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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T12:03:48+02:00</dc:date>
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   <title>Open AI sous la loupe de Bruxelles : ChatGPT face à une réglementation renforcée</title>
   <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 13:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Egon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Commission européenne examine si ChatGPT d'Open AI doit être soumis à la réglementation la plus stricte de l'UE après avoir dépassé 120 millions d'utilisateurs européens. Cette décision, attendue pour 2026, pourrait imposer des obligations contraignantes majeures à l'entreprise américaine.     <div><b>Open AI dans le viseur de l'Union européenne : vers une supervision accrue de ChatGPT</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96014880-66982183.jpg?v=1776080548" alt="Open AI sous la loupe de Bruxelles : ChatGPT face à une réglementation renforcée" title="Open AI sous la loupe de Bruxelles : ChatGPT face à une réglementation renforcée" />
     </div>
     <div>
      La Commission européenne examine actuellement si ChatGPT d'Open AI doit être classé comme un grand moteur de recherche en ligne sous la loi sur les services numériques de l'Union européenne. Cette révision intervient après qu'Open AI a publié des chiffres d'utilisateurs dépassant largement le seuil réglementaire de 45 millions d'utilisateurs mensuels actifs dans l'UE. <br />   <br />  Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, a confirmé vendredi que les services de la Commission évaluent actuellement ces informations. « Open AI a publié un nombre d'utilisateurs pour ChatGPT supérieur au seuil de 45 millions de DSA pour la désignation », a-t-il déclaré, précisant que cette analyse se fait « au cas par cas ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des chiffres qui changent la donne pour Open AI</b></div>
     <div>
      Selon les données fournies par Open AI, le service de recherche ChatGPT comptait environ 120,4 millions d'utilisateurs actifs mensuels moyens dans l'UE au cours de la période de six mois se terminant à la fin septembre 2025. Ce chiffre dépasse de loin le seuil de 45 millions qui déclenche une surveillance plus stricte sous le Digital Services Act (DSA). <br />   <br />  Cette révélation place Open AI dans une position délicate, car elle pourrait entraîner l'application d'obligations réglementaires beaucoup plus contraignantes. La société a précisé avoir publié ces chiffres conformément aux obligations existantes, en se concentrant sur les utilisateurs de l'Union européenne des six derniers mois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les implications de la loi sur les services numériques</b></div>
     <div>
      <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Le&nbsp;<a class="link" href="https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/digital-services-act-package" target="_blank">Digital Services Act</a>  &nbsp;représente l'un des textes de réglementation les plus ambitieux de l'Union européenne pour encadrer les plateformes numériques. Si ChatGPT était classé comme une grande plateforme en ligne, Open AI devrait se conformer à des obligations renforcées : <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <ul>  	<li class="list">  	<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Mise en place de mesures de gestion des risques systémiques   	</li>  	<li class="list">  	<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Audits externes indépendants annuels   	</li>  	<li class="list">  	<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Transparence accrue sur les algorithmes et la modération de contenu   	</li>  	<li class="list">  	<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Coopération renforcée avec les autorités nationales   	</li>  	<li class="list">  	<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Évaluation et atténuation des risques pour la société civile   	</li>  </ul>    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Ces nouvelles obligations représenteraient un défi opérationnel et financier considérable pour Open AI, qui devrait adapter ses processus internes et investir dans de nouveaux systèmes de conformité. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">La Commission européenne prévoit de prendre une décision d'ici début 2026 concernant la classification de ChatGPT. Cette évaluation ne se base pas uniquement sur des critères quantitatifs, mais également sur une analyse qualitative du fonctionnement du service, en collaboration avec les autorités nationales. L'enjeu dépasse le simple cas d'Open AI. Cette décision clarifirera l'étendue de l'application du cadre réglementaire le plus strict de l'UE aux systèmes d'intelligence artificielle émergents. Elle établira également un précédent pour d'autres grandes entreprises technologiques développant des modèles de langage similaires. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">Cette procédure s'inscrit dans une démarche plus large de l'Union européenne pour réguler l'écosystème numérique. La récente vague de désignations sous le DSA a notamment inclus WhatsApp de Meta, bien que les règles ne s'appliquent qu'aux canaux publics et non à la messagerie privée. Pour Open AI, cette situation illustre parfaitement les défis auxquels font face les entreprises technologiques dans un monde où l'interdépendance réglementaire devient la norme. Comme le soulignait récemment l'analyse des enjeux planétaires, notre époque se caractérise par une interconnexion croissante où « tout dépend de tout », et les décisions prises à Bruxelles auront des répercussions directes sur les stratégies commerciales mondiales d'Open AI. La Commission a indiqué qu'Open AI pourrait volontairement se conformer aux obligations de réduction des risques du DSA pendant que l'évaluation formelle se poursuit. Cette approche pragmatique témoigne de la volonté européenne de maintenir un dialogue constructif avec les acteurs technologiques tout en préservant ses objectifs réglementaires. <br />    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Tourisme : L'OMT poursuit sa collaboration avec l'UE</title>
   <pubDate>Thu, 01 Mar 2018 09:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Guillaume Mailloux</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) approfondit la coopération avec l'Union européenne dans le tourisme.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/20551120-23978534.jpg?v=1520112412" alt="Tourisme : L'OMT poursuit sa collaboration avec l'UE" title="Tourisme : L'OMT poursuit sa collaboration avec l'UE" />
     </div>
     <div>
      La promotion du tourisme durable dans toute l'Europe constitue l'élément central de l'accord signé aujourd'hui entre l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) et le Parlement européen. Au cours de sa première visite officielle à Bruxelles les 27 et 28 février, le Secrétaire général de l'OMT, Zurab Pololikashvili, a rencontré le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, la Commissaire européenne au marché intérieur, à l'industrie, à l'entrepreneuriat et aux PME, Elzbieta Bienkowska, ainsi que le Vice-Président de la Commission des transports et du tourisme et responsable du Groupe de travail sur le tourisme, Istvan Ujhelyi et les représentants du Manifeste européen du tourisme. S'exprimant devant le Groupe de travail sur le tourisme du Parlement européen, M. Pololikashvili a insisté sur la nécessité de renforcer l'intégration, la connectivité et la technologie pour maximiser la contribution du tourisme à la création d'emplois et à la croissance dans l'Union européenne (UE).&nbsp; <br />   <br />  Première destination touristique au monde, l'Europe reçoit la moitié du total mondial des arrivées internationales (1,3 milliard). En 2017, le tourisme international en Europe a connu une croissance de 8 %, soit 1 point de pourcentage de plus que la moyenne mondiale, pour atteindre un total de 671 millions de touristes. <br />   <br />  Lors de la signature de l'accord, M. Pololikashvili a souligné que « la meilleure façon de faire en sorte que le tourisme ait des retombées positives pour la population est de travailler en étroite collaboration avec le Parlement européen représentant les peuples d'Europe ». «Aujourd'hui, nous sommes devenus des partenaires plus forts dans notre travail visant à faire du tourisme, et du tourisme culturel en particulier, un moteur de prospérité, d'opportunités et de meilleurs moyens de subsistance dans l'UE », a-t-il ajouté. <br />   <br />  L'OMT et le Parlement européen s'emploieront à promouvoir les bonnes pratiques et l'échange de savoir et d'expériences sur le terrain. L'accord intervient dans le contexte de la célébration de l'Année européenne du patrimoine culturel en 2018 et offre la possibilité de souligner l'importance du tourisme culturel, lequel représente un remarquable atout touristique des pays de l'Union européenne (UE). <br />   <br />  <em>« Au cours des 10 prochaines années, le tourisme peut créer plus de 5 millions de nouveaux emplois, notamment parce que le nombre de touristes devrait doubler pour atteindre plus de 2 milliards. L'Europe ne doit pas laisser passer cette opportunité. Grâce à la croissance du tourisme, nous pouvons offrir de réelles perspectives aux nouvelles générations et dynamiser les secteurs stratégiques de l'économie tels que le transport, le commerce, le luxe, la construction navale, la construction, l'agroalimentaire et les industries culturelles et créatives ». </em>a déclaré Antonio Tajani<em> « Nous ne pouvons pas attendre que cela se produise tout seul. Nous devons travailler, y compris avec l'OMT, pour améliorer notre compétitivité et nos compétences, faire face aux défis de la numérisation et promouvoir l'Europe en tant que première destination touristique au monde" </em>, a-t-il ajouté. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Les États-Unis cèdent la voie aux BRICS au sein du FMI</title>
   <pubDate>Thu, 10 May 2012 12:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les pays en développement sont-ils en train de devenir les pivots négociatoires des institutions de la gouvernance mondiale ? La progression économique et financière des BRIC aidant, il se pourrait que oui et cela commencerait au sein du Fonds Monétaire International.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/4180146-6342171.jpg?v=1336650592" alt="Les États-Unis cèdent la voie aux BRICS au sein du FMI" title="Les États-Unis cèdent la voie aux BRICS au sein du FMI" />
     </div>
     <div>
      Réunis le 20 avril 2012 à Washington pour statuer sur le budget du FMI, les premiers ministres du G20 ont pour objectif de réunir 430 milliards de dollars pour alimenter les réserves de l’institution. C’est moins que les 600 milliards d’euro prévu fin 2011, au plus fort de la crise européenne, car la situation financière mondiale a depuis connu une relative accalmie. Par ces temps difficiles toutefois, financer ses projets à la hauteur de ses espérances demeure un challenge pour le FMI. C’est d’autant plus le cas que les États-Unis ont fait savoir leur volonté de ne pas verser de financement supplémentaire au Fonds Monétaire International malgré la crise européenne. <br />   <br />  Avec les États-Unis, les pays de la zone euro sont les premiers bailleurs de fonds du FMI. Par temps de crise de l’euro toutefois, ils en sont également les principaux bénéficiaires. Il a été annoncé que la contribution des pays de la zone euro avoisinerait les 200 milliards de dollars. Mais en l’absence de rallonge de la part États-Unis, le FMI est contraint trouver un moyen de ventiler différemment ses sources de financement. Au-delà du Vieux Continent, la Corée du Sud et l’Arabie Saoudite ont ainsi fait savoir qu’ils contribueraient pour leurs parts à hauteur de 15 milliards de dollars et le Japon, lui, a donné son mot pour un don de 60 milliards de dollars. Des apports significatifs, mais cela ne fait pas le compte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En 2012, les variables-clés pour résoudre l’équation du budget du FMI sont les pays des BRIC. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine ont tous déclaré leur intention de contribuer au financement du FMI sans pour autant s’exprimer avec précision sur les montants. Conscients que leur capacité de pression financière s’est accrue depuis le début des années 2000, les BRIC sont bien décidés à tirer parti de leur pouvoir de négociation auprès des pays développés. Les discussions à l’occasion de l’établissement du budget du FMI leur donnent ainsi une parfaite occasion de le faire. <br />   <br />  Au cours des discussions de fin avril 2012 en effet, ces pays ont indiqué que le montant de leur contribution serait soumis à l’obtention d’une plus grande place dans les institutions. Le ministre brésilien des Finances, Guido Mentega, a notamment fait référence à l’adoption par les pays fondateurs du FMI de la réforme des systèmes de quotas 2010 dont l’application devrait fournir aux pays émergents des BRIC un poids accru dans les votes de décisions. La représentation des pays émergents dans cette institution mondiale apparaît donc comme l’enjeu incontournable de ce débat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les déclarations de la Russie sont à cet égard emblématiques de la position des BRIC. Le 21 avril en effet, ce pays a fait connaître son intention d’accorder au FMI 10 milliards de dollars de ressources. Anton Silouanov, le ministre russe des Finances, a par ailleurs déclaré que cette somme pourrait être augmentée «&nbsp;pour tenir compte du besoin de ressources supplémentaires du FMI&nbsp;», tout en affirmant plus tard que la décision serait prise en coordination avec les autres BRIC. La Russie a d’ailleurs appelé de ses vœux à un nouveau système de quota d’attribution des votes au sein du FMI, reposant sur «&nbsp;la taille du produit intérieur brut de chaque pays et le volume de leurs réserves d’or et de devises&nbsp;». <br />   <br />  Au début du deuxième trimestre 2012, l’objectif du FMI est simple&nbsp;: il s’agit pour lui de rester en capacité de parer à toute éventualité d’une nouvelle crise financière majeure. Il souhaite avoir la certitude de disposer à cet effet de quelque 800 milliards de dollars à distiller dans les économies du monde qui menaceraient de dérailler. Mais le désengagement des États-Unis place donc les BRIC en pouvoir de négocier leur participation auprès du FMI et de monnayer ainsi une meilleure représentation de leur voix au sein du Fonds.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Les-Etats-Unis-cedent-la-voie-aux-BRICS-au-sein-du-FMI_a417.html</link>
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   <title>Selon l’OIT, l’austérité est un piège pour l’emploi</title>
   <pubDate>Mon, 30 Apr 2012 17:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fin avril 2012, l’Organisation Internationale du Travail a publié son rapport sur la condition de l’emploi dans le monde. L’OIT y détaille une tendance des plus pessimistes pour les années à venir, et son directeur Raymond Torres y dénonce le « piège de l’austérité ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/4143470-6290478.jpg?v=1335800622" alt="Selon l’OIT, l’austérité est un piège pour l’emploi" title="Selon l’OIT, l’austérité est un piège pour l’emploi" />
     </div>
     <div>
      Publié le 29 avril 2012, le <a class="link" href="http://www.ilo.org/global/publications/books/world-of-work/lang--fr/index.htm">rapport</a>  annuel sur l’emploi réalisé par l’Organisation Internationale du Travail s’avère des plus alarmants. Dans ce rapport en effet, l’OIT donne une estimation provisoire du nombre de chômeurs en 2011 et pour les années à venir. Ils seraient ainsi 196 millions en 2011, 202 millions en 2012 et 207 millions en 2013. La tendance anticipée par l’OIT est donc un mauvais présage pour l’emploi. L’Organisation Internationale du Travail évalue d’ailleurs le taux de chômage mondial à 6,1% pour l’année 2012. <br />  Pour les rédacteurs du rapport, le jugement est sans appel&nbsp;: la crise mondiale de l’emploi serait rentrée dans «&nbsp;une nouvelle phase plus structurelle&nbsp;». Parmi les symptômes de ce chômage structurel, l’OIT recense l’exclusion du marché de l’emploi que subissent certains travailleurs comme les chômeurs de longue durée. Par ailleurs, la précarisation du travail apparaît également comme un facteur tendanciel de fragilisation de l’emploi&nbsp;: les rédacteurs du rapport déplorent ainsi «&nbsp;un gaspillage des capacités de production, à mesure que les compétences se perdent du fait d’un changement trop fréquent d’emploi&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      L’OIT s’attend à ce que cette tendance difficile sur le marché de l’emploi affecte l’Europe tout particulièrement. D’après le rapport en effet, le chômage y a progressé dans près de deux pays sur trois depuis 2010. Mais le Vieux Continent n’est pas la seule zone présentée comme sinistrée: au Japon et aux États-Unis également l’emploi ne progresse plus. <br />  Si le phénomène touche l’ensemble des pays de la Triade, les pays en développement ne sont pas épargnés pour autant. L’OIT met par exemple en garde contre un problème nouveau&nbsp;: en Chine notamment, l’offre d’emploi ne répond pas aux attentes du nombre croissant de jeunes actifs diplômés qui se retrouvent de plus en plus en situation de surqualification. Les rédacteurs du rapport saluent toutefois les «&nbsp;investissements publics et [de] protection sociale […] renforcés&nbsp;» qu'ils observent en Inde, en Amérique latine ou en Afrique du Sud. D’après le rapport en effet, ces initiatives se sont avérées utiles et ont porté des fruits malgré leur insuffisance pour soutenir une reprise durable du marché de l’emploi. Pour l’OIT, «&nbsp;une approche alternative&nbsp;» existe et ces quelques exemples en témoignent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      L’Organisation avance qu’ « il est peu probable que l’économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d’emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période&nbsp;». <br />  Les politiques d’austérité, qui se sont globalement rependues en réaction à la crise de 2008, sont pointées du doigt par l’OIT qui y voie l’explication de l’aggravation de la situation de l’emploi dans le monde. «&nbsp;Le piège de l’austérité est en train de se refermer&nbsp;» affirme ainsi l’Organisation qui ne ménage pas sa critique à l’égard de telles politiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Consécutivement à la parution de ce rapport, l’OIT souhaite tirer la sonnette d’alarme&nbsp;: Raymond Torres, le directeur de l’Institut international d’études sociales de l’OIT, a ainsi interpelé l’Union Européenne. À cette dernière, il suggère de revoir la posture de la Banque européenne d’investissement notamment en faveur du crédit et de la création d’un «&nbsp;environnement d’affaires &nbsp;plus favorable pour les petites entreprises&nbsp;». Avec ce rapport, l’OIT donne donc son appui à une opinion contradictoire à la doctrine libérale qui a prédominé dans les débats sur l’économie politique au cours des 25 dernières années. L’Organisation ne condamne pas le contrôle des déficits publics, mais s’inquiète de voir cette question prendre l’ascendant sur l’objectif de création de richesse et de travail. Un point de vue qui ne manque pas de faire écho, en Europe, aux divers mouvements de contestation sociale qui ont secoué la Grèce, l’Espagne et plusieurs autres pays de l’Union au début de l’année 2012.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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