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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-12T21:49:10+02:00</dc:date>
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   <title>Impôt mondial : ce que change l’exemption américaine pour les multinationales</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jan 2026 10:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pensé comme un instrument de coordination fiscale internationale, l’impôt minimum mondial sur les multinationales a été amendé début janvier 2026 afin d’intégrer des exemptions majeures pour les groupes américains. Cette évolution, obtenue par Washington, modifie profondément la portée de l’accord et pose des questions centrales en matière de compétitivité, de fiscalité et de gouvernance économique mondiale.     <div><b>L’impôt mondial : un mécanisme conçu pour harmoniser la fiscalité internationale</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93553947-65362127.jpg?v=1767694654" alt="Impôt mondial : ce que change l’exemption américaine pour les multinationales" title="Impôt mondial : ce que change l’exemption américaine pour les multinationales" />
     </div>
     <div>
      Le 5 janvier 2026, les pays membres du cadre inclusif de l’OCDE ont validé une version modifiée de l’accord sur l’impôt minimum mondial. Ce dispositif, négocié depuis 2021, visait à instaurer un taux plancher commun pour l’imposition des bénéfices des multinationales. <br />   <br />  L’impôt minimum mondial est né d’un constat partagé par de nombreux États : la concurrence fiscale entre juridictions permet aux multinationales de réduire fortement leur taux d’imposition effectif. <strong>Afin de limiter ces pratiques, les pays membres de l’OCDE et du G20 ont validé en 2021 le principe d’un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales. </strong>Ce dispositif, connu sous le nom de Pilier 2, devait s’appliquer aux groupes réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, selon les règles rappelées par Luxembourg Times. L’objectif affiché était de réduire les transferts artificiels de bénéfices et de sécuriser les bases fiscales nationales. <br />   <br />  Dans sa conception initiale, l’impôt mondial reposait sur un mécanisme de rattrapage. Lorsqu’une filiale était imposée en dessous du seuil de 15 % dans un pays donné, un autre État pouvait prélever la différence. Ce système devait inciter les juridictions à relever leur fiscalité et limiter les stratégies d’optimisation. Toutefois, sa mise en œuvre dépendait fortement de l’adhésion des grandes économies, notamment des États-Unis, où sont basées de nombreuses multinationales à forte rentabilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’exemption américaine et la révision de l’accord international</b></div>
     <div>
      Le 5 janvier 2026, une majorité de pays a accepté une révision de l’accord afin de répondre aux préoccupations américaines. Selon <a class="link" href="https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/impot-minimum-mondial-washington-obtient-une-exoneration-des-multinationales-americaines-6921ba13f6f9d8221e33a67785ffcebf" rel="nofollow" target="_blank">Boursorama</a>, Washington a obtenu que les multinationales américaines soient exemptées du champ d’application du Pilier 2. Ces entreprises resteront soumises aux mécanismes fiscaux américains existants, sans être concernées par les règles internationales de rattrapage prévues par l’impôt mondial. <br />   <br />  Cette exemption s’inscrit dans un contexte politique et juridique spécifique. Les États-Unis n’avaient pas transposé le Pilier 2 dans leur droit interne, préférant s’appuyer sur des dispositifs nationaux existants. Selon <a class="link" href="https://apnews.com/article/91627ddcf78c145dab9775252aa08c85" rel="nofollow" target="_blank">AP News</a>, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a présenté cet accord comme une protection de la souveraineté fiscale américaine. Cette position a été soutenue par l’administration du président Donald Trump, revenue au pouvoir avec une ligne économique axée sur la compétitivité des entreprises américaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conséquences pour la compétitivité et l’équilibre fiscal international</b></div>
     <div>
      L’impact de cette exemption est significatif pour les entreprises et les États.<strong> Selon Reuters, plus de 145 pays ont validé la version amendée de l’accord, conservant le taux minimal de 15 %.</strong> Toutefois, l’exclusion des multinationales américaines modifie l’équilibre concurrentiel. Les groupes européens, asiatiques ou africains entrant dans le champ du Pilier 2 pourraient être soumis à des contraintes fiscales plus strictes que leurs concurrents américains, ce qui pose des questions de compétitivité à l’échelle mondiale. <br />   <br />  Du point de vue des finances publiques, plusieurs organisations estiment que l’exemption pourrait réduire les recettes fiscales attendues de l’impôt mondial. Des experts et organisations de la société civile alertent sur le risque de maintien de stratégies d’optimisation fiscale pour certaines grandes entreprises. <strong>Zorka Milin, directrice des politiques de la FACT Coalition, a ainsi déclaré que cette exemption permettrait à certaines multinationales américaines de continuer à localiser une partie de leurs bénéfices dans des juridictions à fiscalité avantageuse.</strong> <br />   <br />  Pour l’OCDE, l’accord amendé reste néanmoins une avancée pragmatique. Mathias Cormann, secrétaire général de l’organisation, a indiqué que les ajustements visaient à améliorer la sécurité juridique et à faciliter la mise en œuvre du dispositif par un plus grand nombre de pays. À court terme, l’impôt minimum mondial conserve donc une portée partielle, tandis que son efficacité globale dépendra de futures évolutions politiques et réglementaires, notamment aux États-Unis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Apple veut confier l’avenir de Siri à Google</title>
   <pubDate>Thu, 06 Nov 2025 10:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Innovation]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 5 novembre 2025, plusieurs sources concordantes ont révélé qu’Apple est sur le point de signer un accord historique avec Google pour utiliser son modèle Gemini dans le futur Siri. Ce partenariat, évalué à 1 milliard de dollars par an, s’inscrit dans une logique industrielle : Apple cherche à mutualiser la puissance d’un géant du cloud tout en conservant la maîtrise de ses données et de son expérience utilisateur.     <div><b>Apple Une opération industrielle pensée pour accélérer dans l’IA</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/92349767-64780583.jpg?v=1762419899" alt="Apple veut confier l’avenir de Siri à Google" title="Apple veut confier l’avenir de Siri à Google" />
     </div>
     <div>
      Apple a longtemps préféré l’intégration verticale : concevoir en interne ses composants, ses logiciels et ses modèles. <strong>Mais l’accélération des cycles de développement en intelligence artificielle bouleverse cette logique. </strong>Là où le groupe pouvait autrefois rattraper ses concurrents par des innovations incrémentales, la course actuelle à l’IA exige une puissance de calcul et des moyens humains inédits. <br />   <br />  <strong>Selon Bloomberg, Apple envisage d’exploiter le modèle Gemini de Google, un système de 1,2 trillion de paramètres, pour remplacer les 150 milliards de paramètres de son modèle maison. </strong>L’écart de capacité traduit une décision pragmatique : plutôt que de bâtir une infrastructure IA géante, Apple externalise temporairement cette puissance, tout en développant ses propres modèles en parallèle. <br />   <br />  Ce choix s’apparente à une opération industrielle d’outsourcing stratégique. L’entreprise s’appuiera sur la technologie d’un concurrent pour industrialiser une nouvelle version de Siri dès 2026, tout en concentrant ses équipes sur la recherche fondamentale et la sécurité des données. « Après une phase d’évaluation, les deux groupes finalisent un accord qui verrait Apple payer environ 1 milliard de dollars par an pour accéder à la technologie de Google », explique <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-11-05/apple-plans-to-use-1-2-trillion-parameter-google-gemini-model-to-power-new-siri" rel="nofollow" target="_blank">Mark Gurman.</a> <br />  &nbsp;<!--cke_bookmark_269S--><!--cke_bookmark_269E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce qu’Apple veut faire : un Siri central, modulaire et intelligent</b></div>
     <div>
      L’objectif d’Apple dépasse largement la simple modernisation de Siri. La firme veut en faire le pivot de son écosystème de services :<strong> un assistant capable de piloter les applications professionnelles, de rédiger des synthèses, de planifier des tâches et d’interagir avec les données de l’utilisateur, qu’elles soient locales ou dans le cloud.</strong> <br />   <br />  <strong>Selon Search Engine Journal, le modèle de Google serait principalement utilisé pour les fonctions dites d’organisation et de synthétisation, tandis que les modèles internes d’Apple resteraient responsables de l’interprétation du langage, de la confidentialité et des interactions directes avec iOS et macOS.</strong> En d’autres termes, Apple crée un Siri hybride, où l’IA externe fournit la puissance computationnelle et les modèles internes garantissent la souveraineté des données. <br />   <br />  Pour soutenir cette architecture, le modèle Gemini sera hébergé sur l’infrastructure Private Cloud Compute d’Apple, un réseau sécurisé qui exécute les calculs sans permettre à Google d’accéder aux requêtes des utilisateurs. <strong>Comme le note <a class="link" href="https://appleinsider.com/articles/25/11/05/apple-considers-paying-1b-per-year-to-use-google-gemini-in-siri" rel="nofollow" target="_blank">AppleInsider</a>, « le modèle fonctionnera sur les serveurs Apple afin d’éviter tout transfert de données ».&nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les motivations stratégiques : réduire les coûts, sécuriser la transition et préserver l’image</b></div>
     <div>
      Derrière cette alliance, trois objectifs industriels se dessinent. <br />   <br />  Premièrement, réduire les coûts de développement. L’entraînement d’un modèle de plus d’un trillion de paramètres nécessite plusieurs centaines de millions de dollars d’énergie et de matériel par an. En signant un accord de licence, Apple évite d’investir immédiatement dans des fermes de serveurs supplémentaires, tout en profitant d’une technologie déjà éprouvée. <br />   <br />  <strong>Deuxièmement, assurer la continuité d’usage. Siri est intégré dans plus de 2 milliards d’appareils actifs à travers le monde</strong> ; toute refonte doit donc rester fluide pour l’utilisateur final. S’appuyer sur un modèle externe déjà opérationnel réduit le risque de rupture fonctionnelle. <br />   <br />  Troisièmement,<strong> maintenir la réputation d’Apple en matière de confidentialité. </strong>Le groupe a bâti son image sur la maîtrise de la donnée ; il ne pouvait donc pas confier directement à Google le traitement des requêtes. En hébergeant Gemini sur ses propres serveurs, Apple crée une collaboration cloisonnée, compatible avec ses engagements de sécurité et de conformité réglementaire. <br />   <br />  Malgré son ampleur, cet accord n’a pas vocation à être permanent. D’après Bloomberg, Apple développe en parallèle son propre modèle de grande taille afin de réinternaliser, d’ici quelques années, la totalité des traitements de Siri. En attendant, le recours à Google s’apparente à une phase de transition industrielle, destinée à maintenir la compétitivité du groupe dans un marché où chaque trimestre d’avance compte. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Accusations de monopole : Google échappe au scénario du pire</title>
   <pubDate>Wed, 03 Sep 2025 08:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Environnement stratégique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le jugement antitrust rendu le 2 septembre 2025 aux États-Unis a en partie surpris. Il ne force pas Google à céder son navigateur Chrome ni son système Android, comme certains le demandaient, mais la décision contraint le groupe à modifier en profondeur ses relations commerciales et son mode de partage des données.     <div><b>Google ne devra pas céder Chrome ni Android</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90872646-63999704.jpg?v=1756884207" alt="Accusations de monopole : Google échappe au scénario du pire" title="Accusations de monopole : Google échappe au scénario du pire" />
     </div>
     <div>
      La première conséquence visible du jugement a été financière. <strong>Selon Reuters, l’action Alphabet, maison mère de Google, a bondi de 6,7 % à 8 % dès l’annonce. Les investisseurs redoutaient un démantèlement forcé de Chrome, actif stratégique représentant plus de 60 % de part de marché des navigateurs. </strong>Son maintien intégral dans le périmètre de l’entreprise rassure quant à la continuité de son modèle publicitaire fondé sur la recherche. <br />   <br />  Toutefois, cette décision concernant Chrome masque une contrainte plus structurelle. Le juge Amit Mehta a interdit les accords exclusifs par lesquels Google verrouillait son accès aux utilisateurs. Comme l’a rapporté AP News, les partenariats imposant son moteur de recherche comme choix par défaut sur smartphones et navigateurs ne pourront plus être conclus dans les mêmes termes. Ces contrats, qui représentaient plusieurs milliards de dollars annuels, constituaient une barrière majeure pour les rivaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un impact direct sur les accords avec Apple et les acteurs du mobile</b></div>
     <div>
      Le jugement va surtout avoir un impact sur l’accord emblématique entre Google et Apple. Selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/google-keeps-chrome-apple-deal-must-share-data-big-antitrust-ruling-2025-09-02" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>, cet arrangement rapporte environ 20 milliards de dollars par an à Apple en échange du maintien de Google comme moteur par défaut sur Safari. <strong>Bien que la décision n’annule pas rétroactivement ce contrat, elle le fragilise : toute renégociation future devra tenir compte de l’interdiction des exclusivités.</strong> <br />    Pour Google, cette situation est doublement délicate. <strong>D’un côté, Chrome reste le principal canal d’accès aux recherches, consolidant le monopole de fait. De l’autre, l’entreprise perd un outil de verrouillage commercial qui garantissait une rente stable et limitait les risques de bascule vers des concurrents.</strong> Les fabricants d’appareils Android, eux, gagnent une marge de manœuvre nouvelle pour préinstaller d’autres services, ce qui pourrait redessiner les équilibres du marché mobile. <br />    La justice américaine a également ordonné que Google partage certaines données de recherche avec ses rivaux, comme l’indique Reuters. Pour le groupe, l’impact économique est majeur : sa base de données est l’actif central de son modèle publicitaire, représentant une capacité unique de ciblage. L’ouverture contrainte de ces données risque de réduire son avantage compétitif, tout en offrant aux concurrents une chance de se renforcer. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Licenciement chez X : un accord à 500 millions pour solder la crise sociale ?</title>
   <pubDate>Fri, 22 Aug 2025 12:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 21 août 2025, la justice fédérale américaine a pris connaissance d’un accord préliminaire entre X, dirigé par Elon Musk, et d’anciens employés licenciés après la prise de contrôle de Twitter. Ce règlement, estimé à 500 millions de dollars, vise à solder un contentieux autour des indemnités promises et non versées.     <div><b>Un plan social ignoré : la rupture entre promesse et exécution</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90635164-63879134.jpg?v=1755850731" alt="Licenciement chez X : un accord à 500 millions pour solder la crise sociale ?" title="Licenciement chez X : un accord à 500 millions pour solder la crise sociale ?" />
     </div>
     <div>
      Lors du rachat de Twitter en 2022, Elon Musk a imposé un licenciement massif qui a concerné près de 6 000 salariés. <strong>Ces suppressions de postes, exécutées dans l’urgence, se sont souvent accompagnées d’un non-respect des conditions fixées par le plan de licenciement de 2019, explique <a class="link" href="https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/musk-x-corp-settle-500-million-lawsuit-over-twitter-firings-2025-08-21/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>.</strong> Celui-ci prévoyait un socle minimal de deux mois de salaire, majoré d’une semaine par année d’ancienneté, et jusqu’à six mois pour les cadres supérieurs. <br />   <br />  Or, de nombreux employés n’ont perçu qu’un mois de salaire, voire rien. La différence entre l’accord établi et les compensations effectivement versées a conduit deux anciens responsables, Courtney McMillian et Ronald Cooper, à initier un recours collectif. Leur plainte reposait sur un fondement juridique clair : le non-respect d’un engagement contractuel, assimilable à une violation des droits sociaux protégés par la législation américaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les enjeux juridiques : quand l’ERISA s’invite dans le débat</b></div>
     <div>
      En juillet 2024, un juge fédéral a rejeté le recours, estimant que le plan de 2019 ne relevait pas de l’ERISA, la loi américaine régissant les avantages sociaux. M<strong>ais la 9ᵉ Cour d’appel a rouvert le dossier, confirmant la pertinence d’une analyse plus fine des obligations sociales. </strong>Le ministère du Travail américain s’est d’ailleurs rangé du côté des salariés, considérant que le dispositif de licenciement devait bénéficier de la protection fédérale. <br />    La perspective d’un procès de grande ampleur exposait X à une condamnation potentiellement supérieure au montant initialement réclamé. <strong>Dans ce contexte, l’accord annoncé le 21 août 2025 apparaît comme une stratégie juridique pragmatique</strong> : éviter un précédent défavorable, limiter les coûts liés à une longue procédure, et préserver une marge de manœuvre dans les autres litiges encore pendants. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un accord à portée limitée mais symbolique</b></div>
     <div>
      <strong>Le règlement préliminaire de 500 millions de dollars, dont les modalités restent confidentielles, devrait clore le contentieux collectif. </strong>Mais il ne met pas fin à l’ensemble des litiges. D’autres procédures sont en cours, notamment de la part d’anciens dirigeants comme Parag Agrawal, qui réclame plus de<strong> 128 millions de dollars</strong>. Des arbitrages individuels se poursuivent également en Californie et dans le Delaware. <br />    Sur le plan managérial, l’impact est déjà visible : X apparaît comme une organisation où la rupture du contrat psychologique entre employeur et salarié est manifeste. Dans un marché du travail concurrentiel, la question de la réputation employeur devient cruciale. Même si Elon Musk cherche avant tout la rentabilité immédiate, les entreprises observant ce dossier en tireront une conclusion claire : ignorer les cadres juridiques et sociaux expose à des coûts bien supérieurs aux économies initialement recherchées. <br />     <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Licenciement-chez-X-un-accord-a-500-millions-pour-solder-la-crise-sociale_a3931.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Droits de douane : l’Union européenne et les États-Unis officialisent un cadre tarifaire bilatéral à 15 %</title>
   <pubDate>Mon, 28 Jul 2025 13:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 27 juillet 2025, l’Union européenne et les États-Unis ont conclu un accord structurant en matière de politique douanière, destiné à encadrer leurs relations commerciales dans un contexte marqué par la menace de mesures protectionnistes unilatérales. Le texte, rendu public simultanément par la Commission européenne et la Maison-Blanche, fixe un taux de droits de douane uniforme de 15 % sur une série de filières industrielles, avec pour objectif explicite de « prévenir l’escalade tarifaire et garantir la stabilité des échanges transatlantiques », selon les termes employés par Ursula von der Leyen lors de son intervention relayée par Euronews le jour de la signature.     <div><b>15 % de droits de douane : le scénario le moins pire ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90182316-63641128.jpg?v=1753700945" alt="Droits de douane : l’Union européenne et les États-Unis officialisent un cadre tarifaire bilatéral à 15 %" title="Droits de douane : l’Union européenne et les États-Unis officialisent un cadre tarifaire bilatéral à 15 %" />
     </div>
     <div>
      L’accord ne constitue pas une suppression des barrières tarifaires, mais un mécanisme de plafonnement. Il établit un seuil fixe de taxation, à la fois à l’importation et à l’exportation, pour cinq secteurs à forte intensité technologique ou à haut rendement économique : <strong>l’industrie automobile, l’aéronautique civile, les produits pharmaceutiques, les cosmétiques et le secteur du luxe, ainsi que les dispositifs médicaux. </strong>Les autorités des deux parties ont confirmé que le secteur agricole, bien que brièvement évoqué lors des discussions préliminaires, ne fait pas partie du périmètre retenu. Il est expressément exclu de l’accord, conformément aux exigences formulées par plusieurs États membres, dont la France, au sein du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, réuni le 14 juillet à Bruxelles. <br />   <br />  Le dispositif entrera en vigueur le 15 août 2025. <strong>Il prévoit un taux de droits de douane de 15 % appliqué sur les flux bilatéraux dans les filières concernées, sans distinction d’origine.</strong> Les modalités de mise en œuvre intègrent une clause de flexibilité autorisant un ajustement du taux dans une fourchette de plus ou moins cinq points, soit entre 10 % et 20 %, en cas de déséquilibres commerciaux avérés. Cet ajustement ne peut être déclenché qu’après évaluation conjointe d’un comité bilatéral ad hoc, coprésidé par la Direction générale du commerce de la Commission européenne et le Bureau du représentant américain au commerce (USTR).<strong> Ce comité, présenté par les deux parties comme un organe technique de supervision, sera chargé de produire un rapport semestriel mesurant les effets réels du dispositif sur les flux commerciaux, les prix à la consommation et la compétitivité des entreprises&nbsp;exportatrices.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Américains sont inquiets...</b></div>
     <div>
      L’accord comprend également une clause de sauvegarde permettant à chaque partie de suspendre temporairement l’application du tarif standard dans l’hypothèse d’un préjudice sectoriel grave.<strong> Cette disposition, activable unilatéralement sous réserve d’un préavis formel, reste limitée à une durée de 90 jours renouvelable une fois</strong>. Selon NBC News et Reuters, cette clause répond à une demande récurrente de certains groupes industriels américains inquiets des conséquences d’une taxation fixe sur des produits à faible élasticité-prix. <br />   <br />  La genèse de cet accord s’inscrit dans un climat de tension croissante entre les deux blocs. Début juillet, l’administration américaine avait évoqué la possibilité d’instaurer des droits de douane pouvant atteindre 50 % sur certaines importations européennes, notamment les véhicules haut de gamme fabriqués en Allemagne et en France.<strong> Cette déclaration avait suscité une réaction immédiate de la Commission européenne, qui a rapidement proposé un mécanisme d’encadrement tarifaire visant à désamorcer le conflit.</strong> D’après CNN, l’exécutif américain a accepté cette approche dès lors qu’elle permettait de préserver un niveau minimal de protection pour l’industrie nationale sans recourir à des hausses tarifaires ciblées.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>… les Européens aussi</b></div>
     <div>
      Pour les entreprises européennes, et en particulier françaises, cet accord implique une révision immédiate des modèles de calcul de rentabilité sur les marchés nord-américains. <strong>Selon Le Figaro, plusieurs groupes du CAC 40, notamment dans les secteurs du luxe et de la pharmacie, anticipent une baisse de leurs marges sur le segment export, dans une fourchette allant de 2 % à 6 % selon les produits. </strong>Le maintien d’un taux forfaitaire, même modéré, contraint les exportateurs à renégocier certains contrats de distribution, à intégrer les droits dans leurs prix de vente, ou à envisager une relocalisation partielle de leur chaîne de valeur vers des zones franches ou des pays tiers disposant d’accords douaniers distincts avec les États-Unis. <br />   <br />  L’approche retenue par les deux parties marque un changement d’équilibre dans la gouvernance commerciale internationale.<strong> En optant pour un cadre tarifaire bilatéral, l’Union européenne et les États-Unis reconnaissent implicitement la fragilisation des mécanismes multilatéraux portés par l’Organisation mondiale du commerce</strong>. La création du comité de supervision tarifaire traduit cette volonté de revenir à une logique de gestion conjointe des différends, en dehors des structures de régulation globales. <br />   <br />  &nbsp;
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