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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
  <link>https://www.carnetsdubusiness.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T22:11:07+02:00</dc:date>
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   <title>Netflix se retire de la course au rachat de Warner Bros</title>
   <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 26 février 2026, Netflix a officiellement abandonné la surenchère dans le cadre du rachat de Warner Bros. Discovery (WBD), après que le conseil d’administration de WBD a jugé l’offre révisée de Paramount Skydance supérieure à celle proposée par le géant du streaming.     <div><b>Paramount lance une offre jugée plus attractive</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94961427-66547555.jpg?v=1772178071" alt="Netflix se retire de la course au rachat de Warner Bros" title="Netflix se retire de la course au rachat de Warner Bros" />
     </div>
     <div>
      <strong>Paramount Skydance a relevé son offre pour Warner Bros. Discovery à 31 dollars par action,</strong> selon le communiqué du conseil d’administration de <a class="link" href="https://ir.wbd.com/news-and-events/financial-news/financial-news-details/2026/Warner-Bros--Discovery-Board-of-Directors-Determines-Revised-Proposal-from-Paramount-Skydance-Constitutes-a-Company-Superior-Proposal/default.aspx" rel="nofollow" target="_blank">WBD.</a> Ce prix, combiné à des ajustements structurels et financiers, a conduit le conseil à qualifier la proposition de « Company Superior Proposal », déclenchant une période de quatre jours ouvrés pendant laquelle Netflix pouvait égaler l’offre. Dans son communiqué, WBD précisait que l’accord avec Netflix restait en vigueur à ce stade, mais que la proposition de Paramount devait être examinée au regard de l’accord actuel. <br />   <br />  <strong>Toutefois, plutôt que d’entrer dans une escalade de prix, Netflix a décidé de ne pas relever son offre. </strong>Dans une déclaration citée par <a class="link" href="https://www.reuters.com/legal/transactional/warner-bros-says-paramount-bid-superior-countdown-begins-netflix-response-2026-02-26/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>, le groupe a expliqué : « Nous avons toujours fait preuve de discipline, et au prix nécessaire pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l’opération n’est plus financièrement attractive ; nous refusons donc d’aligner notre proposition. » <br />   <br />  Cette décision traduit une volonté de Netflix de préserver ses équilibres financiers plutôt que de s’engager dans une enchère coûteuse qui aurait fortement grevé ses marges. Un conseiller proche du dossier a résumé la situation en affirmant <strong>qu’il ne servait « à rien de jouer au bras de fer avec quelqu’un qui ne déviera pas de sa trajectoire », en référence à la ténacité de l’équipe de Paramount.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conséquences pour le marché des médias</b></div>
     <div>
      Le retrait de Netflix laisse désormais Paramount Skydance bien placé pour finaliser l’acquisition de Warner Bros. Discovery, avec l’accord de son conseil d’administration. Le montage de cette offre révisée comporte des éléments financiers significatifs : aux 31 $ par action, s’ajoutent des dispositions sur les indemnités de rupture et des garanties en cas d’imprévus réglementaires. <strong>Sur les marchés financiers, cette annonce a eu un impact immédiat : l’action Netflix a bondi de plus de 13 % en après-bourse, reflétant l’approbation des investisseurs pour une stratégie jugée prudente, selon des informations publiées par Bloomberg.</strong> <br />   <br />  Pour le secteur, ce retrait illustre combien les opérations de consolidation dans les médias et le streaming sont devenues complexes. Au-delà du prix par action, les structures de financement, les clauses contractuelles et les risques réglementaires pèsent désormais autant dans la décision finale que la simple valorisation.<strong> Paramount Skydance, en consolidant sa position, pourrait ainsi s’imposer comme l’acteur dominant de cette transaction, redessinant potentiellement l’architecture du paysage audiovisuel mondial.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Projet d’acier décarboné : le revirement d’ArcelorMittal en Allemagne</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 09:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le secteur de l’acier se voulait pionnier de la décarbonation industrielle. Une décision récente d’ArcelorMittal vient ébranler cette ambition. Pourquoi ce retrait choc ? Et quelles en seront les répercussions économiques, climatiques et sociales ?     <div><b>Acier décarboné : Une ambition industrielle enterrée par la réalité économique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/89437467-63229577.jpg?v=1750403779" alt="Projet d’acier décarboné : le revirement d’ArcelorMittal en Allemagne" title="Projet d’acier décarboné : le revirement d’ArcelorMittal en Allemagne" />
     </div>
     <div>
      Le jeudi 19 juin 2025, le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé l’annulation d’un ambitieux projet de décarbonation destiné à transformer ses usines d’acier à Brême et Eisenhüttenstadt, en Allemagne. Le projet, initialement chiffré à deux milliards cinq cents millions d’euros selon <a class="link" href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/acier-arcelormittal-annule-un-important-projet-de-decarbonation-en-allemagne-20250619" rel="nofollow" target="_blank">Le Figaro,</a><strong> incluait un soutien public conséquent de un milliard trois cents millions d’euros.</strong> L’entreprise justifie cette décision par l’« insuffisance de rentabilité » de la transition, dans un contexte de pression économique croissante. <br />   <br />  <strong>Le projet avorté devait permettre à ArcelorMittal d’implanter des technologies bas carbone dans ses installations allemandes : fours électriques et unités de réduction directe du minerai de fer à l’hydrogène vert ou au gaz naturel, destinées à remplacer les hauts fourneaux classiques, fortement émetteurs de dioxyde de carbone. </strong>Cette transition aurait constitué un jalon essentiel pour répondre aux objectifs climatiques de l’Union européenne à l’horizon 2030. <br />   <br />  Mais les obstacles se sont accumulés. D’abord, le marché européen de l’acier est en crise. L<strong>a demande s’effondre, freinée par un ralentissement de la construction et de l’industrie, tandis que les importations en provenance de Chine et d’Inde, à prix cassés, se multiplient. </strong>Ensuite, les coûts énergétiques allemands figurent parmi les plus élevés d’Europe, grevant lourdement les perspectives de retour sur investissement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Déficit de compétitivité et crise énergétique : un mur pour la sidérurgie</b></div>
     <div>
      Le renoncement d’ArcelorMittal ne se limite pas à un choix tactique isolé : il reflète un déséquilibre structurel qui fragilise l’ensemble de la filière sidérurgique européenne. <strong>En plus des importations à bas coût, les entreprises subissent la volatilité des prix de l’électricité. En Allemagne, la transition énergétique vers les énergies renouvelables, bien qu’indispensable, n’a pas encore permis une stabilisation tarifaire.</strong> <br />    La réduction directe du fer à partir d’hydrogène vert – perçue comme une technologie clé pour décarboner l’acier – demeure peu disponible à l’échelle industrielle et financièrement inaccessible. Le soutien public n’a pas suffi à combler ce gouffre entre ambitions et faisabilité, relaye <a class="link" href="https://www.laprovence.com/article/economie/2171725011420214/acier-arcelormittal-annule-un-important-projet-de-decarbonation-en-allemagne" rel="nofollow" target="_blank">La Provence</a> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une crise plus large que le seul cas ArcelorMittal</b></div>
     <div>
       <br />    <strong>Cette annulation s’inscrit dans une série de signaux d’alarme. En France, ArcelorMittal a déjà annoncé la suppression de 630 postes à Dunkerque. </strong>En Allemagne, son concurrent Thyssenkrupp prévoit onze mille licenciements. Le secteur est à la peine, sur fond d’objectifs climatiques de plus en plus difficiles à atteindre. <br />    La décarbonation de l’acier est pourtant un enjeu central pour atteindre les cibles environnementales du Pacte vert européen. En renonçant à transformer ses deux sites allemands, <strong>ArcelorMittal affaiblit les chances d’atteindre une réduction significative des émissions de CO₂ dans l’industrie lourde d’ici 2030. </strong>Le groupe admet désormais qu’un tel objectif est « de plus en plus improbable ». <br />    Malgré cette décision, ArcelorMittal affirme ne pas renoncer à son engagement climatique global. Le groupe entend continuer à investir dans des solutions de substitution dès que les conditions techniques et économiques seront réunies. Mais entre temps, l’hydrogène reste rare, cher, et dépendant d’une infrastructure encore balbutiante. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un dilemme européen : rentabilité ou transition ?</b></div>
     <div>
      Derrière cette décision, une réalité s’impose : la transition énergétique, aussi urgente soit-elle, ne peut pas reposer uniquement sur des volontés politiques. <strong>Sans transformation structurelle des conditions de marché – prix de l’énergie, régulation des importations, subventions à l’innovation – les grands industriels peinent à suivre. Et renoncent.</strong> <br />    Le gouvernement allemand, qui vient de placer les tarifs énergétiques au cœur de sa stratégie de relance industrielle, saura-t-il corriger cette trajectoire ? Les mois à venir seront décisifs pour juger si l’Union européenne peut allier compétitivité industrielle et neutralité carbone. Pour l’instant, la sidérurgie recule. Et avec elle, une part de l’ambition climatique du continent. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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