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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>L'innovation dépend-elle d'Emmanuel Macron ?</title>
   <pubDate>Wed, 13 Dec 2023 13:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un monde où la compétitivité économique se mesure à l'aune de l'innovation, Emmanuel Macron, président de la République française, a récemment réitéré son engagement à propulser la France au premier rang des nations innovantes. Lors d'un discours à Blagnac, il a souligné l'importance de poursuivre et d'intensifier le programme d'investissement France 2030, lancé il y a deux ans.     <div><b>Stratégie d'innovation de Macron : un nouvel élan pour la France ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/77308124-56101721.jpg?v=1702470428" alt="L'innovation dépend-elle d'Emmanuel Macron ?" title="L'innovation dépend-elle d'Emmanuel Macron ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="color: rgb(55, 65, 81); font-family: Söhne, ui-sans-serif, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, Ubuntu, Cantarell, &quot;Noto Sans&quot;, sans-serif, &quot;Helvetica Neue&quot;, Arial, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; white-space-collapse: preserve;">Dans son discours à Blagnac, Emmanuel Macron a exprimé une volonté ferme d'accélérer l'innovation en France. Il a mis en avant le succès du plan France 2030, qui a déjà financé plus de 3 200 projets industriels, soulignant l'importance de l'investissement massif dans l'innovation technologique. Macron a déclaré, </span><em style="border: 0px solid rgb(217, 217, 227); box-sizing: border-box; --tw-border-spacing-x: 0; --tw-border-spacing-y: 0; --tw-translate-x: 0; --tw-translate-y: 0; --tw-rotate: 0; --tw-skew-x: 0; --tw-skew-y: 0; --tw-scale-x: 1; --tw-scale-y: 1; --tw-pan-x: ; --tw-pan-y: ; --tw-pinch-zoom: ; --tw-scroll-snap-strictness: proximity; --tw-gradient-from-position: ; --tw-gradient-via-position: ; --tw-gradient-to-position: ; --tw-ordinal: ; --tw-slashed-zero: ; --tw-numeric-figure: ; --tw-numeric-spacing: ; --tw-numeric-fraction: ; --tw-ring-inset: ; --tw-ring-offset-width: 0px; --tw-ring-offset-color: #fff; --tw-ring-color: rgba(69,89,164,.5); --tw-ring-offset-shadow: 0 0 transparent; --tw-ring-shadow: 0 0 transparent; --tw-shadow: 0 0 transparent; --tw-shadow-colored: 0 0 transparent; --tw-blur: ; --tw-brightness: ; --tw-contrast: ; --tw-grayscale: ; --tw-hue-rotate: ; --tw-invert: ; --tw-saturate: ; --tw-sepia: ; --tw-drop-shadow: ; --tw-backdrop-blur: ; --tw-backdrop-brightness: ; --tw-backdrop-contrast: ; --tw-backdrop-grayscale: ; --tw-backdrop-hue-rotate: ; --tw-backdrop-invert: ; --tw-backdrop-opacity: ; --tw-backdrop-saturate: ; --tw-backdrop-sepia: ; color: rgb(55, 65, 81); font-family: Söhne, ui-sans-serif, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, Ubuntu, Cantarell, &quot;Noto Sans&quot;, sans-serif, &quot;Helvetica Neue&quot;, Arial, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; white-space-collapse: preserve;">« Notre stratégie est la plus efficace au niveau européen, nous ne sommes pas en train de rater, <strong>mais on n’est pas du tout arrivé non plus, car ça va beaucoup plus vite ailleurs, en Chine et aux Etats-Unis !</strong> »</em><span style="color: rgb(55, 65, 81); font-family: Söhne, ui-sans-serif, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, Ubuntu, Cantarell, &quot;Noto Sans&quot;, sans-serif, &quot;Helvetica Neue&quot;, Arial, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; white-space-collapse: preserve;">. <br />  Macron a également souligné l'importance de secteurs clés<strong> tels que l'intelligence artificielle, la fusion nucléaire, et le captage du carbone.</strong> Il a promis de réduire les délais administratifs pour faciliter l'installation d'industriels en France et de continuer à investir dans des technologies d'avenir. Ces initiatives visent à positionner la France comme un leader mondial dans ces domaines cruciaux pour l'avenir économique et environnemental, car bien des entrepreneurs abandonnent leur idée face à la bureaucratie. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France à la traîne en matière de brevets : un défi pour l'innovation</b></div>
     <div>
      <span style="color: rgb(55, 65, 81); font-family: Söhne, ui-sans-serif, system-ui, -apple-system, &quot;Segoe UI&quot;, Roboto, Ubuntu, Cantarell, &quot;Noto Sans&quot;, sans-serif, &quot;Helvetica Neue&quot;, Arial, &quot;Apple Color Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Emoji&quot;, &quot;Segoe UI Symbol&quot;, &quot;Noto Color Emoji&quot;; white-space-collapse: preserve;">La réaction des entrepreneurs et chercheurs face à l'appel de Macron à l'innovation est majoritairement positive, mais elle soulève également des préoccupations. <strong>Bien que l'accent mis sur l'innovation soit largement salué, certains soulignent les défis réglementaires et bureaucratiques qui entravent parfois le progrès. </strong>Ces obstacles, s'ils ne sont pas levés, pourraient ralentir l'élan que Macron cherche à insuffler dans le secteur de l'innovation. Pour que la France réalise pleinement son potentiel innovant, il est crucial de trouver un équilibre entre ambition et réglementation. <br />   <br />  Une étude du think tank La Fabrique de l’industrie révèle que <strong>la France est absente des podiums internationaux dans le domaine des technologies innovantes, dominé par les États-Unis, la Chine, le Japon et la Corée du Sud.</strong> L'étude souligne un retard significatif de la France en matière de dépôts de brevets technologiques, notamment dans les domaines de l'hydrogène pour les transports, les batteries de véhicules électriques, et l'ordinateur quantique. Ce retard est d'autant plus préoccupant que la majorité des brevets dans ces domaines sont déposés par des entreprises privées, alors qu'en France, les laboratoires publics sont plus actifs. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Des « coronabonds » pour contrer les populismes, dit Emmanuel Macron</title>
   <pubDate>Fri, 17 Apr 2020 10:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Emmanuel Macron a donné une interview au Financial Times dans laquelle il plaide pour les « coronabonds » qui doivent permettre de venir en aide aux pays européens frappés par la crise économique à venir. Avec pour argument, non économique mais politique, le risque des populismes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/44941619-36513025.jpg?v=1587114590" alt="Des « coronabonds » pour contrer les populismes, dit Emmanuel Macron" title="Des « coronabonds » pour contrer les populismes, dit Emmanuel Macron" />
     </div>
     <div>
      Maladroite rhétorique du président de la République dans le&nbsp;<em>Financial Times.&nbsp;</em>«&nbsp;<em>Les populistes gagneront en Italie, en Espagne et peut-être en France si l'Union européenne ne parvient pas à se montrer solidaire à l'égard des pays du bloc les plus éprouvés par l'épidémie de coronavirus et à s'accorder sur la question des «coronabonds», estime Emmanuel Macron dans une interview au Financial Times publiée jeudi</em>&nbsp;» nous rapporte&nbsp;<em><a class="link" href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronabonds-macron-met-en-garde-contre-une-victoire-des-populistes-en-europe-20200416">Le Figaro</a>   </em>.  <br />    <br />  Alors que la France veut militer pour l’instauration d’un plan de relance européen pour éviter les effets trop catastrophiques de la crise économique qui vient, le président français est sorti du champ économique pour revenir sur son argumentaire habituel de rempart contre le populisme. L’argument doit faire mouche auprès de l’Allemagne, des Pays-Bas ou de l’Autriche qui freinent des quatre fers contre un plan de relance qui est surtout destiné aux pays du sud de l’Europe. «&nbsp;<em>Si on ne sait pas faire ça aujourd'hui, je vous le dis, les populistes gagneront aujourd'hui, demain, après-demain en Italie, en Espagne, peut-être en France et ailleurs</em>(…)<em>&nbsp;C'est évident parce qu'ils (les populistes-NDLR) diront&nbsp;: 'qu'est-ce que c'est que cette aventure que vous me proposez&nbsp;?' Ces gens-là ne vous protègent pas quand vous avez une crise, ils ne vous protègent pas le lendemain, ils n'ont aucune solidarité avec vous' »</em>, a-t-il plaidé.  <br />    <br />  Cette vision encore très binaire de l’Europe, sans arguments rationnels et économiques pour convaincre l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, confirme que la période politique qui suivra la fin du confinement conservera les mêmes oppositions politiques. Ce que l’on peut déplorer face à une crise économique de grande ampleur, qui mérite de comparer les palettes de solutions envisageables et le rôle éventuel de l’Union européenne. Mais surtout la position des pays les moins touchés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Renault : Emmanuel Macron vigilant pour les intérêts de Renault face à Nissan</title>
   <pubDate>Mon, 28 Jan 2019 19:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le début de l’affaire Carlos Ghosn, l’exécutif français est difficulté face aux révélations au compte-gouttes sur ce qui est reproché à l’ancien PDG du groupe. Alors que la succession est actée, Emmanuel Macron a fait part de sa « vigilance » à ce que les intérêts de Renault ne soient pas remis en question par « un cas individuel ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/30183803-28907306.jpg?v=1548702809" alt="Renault : Emmanuel Macron vigilant pour les intérêts de Renault face à Nissan" title="Renault : Emmanuel Macron vigilant pour les intérêts de Renault face à Nissan" />
     </div>
     <div>
      Depuis le premier jour de l’annonce de l’arrestation de Carlos Ghosn, le gouvernement français marche sur des œufs. Actionnaire de Renault, le gouvernement a vu d’un œil inquiet cette affaire qui mêle justice et business dans un contexte d’alliance franco-japonais délicat. Après la nomination de Jean-Dominique Sénard à la présidence de Renault et Thierry Bolloré à la direction générale, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il était inquiet pour les intérêts du groupe. «&nbsp;<em>«&nbsp;&nbsp;Nous sommes vigilants à ce que les équilibres de l’alliance soient préservés&nbsp;», a déclaré le chef de l’Etat au cours d’une rencontre avec la presse au premier jour de sa visite en Egypte. «&nbsp;Je ne crois pas du tout que ce qui se passe, qui est un cas individuel, soit de nature à renverser les équilibres de l’alliance&nbsp;» franco-japonaise, qui a «&nbsp;montré sa stabilité&nbsp;», a-t-il ajouté</em>&nbsp;» rapporte <em><a class="link" href="https://www.20minutes.fr/economie/2437535-20190128-affaire-carlos-ghosn-macron-vigilant-maintien-equilibres-entre-renault-nissan">20 Minutes</a>  </em>. <br />   <br />  D’un point de vue très factuel, Renault contrôle toujours 43% de Nissan, quand la marque japonaise détient 15% de Renault et 34 de Mitsubishi. Mais la personnalité et l’influence de Carlos Ghosn sur l’alliance était vue par beaucoup d’observateurs comme le ciment entre les trois groupes. Sa chute laisse donc craindre un recul significatif de l’influence de la marque du losange, d’autant que l’affaire Ghosn va susciter beaucoup de méfiance chez les partenaires du constructeur. <br />  &nbsp; <br />  Par ailleurs, Emmanuel Macron a affirmé qu’il avait abordé la question du traitement de Carlos Ghosn par la justice japonaise. En détention préventive depuis novembre, l’ancien PDG est dans une situation qui surprend beaucoup à Paris, où pour ce type de délits présumés, la détention préventive n’a pas lieu d’être. «&nbsp;<em>Je voudrais m’abstenir de dévoiler la teneur des discussions entre les deux dirigeants. Mais les enquêtes sont menées par des unités pleinement indépendantes selon des procédures appropriées basées sur des décisions de nature uniquement judiciaire</em>&nbsp;», a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga, cité par <em>20 Minutes.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>A quoi serviront les cessions prévues par la loi Pacte ?</title>
   <pubDate>Wed, 23 May 2018 17:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Capucine Davignon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Environnement stratégique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le gouvernement souhaite céder au moins dix milliards d’euros de participations de l’Etat au cours du quinquennat afin de financer l’innovation et les technologies du futur. La cession de titres d’ADP et de FDJ sera ainsi permise par le futur projet de loi Pacte, présenté prochainement à l’Assemblée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/22436643-25142835.jpg?v=1527092510" alt="A quoi serviront les cessions prévues par la loi Pacte ?" title="A quoi serviront les cessions prévues par la loi Pacte ?" />
     </div>
     <div>
      Le 6 mai dernier, sur BFM TV, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé son souhait de céder des participations de l’Etat dans Aéroports de Paris (ADP) et dans La Française des Jeux (FDJ). Objectif&nbsp;: alimenter, avec les produits de ces ventes, le nouveau «&nbsp;Fonds pour l’innovation de rupture&nbsp;», lancé en début d’année et doté de dix milliards d’euros. <br />  &nbsp; <br />  <strong>ADP et FDJ&nbsp;: cessions en vue</strong> <br />  &nbsp; <br />  Aujourd’hui, via l’Agence des Participation de l’Etat (APE) dirigée par Martin Vial, l’Etat détient 50,6 % du capital d’ADP, déjà coté en Bourse, et 72&nbsp;% de celui de la FDJ, non cotée. Même si le niveau de cession n’a pas pour l’instant été officiellement arrêté, le gouvernement aurait l’intention, selon différentes sources, de céder l’intégralité (ou la quasi-totalité) de sa participation dans ADP, valorisée à plus de huit milliards d’euros, et de descendre à hauteur de 25 % ou 30 % du capital de la FDJ, avec une introduction en Bourse, ce qui lui permettrait de récolter entre 1 et 1,5 milliard d’euros. Dans le cas du groupe ADP, le moment de céder des parts semble particulièrement propice compte tenu de la progression exceptionnelle de la valorisation du groupe ces dernières années. <br />  &nbsp; <br />  Les modifications législatives des seuils minimum de détention par l’Etat de ces entreprises, &nbsp;nécessaires à la réalisation de ces opérations, devraient ainsi être inscrites dans un volet du projet de loi «&nbsp;Pacte&nbsp;» («&nbsp;Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises&nbsp;»), comme l’a confirmé Bruno Lemaire lors de ses vœux, en janvier dernier. Selon les dernières déclarations du ministre de l’Economie, le 6 mai dernier, ce projet de loi doit être examiné en juin en conseil des ministres, puis soumis à l’Assemblée en juillet, pour être adopté avant la fin de l’année et entrer en vigueur en 2019. <br />  &nbsp; <br />  Dans les deux cas, le gouvernement a également réaffirmé sa volonté de garder le contrôle de ces activités par la régulation, plutôt que par la présence au capital. Concernant le groupe ADP, le locataire de Bercy a ainsi promis une solution qui préserve les intérêts publics, en particulier sur les questions de sécurité, les frontières et les tarifs aéroportuaires. L’Etat conservera aussi les terrains des aéroports de Roissy, d’Orly et du Bourget, considérés comme stratégiques, et déléguerait les activités de gestion aéroportuaire via des contrats de régulation d’une durée de cinq ans. De même, pour la FDJ, une nouvelle autorité de régulation aura pour mission d’éviter «&nbsp;<em>un développement excessif des jeux en France</em>&nbsp;» et de prévenir les « <em>risques d’addiction</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>Il y a dans l’idée de céder des actifs de l’Etat dans Aéroports de Paris une vraie vision de ce que doit être l’Etat dans l’économie</em>&nbsp;», a justifié Bruno Le Maire, qui ne juge pas pertinent de «&nbsp;<em>bloquer neuf milliards d’euros – c’est à peu près le montant de la participation de l'Etat dans ADP – pour environ 180 millions de dividendes alors que ces neuf milliards d’euros pourraient être utilisés de manière beaucoup plus efficace</em>&nbsp;». Comment&nbsp;? En finançant l’innovation, les start-ups et les technologies de demain, répond le gouvernement. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Création d’un «&nbsp;Fonds pour l’innovation de rupture&nbsp;»</strong> <br />  &nbsp; <br />  Les recettes de ces cessions d’actifs de l’Etat serviront en effet à alimenter le nouveau «&nbsp;Fonds pour l’innovation de rupture&nbsp;», lancé en début d’année conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Constitué au sein de l’établissement public Bpifrance et doté de dix milliards d’euros, ce fonds devrait générer des revenus d’environ 260 millions d’euros par an, destinés à «&nbsp;<em>soutenir le développement d’innovations de rupture et leur industrialisation en France</em>&nbsp;». Des recettes qui viendront s’ajouter aux 140&nbsp;millions d’euros annuels dont dispose Bpifrance pour financer l’écosystème du numérique. <br />  &nbsp; <br />  L’Etat a déjà transféré à ce fonds 1,6 milliard d’euros tirés de la cession de titres Engie et Renault réalisée au cours des derniers mois, ainsi que 8,4 milliards d’euros de titres EDF et <a class="link" href="http://www.usinenouvelle.com/thales/">Thales</a>  détenus par l’Etat, qui n’ont pas vocation à être cédés et seront progressivement remplacés par les recettes des futures cessions d’actifs. «&nbsp;<em>On ne va pas laisser les futurs SpaceX ou les producteurs de véhicules autonomes nous passer sous le nez. Il faut que nous puissions investir davantage dans les innovations de rupture, qui ne sont pas immédiatement rentables pour les entreprises&nbsp;», </em>a souligné Bruno Le Maire. «&nbsp;<em>Pour rester dans la course économique, nous devons investir massivement dans l’innovation</em>&nbsp;» car «&nbsp;<em>l’innovation est la clé de la nouvelle industrie française, que symbolise la FrenchFab</em>&nbsp;». Le ministre de l’Economie et sa collègue Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont d’ailleurs confié à quatre experts une mission sur les aides à l’innovation. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;L’enjeu n’est pas de créer un nouveau satellite, mais de repenser le système et de revoir les interfaces entre les dispositifs. Il faut aider au transfert de l’innovation de la recherche vers le privé&nbsp;»</em>, a déjà expliqué l’un de ces quatre experts, Stéphane&nbsp;Distinguin, président du pôle de compétitivité Cap Digital et fondateur de la société de conseil FaberNovel. «&nbsp;<em>Il faut absolument un quota important qui aille vers les start-ups de la «&nbsp;deep tech&nbsp;»</em> <em>(innovations de rupture)</em>&nbsp;», a précisé de son côté Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, qui sera chargé d’attribuer et de gérer ces aides. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Assurer la souveraineté technologique</strong> <br />  &nbsp; <br />  Jusqu’ici, les dispositifs de soutien à l’innovation – qui sont passés de 30 à 60 entre 2000 et 2015 selon la lettre de mission des ministres – n’ont en effet pas permis à la France de tirer son épingle du jeu dans la compétition internationale. «&nbsp;<em>Les comparaisons internationales montrent que si la France dispose d’une recherche amont importante et de haut niveau, la diffusion de l’innovation dans les entreprises et la valorisation économique de la recherche restent en deçà de leur potentiel</em>&nbsp;», écrivent ainsi Bruno Le Maire et Frédérique Vidal. «&nbsp;<em>La dépense de R&amp;D de la France reste en retrait&nbsp;: 2,2&nbsp;% du PIB en 2015 contre 2,9&nbsp;% en Allemagne et 2,8&nbsp;% aux Etats-Unis</em>&nbsp;», indique la lettre de mission, qui pointe aussi le déclin de l’industrie manufacturière bien qu’elle concentre la moitié des dépenses de R&amp;D. <br />  &nbsp; <br />  La création de ce fonds «&nbsp;<em>marque la volonté du gouvernement de poursuivre l’effort en faveur de la capacité d’innovation de l’économie française et invite à définir une doctrine d’emploi des fonds qui repose sur les modes d’intervention jugés les plus efficaces</em>&nbsp;», rappellent Frédérique Vidal et Bruno Le Maire. «&nbsp;<em>La préparation de la politique de soutien à l’innovation pour les dix prochaines années requiert donc une réflexion globale sur l’efficacité des dispositifs existants</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  La France voit aussi ce fonds français comme «&nbsp;<em>la préfiguration d'un fonds pour l'innovation de rupture au niveau européen</em>&nbsp;», d’un montant d’«&nbsp;<em>environ 2 à 2,5 milliards d’euros</em>&nbsp;», a également déclaré par ailleurs Bruno Le Maire. Il s’agit selon lui de constituer un fonds européen disposant de «&nbsp;<em>la même puissance que la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency) américaine</em>&nbsp;», l’agence du département de la Défense dédiée à l’innovation de rupture, qui a par exemple été à l’origine d’internet ou du GPS. «&nbsp;<em>En matière de transports, d'autonomie, de stockage des énergies renouvelables, de supercalculateurs, d’intelligence artificielle et d’espace, il est temps que l’Europe se dote des moyens de sa puissance et de sa souveraineté technologiques</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Impôts : le prélèvement à la source reporté début 2019</title>
   <pubDate>Fri, 07 Jul 2017 14:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Finance &amp; fiscalité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Premier ministre Édouard Philippe souhaite tester la réforme du prélèvement des impôts à la source avant sa généralisation. De ce report ressortira surtout la baisse de cotisations sur les fiches de salaire.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/15562731-20797129.jpg?v=1499689530" alt="Impôts : le prélèvement à la source reporté début 2019" title="Impôts : le prélèvement à la source reporté début 2019" />
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      Le Président de la République&nbsp;Emmanuel Macron&nbsp;l'avait annoncé durant la campagne présidentielle, c'est maintenant le Premier ministre&nbsp;Édouard Philippe&nbsp;l'a confirmé&nbsp;: "<em>le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu dont on a pu penser qu'il allait être supprimé après les propos sceptiques du nouveau ministre du Budget, Gérald Darmanin, sera bien mis en œuvre"</em>, explique un article en ligne du journal <a class="link" href="http://www.lepoint.fr/argent/impots-le-prelevement-a-la-source-reporte-en-2019--07-06-2017-2133475_29.php">Le Point</a>, qui ajoute que ce sera&nbsp;"<em>un an plus tard au 1er janvier&nbsp;2019&nbsp;et non au 1er janvier&nbsp;2018&nbsp;comme l'avait prévu le gouvernement Valls."</em> <br />   <br />  Edouard Philippe a ainsi déclaré : <em>"C'est une bonne réforme, car elle permet d'ajuster en temps réel la perception de l'impôt à l'évolution de vos revenus. Mais nous allons décaler sa mise en œuvre au 1er janvier..." <br />   <br />  "Le prélèvement à la source consiste à&nbsp;collecter&nbsp;l’impôt sur le revenu lors du versement du salaire, et non plus un an après comme dans le système actuel"</em>, explique un article du journal <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/06/06/impots-le-prelevement-a-la-source-en-vigueur-en-janvier-2019_5139712_3234.html">Le Monde</a>, qui précise que <em>"Souvent évoquée mais jamais appliquée, la mesure, votée en 2016 dans le&nbsp;projet&nbsp;de budget pour 2017, permet de mieux&nbsp;adapter&nbsp;le montant versé au Trésor public au revenu effectif des particuliers, et non celui de l’année précédente."</em>
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     <div><b>Un audit et une expérimentation</b></div>
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      <p style="box-sizing: border-box; margin: 15px 0px; -webkit-margin-before: 0px; -webkit-margin-after: 0px; padding: 0px; color: rgb(22, 33, 44); font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Il faudra attendre un&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;">«&nbsp;audit&nbsp;» </em>&nbsp;ainsi qu'une expérimentation de la mesure auprès d’<em style="box-sizing: border-box;">«&nbsp;entreprises volontaires&nbsp;»</em>&nbsp;entre juillet et septembre, a&nbsp;détaillé Edouard Philippe :&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;">«</em><em>&nbsp;S’agissant de l’argent des Français et des&nbsp;recettes&nbsp;de l’Etat, je ne veux pas m’engager dans cette réforme sans&nbsp;avoir&nbsp;la certitude que, techniquement, tout se passera bien, a affirmé l’ex-maire&nbsp;Les Républicains&nbsp;(LR) du&nbsp;Havre (Seine-Maritime) au&nbsp;Parisien, alors que les contribuables viennent de&nbsp;faire&nbsp;leur déclaration d’impôt sur le revenu de 2016.&nbsp;On va&nbsp;utiliser&nbsp;l’année qui vient pour&nbsp;garantir&nbsp;que le dispositif sera opérationnel et simple pour les employeurs et notamment pour les petites entreprises.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />    <p style="box-sizing: border-box; margin: 15px 0px; -webkit-margin-before: 0px; -webkit-margin-after: 0px; padding: 0px; color: rgb(22, 33, 44); font-family: Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif; font-size: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Dans un communiqué, Bercy ajoute que&nbsp;<em style="box-sizing: border-box;">«&nbsp;les dispositifs relatifs à l’année de transition&nbsp;</em><em>sont également</em><em style="box-sizing: border-box;">&nbsp;reportés d’un an&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />  
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