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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-10T16:11:50+02:00</dc:date>
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   <title>Refus d’agents fédéraux, comment Hilton tente d’éteindre l’incendie</title>
   <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 10:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gestion de crise]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Début janvier 2026, Hilton se retrouve au centre d’une controverse nationale aux USA. En cause, un hôtel affilié situé près de Minneapolis, dans le Minnesota, accusé d’avoir refusé des chambres à des agents de l’ICE. Cette décision, révélée par plusieurs médias américains, a déclenché une tempête politique et des appels au boycott.     <div><b>Hilton au cœur de la polémique après le refus d’un hôtel du Minnesota</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93570477-65370426.jpg?v=1767772181" alt="Refus d’agents fédéraux, comment Hilton tente d’éteindre l’incendie" title="Refus d’agents fédéraux, comment Hilton tente d’éteindre l’incendie" />
     </div>
     <div>
      L’affaire éclate lorsque des agents de l’Immigration and Customs Enforcement, l’ICE, tentent de réserver des chambres dans un hôtel affilié à Hilton au Minnesota. <strong>Pourtant, alors que la réservation est confirmée, elle est ensuite annulée par l’établissement. Selon les autorités fédérales, l’hôtel aurait explicitement indiqué ne pas accueillir d’agents de l’immigration, régulièrement accusés d’abus de pouvoir et d’arrestations arbitraires. </strong>Cette position, souligne Reuters, a immédiatement attiré l’attention du Department of Homeland Security, le DHS. <br />   <br />  Le DHS accuse publiquement l’hôtel d’avoir mené une action discriminatoire contre des agents chargés de l’application de la loi. Dans un message officiel, repris par <a class="link" href="https://www.theguardian.com/us-news/2026/jan/05/ice-hilton-minneapolis" rel="nofollow" target="_blank">ABC News,</a> le ministère dénonce une attitude jugée inacceptable. <strong>Cette prise de parole alimente une polarisation immédiate. D’un côté, des responsables politiques conservateurs appellent au boycott de Hilton. De l’autre, certains militants saluent le geste de l’hôtel du Minnesota.</strong> <br />   <br />  Dans ce contexte, Hilton devient malgré lui un symbole. Bien que l’hôtel soit exploité par un franchisé indépendant, la chaîne reste associée à la décision. Or, aux USA, le modèle de franchise implique une tension permanente entre autonomie locale et image globale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hilton lâche l’hôtel malgré l’absence de faute</b></div>
     <div>
      Face à l’ampleur médiatique, Hilton tranche rapidement. La chaîne annonce retirer l’hôtel concerné de son système de réservation. Dans une déclaration reprise par Reuters, un porte-parole explique, je cite, « nous prenons des mesures immédiates pour retirer cet hôtel de nos systèmes. Hilton est et a toujours été un lieu accueillant pour tous ». <strong>Pour Hilton, l’enjeu est considérable. La chaîne, présente dans plus de cent pays, protège une image construite sur la neutralité et l’hospitalité.</strong> <br />   <br />  Sur le plan juridique, la question reste toutefois complexe. Aux USA, un hôtel privé peut en principe refuser un client. Toutefois, ce refus ne doit pas constituer une discrimination illégale. <strong>Or, les agents de l’ICE ne forment pas une catégorie protégée par le droit fédéral. </strong>Selon les analyses rapportées par l’<a class="link" href="https://apnews.com/article/ice-immigration-hotel-hilton-minneapolis-minnesota-371da5e888d59c2bf66f53635aaa2acc" rel="nofollow" target="_blank">Associated Press</a>, le problème n’est donc pas tant la légalité stricte que la dimension politique et symbolique. Refuser des agents fédéraux dans un contexte d’opérations de sécurité attire inévitablement l’attention du gouvernement et du public. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le constructeur des Roomba, iRobot, en faillite</title>
   <pubDate>Mon, 15 Dec 2025 08:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La faillite de iRobot a été formellement enclenchée les 14 et 15 décembre 2025, lorsque l’entreprise américaine s’est placée sous la protection du Chapter 11 aux États-Unis. Fondée en 1990 et longtemps considérée comme un champion de la robotique grand public, iRobot se retrouve aujourd’hui contrainte de se restructurer en profondeur.     <div><b>Faillite de iRobot : un modèle économique trop dépendant d’un produit phare</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93203908-65184618.jpg?v=1765783694" alt="Le constructeur des Roomba, iRobot, en faillite" title="Le constructeur des Roomba, iRobot, en faillite" />
     </div>
     <div>
      La faillite de iRobot met en lumière une dépendance excessive à un unique pilier de croissance. <strong>Depuis le lancement du Roomba au début des années 2000, l’entreprise a bâti l’essentiel de son chiffre d’affaires sur l’aspirateur robot domestique.</strong> Ce positionnement lui a permis de devenir un leader mondial, mais il a aussi limité sa capacité à amortir les chocs. Lorsque la croissance du marché a ralenti, la faillite est devenue un risque structurel. <br />   <br />  D’un point de vue stratégique, iRobot a tardé à diversifier ses activités. L’entreprise est restée concentrée sur l’aspirateur robot, malgré quelques tentatives marginales dans le lavage des sols ou la robotique éducative. <strong>Or, dans un environnement où les cycles d’innovation sont rapides, cette concentration a exposé iRobot à une guerre des prix.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi la faillite s’explique aussi par des choix industriels et financiers</b></div>
     <div>
      <strong>La faillite de iRobot s’explique également par une structure de coûts devenue incompatible avec ses revenus. En 2024, le chiffre d’affaires s’élevait à environ 682 millions de dollars, soit près de 630 millions d’euros</strong>, selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/technology/irobot-enters-chapter-11-lender-acquire-roomba-maker-2025-12-15/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>. Ce niveau restait significatif, mais insuffisant pour absorber des charges élevées, notamment liées à la production et à la recherche. Dans le même temps, la concurrence asiatique proposait des robots plus abordables, comprimant les marges et accentuant la pression financière. <br />   <br />  Sur le plan financier, la situation s’est rapidement dégradée après l’échec du rachat par Amazon. Cet accord, évalué à environ 1,7 milliard de dollars, aurait permis à iRobot de sécuriser ses investissements et de renforcer sa solidité financière. Son abandon, pour des raisons réglementaires, a laissé l’entreprise sans solution de repli. <strong>Selon Reuters, iRobot portait encore une dette d’environ 190 millions de dollars, soit près de 175 millions d’euros, issue d’un prêt contracté en 2023, à laquelle s’ajoutaient 74 millions de dollars dus à son partenaire industriel Picea.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie industrielle fragilisée par la mondialisation</b></div>
     <div>
      La fin de iRobot révèle aussi les limites de sa stratégie industrielle dans un contexte de mondialisation tendue. L’entreprise dépendait fortement de partenaires asiatiques pour la fabrication de ses robots. <strong>Cette dépendance a accentué sa vulnérabilité face aux tensions commerciales. Selon Reuters, certains droits de douane américains appliqués aux importations ont atteint jusqu’à 46 %, renchérissant brutalement les coûts de production et réduisant la rentabilité.</strong> <br />   <br />  En parallèle, les concurrents chinois ont bénéficié d’une intégration verticale plus poussée, combinant conception, fabrication et distribution. iRobot, en revanche, est restée sur un modèle plus fragmenté. Même avec des parts de marché élevées, environ 42 % aux États-Unis et 65 % au Japon, la rentabilité n’était plus au rendez-vous. <br />   <br />  <strong>Dans le cadre de la procédure de Chapter 11, l’entreprise a conclu un accord de restructuration avec Shenzhen Picea Robotics, son principal fabricant et créancier. Selon le communiqué officiel publié le 14 décembre 2025 via <a class="link" href="https://www.prnewswire.com/news-releases/irobot-announces-strategic-transaction-to-drive-long-term-growth-plan-302641744.html" rel="nofollow" target="_blank">PR Newswire</a>, cette opération prévoit une prise de contrôle totale par Picea. </strong>À terme, iRobot deviendra une société privée détenue à 100 % par ce groupe, tandis que les actionnaires actuels verront leurs titres annulés. L’entreprise perd son indépendance, mais gagne une stabilité industrielle et financière. Le directeur général Gary Cohen a déclaré que cette opération constituait « une étape décisive pour sécuriser l’avenir à long terme d’iRobot ». <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Meta échappe au démantèlement : la justice américaine rejette l’accusation de monopole</title>
   <pubDate>Wed, 19 Nov 2025 09:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le verdict du 18 novembre 2025, qui écarte les accusations de monopole visant Meta, marque un tournant réglementaire majeur aux USA. En rejetant la demande de la FTC d’imposer la cession d’Instagram et WhatsApp, la justice redéfinit le périmètre d’intervention de l’État dans la concurrence numérique et fragilise l’ambition d’un modèle antitrust plus offensif.     <div><b>Une défaite stratégique pour la FTC qui réinterroge la régulation de la concurrence aux États-Unis</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/92668401-64916757.jpg?v=1763542341" alt="Meta échappe au démantèlement : la justice américaine rejette l’accusation de monopole" title="Meta échappe au démantèlement : la justice américaine rejette l’accusation de monopole" />
     </div>
     <div>
      Le 18 novembre 2025, un juge fédéral a estimé que Meta ne détenait pas de monopole illégal, invalidant les arguments avancés depuis 2020 par la <a class="link" href="https://www.theguardian.com/technology/2025/nov/18/meta-antitrust-win-whatsapp-instagram" rel="nofollow" target="_blank">FTC,</a> qui dénonçait une domination anticoncurrentielle dans les réseaux sociaux. Le jugement bouleverse la stratégie réglementaire américaine. <br />   <br />  Pour la FTC, ce procès représentait l’un de ses dossiers phares en matière de concurrence numérique. <strong>Depuis décembre 2020, l’agence plaidait que Meta verrouillait le marché du « personal social networking » à travers l’intégration d’Instagram (acquis environ 1 milliard de dollars, soit près de 750 millions d’euros) et de WhatsApp (racheté 19 milliards de dollars, environ 14,2 milliards d’euros). L’action initiale était soutenue par 46 États américains traduisant un climat politique hostile aux grandes plateformes.</strong> <br />   <br />  Pourtant, malgré cette coalition, la justice a estimé que l’agence n’avait pas démontré une situation de monopole actuelle. « Qu’il s’agisse d’un monopole passé, l’agence doit montrer qu’il perdure aujourd’hui ; le verdict conclut qu’elle ne l’a pas fait », a rappelé le juge James E. Boasberg selon l’Associated Press. Ce raisonnement, essentiel, consacre une exigence probatoire élevée : la FTC doit prouver une domination présente, non une trajectoire historique. <br />   <br />  <strong>L’agence s’appuyait sur l’idée d’une stratégie « buy or bury », synthétisée par <a class="link" href="https://www.businessinsider.com/meta-wins-ftc-monopoly-lawsuit-instagram-whatsapp-purchases-2025-11" rel="nofollow" target="_blank">Business Insider,</a> et citait un email interne de Mark Zuckerberg déclarant qu’« il vaut mieux acheter que concurrencer ». </strong>Cependant, le tribunal a jugé le marché trop dynamique pour valider cette analyse. La croissance rapide de TikTok, combinée à la force structurelle de YouTube, a été considérée comme un facteur décisif. Cette concurrence active invalide, selon la justice, l’hypothèse d’un marché étroit contrôlé par Meta.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En rendant Meta non monopolistique, la justice redéfinit le marché des réseaux sociaux</b></div>
     <div>
      La décision repose sur une requalification majeure du marché pertinent. Contrairement à la <a class="link" href="https://www.ftc.gov/legal-library/browse/cases-proceedings/191-0134-facebook-inc-ftc-v-ftc-v-meta-platforms-inc" rel="nofollow" target="_blank">FTC</a>, qui défendait une segmentation stricte autour des services relationnels entre amis et famille, le tribunal a considéré que les usages sociaux s’étaient hybridés. <strong>Le juge Boasberg a rappelé que les applications de Meta « étaient raisonnablement interchangeables avec TikTok et YouTube », d’après <a class="link" href="https://www.theverge.com/news/823191/meta-ftc-antitrust-trial-ruling" rel="nofollow" target="_blank">The Verge.</a> </strong>Autrement dit, le marché pertinent n’est plus celui des réseaux sociaux personnels, mais un espace plus large où se chevauchent divertissement, interaction sociale et contenus vidéo. <br />   <br />  Dans ce contexte, même les difficultés rencontrées par Meta face à TikTok ont pesé dans l’analyse judiciaire. Mark Zuckerberg a admis que la croissance de Meta avait subi un « ralentissement dramatique » sous la pression du concurrent chinois, selon le New York Post. <strong>Le juge en a déduit que Meta n’impose plus un contrôle exclusif mais fait face à un environnement concurrentiel intense, ce qui complique toute prétention de monopole.</strong> <br />   <br />  Cette redéfinition du marché rend logique, aux yeux du tribunal, le refus du démantèlement. La justice écarte ainsi la demande de séparation structurelle d’Instagram et de WhatsApp, pourtant au cœur de l’ambition réglementaire portée par Lina Khan à la tête de la FTC. Pour la régulation américaine, le revers est sévère : <strong>après l’échec du blocage de l’acquisition de Within, le signal envoyé aux acteurs de la tech est que les interventions tardives sur des opérations achevées depuis plus de dix ans sont difficilement défendables devant les tribunaux.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un verdict aux fortes implications réglementaires</b></div>
     <div>
      Le verdict pose un constat clair : la boîte à outils réglementaire américaine peine à encadrer les stratégies de consolidation des géants technologiques lorsque les acquisitions ont déjà transformé le marché.<strong> La FTC l’a reconnu, exprimant sa « profonde déception » et affirmant qu’elle « examinait toutes ses options », ainsi que le rapporte l’<a class="link" href="https://apnews.com/article/meta-antitrust-ftc-instagram-whatsapp-c36b941a372321e4ecd05e83e0db1678" rel="nofollow" target="_blank">Associated Press.</a> </strong>Toutefois, les possibilités d’appel apparaissent étroites, tant le raisonnement du tribunal est ancré dans une analyse économique du marché actuel. <br />   <br />  Pour Meta, au contraire, la décision représente un terrain réglementaire stabilisé. L’entreprise a déclaré que le jugement confirmait qu’elle « fait face à une concurrence intense », toujours selon l’Associated Press. <strong>Le débat se déplace désormais sur le terrain politique. Plusieurs voix, citées par The Guardian et NPR/KGOU, estiment que la décision montre les limites d’un droit antitrust conçu pour des industries linéaires, peu adapté aux plateformes numériques où les effets de réseau brouillent les frontières entre marchés</strong>. Pour ces acteurs, l’échec de la FTC confirme la nécessité d’une réforme législative qui permette d’agir en amont des fusions, plutôt que de tenter des démantèlements a posteriori. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Moody’s alerte sur le risque de récession aux Etats-Unis</title>
   <pubDate>Mon, 08 Sep 2025 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mark Zandi, chef économiste de Moody’s Analytics, lance un avertissement sans équivoque : l’économie américaine se tient au bord d’une récession imminente. Selon lui, l’emploi s’essouffle, l’inflation repart à la hausse et les politiques actuelles aggravent la situation.     <div><b>USA : l’emploi comme maillon faible de l’économie</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90974055-64045640.jpg?v=1757318591" alt="Moody’s alerte sur le risque de récession aux Etats-Unis" title="Moody’s alerte sur le risque de récession aux Etats-Unis" />
     </div>
     <div>
      Le marché du travail, longtemps point fort de l’économie américaine, devient aujourd’hui un indicateur de fragilité. Les chiffres de l’été ont été particulièrement décevants : 22 000 emplois créés en août, selon le rapport du Washington Post, contre une moyenne de 200 000 mensuels au cours des années précédentes. Le chômage est monté à 4,3 %, soit son plus haut niveau en quatre ans. Mark Zandi a résumé la situation par une image choc :<em><strong> « Nous avions dix doigts accrochés au bord de la falaise il y a quelques mois, il ne nous en reste plus que sept. Si nous en perdons encore deux ou trois, nous tomberons, nous passerons par-dessus le bord »</strong></em>, relaye Business Insider. <br />   <br />  Les révisions à la baisse des chiffres de mai et juin sont venues renforcer le constat. <strong>L’économie américaine crée moins d’emplois qu’annoncé, et les secteurs traditionnellement moteurs sont en recul. </strong>Zandi insiste sur le fait que la croissance de l’emploi repose désormais quasi exclusivement sur la santé et l’hôtellerie,<strong> qui représentent plus de 90 % des créations nettes. </strong>En parallèle, l’industrie manufacturière, la construction et l’agriculture détruisent des postes. Pour lui, «<em> ce type de déséquilibre sectoriel ne se produit que lorsqu’une économie est déjà entrée en récession </em>».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une flambée de l’inflation aux Etats-Unis ?</b></div>
     <div>
      L’inflation, évaluée à 2,7 % en août 2025, reste supérieure à l’objectif de 2 % fixé par la Réserve fédérale. Plus alarmant encore, Mark Zandi prévoit <strong>qu’elle atteindra près de 4 % d’ici fin 2026 alimentée par la hausse des prix dans les biens de première nécessité, des loyers et de certains services. </strong>L’impact sur les ménages est immédiat : leur pouvoir d’achat se dégrade, et les classes moyennes réduisent leurs dépenses discrétionnaires. Pour un pays dont près des deux tiers du PIB dépendent de la consommation intérieure, cette tendance est particulièrement préoccupante. <br />   <br />  Mark Zandi pointe également la responsabilité de certaines décisions politiques. Dans ses propos rapportés par <a class="link" href="https://www.businessinsider.com/labor-recession-forecast-us-economy-august-jobs-report-mark-zandi-2025-9" rel="nofollow" target="_blank">Business Insider</a>, il dénonce « des politiques qui freinent la croissance et l’investissement ». Trois facteurs principaux sont identifiés : <br />  &nbsp; &nbsp;<strong> • Les tarifs douaniers : imposés sur de nombreux produits importés, ils augmentent les coûts pour les entreprises et les consommateurs, tout en réduisant la compétitivité.</strong> <br />  &nbsp; &nbsp; • Les restrictions migratoires : en limitant l’immigration, elles réduisent l’offre de main-d’œuvre dans des secteurs comme la construction, l’agriculture et les services, ce qui freine la croissance potentielle. <br />  &nbsp; &nbsp; • Les coupes budgétaires : en diminuant les dépenses fédérales, elles affaiblissent les investissements publics, particulièrement dans les infrastructures et l’éducation. <br />   <br />  Pour Zandi, ces politiques, combinées à une conjoncture fragile, contribuent à précipiter l’économie vers une récession.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Moody-s-alerte-sur-le-risque-de-recession-aux-Etats-Unis_a3952.html</link>
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   <title>Faillite de Claire’s : la marque de bijoux fantaisie en difficulté dans plusieurs pays</title>
   <pubDate>Thu, 07 Aug 2025 15:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Grégoire Hernandez</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le géant des bijoux fantaisie a engagé une procédure de faillite aux États-Unis. Sa filiale française est en redressement judiciaire depuis juillet. Et au Canada, une procédure similaire est en route.     <div><b>En France, redressement judiciaire depuis juillet</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90366812-63739137.jpg?v=1754557965" alt="Faillite de Claire’s : la marque de bijoux fantaisie en difficulté dans plusieurs pays" title="Faillite de Claire’s : la marque de bijoux fantaisie en difficulté dans plusieurs pays" />
     </div>
     <div>
      <h2 data-end="794" data-start="743" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">&nbsp;</h2>    <p data-end="1131" data-start="796" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Mercredi 6 août 2025, Claire’s a officialisé sa mise sous protection du&nbsp;<strong data-end="882" data-start="868">Chapter 11</strong>, une loi américaine sur les faillites. Ce dispositif juridique permet à une entreprise endettée de rester ouverte tout en essayant de se remettre à flot sous la supervision d’un tribunal. Les boutiques restent donc ouvertes, et les salariés, payés. <br />  Mais ce n’est pas qu’une affaire américaine. Une procédure du même type va être lancée au&nbsp;<strong data-end="1233" data-start="1223">Canada</strong>, selon le groupe. Et en&nbsp;<strong data-end="1268" data-start="1258">France</strong>, Claire’s a été placée en redressement judiciaire au mois de&nbsp;juillet 2025. Autrement dit : ça tangue sérieusement sur tous les continents où la marque est implantée. <br />    <h2 data-end="1499" data-start="1443" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">&nbsp;</h2>    <p data-end="1807" data-start="1501" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);"> <br />   <br />   <br />   <br />  Côté français, le&nbsp;<strong data-end="1566" data-start="1519">tribunal des activités économiques de Paris</strong>&nbsp;a ouvert une période d’observation de six mois. Ce laps de temps permettra de trancher entre deux scénarios : un plan de continuation, avec ou sans repreneur, ou une&nbsp;<strong data-end="1759" data-start="1733">liquidation judiciaire</strong>, qui signerait l’arrêt définitif de l’activité. <br />  Claire’s France, qui fait partie intégrante de ce réseau mondial, continue pour l’instant à fonctionner normalement. Mais l’issue est loin d’être garantie. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une marque mythique qui joue son va-tout</b></div>
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      <p data-end="2163" data-start="2025" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Pourquoi Claire’s en est-elle arrivée là ? Le patron du groupe,&nbsp;<strong data-end="2105" data-start="2089">Chris Cramer</strong>, arrivé en poste en 2024, l’explique&nbsp;: « <em>Une concurrence accrue, les tendances de dépenses des consommateurs et la prise de distance continue avec le commerce de rue, associées à nos obligations actuelles en matière d’endettement et les facteurs macroéconomiques, nécessitent cette mesur</em>e ». <br />  Claire’s fait face à plusieurs coups durs en même temps. D’abord, une dette colossale, estimée entre 1 et 10 milliards de dollars (entre 920 millions et 9,2 milliards d’euros), dont plus de 600 millions d’euros arrivent à échéance en 2026. Ensuite, la concurrence est féroce :&nbsp;<strong data-end="2756" data-start="2746">Lovisa</strong>, enseigne venue d’Australie, séduit la même cible jeune avec des offres agressives. Et surtout,&nbsp;<strong data-end="2863" data-start="2853">Amazon</strong>&nbsp;et le commerce en ligne grignotent chaque jour un peu plus de parts de marché. <br />    <p data-end="3130" data-start="2944" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">&nbsp; <br />    <h2 data-end="3180" data-start="3137" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">&nbsp;</h2>   <br />   <br />  &nbsp;  <p data-end="3551" data-start="3182" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Aujourd’hui, Claire’s emploie&nbsp;<strong data-end="3239" data-start="3212">environ 7 000 personnes</strong>&nbsp;aux États-Unis, dont 2 000 à temps plein, et exploite&nbsp;<strong data-end="3312" data-start="3294">1 350 magasins</strong>&nbsp;sur le territoire. Au total, le groupe revendique&nbsp;<strong data-end="3395" data-start="3363">2 750 boutiques dans 17 pays</strong>&nbsp;d’Amérique du Nord et d’Europe, sans oublier&nbsp;<strong data-end="3463" data-start="3441">190 magasins Icing</strong>&nbsp;en Amérique du Nord et&nbsp;<strong data-end="3513" data-start="3487">plus de 300 franchises</strong>&nbsp;au Moyen-Orient et en Afrique du Sud. <br />  Derrière cette machine à vendre des bijoux à petits prix, on retrouve désormais l’investisseur&nbsp;<strong data-end="3670" data-start="3648">Elliott Management</strong>, qui détient&nbsp;<strong data-end="3706" data-start="3684">39,61 % du capital</strong>. La direction affirme avoir engagé des discussions avec des « partenaires financiers et stratégiques ». Mais aucun nom, aucun plan concret n’a été dévoilé. <br />  Les derniers chiffres disponibles remontent à l’exercice 2021. À l’époque, Claire’s annonçait un chiffre d’affaires de&nbsp;<strong data-end="4011" data-start="3983">1,39 milliard de dollars</strong>&nbsp;(environ 1,28 milliard d’euros), pour un résultat opérationnel de&nbsp;<strong data-end="4111" data-start="4078">273 à 277 millions de dollars</strong>. <br />  
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