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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-07T21:46:52+02:00</dc:date>
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   <title>Taxe petit colis : seulement 2,3 millions d'euros par mois</title>
   <pubDate>Fri, 15 May 2026 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Stratégie et marketing]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La taxe française sur les petit colis, instaurée en mars 2026, ne génère que 2,3 millions d'euros mensuels au lieu des 400 millions annuels prévus. Les plateformes chinoises contournent massivement ce dispositif en redirigeant 90% de leurs flux via d'autres pays européens.     <div><b>La taxe française sur les petits colis rapporte quatorze fois moins que prévu</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96569671-67322666.jpg?v=1778830764" alt="Taxe petit colis : seulement 2,3 millions d'euros par mois" title="Taxe petit colis : seulement 2,3 millions d'euros par mois" />
     </div>
     <div>
      Depuis le 1er mars 2026, la France a instauré une&nbsp;<strong>taxe sur les petits colis</strong>&nbsp;de deux euros par catégorie d'articles, conçue pour endiguer l'afflux massif de marchandises chinoises à bas prix. Calibrée pour générer 400 millions d'euros de recettes annuelles selon la loi de finances, cette mesure fiscale ne produit en réalité que 2,3 millions d'euros mensuels — soit un rendement quatorze fois inférieur aux projections gouvernementales. Un écart vertigineux qui résonne comme un aveu d'impuissance face à la mécanique rodée des plateformes de commerce en ligne. <br />   <br />  Cette déconvenue budgétaire illustre avec une clarté cruelle les limites d'une action unilatérale face à la mondialisation du commerce électronique. Les géants chinois du e-commerce ont déployé, avec une célérité déconcertante, des stratégies de contournement d'une sophistication rare, révélant l'impérieuse nécessité d'une coordination à l'échelle européenne pour réguler efficacement les flux commerciaux numériques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un dispositif fiscal ambitieux face aux géants du e-commerce</b></div>
     <div>
      La taxe française sur les&nbsp;<strong>petits colis</strong>&nbsp;visait principalement les expéditions en provenance de pays tiers, et singulièrement de Chine, dont les volumes représentent 97 % des importations dans cette catégorie. Sur le plan technique, la taxe s'applique à chaque catégorie d'articles contenus dans un colis d'une valeur déclarée inférieure à 150 euros — seuil en dessous duquel les droits de douane classiques ne s'appliquent pas, une franchise héritée des accords de l'Organisation mondiale du commerce et longtemps exploitée par les plateformes asiatiques. Le dispositif ciblait ainsi directement les pratiques tarifaires agressives du e-commerce chinois, dont le modèle économique repose précisément sur cet avantage douanier. <br />    Selon les données des Douanes françaises, près de 800 millions d'articles sont importés annuellement via ces circuits, avec un prix moyen en érosion constante : de 11,03 euros en 2022, il est tombé à 6,40 euros en 2025, illustrant l'intensification d'une guerre des prix qui redessine en profondeur le paysage du commerce de détail. Face à cette déferlante, le gouvernement français nourrissait un double objectif : générer des recettes fiscales substantielles tout en décourageant la surconsommation de produits manufacturés à prix cassés. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des stratégies de contournement d'une redoutable efficacité</b></div>
     <div>
      Les résultats calamiteux de cette taxation s'expliquent avant tout par la vitesse d'adaptation des opérateurs concernés. « Le déport de volume est de l'ordre de 90 % depuis le 1er mars », a déclaré Florian Colas, directeur général des Douanes, lors de son audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, le 13 mai. Une phrase qui résume à elle seule l'ampleur du désastre fiscal. <br />    Cette réorientation massive des flux logistiques témoigne de l'agilité remarquable — et de la puissance financière — des plateformes chinoises. Dès l'entrée en vigueur de la taxe, elles ont exploité avec méthode les interstices du dispositif français en redirigeant leurs expéditions vers des hubs européens, notamment en Belgique et en Pologne, avant d'acheminer les marchandises par voie terrestre vers la France. La manœuvre est aussi simple qu'efficace : en consolidant des milliers d'envois individuels dans des entrepôts situés au sein de l'Union européenne, ces entreprises transforment autant de&nbsp;<strong>petits colis</strong>&nbsp;taxables en expéditions groupées qui, circulant à l'intérieur du marché unique, échappent mécaniquement à la taxation française.&nbsp;<a class="link" href="https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-brief-eco/pour-quelles-raisons-la-taxe-francaise-de-deux-euros-sur-les-petits-colis-rapporte-t-elle-si-peu_7973582.html" target="_blank">France Info décrypte en détail les raisons de ce rendement décevant</a>, pointant notamment l'architecture même d'un dispositif qui ignorait la fluidité des chaînes logistiques mondiales. <br />    La stratégie adoptée révèle une maîtrise fine des réglementations européennes, que ces acteurs ont su retourner à leur avantage avec une habileté qui force, malgré tout, une certaine admiration. D'un point de vue de fiscalité internationale, le cas illustre parfaitement ce que les économistes nomment le « shopping réglementaire » : face à une contrainte nationale, les opérateurs déplacent leurs points d'entrée vers les juridictions les moins contraignantes, rendant toute mesure isolée largement inopérante. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un effondrement spectaculaire des volumes déclarés</b></div>
     <div>
      Les statistiques douanières confirment l'étendue du phénomène. « On est passé d'environ 500 000 déclarations par jour à environ 50 000 aujourd'hui », précise Florian Colas. Cette chute de 90 % des déclarations directes suffit à expliquer le naufrage du rendement fiscal. Pourtant, paradoxe saisissant, la consommation française de produits issus des plateformes chinoises n'a en rien faibli : les Français ont dépensé plus de cinq milliards d'euros sur ces plateformes au cours de l'année écoulée, un montant en progression constante qui mesure l'écart béant entre la taxe prélevée et la réalité des échanges. <br />    Cette situation inflige un double préjudice à l'économie française. D'un côté, les recettes fiscales espérées restent à l'état de mirage budgétaire. De l'autre, le secteur logistique national subit une érosion silencieuse mais bien réelle. Stéphane Chasseloup, avocat spécialisé dans le commerce international, alerte sur les conséquences sociales concrètes : certaines entreprises du secteur ont d'ores et déjà été contraintes de recourir au chômage partiel, faute de volumes suffisants à traiter.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'exemple italien et les leçons européennes</b></div>
     <div>
      L'expérience italienne offre un éclairage précieux sur les limites des initiatives nationales isolées. Rome avait instauré sa propre taxe sur les&nbsp;<strong>petits colis</strong>&nbsp;dès le 1er janvier 2026, avant de faire rapidement marche arrière face aux mêmes phénomènes de contournement. Cette rétractation illustre une prise de conscience transalpine lucide : plutôt que de persévérer dans une démarche vouée à l'échec, l'Italie a préféré suspendre son dispositif dans l'attente d'un cadre européen harmonisé, prévu pour le second semestre 2026. Une sagesse pragmatique que Paris, en dépit des signaux d'alarme, n'a pas jugé bon d'imiter. <br />    Face à cet échec patent, le gouvernement français mise désormais sur l'harmonisation européenne attendue pour les prochains mois. Dès juillet 2026, l'Union européenne instaurera un droit de douane uniforme de trois euros par catégorie d'articles, complété par des frais de traitement applicables à l'ensemble des&nbsp;<strong>petits colis</strong>&nbsp;importés, au plus tard en novembre. Un dispositif qui, par sa nature continentale, devrait théoriquement fermer les voies de contournement que la taxe française a, bien malgré elle, contribué à révéler. <br />    « C'est à ce moment-là qu'on aura un dispositif complètement harmonisé entre les États membres », explique Florian Colas, qui revendique le « volontarisme de la France » pour avoir accéléré cette prise de conscience à Bruxelles. Une façon habile de transformer un échec national en catalyseur européen — et de sauver, au moins sur le plan narratif, une initiative dont le bilan économique demeure pour l'heure désastreux. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>E-commerce : ce que changent les nouvelles règles de l’UE</title>
   <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 07:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Union européenne a acté, le 26 mars 2026, une réforme majeure de son système douanier. Derrière ce chantier technique se joue en réalité une transformation profonde du e-commerce international. Bruxelles entend reprendre le contrôle des flux, sécuriser les importations et rééquilibrer la concurrence sur son marché intérieur.     <div><b>Un basculement stratégique pour le e-commerce</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95647369-66832958.jpg?v=1774592429" alt="E-commerce : ce que changent les nouvelles règles de l’UE" title="E-commerce : ce que changent les nouvelles règles de l’UE" />
     </div>
     <div>
      Jusqu’à présent, les plateformes de e-commerce occupaient une position d’intermédiaires. Elles facilitaient les transactions sans être juridiquement responsables des produits vendus. Ce modèle est désormais abandonné. <strong>Avec la réforme, ces plateformes deviennent des importateurs à part entière dès lors qu’elles permettent la vente de produits depuis des pays tiers vers des consommateurs européens.</strong> Ce changement implique une responsabilité directe sur la conformité des produits, sur le paiement des droits de douane et sur la transmission d’informations aux autorités. <br />   <br />  Les grandes plateformes ne pourront plus se retrancher derrière leurs vendeurs partenaires. Elles devront garantir que les produits respectent les normes européennes, ce qui modifie profondément leur modèle opérationnel. Cette évolution est assumée comme un tournant historique.<strong> « Cet accord marque la plus grande réforme depuis la création de l’union douanière en 1968 », a déclaré le ministre chypriote des Finances Makis Keravnos, selon le <a class="link" href="https://www.consilium.europa.eu/en/policies/modernising-the-eu-customs-union/" rel="nofollow" target="_blank">Conseil de l’Union européenne.</a></strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sanctions : une pression réglementaire sans précédent</b></div>
     <div>
      Le second pilier de la réforme repose sur un dispositif de sanctions particulièrement dissuasif. L’Union européenne introduit un cadre beaucoup plus strict pour les plateformes qui ne respecteraient pas leurs obligations.<strong> Les amendes pourront atteindre entre 1 % et 6 % de la valeur des importations réalisées sur les douze derniers mois, selon <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/lille-host-eu-customs-authority-charged-with-fixing-e-commerce-parcel-problems-2026-03-25/" rel="nofollow" target="_blank">Reuters</a>. </strong>À l’échelle des acteurs globaux du e-commerce, cela représente des montants potentiellement considérables. <br />   <br />  Surtout, la logique punitive va au-delà des seules sanctions financières. En cas de manquements répétés, les autorités pourront aller jusqu’à suspendre l’activité d’une plateforme sur le territoire européen. <strong>« Les plateformes qui ne respectent pas structurellement nos règles seront sanctionnées. Les violations systématiques et répétées entraîneront des sanctions plus sévères pouvant aller jusqu’à 6 % des importations annuelles et la suspension d’une plateforme de e-commerce »,</strong> a précisé le rapporteur Dirk Gotink. Cette capacité de suspension constitue un levier inédit. Elle place le risque réglementaire au cœur de la stratégie des acteurs du commerce international numérique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La fin d’un avantage clé pour les petits colis</b></div>
     <div>
      Parallèlement, l’Union européenne s’attaque à un mécanisme qui a largement favorisé l’essor du e-commerce transfrontalier. Jusqu’à présent, les colis d’une valeur inférieure à 150 euros échappaient aux droits de douane. « L’Union européenne n’applique pas de droits de douane sur les colis d’une valeur inférieure à 150 euros », rappelle Reuters. Ce dispositif est désormais remis en cause. <strong>Bruxelles estime qu’il crée une distorsion de concurrence au détriment des entreprises européennes et qu’il encourage l’afflux massif de produits à bas coût. Les importations de petits colis ont en effet augmenté de 26 % en un an, atteignant des volumes colossaux.&nbsp;</strong> <br />   <br />  En attendant sa suppression définitive, une mesure transitoire sera appliquée dès le 1er juillet 2026. Un droit fixe de 3 euros sera perçu sur les envois, selon le Conseil de l’Union européenne. Cette décision vise à mieux couvrir les coûts de traitement et à freiner les flux les plus massifs. <br />   <br />  Les enjeux sanitaires renforcent également cette orientation. Une part importante des produits importés ne respecte pas les normes européennes. <strong>Jusqu’à 60 à 65 % des cosmétiques contrôlés sont jugés non conformes, selon Reuters, ce qui alimente les préoccupations des autorités.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Union européenne et e-commerce : vers un contrôle centralisé</b></div>
     <div>
      Au-delà des obligations imposées aux entreprises, la réforme transforme en profondeur l’organisation des contrôles douaniers en Europe. L’Union européenne met en place une architecture centralisée, conçue pour gérer l’explosion des flux du e-commerce. <br />   <br />  Une Autorité douanière européenne sera créée et installée à Lille.<strong> Elle aura pour mission de coordonner les contrôles et d’harmoniser les pratiques entre les États membres. Cette structure devrait compter environ 250 agents. </strong>En parallèle, un hub européen de données douanières sera déployé. Il centralisera les informations relatives aux importations et remplacera plus de 111 systèmes informatiques nationaux, détaille Reuters. L’objectif est de gagner en efficacité, en traçabilité et en capacité d’analyse. Les économies potentielles sont estimées à 2 milliards d’euros par an pour les États membres. <br />   <br />  Le calendrier reste progressif. Le système sera d’abord opérationnel pour le e-commerce à partir de 2028, avant une extension à l’ensemble des flux d’ici 2034, selon le Conseil de l’Union européenne. <br />   <br />  Derrière ces mesures, l’Union européenne poursuit un objectif stratégique clair. Il s’agit à la fois de protéger les consommateurs, de garantir la conformité des produits et de rétablir une concurrence plus équilibrée. Les institutions européennes dénoncent ouvertement les dérives actuelles.<strong> « Il s’agit aussi d’une concurrence injuste envers les entreprises qui respectent les règles européennes », a souligné l’eurodéputée Christel Schaldemose, selon Reuters.</strong> Dans ce contexte, les acteurs du e-commerce international doivent se préparer à une transformation rapide de leur environnement réglementaire. Les investissements dans la conformité, la traçabilité et le contrôle des vendeurs deviennent incontournables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois</title>
   <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 13:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face au contournement de la taxe petits colis par les plateformes chinoises, le gouvernement français octroie de nouveaux pouvoirs douaniers à ses agents. Ces mesures permettent désormais de contrôler les marchandises sur tout le territoire, même après dédouanement dans un autre pays européen.     <div><b> De nouveaux pouvoirs douaniers contre le contournement de la taxe petits colis</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95627381-66818696.jpg?v=1774527735" alt="Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois" title="Nouveaux pouvoirs douaniers : comment la France compte bloquer le contournement fiscal des géants chinois" />
     </div>
     <div>
      Face aux stratégies d'évitement des plateformes chinoises comme Temu et AliExpress, le gouvernement français vient d'octroyer de nouveaux pouvoirs douaniers à ses agents. Ces mesures visent à contrer le contournement systématique de la taxe de deux euros sur les petits colis. <br />   <br />  Depuis le 1er mars 2026, en effet, la France impose une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur les grandes plateformes d'e-commerce. Cette mesure cible spécifiquement les colis de faible valeur, inférieure à 150 euros, qui arrivent massivement depuis l'Asie et échappaient jusqu'ici aux droits de douane. <br />   <br />  Les chiffres révèlent l'ampleur du phénomène : en France, le nombre d'articles contenus dans ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, représentant une valeur de 5,58 milliards d'euros.<strong> À l'échelle européenne, 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en 2025, à 97 % en provenance de Chine.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Contournement logistique : la riposte des géants chinois</b></div>
     <div>
      Les plateformes visées ont rapidement adapté leurs circuits de distribution. Plutôt que d'expédier directement vers la France, elles ont réorienté leurs flux logistiques en passant par d'autres pays européens non concernés par cette taxe, avant un acheminement final par camion. <br />   <br />  <strong>Face à ces manœuvres, le gouvernement a publié mercredi 25 mars 2026 un arrêté au Journal officiel étendant significativement les prérogatives des douanes. </strong>Ces nouveaux pouvoirs douaniers marquent un changement de paradigme : la surveillance ne se limite plus aux frontières mais s'étend à l'ensemble du territoire national. <br />   <br />  Concrètement, les agents des douanes peuvent désormais : contrôler les colis ayant été préalablement dédouanés dans un autre pays membre de l'Union européenne, intervenir après l'entrée sur le territoire français, inspecter les marchandises dans les entrepôts et sur les axes routiers et constater et sanctionner les non-conformités aux normes applicables.&nbsp;<strong>Cette extension de compétences permet aux douanes françaises d'agir même sur des marchandises « mises en libre pratique » dans un autre État membre, brisant ainsi le bouclier juridique que représentait le passage par un autre pays européen.&nbsp;</strong> <br />   <br />  La stratégie française s'inscrit dans une logique plus large d'harmonisation européenne. Dès juillet 2026, un droit de douane européen de 3 euros viendra s'ajouter à la taxe française, portant la taxation totale à cinq euros par catégorie d'article. L'objectif est clair : créer un système fiscal européen cohérent qui empêche le « shopping fiscal » entre États membres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>E-commerce : pourquoi le panier moyen chute malgré la croissance</title>
   <pubDate>Wed, 17 Sep 2025 10:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jehanne Duplaa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que le commerce en ligne progresse en France, le panier moyen chute de 3,1 % au premier semestre 2025. En cause : l’irrésistible montée des plateformes à prix cassés comme Shein et Temu, qui bouleversent l’équilibre économique des sites traditionnels.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/91158558-64133786.jpg?v=1758098530" alt="E-commerce : pourquoi le panier moyen chute malgré la croissance" title="E-commerce : pourquoi le panier moyen chute malgré la croissance" />
     </div>
     <div>
      <font color="#000000" size="3"><span style="caret-color: rgb(0, 0, 0);">Selon les derniers chiffres publiés par la Fevad et rapportés&nbsp;par <em><a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/consommation/le-succes-de-shein-et-temu-et-le-ralentissement-de-l-inflation-font-diminuer-le-panier-moyen-des-francais-qui-achetent-sur-internet-a-67-euros_AD-202509160150.html" rel="nofollow" target="_blank">BFMTV</a> </em>le 16 septembre 2025, le panier moyen d’un acheteur sur un site d’e-commerce français s’établit désormais à&nbsp;</span></font><strong data-end="904" data-start="892" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">67 euros</strong><span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-size: medium;">, marquant une&nbsp;</span><strong data-end="938" data-start="919" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">baisse de 3,1 %</strong><span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-size: medium;">&nbsp;par rapport au premier semestre 2024. Ce recul s’inscrit dans un contexte économique contrasté, où l’inflation ralentit tandis que les volumes d’achat explosent. Mais surtout, le phénomène illustre la puissance de transformation des géants du discount venus d’Asie, au premier rang desquels figure&nbsp;</span><strong data-end="1246" data-start="1237" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Shein</strong><span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-size: medium;">, désormais acteur central du marché.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le succès des plateformes low-cost fait chuter le panier moyen</b></div>
     <div>
      <p data-end="1722" data-start="1357" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">La dynamique actuelle du e-commerce repose sur un paradoxe : alors que les ventes globales augmentent, le montant moyen dépensé par commande diminue. Cette situation s’explique d’abord par le rôle croissant des plateformes low-cost.&nbsp;<strong data-end="1599" data-start="1590">Shein</strong>, en particulier, séduit un public large avec des produits à très bas prix et des mises en ligne incessantes de nouveautés. <br />   <br />  Selon les données de la Fevad relayées par <em><a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/consommation/le-succes-de-shein-et-temu-et-le-ralentissement-de-l-inflation-font-diminuer-le-panier-moyen-des-francais-qui-achetent-sur-internet-a-67-euros_AD-202509160150.html" rel="nofollow" target="_blank">BFMTV</a></em>, le panier moyen global s’élève à&nbsp;<strong data-end="1832" data-start="1820">67 euros</strong>, en recul de 3,1 % par rapport à 2024. Ce chiffre masque en réalité une forte hétérogénéité entre les types de vendeurs. Sur les plateformes comme Shein ou Temu, le panier moyen plafonne autour de&nbsp;<strong data-end="2055" data-start="2030">20 euros par commande</strong>, selon&nbsp;<em data-end="2075" data-start="2063">La Dépêche</em>(13/02/2025). Cette disparité pèse mécaniquement sur les moyennes sectorielles. <br />   <br />  « <em>Le panier moyen d’un acheteur sur un site d’e‑commerce a diminué de 3,1 % au premier semestre 2025, par rapport à l’année précédente, en raison du <strong>recul de l’inflation </strong>et du <strong>poids des plateformes à bas coût </strong>comme Shein et Temu </em>», a déclaré Marc Lolivier, délégué général de la Fevad.&nbsp;Cette déclaration met en lumière la transformation profonde des habitudes de consommation, qui favorisent les achats plus fréquents mais moins chers. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des volumes en hausse, mais un effet d’entraînement déflationniste</b></div>
     <div>
      <p data-end="3137" data-start="2690" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Parallèlement à cette baisse du panier moyen, le secteur connaît une&nbsp;<strong data-end="2809" data-start="2759">hausse significative du nombre de transactions</strong> : +11,3 % sur un an, selon l’étude de la Fevad citée par&nbsp;<a class="link" href="https://www.ecommercemag.fr/Thematique/retail-1220/barometre-etude-2168/Breves/mode-ligne-vinted-shein-temu-imposent-marche-e-commerce-485257.htm" rel="nofollow" target="_blank"><em data-end="2881" data-start="2867">Ecommercemag</em></a>. Cela signifie que les consommateurs achètent plus souvent, mais pour des montants plus modestes. Cette fragmentation des achats est directement liée à l’essor de modèles économiques basés sur l’ultra-low cost et la commande individuelle. <br />   <br />  Dans ce contexte,&nbsp;<strong data-end="3166" data-start="3157">Shein</strong>&nbsp;agit comme un catalyseur du changement. Selon&nbsp;<a class="link" href="https://www.ladepeche.fr/2025/03/15/temu-shein-aliexpress-les-chiffres-fous-du-nombre-de-colis-expedies-vers-la-france-et-leurope-12570220.php" rel="nofollow" target="_blank"><em data-end="3225" data-start="3213">La Dépêche</em></a>,&nbsp;<strong data-end="3303" data-start="3240">19,9 % des Français ont acheté de la mode via Shein en 2024</strong>, contre 6,6 % pour Temu. Ces deux plateformes représenteraient désormais&nbsp;<strong data-end="3416" data-start="3377">22 % des colis traités par La Poste</strong>. Cette domination logistique, couplée à une stratégie de prix agressive, exerce une pression constante sur les autres acteurs. <br />   <br />  Le panier moyen général recule donc, non pas par désintérêt des consommateurs, mais du fait d’un transfert massif des volumes vers des enseignes aux tickets faibles. La consommation reste active, mais se déplace vers des segments déflationnistes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Shein : une stratégie disruptive qui redéfinit la norme</b></div>
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      <p data-end="4292" data-start="3918" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">L’impact de Shein&nbsp;dépasse la simple question des prix. La marque chinoise a profondément modifié les codes du e-commerce en France. Son modèle, basé sur la fast fashion algorithmique, permet une <strong>rotation rapide des collections</strong> et un <strong>ajustement quasi instantané à la demande</strong>, ce qui fidélise les consommateurs tout en contournant les circuits classiques du prêt-à-porter. <br />    <p data-end="4717" data-start="4294" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Ce modèle permet à Shein d’écraser les prix :&nbsp;le panier moyen chez Shein s’établit à&nbsp;<strong data-end="4446" data-start="4426">environ 20 euros</strong>. À l’échelle du marché, ces chiffres provoquent un effet d’entraînement : les autres enseignes doivent soit baisser leurs prix, soit proposer des produits plus différenciés pour conserver leur clientèle. Le choix est stratégique, mais parfois douloureux pour les marges. <br />    <p data-end="5036" data-start="4719" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">La croissance du e-commerce, estimée à&nbsp;<strong data-end="4793" data-start="4758">+7,9 % au premier semestre 2025</strong>&nbsp;pour atteindre 92 milliards d’euros, masque donc une réalité plus complexe. Si la valeur globale augmente, c’est aussi parce que la fréquence des achats explose — mais chaque panier individuel, lui, tend à rétrécir. <br />    <p data-end="5381" data-start="5038" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">« <em>Un consommateur a dépensé en moyenne un peu moins de 67 euros par visite lors des six premiers mois de 2025</em> », confirme Marc Lolivier. Une dépense en recul, portée par la banalisation des achats peu coûteux sur mobile ou via applications, souvent encouragés par des notifications agressives et des promotions permanentes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Amazon Haul : le géant américain lance son offensive contre ses concurrents chinois en Europe</title>
   <pubDate>Fri, 16 May 2025 12:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axelle Ker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
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   Depuis le début du mois de mai 2025, un nombre restreint de clients britanniques peut accéder à « Haul », une vitrine low cost directement intégrée à l’application Amazon Shopping, rapporte RetailDetail.     <div><b>Un premier déploiement en Europe</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/88590037-62734841.jpg?v=1747395278" alt="Amazon Haul : le géant américain lance son offensive contre ses concurrents chinois en Europe" title="Amazon Haul : le géant américain lance son offensive contre ses concurrents chinois en Europe" />
     </div>
     <div>
      En mai 2025, Amazon a discrètement lancé Haul&nbsp;au Royaume-Uni : une plateforme de vente à bas prix, inspirée du modèle chinois mais portée par la marque Amazon. <strong>Après un premier déploiement aux États-Unis en novembre 2024, le service est désormais testé sur le marché britannique</strong>. Haul est a<strong>ccessible exclusivement via l’application mobile Amazon Shopping, dans une section dédiée</strong>. Les produits proposés — mode, maison, accessoires, électronique — <strong>sont vendus entre 1 et 20 livres sterling, la majorité affichant un prix inférieur à 10.</strong> Plus de trente catégories sont référencées, selon <em>RetailDetail</em>. <br />   <br />  Mais la véritable rupture se joue sur le terrain logistique : <strong>les délais de livraison, désormais compris entre une et deux semaines, contrastent fortement avec les standards habituels d’Amazon.</strong> <strong>Le groupe a fait le choix d’écarter son réseau d'entrepôts britanniques au profit d’une expédition directe depuis la Chine</strong>.Cette inflexion stratégique marque une prise de distance avec le modèle intégré qui a fait la force d’Amazon — livraison rapide, stockage local — au profit d’un schéma proche de celui adopté par Temu et Shein, qui repose sur un approvisionnement direct depuis la Chine et permet de proposer des prix particulièrement attractifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un marché saturé </b></div>
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      <strong>Selon la Commission européenne, 12 millions de colis en provenance de Chine transitent chaque jour par les douanes de l’Union ; 91 % seraient signés Temu ou Shein</strong> (<em data-end="1365" data-start="1346">La Libre Belgique</em>). Cette domination laisse peu de marge aux acteurs traditionnels du e-commerce. Amazon le sait, et réagit en injectant ses propres standards dans ce segment. &nbsp; <br />   <br />   <br />  Mais l’enjeu dépasse la seule bataille des prix. La plateforme Haul teste aussi la résilience de l’image Amazon sur un terrain où qualité perçue, confiance et logistique sont régulièrement sacrifiés. Si le test britannique est concluant, d’autres marchés européens pourraient suivre. Les distributeurs locaux, eux, devront s’interroger : faut-il suivre le mouvement, ou chercher à différencier autrement ? &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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