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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
  <link>https://www.carnetsdubusiness.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-12T19:24:12+02:00</dc:date>
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   <title>34 milliards pour l'industrie : où va l'argent ?</title>
   <pubDate>Fri, 22 Nov 2024 10:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Environnement stratégique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chaque année, l'État français mobilise 34 milliards d'euros pour soutenir son industrie, un effort financier qui devrait, en théorie, renforcer la compétitivité et enrayer la désindustrialisation. Pourtant, la réalité des résultats est loin d'être à la hauteur de cet investissement massif. La dispersion des fonds, leur captation par des rentes fiscales et des projets peu performants, et l'absence de stratégie claire soulignent une politique industrielle mal orientée, inefficace, et dispendieuse pour les contribuables. Challenges a pu consulter un rapport de la Cour des comptes qui analyse sans concessions l’efficacité des dépenses publiques en faveur de l’industrie.     <div><b>Un investissement colossal, mais dispersé</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/84443270-60306117.jpg?v=1732269634" alt="34 milliards pour l'industrie : où va l'argent ?" title="34 milliards pour l'industrie : où va l'argent ?" />
     </div>
     <div>
      Depuis 2012, les efforts budgétaires de l'État en faveur de l'industrie ont connu une progression spectaculaire, souligne <a class="link" href="https://www.challenges.fr/economie/politique-industrielle-l-etat-depense-jusqu-a-34-milliards-d-euros-par-an-pour-un-bilan-peu-concluant_911889" rel="nofollow" target="_blank"><em>Challenges</em></a>. Entre 2020 et 2022, ces dépenses ont bondi à 34,7 milliards d'euros par an, contre 21,7 milliards annuels en moyenne entre 2012 et 2019, soit une augmentation de 57 %. <strong>Sur une décennie, ce sont ainsi près de 277,7 milliards d’euros qui ont été injectés dans l’économie industrielle. Ces montants comprennent des subventions, des exonérations fiscales, des prêts bonifiés, ainsi que des prises de participation par des acteurs publics tels que l'Agence des participations de l'État (APE) et Bpifrance.</strong> <br />   <br />  Pourtant, ces financements souffrent d’un manque de coordination. Plusieurs entités interviennent sans véritable centralisation : APE, Bpifrance, Ademe ou encore les collectivités locales, souvent dans des logiques redondantes. Ainsi, l'APE et Bpifrance se partagent des participations dans certaines entreprises comme Orange, un modèle peu optimal dénoncé par la Cour des comptes. <br />   <br />  <strong>La dispersion des moyens est encore plus visible dans le cadre du programme France 2030, lancé en 2021, où les fonds sont répartis sur 40 priorités stratégiques, contre une vingtaine recommandée. </strong>Cet éclatement réduit l’impact potentiel des investissements et limite la capacité à soutenir des filières structurantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une politique au service de rentes fiscales</b></div>
     <div>
      Une grande partie des dépenses publiques bénéficie à des dispositifs qui favorisent des rentes plutôt que des dynamiques de transformation industrielle. Les niches fiscales et exonérations de cotisations sociales représentent entre 50 % et 66 % des enveloppes consacrées à l’industrie, mais elles ne bénéficient pas équitablement à l’ensemble des acteurs<strong>. Les grandes entreprises captent ainsi 60 % du crédit impôt recherche, un levier fiscal pourtant destiné à stimuler l’innovation. Les PME, moteur essentiel du tissu industriel français, restent sous-représentées dans ces mécanismes.</strong> <br />   <br />  De plus, les Programmes d’investissement d’avenir (PIA), qui ont mobilisé 77 milliards d’euros depuis 2010, n'ont pas permis de générer les résultats escomptés. Les projets visant la réindustrialisation et la relocalisation ont eu un impact marginal, souvent dilués dans des projets moins prioritaires. <strong>La bataille pour attirer Tesla ou TSMC, qui ont préféré s'implanter en Allemagne, met en lumière l'incapacité française à capitaliser sur ces investissements.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des priorités mal alignées sur les besoins de l'industrie</b></div>
     <div>
      Les mécanismes d’évaluation et de suivi des investissements restent largement insuffisants. <strong>Contrairement au modèle américain de la DARPA, qui peut stopper net des financements inefficaces, la France peine à mettre fin aux projets non performants.</strong> Cette absence de réactivité contribue à dilapider des ressources précieuses, tout en ralentissant la transition industrielle. <br />   <br />  Enfin, les résultats concrets sur le terrain sont faibles. Depuis 2000, la France n’a recréé que 10 % des emplois industriels perdus, signe que les politiques de relocalisation restent largement symboliques. À cela s’ajoute une faible contribution des projets innovants de rupture dans des domaines comme la recherche spatiale ou sous-marine, où les investissements manquent d’impact tangible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/34-milliards-pour-l-industrie-ou-va-l-argent_a3659.html</link>
  </item>

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   <title>Machiavel ou l'art de gouverner</title>
   <pubDate>Tue, 31 Aug 2021 10:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Olivier Meier, Professeur des Universités</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nicolas Machiavel est l'un des fondateurs de la politique moderne et ses écrits inspireront plusieurs grands théoriciens de l'État, avec trois titres majeurs, Le Prince, Discours sur la première décade de Tite-Live et l'Art de la guerre. Si le recours à la force est une possibilité, la politique requiert également des capacités rhétoriques permettant de convaincre les autres. Elle exige aussi que les hommes politiques recourent à l'habileté, la ruse, la puissance individuelle et le flair.     <div><b>La fin justifie les moyens</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/58630722-43218774.jpg?v=1630415727" alt="Machiavel ou l'art de gouverner" title="Machiavel ou l'art de gouverner" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Acteurs politiques, dirigeants et décideurs ont souvent fait référence au pragmatisme et à l'efficacité de Machiavel dont l'habileté en matière de pouvoir n'a jamais été dépassée. Dans la pensée de Machiavel, le pouvoir, pour durer, peut s'exercer de plusieurs façons : par la loi – « propre aux hommes » –, par la force ou par la ruse. Mais bien souvent, comme la loi bien souvent ne suffit pas, il faut parfois recourir à la force (Prince, XVIII : 341) ainsi qu'à la ruse. Dans l’absolu, seule la force devrait permettre au Prince d’assurer le maintien de son pouvoir. Mais rarement le souverain dispose de la puissance nécessaire pour y parvenir. C’est pour cette raison qu'il doit associer l’astuce du renard à la force du lion. <br />   <br />  Aussi, Machiavel reconnaît-il que, en général, la ruse sert plus que la force pour réussir à s'élever et à atteindre la grandeur. Partisan d'une politique d'expansion, Machiavel recommande de suivre la voie de Rome, cité ouverte — plutôt que celle de Sparte qui était repliée sur elle-même —, et d'affronter avec réalisme le difficile exercice qu'est le maintien d'un équilibre entre des forces opposées. Avec Machiavel, la politique acquiert ainsi un statut complètement nouveau, libéré des critères moraux du bien et du mal (séparation entre la politique et la morale) et résolument centré sur l'efficacité du Prince à conserver le pouvoir (c'est-à-dire maintenir la stabilité de la Cité).</div>    <div style="text-align: justify;"> <br />  Pour ce faire, la fin justifie les moyens car tous les moyens doivent être employés pour atteindre son but. Le secret joue dans ce domaine un rôle central. Cette préoccupation du secret trouve un écho dans les développements que Machiavel consacrera à la dissimulation et à la ruse. En remettant en cause la tradition fondée sur le respect de la parole donnée, Machiavel revendique un Prince prudent et habile qui n’a que faire de la parole donnée, notamment en période de nécessité (guerre). <br />   <br />  Plus que le mensonge ou la tromperie, c'est avant tout le secret et la dissimulation sur lesquels se fonde la pensée de Machiavel. Pour lui, mieux vaut ne jamais révéler le point ultime où l'on souhaite s'engager. <br />   <br />  En revanche, si tous les moyens sont bons pour parvenir au but recherché, la fin doit être légitime et donc morale (<em>Le Prince</em>, 1532). Il convient donc de distinguer l'action (à savoir les actes qui peuvent prendre différentes formes: ruse, dissimulation, tromperie, cruauté...) et la finalité&nbsp; même de l'action qui doit servir l'intérêt général (stabilité de la cité). <br />   <br />   <br />  "Un prince qui veut se maintenir doit apprendre à ne pas être toujours bon, et à user, selon la nécessité du bien ou du mal" (Le Prince, 1532) <br />   <br />  "La fin justifie les moyens....à condition que cette fin soit morale" (Le Prince, 1532) <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les leçons d'un stratège </b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Dans le Principe, Niccolo Macchiavelli, (Machiavel) énumère plusieurs principes pour devenir un bon stratège et maintenir son pouvoir, en employant s'il le faut (nécessité) des moyens brutaux et cruels. Nicolas Machiavel est fondateur de la stratégie politique et n'a cessé d'influencer les plus grands leaders et dirigeants. <br />   <br />  Nous proposons une lecture thématique de ces écrits sur la manière de gouverner, et la façon dont on peut bâtir une stratégie de pouvoir à la fois réaliste, efficace et différenciée (intelligence sociale et de situation). <br />   <br />  Nous souhaitons en effet à travers cette grille de lecture, insister sur l'importance accordée par le "maître stratège", aux notions de consistance (force intérieure), d'habilité et de réseau interpersonnel. Nous nous sommes pour cela efforcés de traduire la pensée de l'auteur à travers la formalisation de 5 principes évocateurs de l'état d'esprit d'un dirigeant qui en bien des occasions, doit faire montre de réalisme (primauté à l'action), d'efficacité relationnelle (alliance, compétition, élimination), tout en sachant agir à bon escient et au bon moment.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Leçon 1: Si la réflexion est utile, elle n'a de sens que dans l'action</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Le pouvoir ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. En effet, si on veut qu’une chose se réalise, mieux vaut la faire soi-même. et agir, en créant un mouvement qui permette de mobiliser ses équipes au service de son ambition. Il s'agit ici de se définir une ligne directrice en fixant des priorités et de s'y tenir, en assumant une vision, un engagement et une ténacité à toute épreuve.</div>    <div style="text-align: justify;"> <br />  Quelle que soit la situation, même dans la pire des situations, il reste toujours la possibilité&nbsp;d'agir. La nécessité (guerres, violences, menaces, passions...) et les occasions nous obligent à agir. <br />   <br />  Il ne faut en aucun cas abandonner. La solution est dans l'action. <br />   <br />  " Il est meilleur d’être impétueux que circonspect " (<em>Le Prince</em>, 1532)</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Leçon 2: On mesure l'intelligence aux personnes qui nous entourent</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Pour Machiavel, un bon dirigeant est une personne qui sait s'entourer, en évitant les personnalités nuisibles (rivaux) ou "dévoreuses d'énergies" (intermédiaires). En effet, l’intelligence d’une personne se mesure au nombre de personnes intelligentes de son entourage. Sa valeur réside dans sa capacité à pouvoir mobiliser des compétences multiples et variées au service de son ambition, en lui permettant d'agir avec efficacité et habilité. <br />   <br />  "Le premier jugement qu'on fait d'un Prince et de son esprit , est fondé sur les gens qui l'approchent : lorsqu'ils ont de la conduite et de la fidélité , le maître est sans doute prudent , parce qu'il a su les choisir et se les conserver fidèles . Mais s'ils ont des qualités contraires à celles-là , on jugera toujours mal du Prince , dont la faute la plus capitale est le choix de méchants ministres ." (<em>Le Prince</em>, 1532)</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Leçon 3: Si on vous nuit, mieux vaut traiter rapidement le problème </b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">L'erreur de beaucoup de dirigeants est de laisser la situation empirer, en laissant se développer des actions néfastes émanant de personnes toxiques ou hostiles à la conduite de leurs actions. <br />   <br />  "Un homme qui veut être parfaitement honnête au milieu de gens malhonnêtes ne peut manquer de périr tôt ou tard" (<em>Le Prince</em>, 1532). <br />   <br />  Lorsqu'une menace existe et a pu être identifiée et analysée (détection de relations négatives au sein de son environnement), mieux vaut ne pas attendre et régler avec force et intensité le problème, afin d'éviter tout risque de propagation. Ainsi, la cruauté peut être un usage utile pour éliminer des personnes nuisibles, mais elle doit avoir un temps limité. <br />   <br />  "Gouverner, c'est mettre vos sujets hors d'état de vous nuire et même d'y penser "(<em>Le Prince</em>, 1532) <br />   <br />  En effet, elle ne doit en aucun cas s'inscrire dans un temps long, dans une démarche de gouvernement. La cruauté doit se voir comme un mal nécessaire au service de la conservation de l'autorité du prince.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Leçon 4: Il importe de contrôler ses émotions négatives</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">L'action et son efficacité demandent une bonne maîtrise de soi. Pour N. Machiavel, il est important de ne jamais maltraiter personne , à moins qu'on ne lui ôte entièrement le pouvoir de se venger. Les sentiments négatifs (ressentiment, rancoeur, suffisance...) peuvent créer davantage de problèmes (représailles, vengeances...) que d'opportunités. <br />   <br />  "Le mépris et la haine sont sans doute les écueils dont il importe le plus aux princes de se préserver "(<em>Le Prince</em>, 1532)</div>   <br />  "Quand il s'agit d'offenser un homme, il faut le faire de telle manière qu'on ne puisse redouter sa vengeance" (<em>Le Prince</em>, 1532)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Leçon 5: Face à la menace, la ruse sert souvent plus que la force</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">L'objectif ultime du souverain est la maîtrise des situations par tous les moyens, sans considération éthique ou morale, en misant sur le secret sous toutes ses formes (dissimulation, simulation, mystère), comme moyen de gouverner. C'est de cette façon qu'il est possible d'avancer sans pression excessive, tout en faisant preuve d'adaptation face aux évolutions de l'environnement (occasions).</div>    <div style="text-align: justify;"> <br />  N. Machiavel fait ainsi ici usage du secret, non pour masquer ses faiblesses, mais pour pallier l’impossibilité désormais avérée de la perfection en politique. <br />  &nbsp;</div>  " la ruse sert plus que la force » pour « s’élever d’une condition médiocre à la grandeur " (<em>Discours</em>, 2, XII, 1531) <br />   <br />  "Le sage Seigneur ne peut garder sa foi si cette observance lui tourne à rebours, et que les causes qui l’ont induit à promettre soient éteintes. […] Et jamais un Prince n’a eu défaut d’excuses légitimes pour colorer son manque de foi ; et s’en pourraient alléguer infinis exemples du temps présent, montrant combien de paix, combien de promesses ont été faites en vain et mises à néant par l’infidélité des Princes, et qu’à celui qui a mieux su faire le renard, ses affaires vont mieux." (Le Prince, 1532)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Machiavel s'est intéressé à l'exercice du pouvoir politique dans un contexte historique particulier (guerres d'Italie&nbsp;de la fin du XVᵉ siècle et au cours du XVIᵉ siècle) à travers différents écrits (ouvrages et lettres) orientés vers l'action (inscription de l'écriture dans un acte politique). Cette pensée reflète les mutations fondamentales qui transformèrent l'Europe du XVIe au XVIIIe siècle et qui ouvrirent de nouveaux enjeux à la manière sur laquelle les hommes réfléchissent à la chose politique. Elle marque l'émergence de l'État moderne, du réalisme politique et de la souveraineté absolue. N. Machiavel a&nbsp; ainsi ouvert la voie à de nouveaux usages et pratiques dans la manière dont un dirigeant peut et doit agir, pour assurer la stabilité de la Cité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div>
      Machiavel N. (2000),<em> Le Prince</em>, tr. de J.-L. Fournel et J.-Cl. Zancarini, Paris, puf ; tr. de M. Gaille-Nikodimov, Paris, Le Livre de Poche, 2000 ; tr. de Y. Lévy, Paris, Garnier-Flammarion, 1980 ; tr. de G. Luciani (édition bilingue), Paris, Gallimard. <br />   <br />  Machiavel N. (2004), <em>Discours sur la première décade de Tite-Live</em>, tr. de A. Fontana et X. Tabet, Paris, Gallimard. <br />   <br />  Machiavel N. (2018),<em> L'art de la diplomatie</em>, Editions Perrin. Phillips T. (2017), Machiavel : leçons pour devenir un fin stratège, Maxima Laurent du Mesnil. <br />   <br />  Joly M. (2018), <em>Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu</em>, CSI Publishing Platform. <br />  Manent P. (1977), <em>Naissance de la politique moderne, Machiavel, Hobbes, Rousseau</em>, Editions Payot. <br />   <br />  LeFort C. (1972), <em>Le travail de l’œuvre Machiavel,</em> Editions Gallimard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Note:</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.calameo.com/read/00728166743efc5475c17" target="_blank">Note sur l'auteur (CV OM)</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Les problèmes liés à la religion au travail restent marginaux</title>
   <pubDate>Thu, 15 May 2014 17:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Observatoire du fait religieux en entreprise a sorti son rapport 2014. On y découvre qu’en un an les situations problématiques ont légèrement augmenté. En dépit de la médiatisation du sujet, les cas restent marginaux avec seulement 12% des entreprises touchées et 3% par des situations vraiment handicapantes. Mais existe-t-il vraiment un management spécifique au fait religieux ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/6630677-10002350.jpg?v=1400168663" alt="Les problèmes liés à la religion au travail restent marginaux" title="Les problèmes liés à la religion au travail restent marginaux" />
     </div>
     <div>
      La religion a-t-elle sa place au travail&nbsp;? La question revient chaque année, comme un marronnier, ou au fil des faits divers surmédiatisés comme celui de la crèche Baby Loup. L’Observatoire du fait religieux en entreprise, en partenariat avec le groupe Randstad France, sort son bilan 2014. Il souligne une augmentation des cas problématiques mais annonce des chiffres qui démontrent que ces situations restent rares&nbsp;: 12% des entreprises touchées et 3% par des situations «&nbsp;<em>bloquées.</em>&nbsp;» Le rapport a été réalisé sur la base de 1 300 questionnaires et a été présenté à l’Assemblée nationale mercredi 14 mai. <br />  &nbsp; <br />  D’après les déclarations des rédacteurs du rapport, la crispation&nbsp;» a été ressentie à cause de l’affaire Baby Loup et des manifestations anti mariage homosexuel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faut-il manager différemment les questions religieuses ?</b></div>
     <div>
      Le principal risque de la surmédiatisation de ce type de question est de les ériger en problème ou situation spécifique. Comme si le manager du XXIème siècle était dans l’obligation de se préparer à rencontrer de nouveaux problèmes&nbsp;: «&nbsp;absences pour fêtes religieuses, prières, mais aussi refus de travailler avec une femme...&nbsp;» selon la liste dressée par le quotidien <a class="link" href="http://www.liberation.fr/societe/2014/05/14/religion-en-entreprise-davantage-de-crispation-depuis-un-an_1017191" target="_blank"><em>Libération</em></a>. <br />  &nbsp; <br />  Le travail d’un manager reste et restera de gérer les spécificités des membres de son équipe pour créer un collectif efficace. Que les individualités soient constituées d’extrémistes de la planche à voile, de sympathisants du roller ou de cyclistes modérés. La vie privée (les croyances et les exigences de chaque collaborateur compris) est un paramètre évidemment central de la vie d’entreprise. Les convictions et les idées s’invitent dans l’entreprise dans la mesure où les relations de travail sont aussi des relations humaines. Le rôle du manager est de s’assurer que l'efficacité du collectif n'est pas affectée et que les objectifs sont tenus. Si une incompatibilité se présente, si une personne ne peut accomplir son travail pour des raisons personnelles, c’est au responsable de l’équipe de gérer cette situation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Les-problemes-lies-a-la-religion-au-travail-restent-marginaux_a723.html</link>
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   <title>Prototypes de l'entreprise de demain: comment organiser efficacement le travail?</title>
   <pubDate>Fri, 26 Aug 2011 15:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>C.-A. Delou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses &amp; points de vue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quel est le prototype de l’entreprise de demain, censé s’adapter le mieux au nouveau contexte économique ? Certains spécialistes parlent de la mort de l’entreprise traditionnelle, ayant un contour rigide, dont l’avantage compétitif vient de sa spécialisation dans un cœur de métier. Ils prédisent alors l’avènement d’une entreprise polyvalente et "éclatée". D’autres se prononcent en faveur d’une spécialisation plus pointue des entreprises qui vont à terme se concentrer sur les parties du processus productif les plus rentables (commercialisation, conception, distribution), en délocalisant ou sous-traitant les activités demandant moins d’expertise (fabrication, logistique, traitement de données). Deux hypothèse divergentes qui soulèvent une même question centrale: comment évoluera la GRH à moyen terme?     <div><b>Une problématique de l'entreprise moderne</b></div>
     <div>
      L’environnement économique qui évolue rapidement impose ses contraintes aux entreprises qui emploient de plus en plus de personnel intérimaire, assigné à des projets ponctuels. La configuration même de l’entreprise change. Les structures pyramidales d’autrefois cèdent la place à des entreprises décentralisées, composées d’unités autonomes. Ces nouvelles entreprises sont de plus en plus polymorphes et polyvalentes, à tel point que l’on peut s’interroger sur leur efficacité et surtout sur leur gouvernance.        <br />
              <br />
       Cette absence de contour définitif et figé, qui inquiète parfois les actionnaires, peut être également vu comme un avantage compétitif si on compare l’entreprise à un organisme vivant qui s’adapte en permanence et tout à fait naturellement à son environnement, de plus en plus complexe. Cette structure multiforme répond au principe d’autonomie de ses entités constitutives et à un modèle de prise de décision décentralisée, indispensables pour rester &quot;connecté&quot; au marché.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Flexibilité et télétravail : une nouvelle configuration de l’entreprise</b></div>
     <div>
      Ce type d’organisation de travail est de plus en plus populaire en France. Selon une étude réalisée en mars 2011 par « Regus », premier fournisseur mondial d’espaces de travail, la forme d’organisation flexible est moins coûteuse et plus bénéfique que le modèle traditionnel de « bureaux fixes ». Selon cette étude, 83% des entreprises françaises proposent des modes de travail flexibles à leurs collaborateurs. Plus précisément, les employés ont moins de présence obligatoire dans les bureaux et peuvent travailler depuis chez eux, ce qui leur permet de trouver un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Les collaborateurs se sentent ainsi plus impliqués professionnellement, puisque le travail n'est plus perçu comme une source de contrainte ou de pression quotidienne.        <br />
       Dans certaines sociétés, comme Shell, les bureaux nominatifs ont tendance à disparaître, les cadres travaillant soit depuis leur domicile, soit dans un « open space » anonyme au siège de l’entreprise. Cette forme est de plus en plus répandue car les employés ont des liens de subordination avec les personnes qui sont basés à l’étranger, la correspondance se faisant essentiellement par internet et plus particulièrement par &quot;visioconférence&quot;.        <br />
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       IBM est connu par son approche révolutionnaire du processus créatif. Ce géant de l’informatique crée des équipes ad hoc le temps d’un projet, qui sont composées de spécialistes venus de divers domaines de compétence. Ce type d’organisation transversale du travail est également mis en place dans d’autres entreprises de haute technologie, qui sont à la recherche d’une pus grande créativité et d’une liberté d’action de leurs collaborateurs. Dans cette organisation dynamique, les liens de subordination ne sont pas toujours bien définis, le responsable de l’équipe jouant plus un rôle de coordinateur que de dirigeant.        <br />
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       Dans le secteur aérospatial, chez EADS, on expérimente aujourd’hui de nouvelles formes d’entreprises de demain, ayant une configuration dite &quot;semi-flexible&quot;. Ces entreprises sont orientées essentiellement vers l’acquisition d’une flexibilité opérationnelle, leur design étant influencé par les fluctuations de l’environnement stratégique. Ce dernier est certes dynamique, mais tout à fait prévisible, car son évolution est rythmée par des cycles de longue durée.        <br />
       
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     <div><b>L'entreprise-caméléon: vers une flex'habilité? </b></div>
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      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/3223323-4612917.jpg?v=1314375413" alt="Prototypes de l'entreprise de demain: comment organiser efficacement le travail?" title="Prototypes de l'entreprise de demain: comment organiser efficacement le travail?" />
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      Certaines entreprises comme Ineo GDF-Suez épousent ce principe de flexibilité, en adaptant leur périmètre d’activité à l'évolution de leurs marchés. Ainsi, Ineo GDF-Suez a adopté une configuration protéiforme des équipes et des métiers, afin de suivre au mieux ses projets. Cette adaptabilité est devenue possible grâce à son management participatif, fondé sur l’innovation permanente et sur un modèle décisionnel décentralisé. En quelque sorte, Ineo a « fédéralisé » son système de gouvernance en déléguant un maximum de compétences et d'autonomie à l'échelon le plus proche du client. Plus l'espace décisionnel se rapproche du terrain, plus la réactivité de l'ensemble est avérée. Pour Ineo GDF-Suez, cette forme d'organisation n'est pas dénuée d'intérêt: un modèle hiérarchique traditionnel sous-tendrait toutes les difficultés du monde à affecter efficacement les compétences hétérogènes de 15000 collaborateurs... aux 55000 projets pilotés par l'entreprise chaque année! La configuration souple d'Ineo est alors revendiquée comme le meilleur moyen de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, et de proposer des solutions globales à ses clients. C’est également un gage de stabilité en période de crise économique.        <br />
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       On peut d’ailleurs constater que l’activité d’Ineo GDF-Suez a continué à progresser lors de la crise de 2008-2009. Car l’originalité d’Ineo GDF-Suez consiste précisément en ce qu’elle n’est pas définie par sa spécialisation et son corps de métier, mais par la multiplicité de ses compétences. En quelque sorte, Ineo GDF-Suez est un exemple même d’entreprise « biologique », qui adapte son fonctionnement à la dynamique du marché, et accumule par la même occasion des savoir-faire incrémentaux. Du point de vue de la GRC, l'entreprise parvient ainsi à nouer un dialogue permanent avec ses clients qui deviennent parties prenantes du processus productif et décisionnel. Moralité: Ineo GDF-Suez vit, et fait vivre son marché.       <br />
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       Pour conclure, les entreprises de demain auront une configuration évolutive.  Elles  seront en quête de nouveaux moyens afin d’éviter la réduction brutale de ses capacités productives (chômage partiel) en cas d’annulation de commandes. Elles chercheront à gérer au mieux le temps de travail et les impératifs de production.        <br />
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       Leur modèle organisationnel sera le produit d’une relation interactive entre les managers et les employés. Leur système décisionnel sera décentralisé et démocratisé au maximum. Elles cultiveront l’esprit d’innovation permanente et seront à la fois plus flexibles et plus « humaines ». Leur contour sera défini par un dialogue permanent avec les clients et les fournisseurs, mais aussi avec la collectivité. Elles devront produire non seulement de la valeur en termes financiers, mais aussi et surtout de la valeur « humaine ».       <br />
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       <b>C.-A. Delou</b>
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