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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T07:37:37+01:00</dc:date>
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   <title>Concurrence : Thé Mariage Frères écope d'une lourde amende</title>
   <pubDate>Mon, 11 Dec 2023 08:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axelle Ker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Autorité de la concurrence vient de rendre publique, ce lundi 11 décembre 2023, sa décision d'infliger une amende de 4 millions d'euros au groupe Thés Mariage Frères pour pratiques d'entente.     <div><b>Thé Mariage Frères, une amende de 4 millions d'euros pour pratique d'entente</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/77271753-56058587.jpg?v=1702307195" alt="Concurrence : Thé Mariage Frères écope d'une lourde amende" title="Concurrence : Thé Mariage Frères écope d'une lourde amende" />
     </div>
     <div>
      <p style="border: 0px solid rgb(217, 217, 227); box-sizing: border-box; --tw-border-spacing-x: 0; --tw-border-spacing-y: 0; --tw-translate-x: 0; --tw-translate-y: 0; --tw-rotate: 0; --tw-skew-x: 0; --tw-skew-y: 0; --tw-scale-x: 1; --tw-scale-y: 1; --tw-pan-x: ; --tw-pan-y: ; --tw-pinch-zoom: ; --tw-scroll-snap-strictness: proximity; --tw-gradient-from-position: ; --tw-gradient-via-position: ; --tw-gradient-to-position: ; --tw-ordinal: ; --tw-slashed-zero: ; --tw-numeric-figure: ; --tw-numeric-spacing: ; --tw-numeric-fraction: ; --tw-ring-inset: ; --tw-ring-offset-width: 0px; --tw-ring-offset-color: #fff; --tw-ring-color: rgba(69,89,164,.5); --tw-ring-offset-shadow: 0 0 transparent; --tw-ring-shadow: 0 0 transparent; --tw-shadow: 0 0 transparent; --tw-shadow-colored: 0 0 transparent; --tw-blur: ; --tw-brightness: ; --tw-contrast: ; --tw-grayscale: ; --tw-hue-rotate: ; --tw-invert: ; --tw-saturate: ; --tw-sepia: ; --tw-drop-shadow: ; --tw-backdrop-blur: ; --tw-backdrop-brightness: ; --tw-backdrop-contrast: ; --tw-backdrop-grayscale: ; --tw-backdrop-hue-rotate: ; --tw-backdrop-invert: ; --tw-backdrop-opacity: ; --tw-backdrop-saturate: ; --tw-backdrop-sepia: ; margin: 1.25em 0px; color: rgb(55, 65, 81); font-family: Söhne, ui-sans-serif, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, Ubuntu, Cantarell, &quot;Noto Sans&quot;, sans-serif, &quot;Helvetica Neue&quot;, Arial, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; white-space-collapse: preserve;">Coup dur pour le groupe Thés Mariage Frères. L'Autorité de la concurrence, chargée de veiller à la libre concurrence sur le marché, a dénoncé les actions du groupe qui ont « <strong><em>entravé, durant près de 15 ans, la liberté commerciale de ses distributeurs en leur interdisant, d'une part, de vendre en ligne les produits de sa marque, et, d'autre part, de revendre ses produits à d'autres revendeurs. </em></strong>». Résultat, le groupe Thé Mariage Frère a écopé d'une <strong>amende de 4 millions d'euros. </strong> <br />   <br />  L'Autorité de la concurrence n'a pas ménagé le groupe en instant sur le fait que « <em>ces pratiques, qui ont limité la concurrence intra-marque et cloisonné les marchés, sont constitutives d'une entente </em>». <strong>Ces interdictions étaient présentes dans les conditions générales de vente du groupe Mariage Frères depuis juillet 2008. </strong>L'amende de 4 millions d'euros a été infligée à la société Mariage Frères International SAS, responsable de la vente en gros du groupe, ainsi qu'à sa société-mère, Mariage Frères SAS.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'étranglement de la concurrence</b></div>
     <div>
      <span style="color: rgb(55, 65, 81); font-family: Söhne, ui-sans-serif, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, Ubuntu, Cantarell, &quot;Noto Sans&quot;, sans-serif, &quot;Helvetica Neue&quot;, Arial, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; white-space-collapse: preserve;"><strong>L'amende infligée à Thés Mariage Frères découle de leur interdiction aux distributeurs de vendre en ligne les produits de la marque, ainsi que de leur interdiction de revendre ces produits à d'autres revendeurs.</strong> Cette double contrainte a eu un impact significatif sur les distributeurs, en particulier les petites entreprises, qui ont vu entravé le développement de leur activité. <br />   <br />  Parallèlement, entre 2013 et 2021, la part des ventes en ligne réalisées par le groupe Mariage Frères a plus que triplé, principalement via leur site internet et Amazon. Un monopole qui a privé les consommateurs de bénéficier de prix plus avantageux du fait de l'absence de concurrence entre les distributeurs. <strong>Le groupe Thé Mariage Frères a la possibilité de déposer un recours</strong>. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Déménagement : l'Autorité de la concurrence sanctionne des entreprises</title>
   <pubDate>Wed, 08 Apr 2020 16:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Aux termes des investigations menées à la suite d'une enquête de la DGCCRF, l'Autorité sanctionne plusieurs sociétés "à hauteur de 462 000 euros pour avoir faussé la concurrence en établissant des devis de complaisance concernant les déménagements de militaires au départ de La Réunion", explique dans un communiqué l'Autorité de la Concurrence, qui ajoute que "deux sociétés de déménagement, membres de l'entente mais en difficultés financières n'ont pas été sanctionnées."     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/44558574-36367492.jpg?v=1586511259" alt="Déménagement : l'Autorité de la concurrence sanctionne des entreprises" title="Déménagement : l'Autorité de la concurrence sanctionne des entreprises" />
     </div>
     <div>
      "<em>Les frais de déménagements de militaires sont pris en charge par l'administration <br />  Les frais de déménagement des militaires de l'armée de l'air, de terre et de la marine nationale affectés en outre-mer sont pris en charge, en tout ou partie, par l'administration"</em>, assure l'Autorité de la Concurrence, qui précise que "<em>pour bénéficier de cette prise en charge, les militaires doivent obligatoirement faire jouer la concurrence entre les entreprises de déménagements et solliciter plusieurs devis, afin que la prestation retenue soit la moins coûteuse pour l'Etat."</em> <br />   <br />  De février 2008 à fin août 2012, "<em>cinq sociétés se sont concertées pour solliciter, recevoir ou fournir des devis de complaisance à leurs concurrents, dans le secteur du déménagement entre La Réunion et la métropole"</em>. Ainsi, une <em>"entreprise démarchée par un militaire sollicitait un devis plus onéreux (devis de couverture) à un concurrent afin d'obtenir le marché."</em> <br />   <br />  Les dirigeants et salariés des entreprises concernées ont décrit ces pratiques comme étant habituelles à la Réunion. Un ancien salarié d'AGS Réunion a ainsi déclaré que « <em>ces pratiques sont courantes à la Réunion mais aussi dans les autres DOM et là où les militaires français sont implantés </em>». Le responsable d'exploitation de Cheung Déménagements a précisé que «<em> cette pratique de la demande d'un second devis au concurrent existe depuis toujours </em>» tandis que le gérant d'A.T. Océan Indien a reconnu que son entreprise sollicitait <em>« effectivement des devis de couverture à [des] concurrents ».</em> <br />   <br />  La matérialité de ces échanges a pu notamment être établie "<em>grâce aux éléments recueillis au cours des opérations de visite et saisies au siège des entreprises"</em>. Elle ressort de preuves directes," <em>telles que la fourniture, par courriel ou par fax, de devis de complaisance, mais également de preuves indirectes, telles que des anomalies communes présentes dans les devis établis pour un même client (fautes d'orthographes identiques ou postes de coûts très proches)."</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Demenagement-l-Autorite-de-la-concurrence-sanctionne-des-entreprises_a2344.html</link>
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   <title>« Prix abusifs », 46 millions d’euros d’amende pour SFR </title>
   <pubDate>Fri, 13 Jun 2014 16:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Camier</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Environnement stratégique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’opérateur téléphonique SFR vient d’être sanctionné par l’Autorité de la concurrence pour avoir « maintenu des prix abusifs » à La Réunion et à Mayotte. Le gendarme français de la concurrence avait été saisi par Orange et Outre Mer Télécom.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/6723189-10275771.jpg?v=1402671170" alt="« Prix abusifs », 46 millions d’euros d’amende pour SFR " title="« Prix abusifs », 46 millions d’euros d’amende pour SFR " />
     </div>
     <div>
      <h1>  	<span style="line-height: 1.4;">Orange vient d’être condamné à 46 millions d’euros d’amende pour avoir « </span><em style="line-height: 1.4;">mis en place une différenciation tarifaire excessive au regard des coûts supportés entre les appels passés sur son réseau et ceux passés vers les réseaux concurrents. </em><span style="line-height: 1.4;">» La nouvelle est tombée vendredi 13 juin dans un communiqué de l’Autorité de la Concurrence. Le gendarme français de la concurrence avait été saisi par Orange et Outre Mer Télécom qui reprochait à SRR, filiale de SFR pour ces territoires, d’avoir profité de sa position dominante (70% des parts de marché entre 2000 et 2013).</span></h1>   <br />  «&nbsp;<em>SRR, qui n’a pas contesté les faits et s’est engagée à se doter d’un programme de conformité en matière de concurrence, s’est vu accorder une réduction de sanction de 18 % par rapport à celle qu’elle aurait normalement encourue</em>&nbsp;» rapporte <em><a class="link" href="http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0203563250206-sfr-ecope-dune-sanction-de-46-millions-deuros-pour-prix-abusifs-a-la-reunion-et-mayotte-1012543.php" target="_blank">Les Echos</a>.</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Surfacturés vers les autres réseaux</b></div>
     <div>
      Sur l’île de la Réunion la filiale de SFR faisait payer entre 3 et 24 centimes plus chers les appels vers d’autres réseaux. À Mayotte cet écart pouvait atteindre 26 centimes. Quant aux SMS, ils étaient surfacturés entre 3 et 10 centimes. <br />   <br />  «&nbsp;<em>Pour rendre sa décision au fond sur ce dossier, le gendarme de la concurrence a ainsi tenu compte des écarts de prix plus de 3 fois supérieurs aux écarts de coûts supportés par SRR à La Réunion, et parfois supérieurs de plus de 50 % à Mayotte. L’Autorité considère que ceux-ci ont handicapé les opérateurs concurrents de SRR en les faisant apparaître comme plus chers à appeler, générant un « effet club » artificiel</em>&nbsp;» résume le quotidien économique. <br />   <br />  Cette situation a conforté la position ultra dominante de SFR sur ces territoires d’Outre mer. D’après l’Autorité de la concurrence cette situation a pu priver les concurrents «&nbsp;<em>de revenus et de marges sur leur prestation de terminaison d’appel vocal et SMS, limitant ainsi leur capacité d’investissement potentielle</em>. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Prix-abusifs--46-millions-d-euros-d-amende-pour-SFR_a760.html</link>
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   <title>Stratégie de croissance du groupe Casino : entre proximité et développement international</title>
   <pubDate>Thu, 11 Jul 2013 14:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Florent Polo</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mercredi 10 juillet 2013, l’Autorité de la concurrence a annoncé sa décision au sujet de la prise de contrôle totale de Monoprix par Casino. L’examen de la situation était en cours depuis le mois de mars dernier, après que Casino et Galeries Lafayette (possédant tous deux 50 % du capital de Monoprix) se soient entendus sur un accord visant à céder la totalité du capital au groupe Casino.     <div><b>Un accord sur fond de contrôle de la concurrence</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/5686234-8480728.jpg?v=1373551077" alt="Stratégie de croissance du groupe Casino : entre proximité et développement international" title="Stratégie de croissance du groupe Casino : entre proximité et développement international" />
     </div>
     <div>
      Pour Casino Guichard Perrachon, la prise de contrôle des 50&nbsp;% que détenaient les Galeries Lafayette était une étape dans le renforcement de sa stratégie de positionnement sur le marché des commerces de proximité. Avec 1,175 milliard d’euros, cette acquisition était remise en cause de la position dans laquelle elle plaçait l’enseigne de distribution, l’enjeu étant la situation à Paris intramuros. Mais pourquoi tant de méfiance sur cette cession alors que Casino possédait déjà, avec sa participation dans Monoprix, 61,7&nbsp;% des parts de marché en surface de vente, le principal concurrent qu’est Carrefour étant quatre fois moins important (12,5&nbsp;%)(1)? C’est l’Autorité de la concurrence qui elle-même nous fournit la réponse dans le communiqué de presse accompagnant sa décision&nbsp;: «&nbsp;Même si Casino détient déjà le contrôle conjoint de Monoprix, l'Autorité considère que le retrait de Galeries Lafayette du capital conduit à une modification de la situation concurrentielle, dans la mesure où Casino peut désormais définir la politique de prix de Monoprix en toute autonomie&nbsp;»(2). Ainsi, devant la prise de contrôle total de Monoprix, l’Autorité craignait une situation de quasi-monopole sur les surfaces présentes à Paris, argumentant que cette situation pourrait engendrer des aspects négatifs pour le consommateur, ce qu’il fallait rétablir par une «&nbsp;injonction de cessions de magasins&nbsp;», qui permettrait d’accroitre «&nbsp;rapidement la pression concurrentielle sur les opérateurs et modifierait ainsi leurs comportements de prix ou d'assortiment dans le sens souhaité par les consommateurs&nbsp;»(3). <br />  &nbsp; <br />  C’est pourquoi l’Autorité a acté la prise de possession de Monoprix dans son entièreté par Casino, tout en énonçant des mesures permettant d’abaisser la pression concurrentielle qu’impose le groupe originaire de Saint-Etienne. Ainsi, «&nbsp;Casino s'est engagé à céder des surfaces de vente dans les zones concernées de façon à ce que des conditions équilibrées de concurrence y soient restaurées […]&nbsp;». Il s’engage alors «&nbsp;à céder 55 points de vente à Paris et 3 magasins de province (ou, le cas échéant, résilier les contrats d'affiliation) »(4). Cette décision permet de maintenir, selon l’Autorité de la concurrence, une «&nbsp;situation concurrentielle équilibrée en limitant la position de Casino à une surface qui n'excède pas 50&nbsp;% de parts de marché ou en supprimant l'addition de parts de marché engendrée par l'acquisition de Monoprix&nbsp;»(5). En outre, les surfaces cédées ne pourront être sous influence directe ou indirecte du groupe pour une durée de dix ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie visant la proximité</b></div>
     <div>
      Cette décision souligne en réalité la stratégie du groupe Casino qui vise à élargir le nombre de ses surfaces de vente en centre-ville et à renforcer sa présence sur la «&nbsp;consommation de proximité&nbsp;». Avec le rachat à 100&nbsp;% de l’enseigne Monoprix, Casino dispose d’une marque de la grande distribution très présente en ville qui dégage une marge de 6,1&nbsp;%. Un très bon résultat au vu de ceux des concurrents. Aussi, Monoprix qui demeure une marque dont le positionnement prix se situe dans le milieu-haut de gamme, devrait renforcer sa montée en gamme tout en gardant une continuité dans la ligne de prix moyen. Séduire les citadins fortunés et les touristes, avec des produits de luxe, voilà l’idée phare. Pour compléter la stratégie, le magasin présent aux Champs-Élysées devrait voir sa surface doublée d’ici 2015. Un renforcement de la position du groupe Casino sur le marché français, qui s’il est en pleine expansion à l’international, tend à baisser dans l’hexagone avec un recul de 0,8&nbsp;% à 8,6&nbsp;% en 2012.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Casino, un groupe qui joue sur plusieurs tableaux</b></div>
     <div>
      Son implantation en France avec le rachat dans sa totalité de Monoprix n’est qu’une facette de la stratégie globale du groupe. Casino souhaite s’étendre sur les axes les plus empruntés de France&nbsp;: les autoroutes et les gares. Il est ainsi prévu sur l’ouverture de 40 magasins en 2013 et de 50 en 2014, de consacrer une part de ces implantations aux enseignes Monop’station. Pour l’instant, il n’en existe qu’une, présente sur l’A89. <br />  &nbsp; <br />  Mais la force de Casino est aussi sa présence à l’international. Puisque le groupe a réalisé une croissance de 8,5&nbsp;% de son chiffre d’affaires et de 14,2&nbsp;% de son résultat opérationnel à l’étranger. L’activité internationale, centrée sur les pays émergents, représente alors plus de 40&nbsp;% du résultat opérationnel. Implanté dans des pays comme l’Argentine, la Colombie, la Thaïlande et le Vietnam, le groupe est aussi présent en Afrique où il dispose de 28 supermarchés (sans la marque Monoprix aussi présente). Sa stratégie est basée sur le concept de la franchise, ce qui lui permet de s’adapter aux conditions locales. Par exemple, le groupe Mercure International exploite des franchises au Congo, au Sénégal, au Gabon et au Cameroun et le groupe Mabrouk en Tunisie (qui exploite 72 Monoprix). Indubitablement orientée vers l’international, l’activité du groupe en est aussi sensible. Cette sensibilité est pour l’heure positive si l’on regarde les résultats du groupe, qui s’opposent à ceux de Carrefour qui peine à reconfigurer la stratégie de son système de distribution encore il y a peu, très tourné vers les grandes surfaces et ce, malgré l’introduction des concepts Carrefour Market, Carrefour City et Carrefour Planet. <br />  &nbsp; <br />  Casino présente ainsi d’excellents résultats à l’international et en France, où il souhaite s’intégrer davantage. La décision de l’Autorité de la concurrence s’impose donc comme une entrave à la progression du groupe dans le sens où Casino possédait déjà, en excluant les parts de Monoprix, 44,3&nbsp;% des parts de marché en surface de vente sur le secteur de la ville de Paris en 2011.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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