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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-05T18:36:41+01:00</dc:date>
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   <title>Commerce d’uranium : les dépendances persistantes du nucléaire français</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 10:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien Lacroix</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Energie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 28 janvier 2026, Greenpeace France a rendu publique une analyse consacrée aux échanges d’uranium entre la France et la Russie. Ce travail intervient près de quatre ans après le début de l’invasion de l’Ukraine par Moscou. Dans ce contexte géopolitique, l’ONG observe que le commerce d’uranium, composante stratégique du nucléaire civil, reste largement exclu des régimes de sanctions européennes, en raison de dépendances industrielles et techniques persistantes au sein de la filière énergétique.     <div><b>Le commerce d’uranium dans la chaîne d’approvisionnement nucléaire française</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93940014-65564566.jpg?v=1769593601" alt="Commerce d’uranium : les dépendances persistantes du nucléaire français" title="Commerce d’uranium : les dépendances persistantes du nucléaire français" />
     </div>
     <div>
      Le <strong>commerce d’uranium</strong> occupe une place centrale dans l’approvisionnement énergétique de la France. Le parc nucléaire français assure une part majoritaire de la production d’électricité nationale. <strong>En 2024, le nucléaire représentait 86 % de la production électrique d’EDF en France, selon des données reprises par l’AFP. </strong>Cette dépendance structurelle implique un approvisionnement continu en combustible nucléaire, incluant l’uranium naturel, l’uranium enrichi et l’uranium de retraitement. <br />   <br />  Selon l’analyse publiée par <a class="link" href="https://www.greenpeace.fr/espace-presse/analyse-nucleaire-le-commerce-toxique-avec-la-russie-continue-les-sanctions-europeennes-se-font-attendre/?amp=1" rel="nofollow" target="_blank">Greenpeace France</a>, des cargaisons d’uranium continuent d’arriver dans les ports européens, notamment à Dunkerque. L’ONG indique avoir croisé les mouvements portuaires avec des données douanières françaises afin d’identifier la provenance et la nature des flux. Ces importations s’inscrivent dans une chaîne d’approvisionnement internationale complexe, intégrant des pays producteurs d’Asie centrale et des capacités de transformation concentrées dans un nombre limité d’États.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Russie, Rosatom et interdépendances industrielles</b></div>
     <div>
      Au cœur du commerce d’uranium figure Rosatom, entreprise publique russe spécialisée dans le nucléaire civil.<strong> Rosatom intervient à plusieurs niveaux de la chaîne de valeur, depuis l’extraction jusqu’à l’enrichissement du combustible.</strong> Greenpeace France souligne que la Russie conserve un rôle structurant dans certaines étapes industrielles, en particulier pour le traitement de l’uranium de retraitement. <br />   <br />  L’uranium de retraitement, issu du combustible usé, fait l’objet d’un recyclage partiel. <strong>Selon Greenpeace France, la France demeure entièrement dépendante de la Russie pour l’utilisation de cet uranium de retraitement, également appelé URT. </strong>Cette dépendance est liée à l’absence, en Europe occidentale, d’installations capables de réaliser certaines opérations de ré-enrichissement. <strong><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/28/pres-de-quatre-ans-apres-le-debut-de-la-guerre-en-ukraine-le-commerce-d-uranium-entre-la-france-et-la-russie-se-poursuit_6664394_3234.html" rel="nofollow" target="_blank">Le Monde </a>explique que l’uranium de retraitement exporté par la France est traité dans une installation située à Seversk, en Sibérie, l’une des rares au monde disposant de cette capacité industrielle.</strong> <br />   <br />  Les entreprises françaises du secteur sont directement concernées. Orano, acteur clé du cycle du combustible, intervient dans l’extraction, la conversion et l’enrichissement de l’uranium. Les flux internationaux d’uranium alimentent ainsi une filière intégrée, dont certaines étapes restent dépendantes d’infrastructures russes, malgré les efforts européens de diversification.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Provenance des importations et rôle des pays tiers</b></div>
     <div>
      L’analyse de Greenpeace France met également en avant le rôle de pays tiers dans le commerce d’uranium. Une part significative de l’uranium naturel importé en France provient du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan.<strong> Selon les données reprises par <a class="link" href="https://www.leparisien.fr/economie/insupportable-greenpeace-denonce-la-poursuite-du-commerce-nucleaire-entre-la-france-et-la-russie-28-01-2026-ATDTAIBEJJCPHO65VSRNXKIP6M.php" rel="nofollow" target="_blank">Le Parisien,</a> ces deux pays représentaient près de 49,9 % des importations françaises d’uranium naturel en 2025.</strong> <br />   <br />  Toutefois, Greenpeace précise que ces flux transitent majoritairement par la Russie avant leur livraison en Europe. <strong>Cette configuration logistique confère à Rosatom un rôle intermédiaire, même lorsque l’uranium n’est pas extrait sur le territoire russe. </strong>D’un point de vue commercial, cette situation complique la distinction entre dépendance directe et indirecte à la Russie, dans un marché fortement interconnecté. <br />   <br />  Les données douanières montrent par ailleurs une évolution des importations d’uranium enrichi. Selon Le Monde, la part de l’uranium enrichi russe dans les importations françaises est passée de 67 % en 2022 à 24 % en 2024. Malgré cette baisse, Greenpeace France souligne que 18 % des importations d’uranium enrichi provenaient encore de Russie à la fin septembre 2025. Un autre point central de l’analyse concerne la transparence du commerce d’uranium. <strong>Greenpeace France indique qu’en 2024 et 2025, près de la moitié des importations d’uranium enrichi étaient enregistrées comme provenant de pays « non identifiables » dans les bases douanières françaises. </strong>Cette classification limite la traçabilité précise des flux et complique l’évaluation des dépendances effectives
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Porte-avions nouvelle génération (PANG) : un chantier majeur pour l’industrie française</title>
   <pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Environnement stratégique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 21 décembre 2025, Emmanuel Macron a confirmé le lancement effectif du futur porte-avions de nouvelle génération, mettant fin à une longue phase d’études préliminaires. Si l’enjeu militaire est évident pour la marine et l’armée, l’annonce marque surtout, pour l’industrie française, le démarrage d’un grand chantier d’ampleur exceptionnelle. Coque, propulsion nucléaire, systèmes aéronautiques et intégration finale : le projet structure durablement une part essentielle de l’appareil productif national.     <div><b>L’annonce de Macron comme signal industriel fort pour la France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/93321109-65259096.jpg?v=1766389708" alt="Porte-avions nouvelle génération (PANG) : un chantier majeur pour l’industrie française" title="Porte-avions nouvelle génération (PANG) : un chantier majeur pour l’industrie française" />
     </div>
     <div>
      En actant la construction du porte-avions, Emmanuel Macron sécurise un horizon industriel clair pour les grands acteurs du naval militaire. Contrairement à un programme fragmenté, le porte-avions concentre en un seul objet des compétences rares : architecture navale lourde, chaudronnerie de grande dimension, intégration de systèmes complexes et sûreté nucléaire. Ainsi, l’État envoie un message de continuité à l’ensemble de la filière industrielle française. <br />   <br />  <strong>Le calendrier annoncé, avec une entrée en service autour de 2038, impose une planification industrielle fine.</strong> En effet, un porte-avions ne se construit pas comme un navire commercial. Chaque étape, depuis la découpe des premières tôles jusqu’aux essais à la mer, doit être séquencée sur plus d’une décennie. Pour les industriels, cette visibilité permet d’investir dans les outils, les compétences et la formation, tout en amortissant des infrastructures lourdes sur le long terme. <br />   <br />  Enfin, Emmanuel Macron a explicitement mis en avant l’impact économique du programme. Selon les éléments relayés par plusieurs médias, près de 800 entreprises, majoritairement des PME, seront impliquées à différents niveaux.&nbsp;<!--cke_bookmark_161S--><!--cke_bookmark_161E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Coque, propulsion nucléaire...</b></div>
     <div>
      Sur le plan industriel, la construction de la coque constitue l’un des défis majeurs du programme. <strong>Avec un déplacement proche de 80 000 tonnes et une longueur d’environ 310 mètres, le futur porte-avions dépasse largement le gabarit du Charles-de-Gaulle. </strong>Les Chantiers de l’Atlantique, pressentis pour la construction de la coque, devront articuler méthodes issues du civil et contraintes spécifiques du militaire.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La dimension nucléaire constitue un autre pilier industriel du projet. </strong>Le futur porte-avions sera équipé de deux chaufferies de nouvelle génération, conçues par TechnicAtome, en lien étroit avec la Direction des applications militaires du CEA. Ce choix prolonge la continuité industrielle initiée avec les sous-marins nucléaires et le Charles-de-Gaulle, tout en faisant monter en gamme la filière. <br />  Au-delà de la coque et de la propulsion, le porte-avions est un concentré de systèmes industriels. <strong>Catapultes électromagnétiques, radars, systèmes de combat, ascenseurs d’aéronefs, réseaux numériques : chaque brique technologique fait intervenir des acteurs spécialisés. </strong>Pour Naval Group, maître d’œuvre du programme, l’enjeu consiste à orchestrer cette chaîne de valeur sans rupture, sur une durée exceptionnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un grand chantier structurant pour l’industrie française</b></div>
     <div>
      En définitive, le nouveau porte-avions dépasse largement le cadre d’un simple équipement militaire. Il s’agit d’un grand chantier industriel, comparable par sa durée et sa complexité aux programmes nucléaires civils ou aux grands projets d’infrastructures. <strong>En l’annonçant, Emmanuel Macron engage la France dans un cycle industriel long, exigeant et coûteux, mais structurant.</strong> <br />   <br />  Pour l’industrie, l’enjeu est clair : réussir ce chantier conditionne la crédibilité française dans la construction navale militaire lourde pour les décennies à venir. Dans cette perspective, le porte-avions apparaît moins comme une fin en soi que comme un socle industriel, capable de maintenir des compétences critiques, d’entraîner des filières entières et de positionner durablement la France parmi les rares nations capables de mener à bien de tels projets. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Sanctions internationales : l’ONU resserre l’étau autour du nucléaire iranien</title>
   <pubDate>Mon, 29 Sep 2025 08:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>François Lapierre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 27 septembre 2025, les sanctions de l’ONU sont redevenues effectives contre l’Iran, marquant un tournant dans le conflit diplomatique autour du nucléaire. Ce retour de sanctions, activé par le mécanisme de « snapback », met fin à la période d’allègement prévue par la résolution 2231. La décision relance la confrontation entre Téhéran, les capitales européennes et le Conseil de sécurité de l’ONU, alors que les équilibres énergétiques mondiaux sont de nouveau exposés aux tensions.     <div><b>L’Iran de nouveau sanctionné pour son enrichissement nucléaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/91398231-64252621.jpg?v=1759129294" alt="Sanctions internationales : l’ONU resserre l’étau autour du nucléaire iranien" title="Sanctions internationales : l’ONU resserre l’étau autour du nucléaire iranien" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le mécanisme de snapback a été déclenché le 28 août par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ouvrant un délai de trente jours avant la réactivation automatique des anciennes résolutions.</strong> Le 26 septembre, le Conseil de sécurité a rejeté une proposition russo-chinoise de prolonger la suspension, ouvrant la voie au retour des sanctions dès le lendemain. Ainsi, les sanctions onusiennes reprennent toute leur force contraignante, encadrées par le droit international et imposées à tous les États membres. <strong>Selon les Nations unies, ce retour est une conséquence directe de la résolution 2231 et du Plan d’action global commun (JCPOA) qui fixait les règles.</strong> <br />   <br />  Les sanctions comprennent l’embargo sur les armes, le gel d’avoirs, l’interdiction de voyage et des restrictions sur les activités nucléaires et balistiques. Josep Borrell, haut représentant de l’UE, a <a class="link" href="https://www.eeas.europa.eu/eeas/iran-statement-high-representative-reintroduction-nuclear-sanctions-and-restrictions_en" rel="nofollow" target="_blank">confirmé</a> que « l’Union européenne appliquera la réimposition de toutes les sanctions sans délai ». Les États-Unis, de leur côté, confirment que « ce soir, le snapback des sanctions de l’ONU est achevé », selon Marco Rubio, secrétaire d’État. Ces mesures pèsent sur la diplomatie, le commerce et les capacités de défense de l’Iran, renforçant l’isolement de Téhéran dans l’arène internationale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nucléaire iranien : vers un nouveau bras de fer avec l’Occident ?</b></div>
     <div>
      L’argument principal avancé par l’Europe repose sur l’accumulation d’uranium enrichi par l’Iran. <strong>L’Agence internationale de l’énergie atomique estime à environ 440,9 kg la quantité d’uranium enrichi à 60 %, un seuil proche du niveau technique de 90 % utilisé pour une arme nucléaire,</strong> quand le JCPOA plafonnait l’enrichissement à 3,67 %. Le mécanisme de contrôle du JCPOA est donc considéré comme caduque par les pays occidentaux, malgré l’opposition de Moscou et Pékin. <br />   <br />  Face à ces sanctions, Téhéran dénonce une décision « illégale ». Le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu : « La République islamique d’Iran défendra résolument ses droits et intérêts nationaux et fera l’objet d’une réponse ferme et appropriée », relaye <a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/international/nucleaire-l-iran-promet-une-reponse-ferme-et-appropriee-apres-le-retablissement-de-sanctions-injustifiables_AD-202509280097.html" rel="nofollow" target="_blank">BFMTV</a>. L’Iran a rappelé ses ambassadeurs en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, signe d’un durcissement. <strong>La Russie soutient cette position : Sergueï Lavrov a affirmé que la décision de rétablir les sanctions « ne peut pas être appliquée ».</strong> Ce clivage illustre la polarisation croissante au Conseil de sécurité, où la ligne de fracture oppose d’un côté Washington, Bruxelles et Londres, et de l’autre Moscou, Pékin et Téhéran.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’économie iranienne frappée de plein fouet</b></div>
     <div>
      Au-delà du conflit juridique, les sanctions ont un impact direct sur l’économie iranienne et la stabilité énergétique.<strong> Le rial iranien a atteint un plus bas historique, autour de 1,1 million pour un dollar sur le marché libre, selon <a class="link" href="https://apnews.com/article/iran-snapback-sanctions-nuclear-us-israel-war-5b13ed1781659c1a9871427881ef239b" rel="nofollow" target="_blank">AP News</a>. </strong>Cette chute aggrave la pression sur les importations, notamment alimentaires et énergétiques, accentuant le mécontentement social. Le gouvernement iranien redoute une flambée de l’inflation, déjà difficile à contenir. <strong>Dans le même temps, les sanctions sur le secteur pétrolier pourraient perturber l’offre mondiale et alimenter la volatilité des prix du brut.</strong> <br />   <br />  La riposte iranienne pourrait dépasser le cadre économique<strong>. Des responsables évoquent désormais un retrait du Traité de non-prolifération nucléaire, ce qui transformerait la crise des sanctions en crise de non-prolifération globale. </strong>L’Union européenne assure avoir proposé en juillet un report conditionnel du snapback, refusé par Téhéran, faute de garanties suffisantes sur la coopération avec l’AIEA. Dans ce contexte, la menace de nouvelles escalades régionales se renforce. <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>EPR de Flamanville : le nouveau retard confirmé</title>
   <pubDate>Mon, 04 Aug 2025 10:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Energie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’annonce d’EDF, le 1er août 2025, a confirmé ce que de nombreux observateurs pressentaient : le réacteur EPR de Flamanville, pourtant enclenché depuis l’an dernier, n’atteindra pas sa pleine puissance avant la fin de l’automne. À l’origine de ce glissement : la non-conformité détectée sur deux soupapes du pressuriseur, organe vital du circuit primaire. Ces composants, conçus pour assurer l’étanchéité à haute pression (155 bars), n’ont pas répondu aux spécifications attendues durant les essais fonctionnels.     <div><b>Un chantier hors norme, 18 ans après son lancement</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/90306363-63706468.jpg?v=1754294845" alt="EPR de Flamanville : le nouveau retard confirmé" title="EPR de Flamanville : le nouveau retard confirmé" />
     </div>
     <div>
      EDF a ainsi procédé à un arrêt contrôlé du réacteur dès le 19 juin 2025. Signe de prudence ou reconnaissance d’un défaut de série, l’électricien a décidé de remplacer également la troisième soupape à titre préventif. Ce choix n’est pas anodin : l’opération implique la dépose du couvercle du réacteur, une intervention lourde, exigeant un environnement ultra-propre, un outillage dédié et des protocoles millimétrés. <br />   <br />  Initialement prévu pour une mise en service en 2012, l’EPR de Flamanville accuse désormais 13 années de retard, et un dérapage financier spectaculaire : de 3,3 à 13,2 milliards d’euros<a class="link" href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/nucleaire-nouveau-retard-et-nouveau-surcout-pour-lepr-de-flamanville-1378506" rel="nofollow" target="_blank"> selon EDF</a>, voire 19,1 milliards d’euros selon les dernières projections publiées par <a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/12/19/nucleaire-apres-plus-d-une-decennie-de-retard-les-lecons-de-l-epr-de-flamanville-sur-le-point-d-etre-connecte-au-reseau-electrique_6456593_3234.html" rel="nofollow" target="_blank"><!--cke_bookmark_274S-->Le Monde en décembre 2024.<!--cke_bookmark_274E--></a> <br />   <br />  Derrière ces chiffres, une accumulation de dérives bien connues des ingénieurs : soudures non conformes sur le circuit secondaire, écarts de fabrication sur la cuve, modifications en cours de chantier, et surtout, un pilotage de projet affecté par des transitions réglementaires successives. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a multiplié les prescriptions, parfois à contretemps du calendrier industriel, obligeant EDF à reprendre des opérations complexes déjà finalisées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des conséquences sur la feuille de route des futurs EPR2</b></div>
     <div>
      Ce nouveau retard est loin d’être anecdotique pour le groupe EDF et l’ensemble de la filière nucléaire française. Car Flamanville devait être la démonstration de faisabilité du modèle EPR à l’échelle industrielle. En 2024 déjà, EDF communiquait sur un jalon stratégique : le couplage au réseau et les premières productions tests devaient ouvrir la voie à une série d’EPR2, prévue pour démarrer en 2027. <br />   <br />  Mais cette nouvelle dérive du calendrier, même limitée à quelques mois, affaiblit l’argumentaire technique en faveur d’une industrialisation maîtrisée. Chaque retard affecte la standardisation attendue, augmente les coûts d’assurance et désorganise les plannings d’ingénierie des sous-traitants (pompiers industriels, chaudronniers, contrôleurs CND, etc.).&nbsp;&nbsp;<a class="link" href="https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/la-pleine-puissance-de-l-epr-de-flamanville-repoussee-d-ici-a-la-fin-de-l-automne-annonce-edf_7412332.html" rel="nofollow" target="_blank">Selon le dernier planning</a>, le réacteur pourrait redémarrer le 1er octobre, avec une montée en puissance progressive jusqu’à la fin de l’automne. Mais en interne, l’hypothèse d’un glissement jusqu’à décembre n’est pas exclue, ce qui repousserait d’autant la phase commerciale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/EPR-de-Flamanville-le-nouveau-retard-confirme_a3905.html</link>
  </item>

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   <title>Nucléaire : nouveau couac pour l’un des réacteurs de Flamanville</title>
   <pubDate>Mon, 24 Mar 2025 11:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Axelle Ker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Energie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après 12 ans de retard et un budget multiplié par huit, la centrale nucléaire de Flamanville fait encore parler d’elle. Cette fois, ce n’est pas l’EPR (n°3) de la centrale de Flamanville qui est en cause, mais le réacteur n°1, stoppé net lors de son redémarrage en raison d’une fuite inquiétante qui a déclenché l’alarme incendie, samedi 22 mars 2025.     <div><b>Une fuite de vapeur d'eau</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/87408605-62006639.jpg?v=1742815693" alt="Nucléaire : nouveau couac pour l’un des réacteurs de Flamanville" title="Nucléaire : nouveau couac pour l’un des réacteurs de Flamanville" />
     </div>
     <div>
      La centrale nucléaire de Flamanville semble incapable de sortir de la spirale des déconvenues. Le samedi 22 mars 2025, en pleine tentative de redémarrage du réacteur n°1, une <strong data-end="200" data-start="175">fuite de vapeur d’eau</strong> a déclenché une <strong data-end="236" data-start="217">alarme incendie</strong> à <strong data-end="248" data-start="239">12h30</strong>, contraignant EDF à <strong>interrompre immédiatement les opérations de maintenance et les préparatifs de redémarrage de ce réacteur, dont la remise en service était initialement prévue pour <strong data-end="452" data-start="432">la mi-avril 2025.</strong></strong> <br />   <br />   <br />  Les sapeurs-pompiers mobilisés ont rapidement écarté tout risque d’incendie : <strong>il s’agissait en réalité d’un dégagement de vapeur d’eau sous pression, lié à une fuite sur le circuit primaire, détectée dans le local d’une pompe située dans le bâtiment du réacteur n°1</strong>, précise la direction de la centrale de Flamanville. Par mesure de sécurité, le processus de redémarrage a été stoppé net. L’incident n’a eu « <strong><em>aucune conséquence directe sur la population ni sur l’environnement</em></strong> », assurent encore les autorités. Néanmoins, ce nouvel incident met une fois de plus en lumière les difficultés, et surtout, les inquiétudes persistantes quant à la fiabilité du site de Flamanville. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un site maudit</b></div>
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      <p data-end="690" data-start="0">Bien que l’incident du 22 mars ne concerne pas le réacteur EPR&nbsp;de Flamanville (unité 3), il est impossible de ne pas faire le lien avec les déboires qui entourent cette infrastructure - qui a déjà grandement terni l'image de la centrale nucléaire normande et - qui incarne, de fait, <strong>une ambition mal maîtrisée de la filière nucléaire française ainsi qu'une gestion technique quelque peu chaotique.</strong> Lancé en 2007, le chantier de l’EPR devait initialement aboutir à une mise en service en 2012. Mais <strong>l'EPR de Flamanville a finalement été raccordé au réseau électrique national qu’en 2024, avec 12 ans de retard et un coût final de 23,7 milliards d’euros, soit près de huit fois plus que le budget initial.</strong> <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="963" data-start="692">lors que l’État mise sur l’atome pour sécuriser son approvisionnement énergétique, l’incident du réacteur n°1 vient rappeler que les <strong>défis industriels du nucléaire ne se limitent pas aux projets de nouvelle génération, mais concernent aussi les réacteurs historiques du parc nucléaire français</strong>. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/Nucleaire-nouveau-couac-pour-l-un-des-reacteurs-de-Flamanville_a3786.html</link>
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