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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
  <link>https://www.carnetsdubusiness.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-30T23:11:32+02:00</dc:date>
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   <title>E-commerce : ce que changent les nouvelles règles de l’UE</title>
   <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 07:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Union européenne a acté, le 26 mars 2026, une réforme majeure de son système douanier. Derrière ce chantier technique se joue en réalité une transformation profonde du e-commerce international. Bruxelles entend reprendre le contrôle des flux, sécuriser les importations et rééquilibrer la concurrence sur son marché intérieur.     <div><b>Un basculement stratégique pour le e-commerce</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95647369-66832958.jpg?v=1774592429" alt="E-commerce : ce que changent les nouvelles règles de l’UE" title="E-commerce : ce que changent les nouvelles règles de l’UE" />
     </div>
     <div>
      Jusqu’à présent, les plateformes de e-commerce occupaient une position d’intermédiaires. Elles facilitaient les transactions sans être juridiquement responsables des produits vendus. Ce modèle est désormais abandonné. <strong>Avec la réforme, ces plateformes deviennent des importateurs à part entière dès lors qu’elles permettent la vente de produits depuis des pays tiers vers des consommateurs européens.</strong> Ce changement implique une responsabilité directe sur la conformité des produits, sur le paiement des droits de douane et sur la transmission d’informations aux autorités. <br />   <br />  Les grandes plateformes ne pourront plus se retrancher derrière leurs vendeurs partenaires. Elles devront garantir que les produits respectent les normes européennes, ce qui modifie profondément leur modèle opérationnel. Cette évolution est assumée comme un tournant historique.<strong> « Cet accord marque la plus grande réforme depuis la création de l’union douanière en 1968 », a déclaré le ministre chypriote des Finances Makis Keravnos, selon le <a class="link" href="https://www.consilium.europa.eu/en/policies/modernising-the-eu-customs-union/" rel="nofollow" target="_blank">Conseil de l’Union européenne.</a></strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sanctions : une pression réglementaire sans précédent</b></div>
     <div>
      Le second pilier de la réforme repose sur un dispositif de sanctions particulièrement dissuasif. L’Union européenne introduit un cadre beaucoup plus strict pour les plateformes qui ne respecteraient pas leurs obligations.<strong> Les amendes pourront atteindre entre 1 % et 6 % de la valeur des importations réalisées sur les douze derniers mois, selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/lille-host-eu-customs-authority-charged-with-fixing-e-commerce-parcel-problems-2026-03-25/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>. </strong>À l’échelle des acteurs globaux du e-commerce, cela représente des montants potentiellement considérables. <br />   <br />  Surtout, la logique punitive va au-delà des seules sanctions financières. En cas de manquements répétés, les autorités pourront aller jusqu’à suspendre l’activité d’une plateforme sur le territoire européen. <strong>« Les plateformes qui ne respectent pas structurellement nos règles seront sanctionnées. Les violations systématiques et répétées entraîneront des sanctions plus sévères pouvant aller jusqu’à 6 % des importations annuelles et la suspension d’une plateforme de e-commerce »,</strong> a précisé le rapporteur Dirk Gotink. Cette capacité de suspension constitue un levier inédit. Elle place le risque réglementaire au cœur de la stratégie des acteurs du commerce international numérique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La fin d’un avantage clé pour les petits colis</b></div>
     <div>
      Parallèlement, l’Union européenne s’attaque à un mécanisme qui a largement favorisé l’essor du e-commerce transfrontalier. Jusqu’à présent, les colis d’une valeur inférieure à 150 euros échappaient aux droits de douane. « L’Union européenne n’applique pas de droits de douane sur les colis d’une valeur inférieure à 150 euros », rappelle Reuters. Ce dispositif est désormais remis en cause. <strong>Bruxelles estime qu’il crée une distorsion de concurrence au détriment des entreprises européennes et qu’il encourage l’afflux massif de produits à bas coût. Les importations de petits colis ont en effet augmenté de 26 % en un an, atteignant des volumes colossaux.&nbsp;</strong> <br />   <br />  En attendant sa suppression définitive, une mesure transitoire sera appliquée dès le 1er juillet 2026. Un droit fixe de 3 euros sera perçu sur les envois, selon le Conseil de l’Union européenne. Cette décision vise à mieux couvrir les coûts de traitement et à freiner les flux les plus massifs. <br />   <br />  Les enjeux sanitaires renforcent également cette orientation. Une part importante des produits importés ne respecte pas les normes européennes. <strong>Jusqu’à 60 à 65 % des cosmétiques contrôlés sont jugés non conformes, selon Reuters, ce qui alimente les préoccupations des autorités.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Union européenne et e-commerce : vers un contrôle centralisé</b></div>
     <div>
      Au-delà des obligations imposées aux entreprises, la réforme transforme en profondeur l’organisation des contrôles douaniers en Europe. L’Union européenne met en place une architecture centralisée, conçue pour gérer l’explosion des flux du e-commerce. <br />   <br />  Une Autorité douanière européenne sera créée et installée à Lille.<strong> Elle aura pour mission de coordonner les contrôles et d’harmoniser les pratiques entre les États membres. Cette structure devrait compter environ 250 agents. </strong>En parallèle, un hub européen de données douanières sera déployé. Il centralisera les informations relatives aux importations et remplacera plus de 111 systèmes informatiques nationaux, détaille Reuters. L’objectif est de gagner en efficacité, en traçabilité et en capacité d’analyse. Les économies potentielles sont estimées à 2 milliards d’euros par an pour les États membres. <br />   <br />  Le calendrier reste progressif. Le système sera d’abord opérationnel pour le e-commerce à partir de 2028, avant une extension à l’ensemble des flux d’ici 2034, selon le Conseil de l’Union européenne. <br />   <br />  Derrière ces mesures, l’Union européenne poursuit un objectif stratégique clair. Il s’agit à la fois de protéger les consommateurs, de garantir la conformité des produits et de rétablir une concurrence plus équilibrée. Les institutions européennes dénoncent ouvertement les dérives actuelles.<strong> « Il s’agit aussi d’une concurrence injuste envers les entreprises qui respectent les règles européennes », a souligné l’eurodéputée Christel Schaldemose, selon Reuters.</strong> Dans ce contexte, les acteurs du e-commerce international doivent se préparer à une transformation rapide de leur environnement réglementaire. Les investissements dans la conformité, la traçabilité et le contrôle des vendeurs deviennent incontournables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois</title>
   <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 13:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face au contournement de la taxe petits colis par les plateformes chinoises, le gouvernement français octroie de nouveaux pouvoirs douaniers à ses agents. Ces mesures permettent désormais de contrôler les marchandises sur tout le territoire, même après dédouanement dans un autre pays européen.     <div><b> De nouveaux pouvoirs douaniers contre le contournement de la taxe petits colis</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95627381-66818696.jpg?v=1774527735" alt="Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois" title="Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois" />
     </div>
     <div>
      Face aux stratégies d'évitement des plateformes chinoises comme Temu et AliExpress, le gouvernement français vient d'octroyer de nouveaux pouvoirs douaniers à ses agents. Ces mesures visent à contrer le contournement systématique de la taxe de deux euros sur les petits colis. <br />   <br />  Depuis le 1er mars 2026, en effet, la France impose une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur les grandes plateformes d'e-commerce. Cette mesure cible spécifiquement les colis de faible valeur, inférieure à 150 euros, qui arrivent massivement depuis l'Asie et échappaient jusqu'ici aux droits de douane. <br />   <br />  Les chiffres révèlent l'ampleur du phénomène : en France, le nombre d'articles contenus dans ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, représentant une valeur de 5,58 milliards d'euros.<strong> À l'échelle européenne, 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en 2025, à 97 % en provenance de Chine.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Contournement logistique : la riposte des géants chinois</b></div>
     <div>
      Les plateformes visées ont rapidement adapté leurs circuits de distribution. Plutôt que d'expédier directement vers la France, elles ont réorienté leurs flux logistiques en passant par d'autres pays européens non concernés par cette taxe, avant un acheminement final par camion. <br />   <br />  <strong>Face à ces manœuvres, le gouvernement a publié mercredi 25 mars 2026 un arrêté au Journal officiel étendant significativement les prérogatives des douanes. </strong>Ces nouveaux pouvoirs douaniers marquent un changement de paradigme : la surveillance ne se limite plus aux frontières mais s'étend à l'ensemble du territoire national. <br />   <br />  Concrètement, les agents des douanes peuvent désormais : contrôler les colis ayant été préalablement dédouanés dans un autre pays membre de l'Union européenne, intervenir après l'entrée sur le territoire français, inspecter les marchandises dans les entrepôts et sur les axes routiers et constater et sanctionner les non-conformités aux normes applicables.&nbsp;<strong>Cette extension de compétences permet aux douanes françaises d'agir même sur des marchandises « mises en libre pratique » dans un autre État membre, brisant ainsi le bouclier juridique que représentait le passage par un autre pays européen.&nbsp;</strong> <br />   <br />  La stratégie française s'inscrit dans une logique plus large d'harmonisation européenne. Dès juillet 2026, un droit de douane européen de 3 euros viendra s'ajouter à la taxe française, portant la taxation totale à cinq euros par catégorie d'article. L'objectif est clair : créer un système fiscal européen cohérent qui empêche le « shopping fiscal » entre États membres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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