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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-15T04:34:25+02:00</dc:date>
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   <title>Rénovation ou vente : le dilemme des passoires thermiques</title>
   <pubDate>Fri, 03 Jan 2025 17:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) sont interdits à la location. Près de 600 000 logements à travers la France sont concernés, transformant le paysage locatif et immobilier.     <div><b>Les raisons et objectifs de la loi</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/85293050-60810171.jpg?v=1735898671" alt="Rénovation ou vente : le dilemme des passoires thermiques" title="Rénovation ou vente : le dilemme des passoires thermiques" />
     </div>
     <div>
      La loi Climat et résilience, adoptée en <strong>2021</strong>, vise à réduire la consommation énergétique des bâtiments. <strong>Considérées comme des « passoires thermiques », ces habitations mal isolées contribuent fortement aux émissions de gaz à effet de serre.</strong> Progressivement, les logements des classes énergétiques F et E subiront le même sort : <strong>2028</strong> pour les logements F, <strong>2034</strong> pour les logements E. <br />  Pour les locataires, cette mesure garantit un logement décent, en évitant des factures d'énergie exorbitantes. Cependant, pour les propriétaires, la pilule est difficile à avaler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les propriétaires face à un dilemme</b></div>
     <div>
      De nombreux propriétaires choisissent de vendre leur bien plutôt que de s'engager dans des travaux coûteux.&nbsp;Les rénovations peuvent en effet atteindre des montants astronomiques, <strong>particulièrement dans les copropriétés où les décisions collectives ralentissent les projets. </strong>D’autres propriétaires gardent espoir d’un assouplissement législatif, bien qu’ils se retrouvent à payer des taxes sur les logements vacants. <br />  &nbsp;  Dans certaines régions comme le sud du Massif Central, les passoires thermiques représentent jusqu’à <strong>50 %</strong> du parc immobilier. Cette situation crée une offre excédentaire sur le marché de la vente, provoquant une baisse des prix pour les biens énergivores.&nbsp;Les locataires, quant à eux, peinent à trouver un logement abordable. La loi, bien qu’ambitieuse, soulève une question essentielle : ne risque-t-elle pas d’aggraver la crise du logement ? <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Transition énergétique : MaPrimeRénov’ prolongée mais ajustée </title>
   <pubDate>Fri, 06 Dec 2024 13:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que la réforme initiale devait s’achever en 2024, la décision de prolonger MaPrimeRénov’ jusqu’en 2025 montre une volonté politique de maintenir l’élan en faveur de la transition énergétique.     <div><b>MaPrimeRénov’ prolongée jusqu’en 2025 : une mesure stabilisatrice</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/84763300-60509181.jpg?v=1733480633" alt="Transition énergétique : MaPrimeRénov’ prolongée mais ajustée " title="Transition énergétique : MaPrimeRénov’ prolongée mais ajustée " />
     </div>
     <div>
      La récente décision de prolonger MaPrimeRénov’ a été prise dans un contexte politique tendu, marqué par le renversement du gouvernement par une motion de censure. Cette initiative vise à stabiliser les règles d’accès aux subventions pour <strong>rassurer les ménages et les inciter à s’engager dans des travaux de rénovation énergétique</strong>. Ainsi, les barèmes de 2024 restent inchangés pour l’année 2025, apportant une continuité bienvenue aux porteurs de projets. <br />  Cependant, le gouvernement a introduit des modifications importantes. <strong>Les subventions pour l’installation de chaudières à granulés, par exemple, seront réduites de 30 %.</strong> Pour un ménage très modeste, l’aide maximale passe de 7 000 à 5 000 euros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conditions d'éligibilité et travaux concernés</b></div>
     <div>
      La prolongation de MaPrimeRénov’ cible principalement l<strong>’isolation thermique</strong>, pour les&nbsp;murs, les toits et les&nbsp;fenêtres ; <strong>le remplacement des systèmes de chauffage énergivores</strong>, tels que les chaudières au fioul, et <strong>les rénovations globales</strong>, avec un gain énergétique d’au moins deux classes sur le diagnostic de performance énergétique (DPE).&nbsp;En revanche, les aides pour certains équipements comme les chaudières bois seront rabotées, ce qui pourrait freiner leur adoption. <br />   <br />  Les ménages français, classés en quatre catégories de revenus (modestes à aisés), restent au cœur du dispositif. Les foyers très modestes continueront de bénéficier des subventions les plus élevées, bien que le taux d’avance passe de 70 % à 50 %.&nbsp;Le maintien de MaPrimeRénov’ s’inscrit dans une stratégie de lutte contre les « passoires thermiques », <strong>ces logements énergivores aux étiquettes DPE F ou G</strong>.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Comment la motion de censure aggrave la crise du logement</title>
   <pubDate>Thu, 05 Dec 2024 13:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La censure du gouvernement Michel Barnier, votée le 4 décembre 2024, a mis en suspens plusieurs réformes importantes pour le secteur du logement, désormais plongé dans une impasse budgétaire et stratégique.     <div><b>Des réformes suspendues, un secteur paralysé</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/84739207-60492369.jpg?v=1733393217" alt="Comment la motion de censure aggrave la crise du logement" title="Comment la motion de censure aggrave la crise du logement" />
     </div>
     <div>
      L'un des premiers impacts de la chute du gouvernement réside dans le blocage des dispositions incluses dans le projet de loi de finances pour 2025. Ces mesures, bien qu’incomplètes, représentaient un espoir pour un secteur fragilisé. Parmi elles, figuraient<strong> l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) à tout le territoire pour les primo-accédants, la défiscalisation des donations pour l’acquisition de résidences principales neuves, et une baisse de la ponction fiscale sur les organismes HLM.</strong> <br />  Selon la Fédération française du bâtiment, <em>« sans budget 2025, c’est le chaos promis pour la filière construction »</em>. Une affirmation qui prend tout son sens alors que<strong> les délivrances de permis de construire continuent de chuter, et que les ventes de logements anciens s’effondrent.</strong> Par ailleurs, plus de 2,7 millions de ménages attendent actuellement un logement social, un chiffre record en constante augmentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les acteurs du logement face à l’incertitude</b></div>
     <div>
      Les collectivités locales, essentielles au financement des travaux publics, se retrouvent également dans une situation précaire. Francis Dubrac, dirigeant d’une entreprise de travaux publics de 400 salariés, exprime son inquiétude : <em>« <strong>Si les collectivités décident de faire des économies, elles ne construiront plus de routes, ne rénoveront plus d’écoles ou repousseront des projets cruciaux. </strong>C’est une forte inquiétude, car on ne sait pas où l’on va »</em>. <br />  Cette incertitude a des répercussions directes sur l’emploi dans le bâtiment, un secteur déjà peu attractif. Pour de nombreux entrepreneurs, comme Francis Dubrac, devoir se séparer des jeunes employés qu’ils ont formés et intégrés serait un véritable crève-cœur. <strong>Les entreprises, grandes consommatrices de fonds publics, peinent à établir des plans d’investissement ou à recruter.&nbsp;</strong>Sur les chantiers, l’inquiétude est palpable. Carlos Fardila, ouvrier dans les travaux publics depuis plus de 40 ans, résume la situation : <em>« Une société a besoin d’un peu de visibilité. Si elle ne peut pas investir ou embaucher, que fait-elle ? »</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Airbnb : les locations touristiques entravées par une nouvelle loi</title>
   <pubDate>Fri, 08 Nov 2024 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adoptée récemment par le Parlement, la « loi Airbnb » vise à réguler de manière plus stricte le marché des meublés touristiques en France. Cette législation, votée après de longs débats et malgré un lobbying intense de la plateforme, modifie considérablement les conditions d'exploitation pour les propriétaires particuliers.     <div><b>Airbnb : bientôt le clap de fin ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/84063154-60064588.jpg?v=1731053917" alt="Airbnb : les locations touristiques entravées par une nouvelle loi" title="Airbnb : les locations touristiques entravées par une nouvelle loi" />
     </div>
     <div>
      La réforme adoptée le 7 novembre 2024 marque une étape importante dans l'encadrement des meublés de tourisme. Cette loi a été mise en place pour répondre à une explosion des locations de courte durée, qui ont quadruplé en huit ans, passant de 300 000 à 1,2 million de logements. Les principaux changements incluent : <br />  <strong>Limitation des avantages fiscaux</strong> : la nouvelle loi prévoit de réduire les incitations fiscales pour les propriétaires qui optent pour la location touristique, une mesure qui vise à encourager le retour des logements sur le marché locatif traditionnel. <br />   <br />  <strong>Pouvoir accru des municipalités</strong> : les mairies auront désormais la possibilité de limiter le nombre de jours pendant lesquels un bien peut être loué via Airbnb, avec un plafond généralement fixé à 90 jours par an, contre les 120 jours précédents. Cette législation inquiète particulièrement les petits propriétaires qui louent leur résidence principale pour améliorer leur pouvoir d'achat. Pour certains, la location saisonnière représente 25 % des revenus mensuels. « Si on passe à 90 nuits, je perds pratiquement un mois de salaire », confie Karine, qui gagne 2 000 euros par mois, à <em>Europe 1</em>. <br />  Malgré la baisse du nombre de jours autorisés, certains propriétaires envisagent difficilement de revenir à la location longue durée, souvent perçue comme plus risquée à cause des procédures complexes pour expulser un locataire indélicat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un marché immobilier figé</b></div>
     <div>
      Le contexte de cette réforme est celui d'une crise immobilière aiguë. Dans certaines régions, le marché locatif est tellement tendu que des jeunes actifs, à la recherche d'un logement proche de leur emploi, se retrouvent à habiter dans des campings. <strong>Le gouvernement cherche donc à désengorger le marché locatif traditionnel en incitant les propriétaires à privilégier des baux plus longs, accessibles aux résidents permanents.</strong> <br />   <br />  D'autre part, certains propriétaires ont tiré parti du marché immobilier favorable il y a quelques décennies pour investir dans des biens destinés aux locations touristiques. D'autres profils sont plus étonnants, tels Christelle qui, bien qu'habitant en HLM, a pu acheter un logement dans la banlieue sud de Paris et le loue en AirBnb. <br />   <br />  De nombreux biens sont ainsi sortis du marché. Beaucoup d'entre eux sont ainsi concentrés dans les mains de quelques propriétaires qui préfèrent les louer aux touristes. <strong>En plus d'être plus rentable, cela leur permet de contourner un certain nombre de réglementations imposées aux logements classiques.&nbsp;</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Rénovation énergétique : comment les réglementations freinent les petites entreprises</title>
   <pubDate>Wed, 30 Oct 2024 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les entreprises de rénovation énergétique, notamment les artisans et prestataires labellisés RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), rencontrent des obstacles majeurs liés aux réglementations croissantes et aux contraintes financières.     <div><b>Les aides financières, un obstacle pour les entreprises de rénovation énergétique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/83846304-59944979.jpg?v=1730293806" alt="Rénovation énergétique : comment les réglementations freinent les petites entreprises" title="Rénovation énergétique : comment les réglementations freinent les petites entreprises" />
     </div>
     <div>
      Bien que la rénovation énergétique soit essentielle pour réduire les passoires thermiques, l’accès aux aides financières et le respect des exigences administratives limitent les initiatives. D’après un rapport du Sofinscope, <strong>66 % des artisans affirment que l’accès aux aides comme MaPrimeRénov' ralentit le démarrage des travaux</strong>, tandis que le manque de financement reste un frein pour près de la moitié des clients souhaitant engager des projets de rénovation. <br />   <br />  L’accès aux dispositifs de soutien, souvent perçu comme laborieux, crée des tensions dans le secteur de la rénovation énergétique. À Orléans, par exemple, <strong>le programme « Ma Métro Rénov » a été mis en place pour faciliter les démarches des propriétaires, avec la création d’un guichet unique</strong> et l’intégration du dispositif national « Fonds air bois ». Cette initiative vise à améliorer l’accompagnement des citoyens en simplifiant l'accès aux subventions pour les systèmes de chauffage écologique, allant jusqu'à 1 000 euros pour le remplacement des cheminées et chaudières anciennes. <br />   <br />  Malheureusement, malgré ces efforts,<strong> les artisans eux-mêmes jouent souvent un rôle d’intermédiaires pour aider leurs clients à monter les dossiers de demande d’aide. </strong>Franck Oniga, directeur général de Sofinco, souligne l’importance de cette fonction : «<em> En tant que financeur, nous devons être des facilitateurs de la rénovation énergétique en accompagnant les professionnels de l’habitat</em> ». Actuellement, environ 6 artisans sur 10 sont en mesure de soutenir leurs clients dans ces démarches, bien que 17 % doivent recourir à la sous-traitance pour le faire .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une baisse de revenus pour les entreprises de rénovation énergétique</b></div>
     <div>
      Les difficultés administratives et le coût élevé des rénovations impactent directement les revenus des entreprises du secteur. D’après une enquête de PrimesÉnergie.fr, <strong>51 % des copropriétés n’ont pas encore initié leur plan pluriannuel de travaux (PPT), une obligation pourtant inscrite dans la loi Climat et Résilience de 2021</strong> pour lutter contre la précarité énergétique . Ce manque de préparation entraine des retards significatifs et expose les artisans à des périodes d’inactivité, puisque le démarrage des projets dépend en grande partie de l’approbation des financements. Par conséquent, de nombreux professionnels constatent une diminution de leur volume d’affaires, accentuée par la réticence de certains clients à s’engager dans des projets perçus comme coûteux et complexes. <br />   <br />  L'absence d'informations claires et accessibles sur les aides existantes est également un facteur limitant. <strong>Plus de 64 % des copropriétaires avouent méconnaitre les enjeux énergétiques de leur logement et ignorent les bénéfices possibles des rénovations.</strong> La réticence des syndics à dans ces démarches, souvent pointée par les copropriétaires (46 %), ajoute à cette inertie, compliquant la tâche des entreprises de rénovation qui dépendent de ces collaborations pour le bon déroulement des travaux .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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