurs contrats long terme, les industriels reconfigurer leurs chaînes d’approvisionnement, et les États planifier des infrastructures capables d’absorber la nouvelle géographie du gaz. Le calendrier de 2027 agit ainsi comme un compte à rebours : il impose une recomposition rapide du tissu énergétique et industriel européen, tout en révélant les fragilités logistiques et financières de la transition.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.carnetsdubusiness.com/Gaz-russe-l-Union-europeenne-met-fin-aux-importations-d-ici-2027_a4011.html" />
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   <title>Arctique : la nouvelle route maritime Chine–Europe bouleverse le commerce international</title>
   <updated>2025-10-17T09:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Arctique-la-nouvelle-route-maritime-Chine-Europe-bouleverse-le-commerce-international_a4008.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2025-10-17T09:14:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélien Lacroix</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 13 octobre 2025, le navire Istanbul Bridge est arrivé au port britannique de Felixstowe, après avoir quitté le port de Ningbo-Zhoushan, en Chine, vingt jours plus tôt. Ce trajet inédit via l’Arctique inaugure une nouvelle voie commerciale entre la Chine et l’Europe, empruntant la route maritime du Nord longeant les côtes russes. Ce corridor ouvre une alternative logistique aux routes traditionnelles du canal de Suez, de plus en plus vulnérables aux tensions géopolitiques.     <div><b>De Ningbo à Felixstowe : un itinéraire inédit à travers l’Arctique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/91828520-64454955.jpg?v=1760685456" alt="Arctique : la nouvelle route maritime Chine–Europe bouleverse le commerce international" title="Arctique : la nouvelle route maritime Chine–Europe bouleverse le commerce international" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le Istanbul Bridge, navire battant pavillon du Liberia et opéré par la compagnie chinoise Sealegend, a quitté le port de Ningbo-Zhoushan le 22 septembre 2025, chargé de 4 890 conteneurs de produits manufacturés</strong>, selon <a class="link" href="https://www.courrierinternational.com/article/carte-arctic-express-la-chine-lance-une-liaison-reguliere-de-porte-conteneurs-par-le-passage-du-nord-est_234802" rel="nofollow" target="_blank">Courrier International</a>. Il a traversé la mer de Sibérie orientale, contourné la péninsule de Yamal et franchi la mer de Barents avant d’atteindre les eaux européennes. <br />   <br />  Le parcours, long d’environ 8 000 milles nautiques (près de 14 800 kilomètres), s’est achevé en vingt jours, soit deux fois plus rapidement que les trajets habituels via le canal de Suez, qui exigent en moyenne quarante jours, selon <a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/international/une-premiere-mondiale-qui-n-a-pris-que-20-jours-un-porte-conteneurs-chinois-a-livre-l-europe-en-passant-par-le-pole-nord-et-c-est-moscou-qui-se-frotte-les-mains_AN-202510160680.html" rel="nofollow" target="_blank">BFM TV</a>. <strong>L’itinéraire, baptisé China-Europe Arctic Express, constitue une première mondiale pour un porte-conteneurs de cette taille.</strong> <br />   <br />  L’arrivée du navire au port de Felixstowe le 13 octobre a marqué la réussite d’un projet initié plusieurs années auparavant dans le cadre des coopérations logistiques entre la Chine et la Russie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La montée en puissance de la route maritime du Nord</b></div>
     <div>
      La Northern Sea Route (NSR), sous supervision de l’agence publique russe Rosatom, longe les côtes arctiques de la Russie entre la mer de Kara et le détroit de Béring<strong>. Longtemps considérée comme un itinéraire expérimental, elle devient aujourd’hui un corridor de plus en plus viable grâce à l’évolution du climat.</strong> Selon BFM TV, la fonte de la banquise permet désormais une navigation sur dix mois par an, contre à peine quatre auparavant. <br />   <br />  Pour la Russie, cette route représente une opportunité économique majeure. <strong><a class="link" href="https://www.reuters.com/sustainability/climate-energy/chinese-freighter-halves-eu-delivery-time-maiden-arctic-voyage-uk-2025-10-14/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a> rapporte que Rosatom prévoit une hausse de 50 % du nombre de navires étrangers empruntant la NSR d’ici à la fin de la décennie. </strong>Le gouvernement russe investit dans des infrastructures portuaires à Mourmansk et Arkhangelsk, ainsi que dans la construction de nouveaux brise-glaces nucléaires. <br />   <br />  <strong>De son côté, la Chine inscrit la route arctique dans sa stratégie des « nouvelles routes de la soie polaire », lancée en 2018</strong>. Pékin cherche ainsi à sécuriser ses échanges avec l’Europe tout en réduisant sa dépendance aux détroits de Malacca et de Bab el-Mandeb, où la piraterie et les tensions géopolitiques fragilisent la fluidité du commerce maritime. <a class="link" href="https://portsetcorridors.com/2025/route-arctique-la-chine-demarre-une-ligne-directe/" rel="nofollow" target="_blank">PortsetCorridors</a> précise que la liaison inaugurale reliera régulièrement les ports chinois de Qingdao, Shanghai et Ningbo-Zhoushan aux terminaux européens de Felixstowe, Rotterdam, Hambourg et Gdansk.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une coopération sino-russe au cœur du projet</b></div>
     <div>
      Le succès du voyage du Istanbul Bridge résulte d’une collaboration étroite entre les autorités chinoises, les armateurs privés et Rosatom, l’agence russe en charge de la logistique polaire. <strong>En juin 2025, RCInet rapportait que Rosatom et la société New New Shipping avaient signé un accord pour construire plusieurs porte-conteneurs de classe arctique capables de naviguer toute l’année dans les glaces. </strong>Ces nouveaux navires, conçus pour résister à des températures extrêmes et dotés de coques renforcées, devraient entrer en service à partir de 2027. Selon gCaptain, cette coopération vise à établir une ligne régulière Chine–Europe fonctionnant douze mois sur douze. Rosatom prévoit également de déployer des brise-glaces nucléaires supplémentaires pour escorter les convois en hiver, renforçant ainsi le contrôle russe sur le passage. <br />   <br />  Pour Moscou, l’intérêt dépasse la simple logistique : chaque transit effectué dans la zone économique exclusive russe est soumis à autorisation et redevance. <strong>Le développement de cette route permet donc à la Russie d’accroître ses revenus tout en affirmant son influence dans la région arctique.</strong> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Pétrole russe : Bruxelles accentue la pression fiscale sur la Hongrie et la Slovaquie</title>
   <updated>2025-09-25T13:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Petrole-russe-Bruxelles-accentue-la-pression-fiscale-sur-la-Hongrie-et-la-Slovaquie_a3978.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-09-25T13:37:00+02:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Union européenne prépare une taxe sur le pétrole russe encore importé par pipeline en Hongrie et en Slovaquie. Derrière cette décision, un double enjeu : réduire les revenus énergétiques du Kremlin et pousser les entreprises locales à diversifier leurs approvisionnements, malgré un coût élevé à court terme.     <div><b>Un outil douanier pour fragiliser Moscou</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/91315425-64219587.jpg?v=1758800738" alt="Pétrole russe : Bruxelles accentue la pression fiscale sur la Hongrie et la Slovaquie" title="Pétrole russe : Bruxelles accentue la pression fiscale sur la Hongrie et la Slovaquie" />
     </div>
     <div>
      La Commission européenne veut imposer des droits de douane sur le brut russe qui transite encore par l’oléoduc Druzhba, un pipeline hérité de l’époque soviétique. Cette mesure complète le plafonnement du prix du pétrole russe, fixé à 47,6 dollars le baril, et l’élargissement des sanctions contre la flotte « fantôme » utilisée pour contourner les restrictions. <br />   <br />  L’impact financier direct sur la Russie sera limité en volume, mais l’effet symbolique est fort : aucun flux ne doit échapper à la stratégie européenne. Pour les investisseurs et les marchés, cette annonce confirme que l’UE poursuit une approche intégrée mêlant fiscalité, régulation et sanctions pour affaiblir durablement les revenus pétroliers de Moscou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hongrie et Slovaquie face à un coût de transition</b></div>
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      Pour la Hongrie et la Slovaquie, ces droits de douane signifient une hausse de la facture énergétique. Leurs raffineries, opérées par le groupe MOL, sont calibrées pour le brut russe avec une capacité de 14,2 millions de tonnes par an. Adapter ces infrastructures ou sécuriser de nouvelles sources d’approvisionnement représente un défi technique et financier. <br />   <br />  Les autorités slovaques estiment d’ailleurs qu’une rupture immédiate des contrats pourrait coûter jusqu’à 10 milliards d’euros. Le recours à l’Adriatic Pipeline reste disputé : MOL doute de sa capacité à remplacer complètement Druzhba, tandis que l’opérateur croate affirme l’inverse. À terme, ce bras de fer accélérera sans doute la recomposition logistique régionale et ouvrira des opportunités de marché pour de nouveaux fournisseurs.
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