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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T15:20:51+02:00</dc:date>
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   <title>Corée du Sud, nouveau poids lourd devant la France en bourse</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2026 16:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jehanne Duplaa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Corée du Sud change de dimension en bourse. Selon Bloomberg, sa capitalisation totale dépasse désormais celle de la France après un bond de 130 % sur un an. Un basculement spectaculaire qui propulse Séoul dans le top 9 mondial et redessine l’équilibre financier international.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/94917217-66532719.jpg?v=1772032411" alt="Corée du Sud, nouveau poids lourd devant la France en bourse" title="Corée du Sud, nouveau poids lourd devant la France en bourse" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="1016" data-start="411" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Le 25 février 2026, la Corée du Sud a franchi un cap symbolique et stratégique. En effet, d’après <em>Bloomberg</em>, relayé par&nbsp;<a class="link" href="https://www.tradingsat.com/actualites/marches-financiers/avec-un-bond-de-130-sur-un-an-alimente-par-l-ia-et-la-robotique-la-coree-du-sud-pese-desormais-plus-que-la-france-en-bourse-1157325.html" rel="nofollow" target="_blank"><em><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">BFM Bourse</span></em></a>, la capitalisation cumulée des entreprises cotées sud-coréennes atteint<strong> 3 760 milliards de dollars</strong>, soit environ 3 460 milliards d’euros. Or, dans le même temps, la France affiche 3 690 milliards de dollars, soit près de 3 395 milliards d’euros. Ainsi, la Corée du Sud dépasse désormais la France en bourse, ce qui marque une étape majeure dans la hiérarchie mondiale des marchés actions. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Corée du Sud dépasse la France en bourse et s’impose dans le top 9</b></div>
     <div>
      <p data-end="1793" data-start="1092" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">La Corée du Sud s’installe donc <strong>parmi les neuf premières places financières mondiales</strong>. L’écart entre les deux pays reste réduit mais significatif, puisqu’il représente environ 65 milliards de dollars, soit près de 60 milliards d’euros. Toutefois, au-delà du simple différentiel, c’est la dynamique qui impressionne. En effet, la capitalisation de la Corée du Sud a progressé de <strong>130 % sur un an</strong>, ce qui constitue l’une des hausses les plus marquées parmi les grandes places financières. Dès lors, la bourse sud-coréenne gagne en profondeur et en visibilité, tandis que la France évolue à un rythme plus modéré. <br />   <br />  Par ailleurs, le contraste se retrouve dans la performance des indices. L’indice phare de Séoul, le&nbsp;<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Kospi</span>, affiche une progression de <strong>44,4 % </strong>depuis le début de l’année, contre seulement 4,8 % pour le&nbsp;<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">CAC 40</span>. En outre, <a class="link" href="https://www.reutersconnect.com/item/south-koreas-kospi-index-broke-the-5000-points-for-the-first-time/dGFnOnJldXRlcnMuY29tLDIwMjY6bmV3c21sX1JDMjI2SkFKVlBNSA" rel="nofollow" target="_blank"><em>Reuters</em></a> indique&nbsp;que le Kospi a franchi pour la première fois le seuil des 5 000 points, porté par l’essor de l’intelligence artificielle et par des réformes du marché des capitaux. Ainsi, la Corée du Sud bénéficie d’un puissant effet d’entraînement sectoriel, ce qui renforce mécaniquement son poids en bourse. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’IA et les semi-conducteurs, moteurs du décollage de la Corée du Sud en bourse</b></div>
     <div>
      <p data-end="3312" data-start="2555" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">La Corée du Sud doit ce rattrapage spectaculaire à une spécialisation stratégique. En effet, selon BFM Bourse, l’envolée de 130 % sur un an est alimentée par les valeurs liées à <strong>l’intelligence artificielle</strong> et à <strong>la robotique</strong>. De plus, la place de Séoul concentre plusieurs géants des semi-conducteurs, secteur au cœur de la révolution technologique mondiale. Dès lors, la Corée du Sud apparaît comme un baromètre direct des investissements mondiaux dans l’IA. À ce titre, Stephen Innes, de SPI AM, affirme que « <em>la Corée du Sud est l'expression publique la plus claire du cycle d'investissement dans l'IA </em>». <br />   <br />  En parallèle,&nbsp;les autorités ont engagé des réformes destinées à moderniser la bourse locale et à renforcer l’attractivité du marché des capitaux : la Corée du Sud ne se contente pas de bénéficier d’un cycle sectoriel favorable,&nbsp;elle améliore également son cadre réglementaire. En revanche, la France repose davantage sur des secteurs traditionnels comme le luxe, l’énergie ou l’aéronautique, ce qui limite l’effet multiplicateur lié aux technologies numériques. La structure sectorielle explique en grande partie pourquoi la Corée du Sud a pu accélérer plus rapidement que la France en bourse. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi la Corée du Sud consolide son avance face à la France en bourse</b></div>
     <div>
      <p data-end="4756" data-start="4049" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">La montée en puissance de la Corée du Sud traduit aussi un <strong>repositionnement géographique des capitaux</strong>. En effet, la demande mondiale en semi-conducteurs, dopée par l’essor des centres de données et des applications d’intelligence artificielle, soutient fortement les valorisations. Par conséquent, chaque relèvement d’anticipations bénéficiaires se répercute immédiatement sur la capitalisation totale. La progression cumulée a ajouté l’équivalent de plusieurs centaines de milliards d’euros en un an à la valeur de marché sud-coréenne. Ainsi, la Corée du Sud attire des flux internationaux massifs, ce qui consolide son statut dans le top 9 mondial. <br />   <br />  La France conserve des atouts structurels importants, mais le différentiel de performance reste frappant :<strong> +44,4 % pour le Kospi </strong>contre +4,8 % pour le CAC 40. De plus, le franchissement des 5 000 points par l’indice sud-coréen&nbsp;envoie un signal psychologique fort aux investisseurs. Dès lors, la Corée du Sud s’impose comme l’un des centres névralgiques de la bourse technologique mondiale. Le dépassement de la France ne relève pas d’un simple épisode conjoncturel, mais d’un changement d’échelle durable dans la hiérarchie financière internationale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Stellantis accélère aux États-Unis avec un plan d’investissement colossal</title>
   <pubDate>Wed, 15 Oct 2025 16:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jehanne Duplaa</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Economie &amp; société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En annonçant 13 milliards de dollars d’investissements d’ici 2029, Stellantis engage l’un des plus vastes plans industriels de son histoire. Derrière cette offensive américaine, le constructeur automobile cherche à renforcer sa position sur un marché stratégique, tout en consolidant sa rentabilité mondiale dans un contexte économique incertain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/91785479-64433971.jpg?v=1760538453" alt="Stellantis accélère aux États-Unis avec un plan d’investissement colossal" title="Stellantis accélère aux États-Unis avec un plan d’investissement colossal" />
     </div>
     <div>
      <span style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-size: medium;">Le 14 octobre 2025, Stellantis a confirmé un plan d’investissement de <strong>13 milliards de dollars</strong> destiné à ses activités aux États-Unis. Ce programme, étalé sur quatre ans, prévoit la modernisation de plusieurs usines, le lancement de<strong> cinq nouveaux modèles</strong> et la création de<strong> 5 000 emplois</strong> directs. Selon Antonio Filosa, directeur général du groupe, cet engagement massif traduit une priorité claire : « <em>Le marché américain est essentiel à notre équilibre industriel et à notre croissance à long terme</em> », rapporte le <a class="link" href="https://www.stellantis.com/fr/actualite/communiques-de-presse/2025/octobre/stellantis-annonce-un-investissement-de-13-milliards-de-dollars-pour-renforcer-sa-croissance-aux-etats-unis" rel="nofollow" target="_blank">communiqué officiel</a> du groupe.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une expansion industrielle conçue pour la résilience économique</b></div>
     <div>
      <p data-end="2082" data-start="1469" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">L’investissement annoncé par Stellantis ne se limite pas à une opération financière : il représente une véritable refondation stratégique. Face à la montée des coûts d’importation et aux tensions commerciales internationales, le groupe a choisi de miser sur la <strong>production locale</strong> pour réduire ses dépendances. D’après <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/autos-transportation/stellantis-invest-13-billion-united-states-2025-10-14/" rel="nofollow" target="_blank"><em>Reuters</em></a>, environ <strong>60%</strong> des fonds seront consacrés à la modernisation des installations existantes dans les États de l’Illinois, du Michigan et de l’Ohio. Les usines de Belvidere et Toledo deviendront des piliers de la production du nouveau pick-up Jeep et du SUV Dodge Durango. <br />   <br />  Cette approche traduit une volonté de résilience face aux aléas économiques. En produisant davantage sur le sol américain, Stellantis <strong>réduit les risques </strong>liés aux fluctuations du dollar et <strong>sécurise ses marges </strong>dans un marché où la demande reste soutenue. L’entreprise anticipe également les futures contraintes environnementales et logistiques, tout en répondant aux incitations fiscales mises en place par Washington pour favoriser les investissements industriels. Cette convergence entre objectifs économiques et politiques fait du plan de Stellantis un levier de stabilisation à long terme. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un pari sur la croissance et sur la montée en gamme</b></div>
     <div>
      <p data-end="3351" data-start="2738" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Les 13 milliards de dollars injectés par Stellantis témoignent d’une confiance renouvelée dans la dynamique du marché américain. Le constructeur prévoit d’introduire <strong>cinq nouveaux véhicules</strong>, dont plusieurs modèles électrifiés, pour s’adapter à la transition énergétique en cours. Selon <a class="link" href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/automobile-stellantis-investit-13-milliards-de-dollars-aux-etats-unis-2192248" rel="nofollow" target="_blank"><em>Les Échos</em></a>, la production de moteurs de nouvelle génération, comme le GMET4 EVO, démarrera à Kokomo (Indiana), un site historique du groupe. Ces investissements soutiendront également la recherche et le développement dans les technologies hybrides et électriques, un axe stratégique pour la décennie à venir. <br />   <br />  Sur le plan macroéconomique, cette expansion aura des retombées significatives : <strong>5 000 emplois </strong>directs et plusieurs milliers d’emplois indirects devraient être créés d’ici 2029. À titre de comparaison, il s’agit du plus grand programme de recrutement du constructeur en Amérique du Nord depuis la fusion entre PSA et Fiat Chrysler en 2021, rapporte&nbsp;<a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/son-plus-gros-investissement-en-100-ans-stellantis-met-13-milliards-sur-la-table-pour-creer-5-000-emplois-aux-etats-unis_AD-202510150103.html" rel="nofollow" target="_blank"><em>BFMTV</em></a>. Au-delà des chiffres, Stellantis envoie un signal fort aux marchés financiers : malgré la volatilité mondiale, le groupe reste capable d’investir massivement sans compromettre sa solidité budgétaire. L’entreprise affiche un excédent de trésorerie supérieur à <strong>24 milliards d’euros</strong> au premier semestre 2025, un atout majeur pour financer cette expansion sans recours excessif à la dette. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les États-Unis, pivot stratégique de la compétitivité mondiale de Stellantis</b></div>
     <div>
      <p data-end="4713" data-start="4191" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">La décision d’investir massivement aux États-Unis révèle une conviction : la croissance de Stellantis dépend de sa capacité à renforcer ses positions sur les marchés matures. Le pays représente aujourd’hui plus de <strong>30 % </strong>du chiffre d’affaires global du groupe, un poids stratégique face à la stagnation des ventes en Europe. En outre, les bénéfices générés sur le sol américain affichent des marges plus élevées que celles des filiales européennes, grâce à un mix produit orienté vers les véhicules à forte valeur ajoutée. <br />   <br />  Pour Antonio Filosa, cette stratégie s’inscrit dans un cadre global de transformation : « <strong><em>Chaque dollar investi aux États-Unis renforce la compétitivité du groupe dans le monde entier</em> </strong>». L’entreprise entend tirer parti des mesures incitatives de l’Inflation Reduction Act (IRA) qui favorise les producteurs locaux de véhicules électriques et hybrides. En installant une partie de sa chaîne de valeur aux États-Unis, Stellantis se positionne non seulement comme acteur industriel, mais aussi comme partenaire de la politique économique américaine. Cette double lecture — économique et diplomatique — renforce l’image du groupe sur la scène internationale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un mouvement structurant pour l’industrie automobile mondiale</b></div>
     <div>
      <p data-end="5996" data-start="5472" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0);">Le plan d’investissement de Stellantis illustre une tendance profonde du secteur automobile : la <strong>réindustrialisation des grands marchés</strong>. Après plusieurs décennies de délocalisation, les constructeurs multiplient les projets locaux pour limiter les coûts et se rapprocher des consommateurs. Dans ce contexte, l’initiative de Stellantis agit comme un signal pour l’ensemble de la filière. Elle confirme que l’avenir de la compétitivité passera par la <strong>maîtrise du cycle industriel complet</strong>, de la conception à la distribution. <br />   <br />  Les analystes voient dans ce plan un pari à double tranchant : l’investissement massif peut dynamiser la croissance du groupe, mais il l’expose aussi à la volatilité du marché américain. Cependant, les fondamentaux restent solides. Stellantis dispose d’un portefeuille de marques diversifié, d’une rentabilité opérationnelle supérieure à <strong>12 %</strong> et d’une trésorerie robuste.&nbsp;À l’heure où les frontières économiques se redessinent, cette stratégie apparaît comme une réponse claire à la nécessité de conjuguer compétitivité, souveraineté et rentabilité. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le bitcoin dans les bilans : levier de croissance ou moteur de krach ?</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jun 2025 08:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Finance &amp; fiscalité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La progression fulgurante du bitcoin a incité un nombre croissant d’entreprises cotées à en faire un actif de trésorerie. Mais cette dynamique soulève une interrogation capitale : s’agit-il d’un pari visionnaire ou d’un mécanisme de fragilisation ?     <div><b>Bitcoin : un actif financier à part entière dans les bilans</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/89080887-63047669.jpg?v=1749191778" alt="Le bitcoin dans les bilans : levier de croissance ou moteur de krach ?" title="Le bitcoin dans les bilans : levier de croissance ou moteur de krach ?" />
     </div>
     <div>
      Depuis 2023, le bitcoin s’est hissé au rang d’actif stratégique pour une partie croissante du tissu économique mondial. Portée par la performance spectaculaire de l’actif numérique – dont la valeur a dépassé les 112 000 dollars en mai 2025 – cette tendance s’est accélérée au point d’imprégner la gestion de trésorerie de grandes sociétés cotées. <br />   <br />  Selon un rapport du 5 juin 2025 relayé par <a class="link" href="https://www.cointribune.com/61-entreprises-cotees-detiennent-desormais-plus-de-3-des-bitcoins-en-circulation/" rel="nofollow" target="_blank">Cointribune</a>, 61 entreprises cotées détiennent désormais plus de 3,2 % de l’ensemble des bitcoins en circulation, soit 673 897 unités. L’acteur principal reste MicroStrategy, qui détient à lui seul 580 250 BTC, représentant une valeur de marché de plus de 60 milliards d’euros. Mais si ces positions massives traduisent une volonté de diversification ou de spéculation maîtrisée, elles soulèvent également un enjeu fondamental : celui de la résilience financière face à un actif historiquement instable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une fragilité structurelle en cas de retournement de marché</b></div>
     <div>
      L’alerte a été lancée le 3 juin par Geoffrey Kendrick, économiste chez Standard Chartered, dans une note relayée par <a class="link" href="https://www.bfmtv.com/crypto/bitcoin/si-le-bitcoin-retombe-a-90-000-dollars-les-entreprises-qui-ont-mise-dessus-risquent-fort-d-etre-liquidees_AV-202506050448.html" rel="nofollow" target="_blank">BFMTV</a>. Il y affirme : « Une chute de 22 % du prix du Bitcoin par rapport aux prix d’achat moyens pourrait entraîner des liquidations massives ». <br />   <br />  La raison de cette vulnérabilité est simple : le prix moyen d’achat des bitcoins en trésorerie avoisine les 115 000 dollars pour de nombreuses entreprises récentes. <strong>Si le cours redescend à 90 000 dollars (soit 82 500 euros), près de la moitié des porteurs institutionnels verraient leur exposition devenir déficitaire. </strong>Dans ce cas, les impératifs de reporting, les contraintes de solvabilité ou les règles internes de gestion des risques pourraient les forcer à vendre rapidement. <br />   <br />  Cette éventualité, loin d’être marginale, expose un danger en cascade pour l’ensemble du marché : <strong>les ventes forcées d’actifs numériques pourraient accentuer la baisse des cours, déclenchant de nouvelles liquidations, dans une spirale qui affecterait à la fois les détenteurs et l’écosystème plus large.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une valorisation boursière déconnectée des fondamentaux</b></div>
     <div>
      Autre signal inquiétant :<strong> selon les données compilées par Standard Chartered, 58 des 61 entreprises ayant accumulé du bitcoin sont actuellement valorisées en bourse à un niveau supérieur à leur valeur comptable nette (Net Asset Value). </strong>Cette survalorisation, alimentée par l’effet d’annonce lié à l’acquisition de bitcoins, repose sur une dynamique de marché fragile. <br />   <br />  En cas de retournement, les entreprises les plus exposées pourraient subir une double peine : perte sur leur position en crypto-actif et révision à la baisse de leur valorisation. Cela pourrait affecter la confiance des investisseurs, fragiliser les levées de fonds, voire menacer la continuité d’activité pour certaines structures de taille intermédiaire. <br />   <br />  Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il concerne désormais des secteurs d’activité très diversifiés : énergie, technologie, finance décentralisée, services numériques. <strong>De nouvelles entreprises telles que SolarBank ou Block Inc. ont récemment rejoint le mouvement, sans toujours présenter de solidité financière équivalente à celle de MicroStrategy.</strong> <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>BNP Paribas : un résultat net record en 2024</title>
   <pubDate>Tue, 04 Feb 2025 09:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La publication, le 3 février 2025, des résultats annuels de la banque BNP Paribas dévoilent que le premier établissement bancaire d’Europe reste solide et performant. Mieux : malgré une année 2024 complexe à de nombreux points de vue, le résultat net atteint un nouveau record.     <div><b> Un dernier trimestre solide pour BNP Paribas</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/86186906-61342553.jpg?v=1738660674" alt="BNP Paribas : un résultat net record en 2024" title="BNP Paribas : un résultat net record en 2024" />
     </div>
     <div>
      BNP Paribas clôture 2024 avec un quatrième trimestre dynamique, marqué par une hausse de 15,7 % du résultat net, atteignant 2,32 milliards d’euros.<strong> Le produit net bancaire progresse de 10,8 %, pour s’établir à 12,1 milliards d’euros.</strong> Ces résultats dépassent les prévisions des analystes, portés par la banque de financement et d’investissement (BFI), dont les revenus grimpent de 20 % sur un an. Le segment des activités de marché affiche une croissance impressionnante de 32,4 %, tirée par les produits de taux et devises (+34,2 %). <br />   <br />  <strong>Sur l’ensemble de 2024, BNP Paribas réalise un bénéfice net record de 11,7 milliards d’euros, en hausse de 4,1 % par rapport à 2023. Les revenus annuels progressent de 4 %, dépassant 49 milliards d’euros. </strong>Malgré ces bons chiffres, la banque a révisé à la baisse son objectif de rentabilité sur fonds propres tangible (ROTE) pour 2025, le fixant désormais à 11,5 % contre une prévision initiale allant jusqu’à 12 %.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Attention à la banque commerciale</b></div>
     <div>
      <strong>La banque commerciale en Europe peine à suivre le rythme, avec une baisse de 0,6 % des revenus dans la zone euro.</strong> Plusieurs facteurs pèsent sur ce segment : taxation bancaire en hausse, concurrence des bons du Trésor belge et absence de rémunération des dépôts à la BCE. Ces éléments ont amputé le résultat net de la banque de 500 millions d’euros. <br />   <br />  BNP Paribas prévoit donc une réorganisation de sa banque de détail en France, avec un plan détaillé en juin 2025<strong>. L’établissement vise également des économies de 600 millions d’euros par an en 2025 et 2026, tout en misant sur la banque en ligne et la digitalisation pour optimiser son modèle économique.</strong> <br />   <br />  Côté actionnaires, la banque introduit un dividende semestriel, avec un premier versement prévu le 30 septembre 2025. Cette mesure vise à rendre plus attractif le retour sur investissement dans un environnement financier marqué par des exigences accrues en matière de capital.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/BNP-Paribas-un-resultat-net-record-en-2024_a3765.html</link>
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   <title>2023 a été une très bonne année pour l'épargne solidaire</title>
   <pubDate>Thu, 20 Jun 2024 08:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
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   En 2023, la finance solidaire en France a connu une croissance remarquable, marquée par des progrès tant en termes de montants investis que d'impact sur l'économie sociale et solidaire (ESS). Cette finance, qui vise à soutenir des projets sociaux et environnementaux, a atteint de nouveaux sommets, et intéresse de plus en plus les investisseurs.     <div><b>L’épargne solidaire atteint un niveau record en France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/81097869-58469192.jpg?v=1718874944" alt="2023 a été une très bonne année pour l'épargne solidaire" title="2023 a été une très bonne année pour l'épargne solidaire" />
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      <strong>En 2023, l'épargne solidaire a franchi la barre des 30 milliards d'euros d'encours, en augmentation de 15% par rapport à 2022</strong>. Selon une étude de La Croix et l'association FAIR, cette progression est en grande partie attribuable à la bonne performance des marchés financiers et à une mobilisation massive des épargnants pour des causes sociales et environnementales. <br />   <br />  <strong>L'encours global est passé de 26,3 milliards d'euros fin 2022 à 30,2 milliards d'euros, faisant de 2023 l'une des meilleures années pour l'épargne solidaire en valeur absolue. </strong>Patrick Sapy, directeur général de FAIR, a souligné : «<em> ça reste très modeste, mais on a un rythme de croissance qui ne se dément pas depuis plusieurs années </em>».
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qui peut bénéficier de l’épargne solidaire ?</b></div>
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      L'épargne solidaire est principalement investie dans des projets visant à améliorer l'accès au logement, l'emploi, et le développement des énergies renouvelables. <strong>En 2023, près de 680 millions d'euros d'épargne nouvelle ont été mobilisés pour financer 1 470 projets, malgré une baisse de 21% des nouveaux investissements par rapport à 2022</strong>, une année atypique marquée par des investissements massifs post-Covid. <br />   <br />  Le segment de l'épargne salariale, représentant 18 milliards d'euros d'encours, a connu une progression de 17,6%, stimulée par les bons résultats de nombreuses entreprises et la distribution accrue d'intéressement aux salariés.<strong> L'épargne bancaire, avec 10 milliards d'euros d'encours, a également augmenté de 11%, grâce notamment au succès des fonds solidaires qui ont enregistré une hausse de 25% pour atteindre 4,4 milliards d'euros.</strong> <br />   <br />  La finance solidaire joue un rôle majeur dans l'économie française.<strong> En 2023, plus de 150 000 entreprises ont intégré l'ESS, employant près de deux millions et demi de salariés. </strong>Ces entreprises bénéficient de l'épargne solidaire pour amorcer des projets innovants, souvent en dehors des circuits de financement traditionnels qui exigent des garanties importantes.
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