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 <title>Carnets du Business</title>
 <subtitle><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-01T03:34:16+02:00</updated>
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   <title>Automobile : les modèles électriques en forte hausse, les thermiques reculent toujours début 2026</title>
   <updated>2026-03-24T08:53:00+01:00</updated>
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   <category term="Secteurs &amp; Marchés" />
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   <published>2026-03-24T08:50:00+01:00</published>
   <author><name>François Lapierre</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le début d’année 2026 confirme une transformation profonde du secteur automobile européen. Derrière une évolution encore modérée des volumes, la structure du marché bascule rapidement vers l’électrification, avec des conséquences directes sur la hiérarchie des constructeurs, les modèles économiques et les équilibres industriels.     <div><b>L’électrification capte toute la croissance</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95572993-66795039.jpg?v=1774338786" alt="Automobile : les modèles électriques en forte hausse, les thermiques reculent toujours début 2026" title="Automobile : les modèles électriques en forte hausse, les thermiques reculent toujours début 2026" />
     </div>
     <div>
      Sur janvier-février, les immatriculations dans l’Union européenne reculent de 1,2% à 1,66 million de véhicules, tandis que le mois de février affiche un léger rebond à +1,4% (865 437 unités), selon les données de l'ACEA publiées le 24 mars 2026. <br />   <br />  Le principal moteur du marché est désormais clairement identifié : les motorisations électrifiées. <strong>Les ventes de voitures électriques à batterie progressent de 22,3% sur les deux premiers mois, atteignant 312 369 unités et 18,8% de part de marché</strong>. Les hybrides rechargeables bondissent de 30,6% à 162 751 unités (9,8%), tandis que les hybrides classiques dominent toujours avec 643 898 unités et 38,7% du marché.&nbsp; Au total, ces trois technologies représentent environ 67% des immatriculations en Europe, contre moins de 60% un an plus tôt.&nbsp; <br />   <br />  <strong>À l’inverse, les motorisations thermiques s’effondrent. Les ventes de voitures essence chutent de 23,3% à 374 774 unités et celles de diesel reculent de 17,7%. </strong>Leur part combinée tombe à 30,6% du marché, contre 38,7% un an auparavant. Cette bascule traduit un changement structurel : la croissance du marché ne provient plus du volume global, mais exclusivement du transfert vers l’électrifié. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Constructeurs : une hiérarchie en recomposition</b></div>
     <div>
      Dans ce contexte, les performances des constructeurs divergent fortement. Les groupes historiques européens résistent mais peinent à retrouver une dynamique forte. Volkswagen affiche une croissance modérée de ses immatriculations (+2,2%), confirmant sa position de leader mais sans véritable accélération. <strong>Stellantis se distingue avec une progression plus solide (+9,5% sur les deux premiers mois), portée notamment par certaines marques comme Fiat ou Opel, et par une stratégie plus agressive sur les segments électrifiés.&nbsp;</strong> <br />   <br />  À l’inverse, Renault Group est en net recul, avec une baisse de 14% à 16% selon les périodes, pénalisé par un positionnement produit en transition et une exposition plus forte aux segments thermiques en déclin.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’offensive des nouveaux entrants, en particulier chinois</b></div>
     <div>
      La transformation du marché profite pleinement aux nouveaux acteurs, en particulier chinois<strong>. BYD apparaît comme le grand gagnant de ce début d’année avec une hausse de 179% de ses ventes en Europe, à 29 291 unités sur deux mois. </strong>Le constructeur s’impose progressivement comme un concurrent direct des acteurs historiques et rivalise désormais avec Tesla, dont les ventes progressent également (+11,8% en février) après plus d’un an de recul.&nbsp; <br />   <br />  Pour l’industrie automobile européenne, les conséquences sont multiples. D’un côté, les constructeurs doivent investir massivement dans l’électrification pour répondre aux normes environnementales et à l’évolution de la demande. De l’autre, ils font face à une rentabilité sous pression, notamment sur les véhicules électriques encore moins profitables.<strong> Les assouplissements récents des réglementations CO₂ en Europe traduisent d’ailleurs les difficultés du secteur à absorber cette transition à marche forcée.&nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une nouvelle structure du marché</b></div>
     <div>
      Le marché automobile européen entre ainsi dans une phase de rupture. Le thermique, longtemps pilier de l’industrie, devient marginal. L’hybride s’impose comme solution dominante à court terme, tandis que l’électrique poursuit sa montée en puissance. <br />   <br />  Pour les constructeurs, l’enjeu n’est plus seulement de réussir la transition énergétique, mais de redéfinir leur modèle industriel dans un environnement où la croissance est faible, la concurrence accrue et les investissements massifs. La recomposition du secteur est désormais engagée. Elle devrait s’accélérer dans les prochaines années, avec à la clé une redistribution durable des parts de marché à l’échelle mondiale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Stellantis ferme Douvrin : efficacité stratégique, tension sociale</title>
   <updated>2025-07-25T15:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.carnetsdubusiness.com/Stellantis-ferme-Douvrin-efficacite-strategique-tension-sociale_a3892.html</id>
   <category term="Management" />
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   <published>2025-07-25T15:46:00+02:00</published>
   <author><name>Adélaïde Motte</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec l’arrêt programmé de sa production thermique à Douvrin, Stellantis tourne une page industrielle pour se concentrer sur les chaînes de traction électriques.     <div><b>Une restructuration industrielle conforme à la stratégie électrique du groupe</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90130659-63619482.jpg?v=1753451781" alt="Stellantis ferme Douvrin : efficacité stratégique, tension sociale" title="Stellantis ferme Douvrin : efficacité stratégique, tension sociale" />
     </div>
     <div>
      Stellantis a officialisé, le 24 juillet 2025, l’arrêt progressif de la production de moteurs thermiques à Douvrin (Pas-de-Calais), avec un premier jalon fixé au 1er novembre pour la fin de la chaîne diesel. Ce site, créé en 1969, a produit plus de 40 millions de moteurs, mais n’est plus intégré dans la trajectoire d’électrification. Le groupe mise désormais sur la montée en puissance des gigafactories, notamment celle d’ACC (Automotive Cells Company), attenante à l’usine historique. <br />   <br />  Cette décision s’inscrit dans une logique de rationalisation industrielle et financière, visant à maximiser la marge opérationnelle tout en anticipant l’extinction programmée du thermique à l’horizon 2035. En transférant une partie des effectifs vers ACC et en proposant des reclassements vers d’autres unités, Stellantis cherche à éviter un plan social classique, tout en poursuivant un redéploiement de sa chaîne de valeur autour des technologies électriques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une fracture sociale et territoriale encore mal encadrée</b></div>
     <div>
      Malgré l’absence de licenciements annoncés, la transition sociale reste incertaine. Sur les 680 salariés concernés, 330 ont déjà rejoint ACC, mais 350 restent à reclasser dans un contexte de reconversion technique exigeant. Les syndicats, notamment la CFE-CGC et la CGT, alertent sur les profils seniors, peu adaptés aux nouvelles compétences demandées dans les métiers de l’électrochimie ou de l’assemblage batterie. <br />   <br />  Au-delà du sort des salariés, c’est l’équilibre économique du territoire qui est en jeu. Douvrin est un bassin industriel structurant pour le Pas-de-Calais, et aucun plan concerté de revitalisation locale n’a encore été acté. Pour les observateurs, le cas de Douvrin illustre une tension croissante entre efficacité industrielle et cohésion territoriale, un dilemme que les prochaines vagues de transition énergétique pourraient amplifier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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