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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <dc:date>2026-05-21T19:00:22+02:00</dc:date>
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   <title>Lactalis annonce répercuter sur ses prix la crise au Moyen-Orient</title>
   <pubDate>Fri, 17 Apr 2026 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lactalis annonce devoir répercuter sur ses prix l'impact de la guerre au Moyen-Orient, malgré un bénéfice net en hausse de 47% à 528 millions d'euros. Le géant laitier évoque des surcoûts de « plusieurs dizaines de millions d'euros » sur les transports et emballages.     <div><b>Lactalis contraint de répercuter les surcoûts géopolitiques sur ses prix de vente</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96089877-67035089.jpg?v=1776397145" alt="Lactalis annonce répercuter sur ses prix la crise au Moyen-Orient" title="Lactalis annonce répercuter sur ses prix la crise au Moyen-Orient" />
     </div>
     <div>
      Le géant laitier français&nbsp;<strong>Lactalis</strong>&nbsp;se trouve confronté à un dilemme économique de taille. Lors de la présentation de ses résultats annuels 2025 à Grenade, Emmanuel Besnier, PDG du groupe familial, a annoncé la nécessité de répercuter sur les prix de vente aux consommateurs l'impact financier considérable de la guerre au Moyen-Orient. <strong>Cette décision, bien que redoutée par les ménages, apparaît inéluctable face à des surcoûts qui se chiffrent en « plusieurs dizaines de millions d'euros » selon Thierry Clément, directeur général des opérations.</strong> <br />   <br />  Les hostilités qui embrasent la région depuis fin février 2026 ont provoqué une flambée des coûts logistiques et d'emballage. <strong>« Cette situation a un impact majeur sur nos charges, tant sur les transports que sur les emballages », a précisé Emmanuel Besnier,</strong> évoquant « l'impérieuse nécessité de répercuter ces coûts auprès de nos clients ». Cette annonce intervient alors que le groupe affiche pourtant des performances financières solides, soulevant des interrogations sur sa capacité réelle à absorber ces chocs externes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des résultats 2025 qui révèlent une santé financière robuste</b></div>
     <div>
      Paradoxalement,&nbsp;<strong>Lactalis</strong>&nbsp;présente des indicateurs financiers particulièrement encourageants pour l'exercice 2025. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 2,9% pour atteindre 31,2 milliards d'euros, malgré les turbulences géopolitiques et l'impact défavorable des taux de change, notamment sur le marché américain qui constitue désormais le deuxième territoire du groupe. <br />    <strong>Plus spectaculaire encore, le bénéfice net a bondi de près de 50%, passant de 359 millions d'euros en 2024 à 528 millions d'euros en 2025</strong>. Cette progression remarquable s'explique en partie par la résolution du contentieux fiscal qui avait obéré les résultats de l'exercice précédent. Ces chiffres interrogent sur la véritable nécessité de reporter immédiatement les surcoûts géopolitiques sur les consommateurs. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'ampleur des surcoûts liés au conflit moyen-oriental</b></div>
     <div>
      Derrière ces chiffres globalement positifs se dissimule une réalité opérationnelle plus complexe. La guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran depuis le 28 février 2026 a déclenché une cascade d'effets sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Pour Lactalis, l'impact se matérialise principalement sur deux postes stratégiques : les transports et les emballages. <br />    <strong>Les « plusieurs dizaines de millions d'euros » de surcoûts évoqués par la direction représentent un montant significatif, même rapporté au chiffre d'affaires de 31,2 milliards d'euros.</strong> Cette évaluation demeure volontairement floue, mais elle suggère des montants compris entre 20 et 99 millions d'euros selon l'interprétation la plus large du terme « plusieurs dizaines ». <br />    Face à ces contraintes, Lactalis réclame, à l'instar d'autres industriels de l'agroalimentaire, la réouverture de négociations commerciales avec les distributeurs. Cette démarche vise à partager ces coûts imprévus avec les enseignes de grande distribution. Toutefois, ces dernières se montrent réticentes, préférant préserver leurs marges dans un contexte de consommation déjà fragile. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie de répercussion différenciée par catégorie de produits</b></div>
     <div>
      La direction de&nbsp;<strong>Lactalis</strong>&nbsp;tente de rassurer en annonçant une approche nuancée des hausses tarifaires. Thierry Clément a ainsi précisé que le groupe s'efforcerait de « minimiser l'impact en fonction des catégories » de produits. Cette stratégie différenciée suggère que certains segments, probablement les produits de première nécessité comme le lait ou les yaourts basiques, pourraient être préservés au profit de hausses plus marquées sur les produits premium. <br />    Cette approche révèle une compréhension fine du marché et des sensibilités consuméristes.<strong> Les marques phares du groupe - Président, Lactel, Galbani, Leerdammer ou Parmalat - ne seront vraisemblablement pas toutes impactées de manière identique.</strong> Les produits laitiers de consommation courante pourraient bénéficier d'une protection relative, tandis que les spécialités fromagères haut de gamme absorberaient une part plus importante des surcoûts. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les ménages français face à une nouvelle vague inflationniste</b></div>
     <div>
      Cette annonce de Lactalis s'inscrit dans un contexte déjà tendu pour le pouvoir d'achat des ménages français. <strong>Après les flambées énergétiques et alimentaires de 2022-2023, puis une relative accalmie en 2024-2025, les consommateurs redoutent un retour de l'inflation sur les produits de première nécessité.</strong> <br />    Les produits laitiers représentent un poste budgétaire significatif pour les familles françaises.<strong> Selon les dernières données de l'INSEE, un ménage français consacre en moyenne 3,2% de son budget alimentaire aux produits laitiers frais et 2,8% aux fromages.</strong> Une hausse généralisée de 3 à 5% sur ces catégories pourrait représenter un surcoût annuel de 15 à 30 euros pour un foyer moyen, un montant non négligeable dans le contexte économique actuel. <br />    Les catégories les plus vulnérables de la population risquent d'être particulièrement impactées. Les produits laitiers constituent un apport nutritionnel essentiel, notamment pour les enfants et les personnes âgées, rendant difficile leur substitution ou leur suppression du panier de consommation. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Grand Frais accélère ses recrutements après son changement d’actionnaire</title>
   <pubDate>Mon, 22 Dec 2025 10:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec près de 3 000 recrutements annoncés et une expansion accélérée, Grand Frais change clairement de dimension. Soutenue par un nouveau propriétaire américain, l’enseigne illustre la montée en puissance d’un modèle rentable dans la distribution alimentaire spécialisée.     <div><b>Grand Frais, un actif devenu stratégique pour les investisseurs</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93322188-65259974.jpg?v=1766396406" alt="Grand Frais accélère ses recrutements après son changement d’actionnaire" title="Grand Frais accélère ses recrutements après son changement d’actionnaire" />
     </div>
     <div>
      Le rachat de Prosol, maison mère de Grand Frais, par le fonds américain Apollo marque une étape décisive dans la trajectoire du groupe. Valorisé entre 4 et 5 milliards d’euros, l’ensemble apparaît désormais comme l’un des actifs les plus attractifs de la distribution alimentaire française. Cette opération valide un modèle fondé sur des volumes élevés, une forte rotation des produits frais et une maîtrise rigoureuse des coûts opérationnels, dans un contexte pourtant tendu pour le commerce alimentaire. <br />   <br />  Grand Frais coche toutes les cases recherchées par un investisseur international. La croissance est organique, soutenue par l’ouverture régulière de magasins, mais aussi par une intégration progressive des filières d’approvisionnement. Depuis 2017, Prosol a triplé son chiffre d’affaires pour atteindre environ 4,2 milliards d’euros en 2024. Cette performance conforte l’idée d’un concept désormais industrialisable à grande échelle, y compris sous contrainte inflationniste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Recrutements massifs : un levier de valeur autant qu’un pari économique</b></div>
     <div>
      L’annonce de près de 3 000 embauches supplémentaires s’inscrit pleinement dans cette logique de création de valeur. Avec environ 10 000 salariés aujourd’hui, Grand Frais assume un modèle intensif en main-d’œuvre, à contre-courant de la grande distribution classique. Pour Apollo, cet effort n’est pas un coût subi mais un investissement : davantage de personnel permet de soutenir la qualité perçue, d’augmenter le panier moyen et de fidéliser une clientèle sensible aux produits frais. <br />   <br />  Toutefois, ce choix comporte des risques. Le marché du travail reste sous tension et la capacité à recruter rapidement conditionnera le succès du plan de développement. Grand Frais devra donc maintenir son attractivité salariale et organisationnelle, tout en absorbant une croissance proche de 30 % de ses effectifs. Ll’enseigne n’est plus seulement un distributeur performant, mais un véritable levier de croissance industrielle, dont la réussite pèsera directement sur la valorisation future du groupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Mercosur : le report qui protège les entreprises européennes d’un afflux à bas coûts</title>
   <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 09:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le report à janvier de la signature de l’accord Mercosur change immédiatement la perspective pour les entreprises européennes. En suspendant l’ouverture du marché, l’Union européenne évite, au moins temporairement, un afflux massif de produits latino-américains à bas coût, redouté par de nombreuses filières.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93278276-65237934.jpg?v=1766137526" alt="Mercosur : le report qui protège les entreprises européennes d’un afflux à bas coûts" title="Mercosur : le report qui protège les entreprises européennes d’un afflux à bas coûts" />
     </div>
     <div>
      Le report du Mercosur, acté le 18 décembre 2025 à Bruxelles, a une conséquence directe pour le tissu économique européen : il empêche, à court terme, une libéralisation commerciale susceptible de déséquilibrer plusieurs marchés. Pour de nombreuses entreprises, notamment dans l’agroalimentaire, la transformation et la distribution, la signature de l’accord aurait signifié une arrivée rapide de produits sud-américains à des prix nettement inférieurs aux standards européens. <br />   <br />  Cette crainte ne se limite pas au secteur agricole. L’ouverture prévue par le Mercosur aurait favorisé des importations produites avec des coûts salariaux, environnementaux et réglementaires plus faibles. Le report agit donc comme un amortisseur économique, en maintenant un cadre concurrentiel plus stable pour les entreprises européennes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mercosur : un soulagement temporaire pour l’équilibre des filières</b></div>
     <div>
      Pour les entreprises françaises et européennes, le Mercosur posait un problème de visibilité stratégique. Une libéralisation rapide aurait contraint de nombreux acteurs à revoir leurs modèles économiques, parfois dans l’urgence. Le report offre un délai précieux. Il permet aux entreprises de préserver leurs positions sur le marché intérieur sans subir immédiatement une guerre des prix difficilement soutenable. <br />   <br />  Ce répit souligne aussi une réalité plus large : la compétitivité européenne repose sur des normes élevées, qui ont un coût. En l’absence de simplification des réglementations françaises, l’ouverture des frontières aurait mécaniquement favorisé les importations à bas coût au détriment de la production locale. En repoussant l’accord, l’Union européenne évite donc une déstabilisation brutale de ses chaînes de valeur. <br />   <br />  Pour le monde des affaires, le message est clair. Le report du Mercosur n’est pas seulement politique, il est aussi économique. Il confirme que la question du libre-échange ne peut plus être traitée indépendamment de ses effets concrets sur les entreprises, les marges et l’emploi. À court terme, les sociétés européennes échappent à une concurrence accrue. À moyen terme, elles restent dans l’attente d’un choix stratégique clair de Bruxelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Nutri-Score : un rejet parlementaire qui redistribue les cartes pour l’agroalimentaire</title>
   <pubDate>Thu, 04 Dec 2025 11:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le refus par l’Assemblée nationale de généraliser le Nutri-Score bouleverse les anticipations des industriels. Cette décision, inattendue et serrée, met fin à un cadre réglementaire qui devait structurer les stratégies nutritionnelles, les reformulations et les arbitrages financiers des entreprises du secteur.     <div><b>Une réforme avortée qui bouleverse les plans de transformation des entreprises</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93002059-65075555.jpg?v=1764844931" alt="Nutri-Score : un rejet parlementaire qui redistribue les cartes pour l’agroalimentaire" title="Nutri-Score : un rejet parlementaire qui redistribue les cartes pour l’agroalimentaire" />
     </div>
     <div>
      En première lecture, la généralisation du Nutri-Score apparaissait comme un futur standard national. Les industriels avaient intégré ce scénario dans leurs feuilles de route, anticipant une obligation d’affichage assortie d'exceptions pour les produits sous AOC, AOP ou Label Rouge. Le dispositif devait réduire les asymétries d’information et accélérer les reformulations. L’effet incitatif avait déjà commencé : « une céréale très célèbre […] a changé la recette […] pour qu’elles soient moins sucrées et moins grasses », rappelait le sénateur Bernard Jomier. Pour plusieurs groupes, cette future obligation constituait un levier pour repositionner des références vieillissantes et ajuster des gammes en perte de compétitivité. <br />   <br />  Le rejet du texte vient interrompre cette dynamique et rebat les équilibres de marché. La taxe prévue en cas de non-affichage — 5 % du chiffre d’affaires hors taxes — était perçue comme un instrument puissant, mais aussi comme une contrainte budgétaire lourde pour les entreprises à faible marge. Les acteurs les mieux préparés voyaient dans cette obligation une opportunité de renforcer leur avantage comparatif, quand d’autres redoutaient une pression financière supplémentaire. Le retrait de la réforme suspend ces mouvements, introduisant une incertitude stratégique qui pourrait retarder certains programmes d’innovation et de reformulation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un signal politique fort qui modifie les rapports de force dans la chaîne de valeur</b></div>
     <div>
      Le Sénat avait donné le ton en rejetant la mesure dès le 21 novembre par 212 voix contre 117, mettant en avant un manque de concertation. « L’article a été introduit […] sans concertation avec les branches, et n’a pas été discuté avec les entreprises », dénonçait la sénatrice LR Frédérique Puissat. Le vote du 4 décembre à l’Assemblée — 120 voix contre 117 — confirme un mouvement politique de défiance envers une régulation perçue comme trop brutale. Pour les entreprises, ce signal institutionnel marque un infléchissement dans la manière dont l’État entend réguler le marché alimentaire. Il souligne également l’importance du dialogue sectoriel dans les futures politiques nutritionnelles. <br />   <br />  Cette décision reflète aussi les préoccupations des territoires et des filières sous appellation, dont le poids politique reste structurant dans les arbitrages nationaux. Elle redonne une marge de manœuvre aux entreprises qui avaient exprimé leur inquiétude face au risque de distorsion réglementaire. Mais elle laisse en suspens la question plus large de la stratégie française en matière d’affichage nutritionnel, enjeu de compétitivité et de réputation sur les marchés européens. À court terme, les industriels devront composer avec une réglementation incertaine ; à moyen terme, la question d’un nouveau texte plus concerté pourrait renaître, cette fois avec un équilibre plus favorable aux impératifs business.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Nutri-Score-un-rejet-parlementaire-qui-redistribue-les-cartes-pour-l-agroalimentaire_a4074.html</link>
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   <title>Charte commerciale : un nouvel outil pour stabiliser les négociations entre distributeurs et industriels</title>
   <pubDate>Mon, 01 Dec 2025 14:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La charte signée entre distributeurs et industriels vise à apaiser les négociations commerciales et à sécuriser les prix dans un secteur encore marqué par deux années de tensions. En harmonisant le calendrier, les méthodes et les niveaux d’exigence, ce texte entend fluidifier la campagne 2025-2026 et restaurer la confiance dans la chaîne agroalimentaire.     <div><b>Une charte pour cadrer les discussions et réduire les frictions</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/92939336-65042091.jpg?v=1764597573" alt="Charte commerciale : un nouvel outil pour stabiliser les négociations entre distributeurs et industriels" title="Charte commerciale : un nouvel outil pour stabiliser les négociations entre distributeurs et industriels" />
     </div>
     <div>
      La charte conclue fin novembre 2025 rassemble la FCD, l’ANIA, Pact’Alim, la FEEF, l’ILEC et la Coopération agricole autour d’un protocole visant à rendre les négociations plus prévisibles. Signée un jour avant l’ouverture officielle des discussions, elle fixe un cadre méthodologique commun dans un marché qui tente encore de retrouver un rythme normal après plusieurs saisons de fortes tensions tarifaires. « La signature de cette charte est une excellente nouvelle qui marque un tournant décisif », a déclaré Serge Papin selon le communiqué gouvernemental, soulignant l’importance d’un climat moins conflictuel pour la formation des prix. <br />   <br />  Ce texte introduit trois engagements majeurs : des échanges plus respectueux, un traitement différencié pour les PME et une meilleure valorisation des produits frais. Les acteurs souhaitent ainsi limiter les pratiques perçues comme agressives, rééquilibrer les rapports de force et assurer une transparence accrue dans les demandes tarifaires. Les rendez-vous doivent être mieux programmés, les justifications davantage documentées et les échanges suivis tout au long du processus. L’objectif vise à réduire la volatilité du dialogue, qui a souvent nourri les incompréhensions sur les hausses de tarifs demandées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un calendrier resserré pour accélérer les arbitrages et clarifier les prix</b></div>
     <div>
      La charte fixe un calendrier précis : ouverture des négociations le 1ᵉʳ décembre 2025 et clôture prévue au 1ᵉʳ mars 2026 pour les acteurs classiques. Pour les PME bénéficiant d’un statut spécifique, la date butoir a été fixée au 15 janvier 2026. Cette accélération permet d’alléger les contraintes pesant sur les plus petits fournisseurs et de mieux répartir la charge administrative, tout en garantissant une prise de décision plus rapide sur les tarifs à venir. <br />   <br />  Ce texte rappelle également que les discussions portent uniquement sur les produits à marque nationale, excluant les marques de distributeur qui obéissent à des logiques différentes. En ciblant précisément la négociation sur les produits les plus sensibles pour les consommateurs, les parties cherchent à stabiliser la structure des prix dans un contexte où chaque variation est scrutée. Cette clarification doit aussi permettre d’éviter les controverses publiques récurrentes sur les écarts entre coûts industriels et prix en rayon, alors que la transparence est devenue un critère stratégique pour l’ensemble du secteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/92939336-65042091.jpg</photo:imgsrc>
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