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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-07T16:30:31+02:00</dc:date>
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   <title>Renault mise sur Chorus pour fabriquer des drones en série</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2026 12:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jehanne Duplaa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Renault ne se contente plus d’observer la montée en puissance des besoins militaires français : le constructeur prépare au Mans une ligne dédiée à Chorus, grand drone développé avec Turgis Gaillard sous pilotage de la DGA. Le projet repose sur une idée devenue centrale pour les armées : produire moins cher, plus vite, avec une base industrielle civile capable de passer à l’échelle sans attendre les cycles longs de l’aéronautique de défense.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96440457-67248571.jpg?v=1778149579" alt="Renault mise sur Chorus pour fabriquer des drones en série" title="Renault mise sur Chorus pour fabriquer des drones en série" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="1064" data-start="516" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Le dossier Chorus place Renault dans une position rare, entre industrie automobile et économie de guerre. Le 6 mai 2026, <a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/05/06/renault-avance-a-pas-comptes-dans-la-production-de-drones-militaires_6686131_3234.html?lmd_medium=al&amp;lmd_campaign=envoye-par-appli&amp;lmd_creation=ios&amp;lmd_source=messenger&amp;fbclid=IwY2xjawRpGt5leHRuA2FlbQIxMABicmlkETBXMDFYSVNjb0w0aXd3dGx5c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHsikmaXdvBbzyueR6kl1NJUXf8zRN0Zvd0pbhoVx-QFm41ma5i8_BqOQ3rx5_aem_lj5JuPJZMxowKg9TdQ12yQ" rel="nofollow" target="_blank"><em>Le Monde</em></a> a décrit l’avancée du chantier au Mans, où un ancien bâtiment logistique doit accueillir l’assemblage de l’appareil. Renault ne revendique pas une conversion vers l’armement, mais une contribution industrielle ciblée. Le drone devient un test de fabrication souveraine, avec un enjeu clair : savoir si une usine automobile française peut produire un système militaire complexe à cadence élevée, sous contrôle étatique. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Renault convertit un bâtiment du Mans pour Chorus</b></div>
     <div>
      <p data-end="1763" data-start="1120" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Renault a retenu le bâtiment « JJ » de son site manceau, un espace de 5 000 mètres carrés présenté par <em>Le Monde </em>comme un ancien entrepôt vidé ces dernières semaines par près de 100 camions. Cette opération matérielle donne au programme Chorus une réalité que les annonces de janvier et février 2026 ne suffisaient pas à établir. Le site doit être sécurisé, adapté, organisé autour d’une ligne d’assemblage dédiée, avec des premiers prototypes attendus durant l’été 2026 et des essais annoncés en septembre 2026. Un porte-parole de Renault a déclaré au quotidien que «<em> la ligne devrait être opérationnelle fin 2026</em> ». <br />   <br />  Renault revient ainsi dans un domaine quitté depuis plus de deux décennies, après la vente de Renault Trucks Defense à Volvo en 2001. Cette fois, le groupe n’entre pas dans la défense par un blindé ou un véhicule tactique, mais par un grand appareil aérien pensé pour l’observation, le renseignement ou l’emport de charge selon l’usage fixé par les armées. Fabrice Cambolive, directeur de la croissance de Renault Group, avait expliqué que l’entreprise avait été sollicitée pour son expertise industrielle, de production et de conception, rapporte <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/retail-consumer/renault-partners-with-turgis-gaillard-military-drones-2026-01-20/" rel="nofollow" target="_blank"><em>Reuters</em></a>. Le message reste calibré : Renault apporte une méthode d’usine, pas une ambition de maître d’œuvre militaire. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Renault cherche avec Chorus un drone productible en masse</b></div>
     <div>
      <p data-end="3196" data-start="2523" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Renault Group a précisé le 10 février 2026 que Chorus serait assemblé au Mans avec Turgis Gaillard, dans une logique de <em>design-to-cost</em> et de <em>design-to-manufacturing</em>. Ces deux principes, familiers de l’automobile, consistent à concevoir un objet en tenant compte du prix, des étapes de fabrication, de la répétabilité des opérations et du nombre de pièces réellement nécessaires. Renault Group indique qu’une capacité pouvant atteindre 600 unités par mois pourrait être développée en moins de 12 mois. Ce chiffre ne vaut pas commande ferme, mais il traduit l’objectif de la DGA : disposer d’une chaîne activable rapidement, capable de livrer si le besoin militaire augmente. <br />   <br />  Le prix éclaire la stratégie autant que la cadence. Patrick Pailloux, délégué général pour l’armement, a déclaré devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale que «<em> cette munition coûte 120 000 euros</em> », d’après le compte rendu parlementaire publié fin avril 2026. La somme reste importante pour un matériel consommable, mais elle vise un segment très différent des missiles de croisière traditionnels, beaucoup plus onéreux et plus longs à produire.&nbsp;Renault fabriquerait la structure du drone sans charge militaire, l’emploi final étant décidé par la DGA après livraison. Cette séparation permet au constructeur de rester sur un rôle industriel, même si Chorus appartient clairement à une logique de défense. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Renault encadre son rôle dans la défense française</b></div>
     <div>
      <p data-end="4724" data-start="4013" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Renault avance avec prudence, car l’entrée d’une usine automobile dans un programme militaire touche à l’image du groupe, à la perception des salariés et aux priorités d’investissement. Renault Group affirme que ces projets doivent rester placés sous l’égide du ministère des Armées, être industrialisés en France, reposer sur des partenaires européens de défense et ne pas affaiblir l’activité automobile. Le constructeur cherche donc à occuper une place étroite : assez impliqué pour prouver une capacité de production, assez distant pour préserver son identité industrielle principale. <br />   <br />  Le site du Mans montre déjà les tensions de ce choix :&nbsp;près de 100 salariés, sur 1 400 employés, ont répondu à l’appel interne lancé début avril 2026 pour former une première équipe d’environ 30 personnes en deux-huit. Fabien Gloaguen, représentant FO, a résumé l’approche favorable d’une partie du personnel en déclarant : « <em>Si cela nous apporte de l’activité et crée des emplois directs et indirects, tant mieux </em>». <a class="link" href="https://www.tf1info.fr/economie/drones-militaires-renault-pret-a-en-produire-600-par-mois-sur-un-site-2423933.html" rel="nofollow" target="_blank"><em>TF1Info</em></a>&nbsp;a rapporté l’opposition de la CGT, qui critique une « logique guerrière ». Renault se retrouve au centre d’un débat industriel très français : maintenir l’emploi, répondre à l’État, éviter de transformer une usine civile en symbole d’armement. <br />   <br />  La portée de Chorus dépasse le seul site du Mans, car le programme sert à mesurer la capacité du pays à mobiliser une industrie civile pour des besoins militaires rapides. LÉtat français détient 15 % du capital de Renault, ce qui donne au dossier une dimension politique supplémentaire. Le constructeur ne reçoit pas seulement une commande technique : il participe à une expérimentation de souveraineté, dans laquelle les armées cherchent des fournisseurs capables de livrer des volumes sans dépendre entièrement des chaînes classiques de défense. Renault devient l’exemple le plus visible de cette hybridation entre usine automobile et production militaire. <br />   <br />  Le pari reste ouvert, car Chorus n’a pas encore franchi toutes les étapes industrielles et opérationnelles.&nbsp;Renault doit démontrer qu’un grand drone peut être conçu comme un produit industriel, avec des coûts contenus, des gestes répétables et une chaîne prête avant la crise. Chorus devient donc un banc d’essai pour la production de défense en série, autant qu’un système destiné aux armées. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Les drones civils, des usages de plus en plus larges</title>
   <pubDate>Thu, 05 Sep 2013 11:00:03 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’essor considérable des drones militaires de ces dernières années a permis de nombreuses transpositions dans le domaine civil. Les États-Unis, leader une fois de plus dans le domaine, ne sont pourtant pas les seuls acteurs du secteur. La France, notamment grâce à l’adoption d’une réglementation permettant l’utilisation libre (à certaines conditions toutefois) des drones, tend à développer sérieusement son marché.     <div><b>Une capacité de croissance</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/5815920-8671042.jpg?v=1378213405" alt="Les drones civils, des usages de plus en plus larges" title="Les drones civils, des usages de plus en plus larges" />
     </div>
     <div>
      Les drones civils sont aujourd’hui un marché en pleine expansion et ses possibilités d’exploitation sont très larges&nbsp;: drones à usage météorologique ou servant à la recherche d’individus, ce marché en est encore à ses débuts. Et la variété d’applications de cette technologie préfigure de solides perspectives économiques. Reste à savoir quelle sera l’ampleur du phénomène, même si les drones se posent déjà en concurrent de technologies existantes. L’utilisation des hélicoptères, des ballons sondes et des avions pourrait ainsi être impactée, car les drones sont souvent bien moins chers d’utilisation, plus faciles d’emploi à la fois dans le pilotage et dans les conditions de mise en place d’un vol et ils sont en outre davantage disponibles – grâce à leurs caractéristiques précédentes. <br />  &nbsp; <br />  L’univers des drones était étroitement lié à ses débuts, au monde militaire. Aux États-Unis par exemple, ce sont les programmes militaires qui ont fortement fait évoluer les innovations dans le secteur. En France, le drone civil se présente comme un dispositif adapté pour répondre à certaines problématiques telles que l’inspection des lignes électriques pour Électricité de France ou la surveillance de la population pour les pouvoirs publics. Ils peuvent aussi revêtir un aspect scientifique lorsque des centres de recherches les utilisent pour recueillir des données dans des milieux difficiles d’accès. C’est ainsi le cas d’outils de mesure atmosphérique que les laboratoires de recherches, mais aussi Météo-France pourraient utiliser via un drone, à la place des ballons-sondes. <br />  &nbsp; <br />  En France, une législation permet l’exploitation de ces nouveaux appareils. Ainsi, 220&nbsp;opérateurs ont le droit de faire naviguer leurs drones au sein de l’espace aérien français. C’est en avril 2012 que l’adoption d’un arrêté ministériel a permis le décollage du marché en France, suivi par 14 pays européens qui ont à leur tour pris des mesures pour encadrer ces nouvelles pratiques. Aux États-Unis, la Federal Aviation Authority devrait autoriser les drones au sein de l’espace américain d’ici 2015. Une fédération professionnelle a en outre vu le jour en France&nbsp;: la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC), qui vise à représenter les 14 constructeurs présents sur le marché français. Ceux-ci bénéficient d’un potentiel de croissance exceptionnel si l’on considère la diversité d’application possible pour ces outils.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une utilisation qui se diversifie</b></div>
     <div>
      En grande majorité composés de PME et de start-up, les représentants de la filière en sont encore pour beaucoup à la phase d’essai des prototypes. Les drones civils sont par ailleurs bien loin des caractéristiques que possèdent les drones militaires&nbsp;: ils ne pèsent dans la plupart des cas que 2 à 4&nbsp;kg et sont davantage axés sur des missions demandant une bonne tenue de position statique, plutôt qu’une bonne mobilité ou furtivité. <br />  &nbsp; <br />  La diversité d’application des engins permet notamment de remplir diverses missions de sécurité. Pour la prochaine coupe du monde du Brésil par exemple, les pouvoirs publics ont commandé des drones Hermes (fabriqués par la société israélienne Elbit) afin de participer à des missions de maintien de l’ordre grâce aux points de vue qu’ils permettront d’offrir aux forces présentes pour encadrer les manifestations sportives. Mais l’efficacité de ces engins se révèle aussi lorsqu’il s’agit de pénétrer dans des lieux difficiles d’accès. Ainsi, lors de la prise en compte des catastrophes naturelles, ils peuvent faciliter l’arrivée des secours, l’évaluation des dégâts, l’évolution des phénomènes naturels tels que les incendies ou encore les tornades. <br />  &nbsp; <br />  Mais ils représentent aussi un moyen de communication et de publicité d’un genre nouveau. La marque Domino’s Pizza a ainsi réalisé un clip vidéo dans lequel on voit un drone livrer des pizzas à un client. Si ces pratiques ne sont encore que des expérimentations, elles permettent aux entreprises qui en font la promotion d’utiliser l’innovation comme un thème de communication. Actuellement, les drones sont majoritairement présents sur des missions d'observation terrestre et de cartographie, de surveillance d'incendies et de surveillance des frontières, pour respectivement 37&nbsp;%, 12&nbsp;% et 13&nbsp;% d’entre eux. La SNCF envisage quant à elle de faire surveiller les voies de chemin de fer par des drones civils notamment pour contrer le vol régulier de fil de cuivre sur ses installations. <br />  &nbsp; <br />  Le marché, qui devrait atteindre les deux milliards d’euros à l’échelle mondiale d’ici 2015 est donc porteur. L’État français qui a pris la mesure de cette perspective a signé en juin 2013 un protocole franco-canadien permettant aux deux parties de «&nbsp;collaborer dans la fourniture de services et d’expertise aux entreprises du domaine des drones&nbsp;». Les partenaires «&nbsp;pourront aussi mettre à la disposition leur centre d’essais afin de permettre aux clients de l’autre partie de réaliser un programme d’essais particulier&nbsp;»(1).  <div>  	<br clear="all" />  	<hr align="left" size="1" width="33%" />  	<div id="ftn1">  		(1) http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-France-premier-pays-a-offrir-un.html</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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