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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T20:02:44+02:00</dc:date>
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   <title>Lactalis annonce répercuter sur ses prix la crise au Moyen-Orient</title>
   <pubDate>Fri, 17 Apr 2026 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lactalis annonce devoir répercuter sur ses prix l'impact de la guerre au Moyen-Orient, malgré un bénéfice net en hausse de 47% à 528 millions d'euros. Le géant laitier évoque des surcoûts de « plusieurs dizaines de millions d'euros » sur les transports et emballages.     <div><b>Lactalis contraint de répercuter les surcoûts géopolitiques sur ses prix de vente</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96089877-67035089.jpg?v=1776397145" alt="Lactalis annonce répercuter sur ses prix la crise au Moyen-Orient" title="Lactalis annonce répercuter sur ses prix la crise au Moyen-Orient" />
     </div>
     <div>
      Le géant laitier français&nbsp;<strong>Lactalis</strong>&nbsp;se trouve confronté à un dilemme économique de taille. Lors de la présentation de ses résultats annuels 2025 à Grenade, Emmanuel Besnier, PDG du groupe familial, a annoncé la nécessité de répercuter sur les prix de vente aux consommateurs l'impact financier considérable de la guerre au Moyen-Orient. <strong>Cette décision, bien que redoutée par les ménages, apparaît inéluctable face à des surcoûts qui se chiffrent en « plusieurs dizaines de millions d'euros » selon Thierry Clément, directeur général des opérations.</strong> <br />   <br />  Les hostilités qui embrasent la région depuis fin février 2026 ont provoqué une flambée des coûts logistiques et d'emballage. <strong>« Cette situation a un impact majeur sur nos charges, tant sur les transports que sur les emballages », a précisé Emmanuel Besnier,</strong> évoquant « l'impérieuse nécessité de répercuter ces coûts auprès de nos clients ». Cette annonce intervient alors que le groupe affiche pourtant des performances financières solides, soulevant des interrogations sur sa capacité réelle à absorber ces chocs externes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des résultats 2025 qui révèlent une santé financière robuste</b></div>
     <div>
      Paradoxalement,&nbsp;<strong>Lactalis</strong>&nbsp;présente des indicateurs financiers particulièrement encourageants pour l'exercice 2025. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 2,9% pour atteindre 31,2 milliards d'euros, malgré les turbulences géopolitiques et l'impact défavorable des taux de change, notamment sur le marché américain qui constitue désormais le deuxième territoire du groupe. <br />    <strong>Plus spectaculaire encore, le bénéfice net a bondi de près de 50%, passant de 359 millions d'euros en 2024 à 528 millions d'euros en 2025</strong>. Cette progression remarquable s'explique en partie par la résolution du contentieux fiscal qui avait obéré les résultats de l'exercice précédent. Ces chiffres interrogent sur la véritable nécessité de reporter immédiatement les surcoûts géopolitiques sur les consommateurs. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'ampleur des surcoûts liés au conflit moyen-oriental</b></div>
     <div>
      Derrière ces chiffres globalement positifs se dissimule une réalité opérationnelle plus complexe. La guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran depuis le 28 février 2026 a déclenché une cascade d'effets sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Pour Lactalis, l'impact se matérialise principalement sur deux postes stratégiques : les transports et les emballages. <br />    <strong>Les « plusieurs dizaines de millions d'euros » de surcoûts évoqués par la direction représentent un montant significatif, même rapporté au chiffre d'affaires de 31,2 milliards d'euros.</strong> Cette évaluation demeure volontairement floue, mais elle suggère des montants compris entre 20 et 99 millions d'euros selon l'interprétation la plus large du terme « plusieurs dizaines ». <br />    Face à ces contraintes, Lactalis réclame, à l'instar d'autres industriels de l'agroalimentaire, la réouverture de négociations commerciales avec les distributeurs. Cette démarche vise à partager ces coûts imprévus avec les enseignes de grande distribution. Toutefois, ces dernières se montrent réticentes, préférant préserver leurs marges dans un contexte de consommation déjà fragile. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie de répercussion différenciée par catégorie de produits</b></div>
     <div>
      La direction de&nbsp;<strong>Lactalis</strong>&nbsp;tente de rassurer en annonçant une approche nuancée des hausses tarifaires. Thierry Clément a ainsi précisé que le groupe s'efforcerait de « minimiser l'impact en fonction des catégories » de produits. Cette stratégie différenciée suggère que certains segments, probablement les produits de première nécessité comme le lait ou les yaourts basiques, pourraient être préservés au profit de hausses plus marquées sur les produits premium. <br />    Cette approche révèle une compréhension fine du marché et des sensibilités consuméristes.<strong> Les marques phares du groupe - Président, Lactel, Galbani, Leerdammer ou Parmalat - ne seront vraisemblablement pas toutes impactées de manière identique.</strong> Les produits laitiers de consommation courante pourraient bénéficier d'une protection relative, tandis que les spécialités fromagères haut de gamme absorberaient une part plus importante des surcoûts. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les ménages français face à une nouvelle vague inflationniste</b></div>
     <div>
      Cette annonce de Lactalis s'inscrit dans un contexte déjà tendu pour le pouvoir d'achat des ménages français. <strong>Après les flambées énergétiques et alimentaires de 2022-2023, puis une relative accalmie en 2024-2025, les consommateurs redoutent un retour de l'inflation sur les produits de première nécessité.</strong> <br />    Les produits laitiers représentent un poste budgétaire significatif pour les familles françaises.<strong> Selon les dernières données de l'INSEE, un ménage français consacre en moyenne 3,2% de son budget alimentaire aux produits laitiers frais et 2,8% aux fromages.</strong> Une hausse généralisée de 3 à 5% sur ces catégories pourrait représenter un surcoût annuel de 15 à 30 euros pour un foyer moyen, un montant non négligeable dans le contexte économique actuel. <br />    Les catégories les plus vulnérables de la population risquent d'être particulièrement impactées. Les produits laitiers constituent un apport nutritionnel essentiel, notamment pour les enfants et les personnes âgées, rendant difficile leur substitution ou leur suppression du panier de consommation. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Plus d'un ménage français sur 10 contraint de se priver</title>
   <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La privation matérielle et sociale touche désormais 13,5% de la population française en 2025, soit 9 millions de personnes contraintes de renoncer aux biens essentiels. Ce niveau historiquement élevé, stable depuis la crise inflationniste de 2022, révèle l'ancrage durable des difficultés économiques chez une fraction croissante des ménages français.     <div><b>La privation matérielle touche 13,5% des Français en 2025</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96071451-67024410.jpg?v=1776314984" alt="Plus d'un ménage français sur 10 contraint de se priver" title="Plus d'un ménage français sur 10 contraint de se priver" />
     </div>
     <div>
      La&nbsp;<strong>privation</strong>&nbsp;matérielle et sociale frappe désormais 13,5% de la population française, soit 9 millions de personnes contraintes de renoncer à des biens et services essentiels du quotidien. Cette réalité, mesurée par l'<a class="link" href="https://auto-edito.com/%22https://www.insee.fr/fr/statistiques/8967255#onglet-2%5C%22">Insee</a>  &nbsp;début 2025, révèle l'ampleur d'une précarité qui s'enracine durablement dans le paysage économique hexagonal depuis la flambée inflationniste de 2022. <br />   <br />  Cette proportion, maintenue à un niveau historiquement élevé, témoigne d'une France à deux vitesses où une fraction croissante des ménages peine à satisfaire leurs besoins fondamentaux. L'indicateur de&nbsp;<strong>privation</strong>&nbsp;matérielle et sociale, bien plus révélateur que le simple seuil de pauvreté monétaire, dévoile les sacrifices concrets que s'imposent quotidiennement des millions de nos concitoyens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comprendre la mesure de la privation selon l'Insee</b></div>
     <div>
      <strong>L'Institut national de la statistique définit la privation matérielle et sociale comme l'incapacité financière de couvrir au moins cinq éléments parmi treize considérés comme souhaitables dans l'existence quotidienne.</strong> Cette grille d'analyse englobe des postes aussi variés que le chauffage du logement, l'acquisition de vêtements neufs, l'accès à Internet ou encore la possibilité de se réunir avec des proches autour d'un repas. <br />    François Gleizes et Julie Solard, auteurs de l'étude Insee, soulignent que \"cet indicateur repère les personnes ne pouvant pas couvrir les&nbsp;<strong>dépenses</strong>&nbsp;liées à au moins cinq éléments de la vie courante\". Cette approche multidimensionnelle offre une photographie plus nuancée de la&nbsp;<strong>pauvreté</strong>&nbsp;que les seuls critères de revenus. <br />    Révélateur des inégalités persistantes, <strong>55% de la population ne déclare aucune privation</strong>, mais cette catégorie masque des disparités importantes : 11% des personnes épargnées par la privation appartiennent au quart des ménages les plus modestes, tandis que 40% figurent parmi les plus aisés. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une évolution préoccupante depuis la crise inflationniste</b></div>
     <div>
      L'évolution du taux de&nbsp;<strong>privation</strong>&nbsp;dessine une trajectoire inquiétante. Oscillant autour de 12% entre 2013 et 2020, l'indicateur avait temporairement reflué début 2021 sous l'effet des mesures exceptionnelles de soutien liées à la crise sanitaire. Cette accalmie s'avéra de courte durée. <br />    <strong>Le rebond s'est amorcé début 2022, coïncidant avec la forte hausse des prix qui a érodé le pouvoir d'achat des&nbsp;ménages. Depuis lors, le taux de privation matérielle et sociale stagne à un niveau préoccupant, aux alentours de 13% en France métropolitaine.</strong> <br />    Cette stabilisation en altitude traduit l'installation durable des difficultés économiques au sein d'une fraction significative de la population. Loin des espoirs d'une amélioration rapide, la privation semble s'être ancrée structurellement dans le tissu social français. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les postes de dépenses les plus sacrifiés par les Français</b></div>
     <div>
      L'analyse détaillée des renoncements révèle une hiérarchie douloureuse des sacrifices consentis. Les protéines constituent le premier poste abandonné :&nbsp;<a class="link" href="https://auto-edito.com/%22https://www.bfmtv.com/economie/moins-de-proteines-de-chauffage-ou-de-vacances-selon-l-insee-13-1-des-francais-se-privent-de-produits-du-quotidien-contre-12-7-en-2024_AD-202604150733.html/%22">11,2% des Français renoncent désormais à consommer de la viande ou du poisson tous les deux jours</a>, contre seulement 7,3% en 2020, soit une progression de près de 4 points en cinq ans. <br />    Le chauffage représente le deuxième sacrifice majeur. <strong>Début 2025, 11,4% de la population déclare ne pas pouvoir chauffer son logement à la bonne température pour des raisons financières, comparé à 6,7% en 2020.</strong> Cette augmentation de près de 5 points illustre l'impact direct de la crise énergétique sur les foyers les plus vulnérables. <br />    Les vacances demeurent un luxe inaccessible pour 22,2% des personnes, un taux relativement stable qui masque néanmoins une réalité persistante : plus d'un Français sur cinq ne peut s'offrir une semaine de congés annuelle. Cette privation, apparemment moins vitale, révèle pourtant l'ampleur des renoncements touchant à l'épanouissement personnel et familial. <br />    <strong>Parmi les autres renoncements significatifs, on observe que la consommation de protéines touche 11,2% de la population (+3,9 points depuis 2020), le chauffage du logement affecte 11,4% des ménages (+4,7 points), tandis que les vacances d'au moins une semaine restent inaccessibles à 22,2% des Français.</strong> L'équipement automobile, quant à lui, fait défaut à 25% des ménages les plus modestes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Profils des ménages les plus exposés à la privation</b></div>
     <div>
      L'analyse sociologique de la&nbsp;<strong>privation</strong>&nbsp;révèle des fractures profondes selon la situation professionnelle et familiale. Les chômeurs supportent le fardeau le plus lourd : 35% d'entre eux subissent des privations matérielles et sociales, soit près de quatre fois plus que les actifs occupés (9%) ou les retraités (9%). <br />    Particulièrement révélatrice, la dégradation touche désormais l'ensemble des catégories professionnelles. <strong>Depuis début 2020, le taux de privation des personnes en emploi a progressé de 1,2 point, affectant ouvriers, employés, professions intermédiaires et même cadres. En 2025,&nbsp;<a class="link" href="https://auto-edito.com/%22https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/se-priver-de-viande-de-chauffage-ou-de-vetements-neufs-ces-francais-contraints-de-tailler-dans-leurs-depenses-courantes-2226600/%22">15% des ouvriers et 14% des employés vivent cette situation</a>, contre seulement 2% des cadres.</strong> <br />    Les familles monoparentales constituent l'autre groupe particulièrement vulnérable : 30% d'entre elles subissent des privations matérielles et sociales. Cette proportion dramatique s'explique par la concentration des charges sur un seul parent, souvent une femme, dans un contexte de salaires inférieurs et de temps de travail contraint. <br />    Les couples avec au moins trois enfants ne sont pas épargnés : 20% d'entre eux se trouvent en situation de privation, contre seulement 8% des couples avec un ou deux enfants. Cette corrélation entre taille de la fratrie et difficultés financières souligne les défis spécifiques aux familles nombreuses dans l'économie contemporaine. <br />    Le statut d'occupation du logement constitue un autre révélateur social saisissant. Les locataires du parc social affichent un taux de privation de 32%, contre 19% pour les locataires du privé. <strong>À l'opposé, les propriétaires s'en tirent bien mieux : 6% pour les accédants, 4% pour les propriétaires sans emprunt.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impact sur le bien-être et perspectives d'évolution</b></div>
     <div>
      <strong>Au-delà des chiffres, la privation matérielle génère des conséquences psychosociales mesurables. L'Insee observe que "les personnes vivant une situation de privation matérielle et sociale se déclarent nettement moins satisfaites de leur existence et plus méfiantes envers autrui". </strong>Cette corrélation révèle comment les difficultés économiques altèrent le lien social et la confiance collective. <br />    L'équipement automobile illustre parfaitement ces inégalités d'accès : si peu de personnes déclarent explicitement renoncer à une voiture pour raisons financières, l'écart d'équipement demeure considérable. U<strong>n quart des personnes les plus modestes ne dispose pas de véhicule, handicap majeur dans une société où la mobilité conditionne l'accès à l'emploi et aux services</strong>. <br />    Cette persistance de la privation à un niveau élevé interroge sur l'efficacité des politiques publiques face aux mutations économiques contemporaines. L'inflation, bien que ralentie, continue d'exercer une pression sur les budgets les plus contraints, tandis que les inégalités se creusent entre catégories sociales et types de ménages. <br />    Les perspectives d'amélioration restent incertaines tant que persisteront les déséquilibres structurels qui nourrissent cette paupérisation. Pour approfondir cette problématique, consultez notre analyse sur&nbsp;<a class="link" href="https://auto-edito.com/%22https://carnetsdeleconomie.fr/%22">l'évolution des inégalités en France</a> &nbsp;ainsi que notre dossier sur&nbsp;<a class="link" href="https://auto-edito.com/%22https://carnetsdeleconomie.fr/%22">l'impact de l'inflation sur les ménages modestes</a>. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Vrac et réemploi : la transition des ménages français avance, mais doit changer d’échelle</title>
   <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 10:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce et distribution]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les signaux sont encourageants pour le vrac et le réemploi en France. Après plusieurs années chahutées par la crise sanitaire puis par l’inflation, ces modèles de consommation responsables retrouvent une dynamique. L’enjeu n’est plus seulement environnemental : il devient économique et stratégique. Pour les entreprises et les distributeurs engagés dans la transition écologique, le défi consiste désormais à transformer ces pratiques encore marginales en standards accessibles au plus grand nombre de ménages.     <div><b>Un tiers des ménages a acheté du vrac en 2025</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/95306821-66688858.jpg?v=1773394895" alt="Vrac et réemploi : la transition des ménages français avance, mais doit changer d’échelle" title="Vrac et réemploi : la transition des ménages français avance, mais doit changer d’échelle" />
     </div>
     <div>
      Selon l’étude « Vrac et réemploi – Des habitudes déjà bien ancrées et du potentiel pour aller plus loin », réalisée par NielsenIQ pour Réseau Vrac &amp; Réemploi, <strong>32 % des foyers français ont acheté en vrac ou via un dispositif de consigne alimentaire au cours des douze derniers mois</strong>. Le chiffre peut sembler modeste, mais il marque un retournement de tendance après plusieurs années de recul. Le vrac gagne même un point de pénétration entre 2024 et 2025. <br />   <br />  Cette stabilisation intervient dans un contexte économique difficile. L’inflation cumulée entre janvier 2022 et janvier 2024 a atteint <strong>20 %</strong>, tandis que <strong>79 % des Français se déclarent aujourd’hui fragilisés ou prudents face à leur situation financière</strong>, selon l’étude NielsenIQ 2026. Autrement dit, les ménages arbitrent davantage leurs dépenses. Pourtant, la consommation responsable ne disparaît pas. <br />   <br />  Parallèlement, les préoccupations environnementales restent fortes. <strong>71 % des Français se disent inquiets face au changement climatique</strong>, un niveau qui explique en partie l’intérêt persistant pour des modes de consommation plus sobres. Dans ce contexte, le vrac apparaît comme une solution concrète pour réduire les emballages et limiter les déchets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un modèle qui se démocratise progressivement</b></div>
     <div>
      Longtemps cantonné aux magasins spécialisés, le vrac s’installe progressivement dans la distribution traditionnelle. Ce mouvement est essentiel pour son changement d’échelle. L’accès au vrac dépend encore largement de la disponibilité en magasin et de la facilité d’achat. <br />    Selon l’étude NielsenIQ, <strong>43 % des consommateurs choisissent d’acheter en vrac dans leur magasin habituel</strong>, tandis que la proximité du point de vente constitue un critère déterminant pour près d’un tiers d’entre eux. La généralisation des rayons vrac dans la grande distribution joue donc un rôle clé dans la diffusion de ce mode de consommation. <br />    Autre signal intéressant : certaines catégories de produits connaissent une progression rapide. Les <strong>épices voient leur nombre d’acheteurs progresser de 3,5 points</strong>, tandis que les <strong>biscuits gagnent 3,3 points de pénétration</strong> entre 2024 et 2025 selon NielsenIQ. Le café, les légumineuses ou encore le riz font également partie des catégories en croissance. <br />    Ces produits présentent plusieurs avantages. Ils sont faciles à stocker, se prêtent bien à l’achat en petite quantité et permettent aux consommateurs d’ajuster précisément leurs besoins. Le vrac répond ainsi à deux préoccupations majeures des ménages : réduire le gaspillage et mieux maîtriser leur budget. <br />    Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large de transformation des comportements. L’étude montre notamment que <strong>91 % des Français réutilisent des emballages provenant d’achats précédents lorsqu’ils envoient un colis</strong>. Le réemploi, souvent présenté comme une innovation, est en réalité déjà largement pratiqué au quotidien. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les freins structurels qui limitent l’adoption</b></div>
     <div>
      Malgré ces avancées, le vrac reste loin d’une adoption massive. Plusieurs obstacles persistent et expliquent la relative lenteur de sa diffusion. <br />    Le premier frein reste économique. <strong>32 % des consommateurs considèrent que les prix au kilo des produits en vrac sont plus élevés que ceux des produits emballés</strong>, selon NielsenIQ. Dans un contexte où le pouvoir d’achat reste une priorité pour les ménages, cette perception constitue un obstacle majeur. <br />    La praticité représente également un enjeu central. Une partie des consommateurs juge que les courses en vrac prennent plus de temps ou nécessitent davantage d’organisation. Les contenants doivent être apportés ou achetés, les produits doivent être pesés, et les rayons peuvent parfois sembler moins simples à utiliser que les produits emballés. <br />    Ces contraintes logistiques apparaissent encore plus clairement dans le cas de la consigne alimentaire<strong>. Le système reste perçu comme complexe par une partie des consommateurs. Le retour des contenants ou le remboursement de la consigne peuvent constituer des obstacles si les infrastructures ne sont pas suffisamment développées.</strong> <br />    Plus largement, les transformations des modes de vie pèsent sur ces modèles. Le développement du e-commerce alimentaire et la recherche de rapidité dans les courses favorisent souvent les produits préemballés. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le passage à l’échelle, prochain défi de la filière</b></div>
     <div>
      Pour les acteurs de la consommation responsable, le défi n’est plus uniquement culturel. Il devient industriel. Passer à l’échelle suppose de transformer le vrac en solution accessible, compétitive et simple pour les ménages. <br />    Le premier levier concerne le prix. Les consommateurs attendent du vrac les mêmes avantages commerciaux que les produits emballés : promotions, offres compétitives et présence de leurs marques habituelles. <br />    Le deuxième levier est l’expérience d’achat. <strong>Les distributeurs doivent simplifier l’usage des rayons vrac : systèmes de pesée automatisés, équipements plus ergonomiques, signalétique claire. L’objectif est de réduire la friction dans l’acte d’achat.</strong> <br />    Enfin, la question logistique reste centrale pour le réemploi. Le développement des infrastructures de collecte, de lavage et de redistribution des contenants constitue une condition essentielle pour faire décoller la consigne à grande échelle. <br />    Dans les années à venir, la réglementation pourrait accélérer cette transformation. Les politiques publiques encouragent de plus en plus les modèles de réemploi et les alternatives aux emballages jetables. Pour la filière, l’enjeu est désormais clair : faire du vrac non plus une niche militante, mais un pilier de la distribution durable. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Impact de l’inflation : le choc varie considérablement selon les ménages</title>
   <pubDate>Wed, 29 Mar 2023 17:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’inflation est un levier impressionnant dans le creusement des inégalités. Selon que l’on soit rural ou urbain, actif ou retraité, classe moyenne ou supérieure, la conjoncture n’a pas du tout le même impact.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/71792162-50011532.jpg?v=1680105719" alt="Impact de l’inflation : le choc varie considérablement selon les ménages" title="Impact de l’inflation : le choc varie considérablement selon les ménages" />
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      Les prix augmentent pour tout le monde, mais n’ont pas du tout les mêmes conséquences. «&nbsp;<em>La hausse des prix en France ne fait pas que vider le porte-monnaie des ménages. Elle creuse aussi les inégalités de manière significative, en fonction des modes de vie et de consommation. L’Insee indique, dans la note de conjoncture publiée le 15&nbsp;mars, que l’écart d’inflation entre différentes catégories de ménages atteignait en janvier&nbsp;2023&nbsp;− alors que la hausse des prix sur un an atteignait 6&nbsp;% − trois points de pourcentage. En avril&nbsp;2022, cet écart entre catégories n’était que de 1,5&nbsp;point. Lorsque l’inflation était très faible, entre 2015 et 2021, il était quasiment inexistant&nbsp;: 0,2&nbsp;point seulement</em>&nbsp;» avance&nbsp;<em>Le Monde.</em> <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/03/29/inflation-les-ecarts-se-creusent-entre-les-menages_6167397_3234.html">Le quotidien publie un article intéressant qui souligne justement les inégalités des ménages face à l’augmentation des prix. Et au-delà des simples revenus, ce sont les modes de vie qui entrent en jeu</a>  &nbsp;: «&nbsp;<em>Cette inégalité face à l’inflation ne reflète pas uniquement les inégalités de revenus. Elle a également à voir avec l’âge, le lieu de vie − ruraux et urbains ne sont pas logés à la même enseigne − et les habitudes alimentaires.&nbsp;«&nbsp;L’énergie, notamment l’énergie du logement et les carburants, contribue notablement aux écarts d’inflation entre catégories de ménages, explique l’Insee.&nbsp;Mais l’alimentation y contribue tout autant.&nbsp;»&nbsp;Celle-ci constitue, depuis septembre&nbsp;2022, la principale locomotive de la hausse des prix en France, autant du fait du niveau élevé de l’inflation alimentaire (+ 13,4&nbsp;% sur un an, début 2023) que du poids important de ce poste dans le budget des ménages (16&nbsp;% en moyenne)</em>.&nbsp;» <br />   <br />  L’Insee note également que les moins de 30 ans sont beaucoup moins concernés avec une inflation en dessous de 2 points à celle des plus de 75 ans. «&nbsp;<em>Cette inégalité entre générations s’explique en premier lieu par les dépenses d’énergie du logement&nbsp;: celles-ci augmentent avec l’âge. D’une part, parce que les générations plus âgées vivent souvent dans des logements plus grands, maison ou appartement familial, plus coûteux à chauffer, que leurs enfants ou petits-enfants. Mais l’écart provient aussi de l’énergie utilisée&nbsp;: les aînés sont plus souvent chauffés au gaz ou aux combustibles tels que le fioul, dont les prix ont davantage augmenté que ceux de l’électricité</em>&nbsp;», explique&nbsp;<em>Le Monde.&nbsp;</em>Précisant aussi que les habitudes de consommations comme la nourriture ou les loisirs aussi influent aussi sur ce phénomène. <br />   <br />  <em><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/03/29/inflation-les-ecarts-se-creusent-entre-les-menages_6167397_3234.html">Lire en intégralité l’article du «&nbsp;Monde&nbsp;»</a>  </em>
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   <title>​En moyenne, l’inflation va couter 90 euros par mois de plus aux ménages</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jun 2022 19:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Social &amp; RH]]></dc:subject>
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   Une étude publiée par « 60 Millions de consommateurs » estime qu’en moyenne l’inflation ajoute 90 euros de dépenses par mois aux ménages. Un chiffre qui a le mérite d’éclairer même s’il est peu révélateur des fortes différences selon les modes de vie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/65084455-46523975.jpg?v=1654192393" alt="​En moyenne, l’inflation va couter 90 euros par mois de plus aux ménages" title="​En moyenne, l’inflation va couter 90 euros par mois de plus aux ménages" />
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      Les moyennes permettent de comprendre la situation du pays, pas des foyers les plus fragiles. Cela étant dit, l’étude publiée par&nbsp;<em>60 Millions de Consommateurs&nbsp;</em>mérite d’être souligné.&nbsp;«&nbsp;<em>Selon l'Observatoire de l'inflation du magazine et&nbsp;l'institut NielsenIQ,&nbsp;un tiers de ce surcoût&nbsp;proviendrait&nbsp;de la&nbsp;hausse des prix de l'énergie, un autre tiers du transport et un dernier de la&nbsp;<a class="link" href="https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/infographies-inflation-voici-six-graphiques-pour-comprendre-pourquoi-vos-courses-vous-coutent-de-plus-en-plus-cher_5132098.html">hausse attendue du panier moyen en grandes surfaces</a>.&nbsp;Ce chiffre a été établi à partir du poids réel des dépenses en carburants, en énergie et en produits de grande consommation dans le budget des ménages,&nbsp;<a class="link" href="https://www.60millions-mag.com/2022/05/31/inflation-un-surcout-de-90-eu-chaque-mois-pour-les-menages-20073">précise le magazine sur son site</a>  </em>&nbsp;» relaye&nbsp;<em><a class="link" href="https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/prix-des-carburants/inflation-le-surcout-moyen-pour-les-menages-estime-a-90-euros-par-mois-selon-60-millions-de-consommateurs_5172247.html">France Info</a>.</em> <br />  &nbsp; <br />  L’étude montre sans surprise que les carburants sont en grande partie responsable de la situation avec une hausse de 20%, ce qui donne une hausse moyenne de 27 euros de plus par mois. Mais ce sont les factures d’énergie qui pèse le plu, avec plus du tiers de la hausse moyenne de dépense supplémentaire, soit 32 euros par mois en plus et en moyenne.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;<em>Enfin, la&nbsp;"hausse générale de 7% des produits de consommation courante, attendue cet été, entraînera une dépense supplémentaire de 30&nbsp;euros par ménage chaque mois".&nbsp;Ce dernier poste de dépense varie forcément en fonction de la composition du foyer, une famille payant en moyenne 38&nbsp;euros de plus chaque mois, contre 21&nbsp;euros pour un couple sans enfant, détaille le magazine. L'inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5%&nbsp;pour la première fois depuis 37 ans, selon une première estimation publiée mardi par l'Insee</em>&nbsp;» précise&nbsp;<em>France Info.&nbsp;</em>Ces chiffres sur un vécu partagé par tous sont utiles. Mais seules des précisions notamment sur les hausses de prix des personnes obligées d’utiliser leurs véhicules au quotidien permettront d’évaluer l’impact social de l’inflation.
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