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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-05T18:34:41+01:00</updated>
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   <title>E.Leclerc, un modèle économique taillé pour résister aux crises</title>
   <updated>2026-02-17T14:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/E-Leclerc-un-modele-economique-taille-pour-resister-aux-crises_a4180.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2026-02-17T14:48:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un secteur de la grande distribution dominé par la bataille des prix et la transformation des usages, E.Leclerc confirme en 2025 une position de leader difficilement contestable. Avec environ 24% de parts de marché, comme vient de l'annoncer le cabinet Kantar, et un chiffre d’affaires proche de 50 milliards d’euros, l’enseigne coopérative s’impose comme le premier commerçant de France, devant l’ensemble de ses concurrents historiques. Une performance qui repose autant sur un modèle économique singulier que sur une exécution opérationnelle rigoureuse.     <div><b>Une domination économique solidement ancrée</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94559249-65998717.jpg?v=1771336477" alt="E.Leclerc, un modèle économique taillé pour résister aux crises" title="E.Leclerc, un modèle économique taillé pour résister aux crises" />
     </div>
     <div>
      L’année 2025 marque une nouvelle étape dans la consolidation du leadership d’E.Leclerc sur le marché français de la grande distribution. <strong>Selon les données du panels de consommation du cabinet Kantar, l’enseigne capte désormais 24% des dépenses alimentaires des ménages, un niveau sans équivalent dans le paysage concurrentiel.</strong> Cette part de marché, relativement stable sur un an, place E.Leclerc nettement devant Carrefour, Intermarché ou encore Système U. <br />   <br />  Cette domination n’est pas le fruit d’un effet ponctuel. Elle s’inscrit dans une dynamique longue, construite sur plus d’une décennie de gains progressifs. <strong>Sur cette période, E.Leclerc a renforcé sa base clients en combinant politique tarifaire offensive, élargissement de l’offre et densification de son réseau de points de vente.</strong> Dans un contexte où la fréquentation des hypermarchés tend à s’éroder, l’enseigne parvient ainsi à préserver, voire à élargir, son socle de consommateurs réguliers. <br />   <br />  D’un point de vue strictement économique, cette avance confère à E.Leclerc un pouvoir de négociation renforcé vis-à-vis de ses fournisseurs. Le volume traité, couplé à une centralisation des achats, permet d’obtenir des conditions tarifaires plus favorables que celles de nombreux concurrents, un avantage structurel déterminant dans un secteur à marges faibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un chiffre d’affaires élevé, reflet d’un modèle robuste</b></div>
     <div>
      Sur l’exercice 2024, E.Leclerc a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 49,9 milliards d’euros hors carburant, en progression de près de 2,6% sur un an, annonce Kantar. Cette croissance, modérée mais régulière, intervient dans un environnement marqué par le ralentissement de l’inflation alimentaire et par une pression persistante sur le pouvoir d’achat. <br />   <br />  Contrairement à certains acteurs pénalisés par la baisse des volumes, l’enseigne bénéficie d’un positionnement prix qui capte les arbitrages des ménages. <strong>La promesse de prix bas, historiquement au cœur de son ADN, continue de jouer un rôle central dans la performance commerciale. Elle se traduit par une capacité à absorber des chocs conjoncturels sans dégradation significative des volumes.</strong> <br />   <br />  Le modèle coopératif constitue un autre pilier de cette solidité économique. Chaque magasin est juridiquement indépendant, mais s’inscrit dans une stratégie collective. Cette organisation limite les coûts de structure, favorise la réactivité locale et permet une discipline financière stricte. Pour les analystes du secteur, ce fonctionnement hybride offre un avantage comparatif durable face aux groupes intégrés plus lourds. <br />   <br />  Par ailleurs, la contribution du non-alimentaire renforce la diversification des revenus. Électroménager, culture, parapharmacie ou encore services représentent désormais une part significative de l’activité globale, réduisant la dépendance aux seules ventes alimentaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un leadership sous pression mais toujours défensif</b></div>
     <div>
      Si E.Leclerc conserve son rang de numéro 1, la concurrence s’intensifie. En 2025, plusieurs enseignes ont regagné des parts de marché, portées par des repositionnements stratégiques ou des politiques promotionnelles ciblées. <strong>Carrefour poursuit la rationalisation de son parc et le développement de ses formats de proximité, tandis qu’Intermarché bénéficie d’une image renforcée sur le terrain du « made in France ».</strong> <br />   <br />  Dans ce contexte, la part de marché d’E.Leclerc a pu connaître de légères fluctuations sur certains mois, sans toutefois remettre en cause son avance globale. L’écart avec le deuxième acteur reste suffisamment important pour absorber ces variations conjoncturelles. <br />   <br />  <strong>L’enjeu principal pour l’enseigne ne réside donc pas dans la conquête immédiate de nouvelles parts de marché, mais dans la préservation de sa rentabilité à long terme. La hausse des coûts logistiques, les investissements numériques et les exigences environnementales constituent autant de défis susceptibles de peser sur les marges futures.</strong> <br />   <br />  Néanmoins, grâce à sa taille critique, à sa discipline tarifaire et à son modèle organisationnel, E.Leclerc aborde ces transformations avec des atouts significatifs. En 2025, le leader français de la grande distribution apparaît ainsi moins comme un acteur en conquête que comme une référence économique cherchant à défendre une position dominante dans un marché arrivé à maturité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Grand Frais accélère ses recrutements après son changement d’actionnaire</title>
   <updated>2025-12-22T10:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Grand-Frais-accelere-ses-recrutements-apres-son-changement-d-actionnaire_a4102.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-12-22T10:39:00+01:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec près de 3 000 recrutements annoncés et une expansion accélérée, Grand Frais change clairement de dimension. Soutenue par un nouveau propriétaire américain, l’enseigne illustre la montée en puissance d’un modèle rentable dans la distribution alimentaire spécialisée.     <div><b>Grand Frais, un actif devenu stratégique pour les investisseurs</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93322188-65259974.jpg?v=1766396406" alt="Grand Frais accélère ses recrutements après son changement d’actionnaire" title="Grand Frais accélère ses recrutements après son changement d’actionnaire" />
     </div>
     <div>
      Le rachat de Prosol, maison mère de Grand Frais, par le fonds américain Apollo marque une étape décisive dans la trajectoire du groupe. Valorisé entre 4 et 5 milliards d’euros, l’ensemble apparaît désormais comme l’un des actifs les plus attractifs de la distribution alimentaire française. Cette opération valide un modèle fondé sur des volumes élevés, une forte rotation des produits frais et une maîtrise rigoureuse des coûts opérationnels, dans un contexte pourtant tendu pour le commerce alimentaire. <br />   <br />  Grand Frais coche toutes les cases recherchées par un investisseur international. La croissance est organique, soutenue par l’ouverture régulière de magasins, mais aussi par une intégration progressive des filières d’approvisionnement. Depuis 2017, Prosol a triplé son chiffre d’affaires pour atteindre environ 4,2 milliards d’euros en 2024. Cette performance conforte l’idée d’un concept désormais industrialisable à grande échelle, y compris sous contrainte inflationniste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Recrutements massifs : un levier de valeur autant qu’un pari économique</b></div>
     <div>
      L’annonce de près de 3 000 embauches supplémentaires s’inscrit pleinement dans cette logique de création de valeur. Avec environ 10 000 salariés aujourd’hui, Grand Frais assume un modèle intensif en main-d’œuvre, à contre-courant de la grande distribution classique. Pour Apollo, cet effort n’est pas un coût subi mais un investissement : davantage de personnel permet de soutenir la qualité perçue, d’augmenter le panier moyen et de fidéliser une clientèle sensible aux produits frais. <br />   <br />  Toutefois, ce choix comporte des risques. Le marché du travail reste sous tension et la capacité à recruter rapidement conditionnera le succès du plan de développement. Grand Frais devra donc maintenir son attractivité salariale et organisationnelle, tout en absorbant une croissance proche de 30 % de ses effectifs. Ll’enseigne n’est plus seulement un distributeur performant, mais un véritable levier de croissance industrielle, dont la réussite pèsera directement sur la valorisation future du groupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Mercosur : pourquoi Super U durcit sa stratégie d’achats</title>
   <updated>2025-12-16T15:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Mercosur-pourquoi-Super-U-durcit-sa-strategie-d-achats_a4091.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-12-16T15:21:00+01:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Super U durcit le ton contre le Mercosur. En promettant de ne pas acheter certains produits d’Amérique latine quand une offre française existe, Dominique Schelcher envoie un signal aux filières comme aux décideurs. Une prise de position qui peut peser sur les achats, l’image-prix et les négociations européennes.     <div><b>Super U met un “filtre France” sur le Mercosur</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93228303-65207566.jpg?v=1765895101" alt="Mercosur : pourquoi Super U durcit sa stratégie d’achats" title="Mercosur : pourquoi Super U durcit sa stratégie d’achats" />
     </div>
     <div>
      Super U a choisi une formule simple, et donc efficace commercialement. Le 16 décembre 2025, Dominique Schelcher a affirmé que les enseignes U n’achèteraient pas de produits d’Amérique du Sud lorsqu’il existe des produits équivalents français, a-t-il déclaré sur RMC/BFMTV. Il a résumé sa critique par une comparaison volontairement tranchante : « Le Mercosur c’est un peu le Shein de la concurrence déloyale », a déclaré Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U. <br />   <br />  Derrière le slogan, Super&nbsp;U construit une ligne de marque et une promesse d’assortiment. D’une part, Super&nbsp;U cherche à rassurer l’amont agricole, en affichant une préférence nationale “en rayon” plutôt qu’un discours institutionnel. D’autre part, Super&nbsp;U capte un air du temps consommateur, avec un appel à « se protéger » et à « acheter français ».&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Super U a choisi une formule simple, et donc efficace commercialement. Le 16 décembre 2025, Dominique Schelcher a affirmé que les enseignes U n’achèteraient pas de produits d’Amérique du Sud lorsqu’il existe des produits équivalents français, a-t-il déclaré sur RMC/BFMTV, selon une reprise AFP. Il a résumé sa critique par une comparaison volontairement tranchante : « Le Mercosur c’est un peu le Shein de la concurrence déloyale », a déclaré Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, selon une reprise AFP du 16 décembre 2025.  Derrière le slogan, super U construit une ligne de marque et une promesse d’assortiment. D’une part, super U cherche à rassurer l’amont agricole, en affichant une préférence nationale “en rayon” plutôt qu’un discours institutionnel. D’autre part, super U capte un air du temps consommateur, avec un appel à « se protéger » et à « acheter français », toujours selon une reprise AFP du 16 décembre 2025. Enfin, super U transforme un débat technique en message business : l’origine devient un critère de différenciation, au même titre que le prix ou la qualité perçue.</b></div>
     <div>
      Pour Super&nbsp;U, l’accord Mercosur cristallise d’abord un risque de pression sur les prix agricoles. Le débat est nourri par des paramètres de volumes et de contingents. Un document du Sénat publié le 12 décembre 2025 mentionne notamment un quota de 99 000 tonnes de bœuf assorti d’un droit de 7,5 %, ainsi que 180 000 tonnes de volaille et 60 000 tonnes de riz en franchise de droits. Même si Super U n’énonce pas ces chiffres, ils structurent la crainte des filières : plus l’offre importée est crédible, plus la bataille d’image et de prix se durcit dans la distribution, et Super&nbsp;U anticipe un choc réputationnel autant qu’un choc de marge. <br />   <br />  Super&nbsp;U intervient au moment où l’Europe discute précisément des “pare-feu” agricoles. Des eurodéputés ont voulu renforcer les contrôles, avec un mécanisme de sauvegarde et un débat sur les seuils. En parallèle, la France et l’Italie poussaient pour retarder le vote européen sur le Mercosur. Dans ce contexte, Super&nbsp;U protège une chaîne de valeur, et il se place en acteur de stabilisation de l’offre, en disant aux producteurs français qu’il sera au rendez-vous si le Mercosur accélère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Auchan transfère 300 supermarchés à Intermarché et Netto</title>
   <updated>2025-11-25T15:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Auchan-transfere-300-supermarches-a-Intermarche-et-Netto_a4061.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-11-25T15:32:00+01:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En transférant près de trois cents supermarchés sous les enseignes Intermarché et Netto, Auchan enclenche l’une des plus vastes restructurations du retail français depuis une décennie. Derrière ce basculement, se joue une recomposition stratégique majeure pour le groupe Mulliez et un rééquilibrage des forces dans la bataille des prix et des formats.     <div><b>Pour Auchan, un repositionnement massif pour sortir d’un modèle en impasse</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/92817353-64984566.jpg?v=1764081231" alt="Auchan transfère 300 supermarchés à Intermarché et Netto" title="Auchan transfère 300 supermarchés à Intermarché et Netto" />
     </div>
     <div>
      Auchan a officialisé le 25 novembre 2025 son intention de basculer l’intégralité de ses supermarchés français (hors Corse) sous les bannières Intermarché et Netto. L’opération, structurée via une entité dédiée exploitant ces magasins en franchise pour dix ans, transforme profondément le périmètre du distributeur. L’enseigne met ainsi un terme à un format devenu lourd, coûteux et difficilement différenciable face à des concurrents capables d’adapter plus finement prix et assortiments. Dans un marché où la consommation se fragmente et où la maîtrise des coûts conditionne la performance, Auchan cherche à libérer du capital opérationnel pour renforcer ses métiers jugés prioritaires : l’hypermarché, la proximité et le drive. <br />   <br />  Ce repositionnement est aussi l’aboutissement logique du rapprochement engagé en 2024 avec Les Mousquetaires dans les achats. En s’appuyant sur Intermarché et Netto, Auchan délègue l’exploitation d’un parc chroniquement sous tension tout en conservant la propriété des actifs. Le mouvement vise à transformer une zone grise de rentabilité en source de marge via la franchise, tout en allégeant la structure interne. À l’échelle financière, le groupe se donne l’opportunité de rééquilibrer ses comptes et de retrouver une trajectoire de performance plus cohérente avec ses efforts de rationalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour Intermarché et Netto, une expansion massive qui change la géographie concurrentielle</b></div>
     <div>
      Pour Les Mousquetaires, ce transfert représente un bond sans précédent. L’intégration de quelque trois cents supermarchés renforce immédiatement leur couverture territoriale, en particulier dans les zones périurbaines où le trafic dépend de la capacité à offrir un rapport qualité-prix compétitif. Grâce à leur modèle d’entrepreneurs indépendants, Intermarché et Netto disposent d’une agilité commerciale que peu d’acteurs intégrés peuvent reproduire. Le basculement de ces magasins leur offre donc un levier inédit pour amplifier leur stratégie d’attaque sur le panier moyen et sur les segments sensibles au pouvoir d’achat. <br />   <br />  Ce basculement aura aussi des implications directes pour les consommateurs. Les enseignes Intermarché et Netto apporteront leurs propres marques, leurs logiques tarifaires et leurs mécanismes de fidélisation, entraînant une redéfinition des repères pour les clients habitués d’Auchan. La transition pourrait créer une dynamique de concurrence accrue sur le terrain, avec un impact possible sur les conditions de négociation avec les fournisseurs. Si l’opération est validée par l’Autorité de la concurrence, elle pourrait remodeler durablement l’équilibre des forces et poser les bases d’une nouvelle architecture du retail français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Action, toujours moins cher, mais à quel prix ?</title>
   <updated>2024-12-13T10:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Action-toujours-moins-cher-mais-a-quel-prix_a3695.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2024-12-13T17:00:00+01:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 12 décembre 2024, le reportage de « Complément d’Enquête » diffusé sur France 2 a révélé des pratiques internes controversées au sein de l’enseigne Action.     <div><b>Des conditions de travail sous pression</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/84927277-60607070.jpg?v=1734085255" alt="Action, toujours moins cher, mais à quel prix ?" title="Action, toujours moins cher, mais à quel prix ?" />
     </div>
     <div>
      Selon le reportage, dans certaines régions, jusqu’à <strong>70 % des salariés quittent leur poste en une année</strong>, un indicateur du stress ressenti par les employés. <strong>Ces derniers doivent remplir des tâches chronométrées, notamment le rangement des rayons, sous peine de remontrances sévères.</strong> Un ancien employé témoigne : <em>« La cadence imposée est inhumaine, et les remarques incessantes brisent le moral. »&nbsp;</em> <br />   <br />  L’entreprise affirme que les délais impartis sont une simple <em>« indication pour mieux organiser les plannings »</em>. Cependant, plusieurs documents internes pointent des pratiques de surveillance stricte, aggravant les tensions. En 2022, <strong>la direction avait même reconnu l’existence de <em>« recueils de faits »</em>, recensant les erreurs des salariés,</strong> avant d’assurer avoir abandonné cette méthode.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des prix bas, mais à quel prix ?</b></div>
     <div>
      Action s’appuie sur un modèle de vente rapide de produits à bas coût. Avec <strong>2 755 magasins dans 12 pays européens</strong>, l’enseigne optimise ses marges grâce à une logistique rigoureuse et une réduction des coûts d’exploitation, souvent au détriment des conditions de travail.&nbsp;<strong>Les faibles rémunérations, alliées à des emplois précaires, permettent de limiter les dépenses.</strong> L’inspecteur du travail interviewé résume : <em>« Ce modèle génère des bénéfices, mais au prix d’une santé mentale et physique mise à mal. »</em> <br />   <br />  Face aux critiques, Action réfute les chiffres avancés par le reportage. Selon un porte-parole, <em>« notre méthodologie respecte les normes du secteur »</em>. Concernant les accidents du travail, <strong>l’entreprise affirme n’avoir <em>« aucune raison de croire »</em> qu’ils sont plus fréquents que chez ses concurrents.&nbsp;</strong>Quant aux salariés,&nbsp;si certains dénoncent une atmosphère pesante, d’autres, plus rares, relativisent. Un employé actuel indique : <em>« La pression existe, mais ce n’est pas insurmontable si l’on s’adapte. »</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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