<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
  <link>https://www.carnetsdubusiness.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T15:15:58+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.8093047</geo:lat>
  <geo:long>2.1259764</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.carnetsdubusiness.com/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.carnetsdubusiness.com,2026:rss-95766029</guid>
   <title>Les voitures en France signent un rebond marqué des ventes en mars</title>
   <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 16:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jehanne Duplaa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les voitures neuves retrouvent des couleurs en France après plusieurs mois de recul, avec une progression marquée en mars 2026 qui relance temporairement un marché encore fragilisé. Derrière cette hausse de 12,86 %, les dynamiques restent contrastées et témoignent d’un secteur automobile toujours en phase de transition.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95766029-66883639.jpg?v=1775053500" alt="Les voitures en France signent un rebond marqué des ventes en mars" title="Les voitures en France signent un rebond marqué des ventes en mars" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="986" data-start="429" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Au mois de mars 2026, le marché des voitures en France a enregistré une progression notable, avec une hausse de 12,86 % des immatriculations sur un an, selon les données relayées par <a class="link" href="https://www.boursorama.com/bourse/actualites/rebond-de-12-9-des-ventes-de-voitures-neuves-en-france-dans-un-marche-qui-reste-tres-bas-7465b0c492d0b778454cda48aeaeed68" rel="nofollow" target="_blank"><em>Boursorama</em></a>. Cette évolution concerne directement les voitures particulières neuves, dont le volume atteint 176 633 unités sur le mois. Toutefois, malgré ce rebond, les ventes de voitures s’inscrivent dans un contexte économique incertain, marqué par des fluctuations importantes depuis le début de l’année. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les voitures neuves profitent d’un effet de rattrapage des ventes</b></div>
     <div>
      <p data-end="1871" data-start="1058" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Le rebond observé en mars sur les voitures s’explique d’abord par un phénomène de rattrapage après un début d’année difficile, puisque les ventes avaient reculé de 6,55 % en janvier puis de 14,7 % en février. Cette séquence négative avait fortement pesé sur le marché des voitures, rendant la progression de mars plus spectaculaire qu’elle ne l’est réellement. Un porte-parole de la Plateforme automobile souligne d’ailleurs que «<em> la hausse de mars est un effet de rattrapage par rapport à un mois de mars particulièrement bas l'an passé, elle peut donner un sentiment de hausse, mais le marché reste très bas</em> », rapporte&nbsp;<a class="link" href="https://www.boursorama.com/bourse/actualites/rebond-de-12-9-des-ventes-de-voitures-neuves-en-france-dans-un-marche-qui-reste-tres-bas-7465b0c492d0b778454cda48aeaeed68"><em>Boursorama</em></a>. Ce constat nuance la lecture immédiate des chiffres, car les ventes de voitures restent en deçà des niveaux historiques. <br />   <br />  Dans le même temps, les volumes cumulés sur le premier trimestre confirment cette fragilité persistante, puisque le marché des voitures affiche encore un recul de 2,08 % par rapport à 2025. Cette tendance souligne un décalage entre la performance ponctuelle de mars et la réalité globale des ventes de voitures, qui restent contraintes par des facteurs structurels. Les prix élevés des véhicules, associés à des incertitudes économiques et politiques, alimentent un attentisme des consommateurs. Cette prudence pèse directement sur les décisions d’achat, ralentissant la reprise du secteur automobile. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les voitures électriques tirent les ventes vers le haut</b></div>
     <div>
      <p data-end="3118" data-start="2621" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">L’évolution des voitures en mars s’appuie également sur la montée en puissance des motorisations électriques, dont la part de marché atteint désormais 28 %. Cette progression traduit une transformation progressive du parc automobile, portée à la fois par les politiques publiques et par l’offre des constructeurs. Les ventes de voitures électriques bénéficient aussi de stratégies commerciales agressives, notamment de la part de certains acteurs du marché. <br />   <br />  Le cas de Tesla illustre particulièrement cette dynamique, puisque la marque a enregistré une hausse spectaculaire de 203,10 % de ses ventes en mars. Cette performance s’explique en partie par des promotions importantes, qui ont stimulé la demande sur les voitures électriques. Toutefois, cette accélération soulève des interrogations sur la durabilité de la croissance, car elle repose en partie sur des conditions commerciales exceptionnelles. Par ailleurs, un porte-parole de la Plateforme automobile précise qu’«<em> il est trop tôt pour jauger l'impact de la guerre en Iran et de la hausse des prix du carburant sur les ventes de voitures électriques</em> ». <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un marché des voitures encore loin de son niveau d’avant-crise</b></div>
     <div>
      <p data-end="4551" data-start="4037" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Malgré le rebond enregistré en mars, le marché des voitures en France reste nettement en dessous de ses niveaux d’avant la pandémie, avec un déficit estimé à 23 %. Cette situation reflète les transformations profondes du secteur automobile, marqué par la hausse des coûts, les changements réglementaires et l’évolution des comportements d’achat. Les ventes de voitures ne retrouvent pas encore leur dynamique d’avant 2020, ce qui alimente les inquiétudes des professionnels. <br />   <br />  Dans ce contexte, les performances des constructeurs apparaissent contrastées, puisque Renault affiche une progression supérieure à celle du marché, tandis que Stellantis évolue plus modestement. Ces écarts traduisent des positionnements différents face aux mutations du secteur, notamment en matière d’électrification et de stratégie commerciale. Le marché des voitures demeure donc en recomposition, entre reprise conjoncturelle et défis structurels, ce qui rend toute projection incertaine à court terme. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/95766029-66883639.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Les-voitures-en-France-signent-un-rebond-marque-des-ventes-en-mars_a4247.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.carnetsdubusiness.com,2026:rss-95456302</guid>
   <title>Milei, la tronçonneuse qui fascine les marchés</title>
   <pubDate>Thu, 19 Mar 2026 15:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un économiste devenu président, une thérapie de choc et un nouveau logiciel idéologique. Avec "La Révolution Milei", Michael Miguères décrypte un phénomène politique et économique qui dépasse largement l’Argentine et interroge déjà l’Europe.     <div><b>Un laboratoire argentin sous haute tension</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95456302-66755897.jpg?v=1773915187" alt="Milei, la tronçonneuse qui fascine les marchés" title="Milei, la tronçonneuse qui fascine les marchés" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="951" data-start="467">L’Argentine n’est pas seulement le décor du livre, elle en est le point de départ analytique. L’ouvrage rappelle la trajectoire spectaculaire d’un pays passé du rang de puissance économique mondiale à celui d’économie chronique en crise. Longtemps porté par un modèle libéral ouvert, le pays a basculé à partir du XXe siècle dans une logique d’intervention étatique croissante, marquée par le péronisme, la planification et la dépense publique. <br />    <p data-end="1286" data-start="953">Les conséquences sont documentées de manière précise. Inflation structurelle, dette insoutenable, cycles de faillite et perte de confiance des citoyens composent un tableau économique dégradé. En 2023, l’inflation atteint 211 %, tandis que la pauvreté touche une part massive de la population. <br />    <p data-end="1679" data-start="1288">C’est dans ce contexte de déclassement et de défiance généralisée que surgit Javier Milei. Son ascension fulgurante, sans appareil politique traditionnel, illustre un rejet profond des élites et des solutions économiques classiques. Le livre insiste sur ce point central : le mileisme est d’abord une réponse à l’échec perçu des modèles dominants, notamment keynésiens et sociaux-démocrates. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mileisme, une doctrine de rupture assumée</b></div>
     <div>
      <p data-end="1994" data-start="1730">L’un des apports majeurs du livre est de montrer que le phénomène Milei ne se résume pas à une posture antisystème. Il repose sur une architecture intellectuelle solide, largement inspirée de l’école autrichienne d’économie. <br />    <p data-end="2416" data-start="1996">Miguères met en lumière les influences de Ludwig von Mises, Friedrich Hayek ou Murray Rothbard, qui structurent une vision radicale du marché et de l’État. Au cœur de cette doctrine, une idée simple mais tranchante : seule l’économie de marché permet une coordination efficace des actions humaines, tandis que l’intervention publique crée des distorsions et mène à l’inefficacité. <br />    <p data-end="2756" data-start="2418">Le mileisme se distingue ainsi des approches libérales traditionnelles par son refus du compromis. Il ne s’agit plus de réformer l’État, mais de le réduire drastiquement. Cette logique se traduit concrètement par une politique de dérégulation massive, de réduction des dépenses publiques et de recentrage sur les fonctions essentielles. <br />    <p data-end="3081" data-start="2758">Le livre souligne également une dimension essentielle souvent sous-estimée : la bataille culturelle. Milei ne mène pas seulement une réforme économique, il cherche à renverser un cadre idéologique dominant, en opposant entrepreneurs et “caste politique”, et en valorisant la responsabilité individuelle face à l’assistanat. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une onde de choc mondiale et un miroir pour la France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95456302-66755900.jpg?v=1773915362" alt="Milei, la tronçonneuse qui fascine les marchés" title="Milei, la tronçonneuse qui fascine les marchés" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="3291" data-start="3141">Au-delà du cas argentin, <em data-end="3187" data-start="3166">La Révolution Milei</em> pose une question plus large : assistons-nous à l’émergence d’un nouveau paradigme économique global. <br />    <p data-end="3564" data-start="3293">L’auteur insiste sur le contexte international marqué par l’épuisement des modèles traditionnels. Endettement public massif, ralentissement de la croissance et perte de repères idéologiques caractérisent les économies occidentales. <br />    <p data-end="3808" data-start="3566">Dans ce cadre, l’expérience argentine apparaît comme un laboratoire observé de près par de nombreux décideurs. Le livre avance que le mileisme pourrait devenir une alternative crédible aux politiques interventionnistes, notamment en Europe. <br />    <p data-end="4114" data-start="3810">La France est explicitement mentionnée comme un terrain d’application potentiel. Avec un niveau élevé de dépenses publiques et une efficacité contestée de l’action publique, elle présente selon l’auteur des caractéristiques comparables à l’Argentine d’avant Milei. <br />    <p data-end="4407" data-start="4116">L’ouvrage invite ainsi à dépasser les caricatures médiatiques pour analyser un phénomène plus profond. Derrière le style provocateur du président argentin se dessine une tentative de refondation économique et politique, dont les effets pourraient durablement influencer les débats européens. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/95456302-66755897.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Milei-la-tronconneuse-qui-fascine-les-marches_a4227.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.carnetsdubusiness.com,2026:rss-95251091</guid>
   <title>Commerce : la Chine prouve à Trump qu’il avait tort</title>
   <pubDate>Wed, 11 Mar 2026 13:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Baptiste Giraud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Malgré les taxes douanières brandies par Donald Trump comme une arme centrale contre Pékin, l’exportation chinoise n’a pas plié. Elle a changé de route, accéléré sur d’autres marchés et profité d’un appareil productif resté redoutablement compétitif, au point de transformer la pression américaine en simple contrainte de réorganisation plutôt qu’en coup d’arrêt.     <div><b>États-Unis : la rupture n’a pas cassé la dynamique chinoise</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95251091-66666036.jpg?v=1773232844" alt="Commerce : la Chine prouve à Trump qu’il avait tort" title="Commerce : la Chine prouve à Trump qu’il avait tort" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le 10 mars 2026, les statistiques du commerce extérieur chinois ont confirmé ce basculement. Les exportations de la Chine ont progressé de 21,8 % sur un an en janvier-février 2026, pendant que les échanges avec les États-Unis reculaient nettement.</strong> L’angle est clair : la stratégie de Donald Trump n’a pas stoppé la machine commerciale chinoise. Elle a surtout accéléré sa diversification. <br />  L’idée de départ de Washington était simple. En relevant les barrières douanières sur les produits chinois, les États-Unis espéraient réduire leur dépendance, renchérir les biens venus de Chine et contraindre Pékin à revoir son modèle centré sur la production industrielle et les ventes à l’étranger. Sur le papier, le levier paraissait puissant. Dans les faits, il n’a pas suffi. <br />   <br />  Les chiffres les plus récents montrent d’abord une réalité paradoxale. Les flux commerciaux entre la Chine et les États-Unis se sont bien contractés, mais l’exportation chinoise, elle, a continué à grimper. <strong>AP News rapporte ainsi une baisse de 11 % des exportations chinoises vers les États-Unis au début de l’année, tandis que les importations chinoises en provenance des États-Unis ont chuté d’environ 27 %.</strong> Dans le même temps, l’excédent commercial mondial de la Chine a atteint 213,6 milliards de dollars. <br />   <br />  Cette dissociation entre recul bilatéral et essor global résume l’échec de la stratégie de Donald Trump. Le pari américain supposait que les États-Unis demeuraient le débouché incontournable des usines chinoises. Or ce n’est plus le cas. Selon les données officielles relayées par le Conseil d’État chinois le 10 mars 2026, <strong>le commerce total de biens de la Chine a atteint 7 730 milliards de yuans</strong> sur les deux premiers mois de l’année, en hausse de 18,3 %, tandis que les exportations seules ont totalisé 4 620 milliards de yuans, en progression de 19,2 %. Les États-Unis ne sont donc plus en position de bloquer à eux seuls la trajectoire extérieure de la deuxième économie mondiale. <br />   <br />  Reuters a même ajouté un élément politique décisif : après une décision récente de la Cour suprême américaine, le taux effectif pondéré des droits de douane américains sur les produits chinois est retombé de 32,4 % à 22,3 %. Cela signifie que l’édifice tarifaire présenté comme un instrument durable de pression s’est lui-même fissuré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La production chinoise a contourné la taxe par la diversification des marchés</b></div>
     <div>
      La vraie force de Pékin ne réside pas seulement dans ses volumes. Elle tient aussi à sa capacité d’adaptation. <strong>Selon AP News, les exportations chinoises vers l’Union européenne ont augmenté d’environ 28 % au début de 2026, tandis que celles vers l’Amérique latine ont progressé de 16 %. </strong>Le Conseil d’État chinois donne une image encore plus large : les échanges avec l’Union européenne ont avancé de 19,9 %, ceux avec l’Afrique de 34,2 % et ceux avec l’Amérique latine de 19,7 %. Les échanges avec les pays partenaires des Nouvelles routes de la soie ont, eux, atteint 4 020 milliards de yuans, en hausse de 20 %. <br />    Ce déplacement géographique montre que la taxe douanière américaine a agi comme un aiguillon, non comme un frein définitif. Reuters observe d’ailleurs que de nombreuses entreprises chinoises regardent désormais l’Amérique du Nord comme un marché secondaire. <br />    Cette réorientation a été facilitée par la structure même de la production chinoise. Le pays ne vend pas seulement des produits bon marché. Il exporte de plus en plus de biens industriels à forte demande. <strong>Le pays enregistre ainsi une hausse de près de 73 % en valeur des exportations de semi-conducteurs sur les deux premiers mois de l’année, un bond de 67 % pour les automobiles et une progression de 27 % pour les produits mécaniques et électriques.</strong> <br />    Cette dynamique sectorielle a neutralisé une partie de l’effet recherché par Washington. Quand la demande mondiale reste forte sur les puces, les véhicules ou les équipements électriques, il devient beaucoup plus difficile d’étrangler un exportateur dominant simplement par la douane. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exportation et douane : pourquoi la stratégie de Trump s’est retournée contre Washington</b></div>
     <div>
      La logique trumpienne reposait sur une vision très bilatérale du rapport de force. Elle supposait qu’en taxant la Chine, les États-Unis forceraient un rééquilibrage global. <strong>Mais le commerce international ne fonctionne plus comme une simple confrontation à deux. Il repose sur des chaînes d’approvisionnement éclatées, sur des arbitrages rapides entre régions et sur une recherche permanente de nouveaux débouchés. En frappant la Chine, Washington a bien perturbé certains flux. Il n’a pas réduit la capacité chinoise à vendre au reste du monde.</strong> <br />    Cette erreur d’appréciation apparaît dans la manière dont la Chine a absorbé le choc. Reuters rappelait qu’un sondage d’économistes anticipait déjà un excédent commercial de 179,6 milliards de dollars sur janvier-février, au-dessus des 169,21 milliards de la même période un an plus tôt. Les chiffres définitifs ont été encore plus élevés. Pékin a donc continué de tirer une partie essentielle de sa croissance de son commerce extérieur, même dans un environnement conflictuel. <br />    En réalité, les taxes douanières ont surtout produit trois effets inattendus. <strong>D’abord, elles ont encouragé les entreprises chinoises à accélérer leur implantation commerciale en Afrique, en Amérique latine, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient. </strong>Ensuite, elles ont poussé Pékin à monter en gamme sur des secteurs où la concurrence mondiale reste incomplète. Enfin, elles ont contribué à fragmenter les circuits commerciaux sans supprimer la compétitivité chinoise. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/95251091-66666036.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Commerce-la-Chine-prouve-a-Trump-qu-il-avait-tort_a4215.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.carnetsdubusiness.com,2026:rss-95032841</guid>
   <title>Guerre en Iran : le détroit d’Ormuz fermé, quelles conséquences ?</title>
   <pubDate>Mon, 02 Mar 2026 09:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 28 février 2026, des transmissions iraniennes indiquant que le passage n’était « pas autorisé » ont provoqué un gel immédiat d’une partie des flux maritimes. Le détroit d’Ormuz concentre environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et une part essentielle des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Golfe, selon Reuters.     <div><b>Baisse du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95032841-66570050.jpg?v=1772440839" alt="Guerre en Iran : le détroit d’Ormuz fermé, quelles conséquences ?" title="Guerre en Iran : le détroit d’Ormuz fermé, quelles conséquences ?" />
     </div>
     <div>
      Dans les jours suivants, les données de suivi maritime ont montré une forte contraction des mouvements. <strong>Selon S&amp;P Global, le trafic de pétroliers dans les principales voies du détroit a chuté de 40 à 50 %, avec jusqu’à 240 navires regroupés dans les zones adjacentes. </strong>Par ailleurs, environ 150 pétroliers et méthaniers seraient bloqués ou à l’ancre en attente d’instructions, d’après Reuters. <br />   <br />  Cette congestion perturbe l’ensemble des chaînes logistiques régionales. Les ports du Golfe risquent d’être saturés lors de la reprise, tandis que les navires déroutés vers le cap de Bonne-Espérance rallongent leurs rotations de plusieurs milliers de milles nautiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Armateurs : un choc opérationnel et financier</b></div>
     <div>
      La perturbation du détroit d’Ormuz a immédiatement déclenché des décisions de suspension de services. Maersk a annoncé la suspension temporaire de ses transits via le détroit et le canal de Suez, évoquant des retards et ajustements d’itinéraire. CMA CGM a ordonné à ses navires présents dans le Golfe de rejoindre des zones d’abri et envisagé des contournements par le cap de Bonne-Espérance. <strong>Des armateurs japonais tels que Nippon Yusen, Mitsui O.S.K. Lines et Kawasaki Kisen ont également suspendu leurs opérations dans la zone, selon Reuters.</strong> <br />   <br />  À cette paralysie opérationnelle s’ajoute un choc assurantiel. Reuters rapporte que plusieurs grands assureurs maritimes ont annulé la couverture contre les risques de guerre pour les navires opérant à proximité de l’Iran et du Golfe, avec effet au 5 mars. Sans couverture adéquate, les navires ne peuvent légalement ni financièrement opérer. Résultat : hausse des primes, raréfaction de la capacité, tension sur les taux de fret. Pour les armateurs cotés, l’effet est ambivalent. D’un côté, la baisse de capacité disponible peut soutenir les tarifs de transport. De l’autre, les coûts d’assurance et les risques géopolitiques pèsent sur les valorisations boursières, alimentant une forte volatilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Flambée des prix et risque inflationniste</b></div>
     <div>
      Sur le front énergétique, les marchés ont intégré une prime de risque immédiate. <strong>Les prix du brut ont bondi jusqu’à +13 % en séance, avec un Brent atteignant environ 82 dollars le baril (environ 76 euros), selon Reuters.</strong> Cette hausse est liée moins à une rupture physique totale qu’à la crainte d’une perturbation durable. Environ 20 millions de barils par jour transitent par Ormuz, selon Reuters. Toute entrave prolongée menace l’équilibre mondial offre-demande. <br />   <br />  Le GNL est également concerné. Les exportations du Qatar et d’autres producteurs du Golfe vers l’Asie passent majoritairement par Ormuz. Une restriction durable aurait des répercussions directes sur les prix de l’électricité et sur la compétitivité des industries électro-intensives en Asie. <br />   <br />  Le risque macroéconomique est clair : si les prix de l’énergie restent durablement élevés, ils alimenteront l’inflation importée, renchérissant les coûts de production et comprimant les marges des entreprises. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Effets en cascade sur le commerce international</b></div>
     <div>
      <strong>Allongement des routes et coûts logistiques</strong> <br />  Les déroutements via le cap de Bonne-Espérance rallongent significativement les trajets entre l’Asie et l’Europe. Cela immobilise davantage de navires pour transporter un même volume, réduisant la capacité globale disponible. À court terme, les coûts de fret augmentent et les délais s’allongent. <br />   <br />  <strong>Risque de congestion portuaire</strong> <br />  Avec 150 à 240 navires immobilisés, la reprise progressive du trafic pourrait provoquer un afflux simultané dans certains ports, créant des goulets d’étranglement secondaires. Cela peut retarder les livraisons de matières premières, produits raffinés et marchandises diverses. <br />   <br />  <strong>Volatilité financière accrue</strong> <br />  Les marchés financiers ont réagi vivement. Les secteurs dépendants de l’énergie ou du transport subissent une pression baissière, tandis que les valeurs liées au pétrole peuvent bénéficier d’anticipations de marges accrues. Les fluctuations rapides des cours compliquent la gestion des couvertures de prix pour les entreprises. <br />   <br />  <strong>Tensions géopolitiques et incertitude contractuelle</strong> <br />  Les contrats d’approvisionnement long terme peuvent être renégociés ou temporairement suspendus. Les clauses de force majeure pourraient être invoquées si la perturbation persiste. Les importateurs asiatiques et européens doivent réévaluer leurs sources d’approvisionnement et leurs stocks stratégiques. <br />   <br />  La crise du détroit d’Ormuz est un test grandeur nature pour la résilience du commerce mondial. Elle combine un choc sur les flux physiques, une contraction de l’offre logistique, une hausse des coûts assurantiels et une flambée des prix de l’énergie. À ce stade, le système tient grâce aux stocks, aux détours et à l’ajustement des opérateurs privés. Mais la variable décisive reste la durée de la perturbation. Si le détroit d’Ormuz demeure instable au-delà de quelques semaines, les conséquences pourraient dépasser la volatilité actuelle pour devenir un choc commercial global plus profond, affectant à la fois la croissance, les marges des entreprises et les équilibres macroéconomiques internationaux. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/95032841-66570050.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Guerre-en-Iran-le-detroit-d-Ormuz-ferme-quelles-consequences_a4200.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.carnetsdubusiness.com,2026:rss-94829229</guid>
   <title>Droits de douane américains : la Cour Suprême défie Trump</title>
   <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 11:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision structurante pour le droit du commerce international. Saisie dans une affaire portant sur des droits de douane instaurés par décret présidentiel au titre de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), elle a jugé, par 6 voix contre 3, que cette loi ne permettait pas au président d’imposer unilatéralement une douane générale sur les importations.     <div><b>Une interprétation restrictive de l’IEEPA en matière de douane</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94829229-66413422.jpg?v=1771841200" alt="Droits de douane américains : la Cour Suprême défie Trump" title="Droits de douane américains : la Cour Suprême défie Trump" />
     </div>
     <div>
      L’IEEPA, adoptée en 1977, autorise le président à prendre des mesures économiques en cas d’« urgence nationale » liée à une menace extérieure. Le texte prévoit notamment la possibilité de bloquer des transactions financières ou de restreindre certains échanges. <strong>En revanche, la question posée à la Cour suprême était de savoir si cette loi pouvait fonder l’instauration d’un droit de douane généralisé.</strong> <br />   <br />  <strong>Dans son opinion majoritaire, la Cour a considéré que l’IEEPA ne confère pas explicitement un pouvoir de créer un droit de douane assimilable à un impôt sur l’importation.</strong> Selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/legal/government/us-supreme-court-rejects-trumps-global-tariffs-2026-02-20/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>, la décision précise que l’autorité tarifaire relève du Congrès et ne peut être étendue par interprétation extensive d’une loi d’urgence. Autrement dit, en l’absence de délégation claire, l’exécutif ne peut instituer une <strong>taxe</strong> commerciale d’ampleur générale. <br />   <br />  La majorité des juges a ainsi retenu une lecture stricte du principe de séparation des pouvoirs. La création d’un prélèvement obligatoire, qu’il s’agisse d’un <strong>impôt</strong> ou d’une <strong>douane</strong>, constitue une compétence législative. Le recours à l’argument de l’urgence nationale ne suffit pas à transférer cette compétence à l’exécutif, sauf habilitation explicite du Congrès.<!--cke_bookmark_216S--><!--cke_bookmark_216E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Effets juridiques immédiats sur les droits de douane concernés</b></div>
     <div>
      &nbsp; <br />    La conséquence directe de la décision est l’invalidation des droits de douane adoptés sur ce fondement. Les mesures tarifaires prises exclusivement au titre de l’IEEPA se trouvent privées de base légale. En pratique, cela implique la cessation de leur application et ouvre la voie à des contentieux relatifs aux sommes déjà acquittées.<strong> Selon <a class="link" href="https://www.npr.org/2026/02/21/g-s1-110987/supreme-court-tariffs-refunds" rel="nofollow" target="_blank">NPR</a>, des entreprises importatrices examinent la possibilité de solliciter des remboursements des taxes versées. Le volume financier potentiel est estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars.</strong> <br />    Il convient toutefois de distinguer les droits de douane invalidés de ceux adoptés sur d’autres bases légales, telles que la section 232 du Trade Expansion Act ou la section 301 du Trade Act. La décision de la Cour suprême ne remet pas en cause, en tant que telle, l’ensemble de la politique tarifaire américaine. Elle se limite au périmètre de l’IEEPA. Par ailleurs, la décision n’interdit pas au Congrès d’adopter, s’il le souhaite, une loi conférant expressément au président un pouvoir élargi en matière de <strong>douane</strong>. Elle impose simplement que toute délégation en matière d’<strong>impôt</strong> commercial soit formulée de manière explicite et précise. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une nouvelle base légale envisagée pour une taxe de 15 %</b></div>
     <div>
      À la suite du jugement, le président a indiqué son intention d’utiliser une autre disposition législative pour instaurer une <strong>taxe</strong> sur les importations. <strong>Selon l’Associated Press, il a annoncé envisager un taux de 15 % sur certaines marchandises, en s’appuyant sur la section 122 du Trade Act de 1974.</strong> <br />    Cette disposition autorise, sous conditions, l’adoption temporaire de mesures tarifaires pour faire face à des déséquilibres de la balance des paiements. Elle encadre toutefois strictement la durée et le niveau des droits. <strong>En pratique, toute nouvelle douane fondée sur ce texte devra respecter les plafonds et délais prévus par la loi.</strong> <br />    D’un point de vue juridique, cette stratégie illustre une requalification du fondement normatif plutôt qu’un abandon de l’instrument tarifaire. La question centrale devient alors celle de la conformité des nouvelles mesures aux critères posés par le Trade Act. Si les conditions matérielles et procédurales ne sont pas réunies, un nouveau contentieux pourrait émerger. <br />     <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/imagette/94829229-66413422.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Droits-de-douane-americains-la-Cour-Supreme-defie-Trump_a4187.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
