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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
  <link>https://www.carnetsdubusiness.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-07T21:45:37+02:00</dc:date>
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   <title>La consistance dans l’analyse de l’influence minoritaire</title>
   <pubDate>Fri, 01 Aug 2025 15:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Olivier Meier, Professeur des Universités</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La consistance est au cœur de l’influence minoritaire selon Serge Moscovici. Elle désigne la cohérence et la persistance du discours et du comportement de la minorité, tant individuellement qu’en groupe. Cette stabilité crée un conflit cognitif chez la majorité, qui remet en question ses normes et peut changer durablement. Ainsi, une minorité consistante agit comme un puissant levier d’innovation sociale, plus efficace que la simple pression majoritaire.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90262734-63688879.jpg?v=1754056353" alt="La consistance dans l’analyse de l’influence minoritaire" title="La consistance dans l’analyse de l’influence minoritaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qu'est ce que la consistance ?</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La consistance renvoie à la capacité d’une minorité à manifester un comportement et un discours cohérents, stables et répétitifs, tant dans le temps que dans diverses situations. <br />   <br />  Ce style comportemental se caractérise par : <br />  - Une cohérence interne, c’est-à-dire le maintien ferme et continu des convictions sans contradictions apparentes; <br />  - Une stabilité temporelle, où le message ou l’attitude demeure identique ou similaire à travers les interactions successives; <br />  - Une uniformité interpersonnelle, les membres de la minorité adoptant un comportement et un discours alignés, formant ainsi une minorité unie et crédible. <br />   <br />  Pour S. Moscovici, cette consistance est le socle de la crédibilité de la minorité et la clé de sa capacité d’influence durable. La consistance permet ainsi à la minorité de (1)créer un effet d’étonnement et de doute chez la majorité, confrontée à une position alternative stable et de (2)susciter un conflit socio-cognitif, invitant la majorité à remettre en question ses croyances ou normes. Un tel comportement consistant permet ainsi de (3)déclencher un processus de validation cognitive, où la majorité réfléchit plus en profondeur au message minoritaire plutôt que de le rejeter par simple conformisme. Selon cette perspective, la persistance et la constance du comportement et du discours constituent donc des conditions majeures de l’efficacité de l’influence minoritaire. <br />  Serge Moscovici distingue deux formes de consistance qui se complètent : <br />   <br />  a) La consistance intra-individuelle, qui se manifeste par la cohérence des attitudes et comportements d’un même individu à travers le temps et les situations. <br />   <br />  b) La consistance inter-individuelle, qui concerne l’accord et l’uniformité entre les membres de la minorité. <br />   <br />   <br />  L’articulation de ces deux dimensions évite que la minorité soit perçue comme marginale, marginalisée ou incohérente, augmentant ainsi sa crédibilité et son poids persuasif.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Consistance ne signifie pas rigidité</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La présence d’une minorité consistante a le pouvoir de détourner la majorité de sa conformité automatique, ouvrant ainsi la voie à un changement privé, voire durable, des représentations sociales. En effet, lorsque la minorité formule ses idées avec une fermeté et une régularité marquées, elle perturbe initialement la majorité, souvent résistante. Ce trouble engendre un conflit cognitif qui pousse la majorité à procéder à un examen approfondi des arguments minoritaires. Si cette minorité est perçue comme sérieuse et cohérente, elle parvient progressivement à faire évoluer les opinions et normes collectives. Cette dynamique illustre ce que Moscovici nomme une « influence créative », moteur d’innovation et de renouvellement social. <br />   <br />  Toutefois, Serge Moscovici souligne que pour être efficace, la minorité doit savoir conjuguer consistance et nuance. Elle doit rester ferme et constante dans ses positions, tout en étant suffisamment flexible et ouverte dans ses interactions afin d’éviter l’écueil d’une rigidité dogmatique qui risquerait de la décrédibiliser. Ainsi, la consistance ne traduit pas une fermeture totale, mais plutôt un équilibre subtil entre stabilité et adaptabilité. Les recherches menées par Moscovici et ses collègues ont ainsi démontré qu’une minorité cohérente – comme celle dont les membres soutiennent systématiquement une réponse différente lors d’un test perceptif – parvient à influencer durablement une majorité, contrairement aux minorités incohérentes. <br />   <br />  De façon complémentaire, les travaux de Claude Faucheux et Serge Moscovici insistent sur le fait que la consistance représente un vecteur d’influence plus déterminant que la simple divergence par rapport à la norme majoritaire. En résumé, la consistance exerce une influence sociale plus profonde que le nombre ou l’autorité seule.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">La consistance, dans l’analyse de Serge Moscovici, est une notion centrale qui traduit la force transformatrice d’une minorité à travers la cohérence comportementale, la stabilité temporelle et l’alignement entre ses membres. Cette consistance est indispensable pour susciter le doute, provoquer un conflit cognitif et initier un changement social durable au sein de la majorité. Elle désigne en somme la capacité d’une minorité à devenir un agent innovateur et créateur de nouvelles normes sociales, dépassant la simple pression normative exercée par la majorité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Références</b></div>
     <div>
      Présentation de plusieurs de nos travaux de recherche et interventions sur l'analyse Moscovicienne des dynamiques de groupe et des processus d'innovation et de changement <br />   <br />  <u>Livres et articles</u> <br />   <br />  <a class="link" href="https://editions-ems.fr/boutique/serge-moscovici-minorites-actives/"><em>Serge Moscovici et le rôle des minorités actives</em></a>, Editions EMS <br />  <a class="link" href="https://www.va-editions.fr/comprendre-la-societe-par-les-sciences-sociales-c2x35953806"><em>Comprendre la société par les sciences sociales</em></a>, VA Editions. <br />  <a class="link" href="https://editions-ems.fr/boutique/minorites-en-mode-majeur/"><em>Minorités en mode majeur</em> </a>  (sous la Dir.), Editions EMS <br />  "The role of active minorities in the post-acquisition symbiotic integration process", <em>Revue RIHME</em> <br />  "Une analyse moscovicienne des processus d'innovation et de changement", <em>Revue GRH</em> <br />  "Merger Paradox : the strategic role of minority in integration process", <em>Gestion 2000</em> <br />  <a class="link" href="https://www.rse-magazine.com/serge-moscovici-et-letude-des-representations-sociales/">"Serge Moscovici et l’étude des représentations sociales"</a>, <em>RSE Magazine</em> <br />  <a class="link" href="https://www.sensemaking.fr/Serge-Moscovici-de-la-deviance-a-l-innovation-minoritaire_a432.html">"Serge Moscovici: de la déviance à l'innovation minoritaire"</a>, <em>SenseMaking</em> <br />  "Transgresser pour innover" [interview], <em>Management &amp; Data Science</em> <br />  <a class="link" href="https://www.rse-magazine.com/serge-moscovici-et-la-notion-centrale-de-consistance/">"Serge Moscovici et la notion centrale de consistance</a>  ", <em>RSE Magazine</em> <br />  <a class="link" href="https://observatoire-asap.org/index.php/2022/01/30/hommage-a-serge-moscovici-figure-de-la-psychologie-sociale/">"Hommage à Serge Moscovici, figure de la psychologie sociale"</a>, <em>ASAP</em> <br />  <a class="link" href="https://www.rse-magazine.com/serge-moscovici-ou-letude-des-minorites-actives/">"Serge Moscovici ou l’étude des minorités « actives »"</a>, <em>RSE Magazine</em> <br />   <br />  <u>Vidéos et émissions</u> <br />  - <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=Ou9hIR0mIug">Serge Moscovici et le management : normalité, anormalité, déviance</a>, Xerfi Canal <br />  - <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=QSo9fJhagso">Ces déviants et transgresseurs indispensables</a>, Xerfi Canal
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Industrie automobile : Londres protège ses constructeurs en leur assouplissant les règles CO2</title>
   <pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axelle Ker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à la hausse des droits de douane américains, le Royaume-Uni a annoncé, selon le Télégraphe, son intention d’ajuster sa réglementation environnementale pour alléger la pression sur son industrie automobile.     <div><b>Un réaménagement ciblé du ZEV Mandate </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/87762491-62208535.jpg?v=1744103000" alt="Industrie automobile : Londres protège ses constructeurs en leur assouplissant les règles CO2" title="Industrie automobile : Londres protège ses constructeurs en leur assouplissant les règles CO2" />
     </div>
     <div>
      Le 7 avril 2025, le gouvernement britannique a annoncé plusieurs modifications de son Zero Emission Vehicle Mandate (ZEV Mandate), mécanisme imposant aux constructeurs des quotas croissants de vente de véhicules zéro émission. <strong>Les amendes appliquées en cas de non-respect de ces quotas, jusqu’ici fixées à 15 000 livres sterling par véhicule, seront revues à la baisse.</strong> En parallèle, <strong>les véhicules hybrides, qu’ils soient rechargeables (PHEV) ou non (HEV), pourront continuer à être commercialisés jusqu’en 2035, sous certaines conditions techniques. Les petits constructeurs, produisant moins de 2 500 véhicules par an, seront exemptés du dispositif.</strong> <br />   <br />   <br />  <strong>Ces ajustements interviennent alors que les États-Unis ont appliqué, depuis le 5 avril 2025, un droit de douane de 10 % sur les véhicules importés du Royaume-Uni. </strong>Pour accompagner cette révision réglementaire, <strong>le gouvernement britannique a débloqué 2,3 milliards de livres sterling d’investissements publics, tandis que plus de 6 milliards de livres d’investissements privés sont attendus, principalement dans les infrastructures de recharge pour VE (véhicules électriques).</strong> <br />   <br />   <br />  <strong>Au-delà de la logique de soutien à l’industrie, cette flexibilité réglementaire vise également à préserver les conditions d’un dialogue commercial ouvert avec Washington.</strong> Selon le Premier ministre Keir Starmer, « <strong><em>la conclusion d’un accord commercial avec les États-Unis demeure l’une des priorités majeures du gouvernement</em></strong> » (<em>ESG News</em>, 7 avril 2025).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Union européenne sa réponse</b></div>
     <div>
      <strong>Contrairement à la position britannique, l’Union européenne n’a - pour le moment - engagé aucun réel assouplissement de ses objectifs réglementaires. Le calendrier interdisant la vente de véhicules thermiques neufs à partir de 2035 reste en vigueur.</strong> Les seuils annuels d’émissions de CO₂ pour les constructeurs automobiles demeurent inchangés, tout comme le régime de sanctions financières en cas de non-conformité.<strong> Si plusieurs États membres, dont l’Allemagne et l’Italie, ont appelé à reconnaître des solutions technologiques alternatives comme les carburants synthétiques, ces propositions n’ont pas encore été traduites dans un projet de réforme législative.</strong> <br />   <br />   <br />  <strong>Dans le même temps, les véhicules exportés depuis l’Union européenne vers les États-Unis sont désormais taxés à hauteur de 25 %.</strong> <strong>En 2024, les exportations automobiles européennes vers le marché américain représentaient environ 35 milliards d’euros</strong>. Aucun plan d’investissement ni de révision réglementaire n’a été engagé en réponse à cette évolution tarifaire, <strong>même si la Commission européenne a confirmé qu’une évaluation technique du cadre en vigueur interviendrait en 2026, conformément au calendrier établi.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Industrie automobile : ces ministres français demandent à l'UE de revoir sa copie sur les normes CO2</title>
   <pubDate>Wed, 29 Jan 2025 12:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axelle Ker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marc Ferracci (Industrie), Agnès Pannier-Runacher (Transition écologique) et Benjamin Haddad (Affaires européennes), trois ministres français, montent au créneau. Dans une tribune publiée le 24 janvier 2025 dans Les Échos, ils interpellent Ursula von der Leyen sur les normes CO2 imposées aux constructeurs européens, qui menacent directement l'industrie automobile et, finalement, l'économie de l’Europe.     <div><b>Les constructeurs européens pris en étau par les normes CO2</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/85978080-61208715.jpg?v=1738076539" alt="Industrie automobile : ces ministres français demandent à l'UE de revoir sa copie sur les normes CO2" title="Industrie automobile : ces ministres français demandent à l'UE de revoir sa copie sur les normes CO2" />
     </div>
     <div>
      En 2025, l’industrie automobile européenne devra respecter des normes strictes de réduction des émissions de CO2. <strong>Les véhicules ne devront pas dépasser 81 grammes de CO2 par kilomètre</strong>, sous peine de lourdes amendes.<strong> Chaque gramme excédentaire coûtera 95 euros par véhicule, ce qui pourrait représenter jusqu’à 15 milliards d’euros pour les constructeurs.</strong> Ces sanctions, dénoncent les ministres, fragilisent un secteur déjà en difficulté. «<strong><em> Nos constructeurs ne sont en rien responsables de la baisse de la demande en véhicules électriques</em></strong> », rappellent-ils dans leur<a class="link" href="https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-pas-de-lutte-contre-le-dereglement-climatique-sans-industrie-automobile-europeenne-la-commission-doit-prendre-ses-responsabilites-2144670" target="_blank"> tribune</a>. <br />  &nbsp; <br />   <br />  <strong>Les constructeurs européens en effet peinent à vendre leurs véhicules électriques, faute d'un certain désintérêt des consommateurs européens, et du manque d'aides publiques à l'achat&nbsp;européen</strong>. Ils se retrouvent ainsi confronté à un dilemme qui restera insolvable tant que l'UE maintiendra sa réglementation actuelle  : <strong>acheter des crédits d’émission à des acteurs étrangers comme Tesla ou réduire volontairement la production de véhicules thermiques.</strong>&nbsp;<strong>Une situation qui « <em>n’apporte rien à notre combat commun contre le dérèglement climatique </em>», soulignent les ministres.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour une réglementation plus flexible</b></div>
     <div>
      Face à cette crise, les ministres exhortent Ursula von der Leyen à revoir la stratégie européenne. Si ces derniers saluent néanmoins l’initiative de la présidente de la Commission européenne d’ouvrir un dialogue stratégique, ils tirent la sonnette d'alarme : « <strong><em>Ce dialogue ne peut être serein et productif tant que les constructeurs font face au dilemme impossible de renforcer leurs concurrents ou d’affaiblir leurs fournisseurs</em></strong>. » <br />   <br />   <br />  Marc Ferracci (Industrie), Agnès Pannier-Runacher (Transition écologique) et Benjamin Haddad (Affaires européennes) plaident de fait pour une réglementation plus flexible, adaptée aux réalités économiques du marché automobile, tout en insistant sur l'importance d’« <strong><em>investir massivement dans l’électrique, [ce qui] est nécessaire pour atteindre nos engagements climatiques. </em></strong>» Mais cela, ajoutent-ils, nécessite « <strong><em>des marges de manœuvre, pas des subventions à nos concurrents.</em></strong> » <strong>Ils proposent en ce sens que l'Union européenne «<em> lisse les objectifs CO2 sur plusieurs années</em> » pour permettre aux constructeurs de s’ajuster sans sacrifier leur compétitivité.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Industrie-automobile-ces-ministres-francais-demandent-a-l-UE-de-revoir-sa-copie-sur-les-normes-CO2_a3757.html</link>
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   <title>Pollution : une alliance franco-italienne contre les limites de CO2 dans l'automobile</title>
   <pubDate>Wed, 18 Dec 2024 13:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axelle Ker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Secteurs &amp; Marchés]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après les constructeurs automobiles européens, c'est au tour de plusieurs pays membres de l'Union européenne de s'élever contre le calendrier CO2 et les pénalités financières prévues par l'Union européenne à partir de 2025. Lors d'une réunion regroupant les ministres de l'Environnement des pays membres de l'UE, mardi 17 décembre 2024, la France, conjointement avec l'Italie, a demandé à la Commission européenne de reporter lesdites sanctions à 2027.     <div><b>L'italie et la France demandent à l'UE de revoir son calendrier CO2</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/85025978-60666563.jpg?v=1734526489" alt="Pollution : une alliance franco-italienne contre les limites de CO2 dans l'automobile" title="Pollution : une alliance franco-italienne contre les limites de CO2 dans l'automobile" />
     </div>
     <div>
      Ce débat, ajouté à l’ordre du jour des ministres de l’Environnement de l’Union européenne par la France, reflète les inquiétudes croissantes du secteur face à l’application stricte des normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy). La ministre française de la Transition écologique, <strong>Agnès Pannier-Runacher, a souligné la nécessité d’introduire des « <em>flexibilités et ajustements</em> », en dénonçant une approche « <em>contre-productive </em>».</strong> Selon elle, l<strong>es pénalités envisagées risquent de « <em>fragiliser notre industrie et n'accélèrent pas l'électrification </em>» des véhicules.</strong> <br />   <br />  <strong>Un discours partagé par l’Italie, qui considère que ces mesures « <em>limiteraient considérablement la capacité de l’industrie à réinvestir dans l’innovation </em>», </strong>tout comme la République tchèque et la Slovénie. <strong>Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, avait quant à elle signifié, au mois de novembre, son intention d'engager un « <em>dialogue stratégique </em>» pour l'industrie européenne.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un marché européen en berne</b></div>
     <div>
      Les constructeurs européens, déjà confrontés à une baisse des ventes de véhicules électriques, redoutent les conséquences économiques des sanctions prévues. <strong>En 2025, ces entreprises devront atteindre des objectifs encore plus stricts, exigeant que 20 à 25 % de leurs ventes concernent des véhicules électriques.</strong> Or, comme le rappelle <em>Automobile Propre</em>, <strong>de janvier à septembre 2024, cette part n’atteint que 13,1 %.</strong> <br />   <br />  Luca de Meo, directeur général de Renault et président de l’ACEA (Association des constructeurs européens d'automobiles), alertait dès septembre 2024 sur des objectifs de l'UE qu’il jugeait intenables au vu du marché européen et de la compétitivité des constructeurs asiatiques. La France et l'Italie se sont ainsi faites porte-étendards d'une demande de report des sanctions à 2027, s’appuyant sur l’article 122.1 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Un aménagement qui ne remettrait pas en cause les objectifs climatiques de Bruxelles, mais qui laisserait aux constructeurs européens davantage de temps pour se préparer à leur transition vers l'électromobilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Pollution-une-alliance-franco-italienne-contre-les-limites-de-CO2-dans-l-automobile_a3700.html</link>
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   <title>Renault mise sur l’électrique et sur une nouvelle Dacia</title>
   <pubDate>Mon, 21 Feb 2022 22:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Stratégie et marketing]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le groupe Renault annonce que vingt-sept véhicules seront lancés sur le marché d’ici 2025 donc douze électriques. Avec une Dacia qui succèdera à la Spring, le groupe continue à s’installer sur le créneau des électriques accessibles au grand public.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/62532309-45297137.jpg?v=1645479182" alt="Renault mise sur l’électrique et sur une nouvelle Dacia" title="Renault mise sur l’électrique et sur une nouvelle Dacia" />
     </div>
     <div>
      <p class="articleparagraphe" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">Pour les voitures électriques, le haut de gamme est déjà bouché. Avec l’arrivée de nombreux SUV et de voitures très équipées en gadgets par des constructeurs traditionnels de berlines, le groupe Renault conserve sa stratégie commerciale sur un autre créneau. «&nbsp;<i>Le groupe Renault va lancer 27 nouveaux véhicules d'ici 2025. 12, soit près de la moitié, seront des modèles 100&nbsp;% électriques.&nbsp;Parmi elles, une<span class="apple-converted-space">&nbsp;</span><span style="border: 1pt none windowtext; padding: 0cm;">Dacia</span>, qui sera dévoilée en 2024 comme on a pu le voir sur un planning&nbsp;montré par Luca de Meo lors de la présentation des derniers résultats financiers du groupe. Le directeur général du Losange s'est même fait plus précis en indiquant que ce sera la remplaçante de la Spring. Celle-ci vient pourtant tout juste d'être lancée en Europe&nbsp;! Elle y connaît même des débuts fracassants, avec 46&nbsp;000 commandes signées en 2021</i>&nbsp;» nous apprend&nbsp;<i><a class="link" href="https://www.caradisiac.com/dacia-prepare-deja-une-nouvelle-spring-194735.htm">Caradisiac</a>.<o:p></o:p></i></span> <br />    <p class="articleparagraphe" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><i><span style="font-family: Calibri, sans-serif;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></i> <br />    <p class="articleparagraphe" style="margin: 0cm; font-size: medium; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); vertical-align: baseline;"><span style="font-family: Calibri, sans-serif;">La proposition éphémère de la Spring n’était pas prévue par le groupe. Ce sont les nouvelles normes européennes de sécurité qui imposent des technologies nouvelles qui imposent ce choix. Il s’agit notamment d’un régulateur de vitesse plus pointu et d’un système de surveillance de la fatigue du conducteur, précise le site spécialisé&nbsp;: «&nbsp;<i>Ces obligations vont se faire&nbsp;en deux temps. D'abord, elles s'appliqueront aux nouveaux véhicules lancés en 2022. Puis en 2024, tous les véhicules vendus seront concernés. Ainsi, les modèles mis sur le marché avant 2024 devront être adaptés ou retirés du catalogue si cela n'est pas possible. Pour mettre en conformité la Spring, Dacia prépare donc déjà une grosse évolution. La base sera toutefois la même, avec la plate-forme CMF-A. Cette deuxième version sera l'occasion de faire progresser techniquement la voiture, sans pour autant remettre en question son prix low-cost. D'autant que Dacia devra composer avec des aides à l'achat moins généreuses, le bonus baissant petit à petit. La Spring gardera sûrement une petite batterie, avec une autonomie d'environ 250&nbsp;km qui suffit à sa clientèle urbaine</i>.&nbsp;»<o:p></o:p></span> <br />  
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Renault-mise-sur-l-electrique-et-sur-une-nouvelle-Dacia_a2817.html</link>
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