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  <title>Carnets du Business</title>
  <description><![CDATA[Le magazine du management stratégique]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T07:29:43+02:00</dc:date>
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   <title>L'aluminium subit la guerre en Iran, les industriels s'inquiètent</title>
   <pubDate>Mon, 18 May 2026 10:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Adélaïde Motte</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La guerre en Iran provoque une crise majeure sur le marché de l'aluminium, avec des prix qui explosent au-dessus de 3 600 $ la tonne et des pénuries qui menacent l'industrie européenne. Les bombardements de sites de production au Moyen-Orient, région qui représente 9% de la production mondiale, créent un choc d'approvisionnement sans précédent.     <div><b>Une pénurie physique qui dépasse le choc énergétique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/96613810-67345318.jpg?v=1779094020" alt="L'aluminium subit la guerre en Iran, les industriels s'inquiètent" title="L'aluminium subit la guerre en Iran, les industriels s'inquiètent" />
     </div>
     <div>
      La crise géopolitique qui embrase le Moyen-Orient depuis plusieurs semaines produit des répercussions d'une gravité croissante sur le marché mondial de l'aluminium. Pour les industriels européens, l'étau se resserre sur deux fronts simultanément : l'envolée des prix d'un côté, les difficultés d'approvisionnement de l'autre. Cette convergence de tensions illustre, avec une brutalité rare, l'interdépendance profonde de nos économies — où un conflit régional suffit à paralyser des chaînes d'approvisionnement entières, au péril de pans entiers de l'industrie continentale. <br />   <br />  Selon la Banque mondiale, les cours des matières premières devraient progresser en moyenne de 16 % en 2026, une hausse largement imputable à la flambée des prix énergétiques provoquée par les tensions iraniennes. L'aluminium figure parmi les métaux les plus exposés à ce choc d'une ampleur inédite. <br />   <br />  Ce que les investisseurs désignent désormais comme un « black swan event » ne procède pas simplement d'un renchérissement de l'énergie. Il s'agit d'une raréfaction physique du métal disponible sur les marchés mondiaux, dont les effets concrets se font déjà sentir dans les carnets de commandes des industriels. <br />   <br />  La fermeture du détroit d'Ormuz perturbe gravement la production mondiale d'aluminium. Cette région stratégique concentre 9 % de la production planétaire, soit environ 7 millions de tonnes par an. Les bombardements iraniens des 27 et 28 mars ont visé deux sites industriels majeurs : Emirates Global Aluminium aux Émirats arabes unis et Aluminium Bahrain, l'une des plus importantes fonderies de la planète. Ces frappes ont interrompu une fraction significative de la production régionale, creusant un déficit d'approvisionnement que la Chine, malgré ses capacités industrielles considérables, peine à combler — ses plafonds de production réglementaires limitant sa capacité de réaction à court terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'explosion des cours dépasse tous les seuils critiques</b></div>
     <div>
      Le prix de l'aluminium coté au London Metal Exchange (LME) a franchi la barre des 3 600 dollars la tonne début mai 2026, inscrivant une progression spectaculaire. Entre le 1er et le 5 mai, le prix cash est passé de 3 583 à 3 631 dollars la tonne, tandis que le contrat à trois mois progressait de 3 522 à 3 562 dollars. Cette hausse simultanée sur plusieurs échéances trahit une révision profonde et durable des anticipations du marché. <br />   <br />  Plus préoccupant encore pour les acheteurs industriels, la courbe du LME affiche une configuration proche de la backwardation, où l'aluminium disponible immédiatement coûte plus cher que celui livré ultérieurement — signal classique d'une tension physique extrême. Les stocks des entrepôts agréés LME confirment cette réalité : tombés sous le seuil critique de 365 000 tonnes début mai, ils représentent désormais moins de deux jours de production mondiale théorique, un niveau qui rappelle les crises d'approvisionnement de 2008, mais avec une dimension géopolitique autrement plus redoutable. <br />   <br />  L'aluminium irrigue le tissu industriel moderne avec une discrétion qui masque son caractère absolument stratégique. Des emballages alimentaires aux fuselages d'avions, des carrosseries de véhicules électriques aux menuiseries des bâtiments, ce métal est partout — et son absence se fait sentir avec une rapidité déconcertante. Pour les industriels européens, la pénurie n'est plus un scénario hypothétique : elle se matérialise dans leurs lignes de production. <br />   <br />  Dans l'aéronautique, Airbus comme Boeing dépendent massivement de ce métal pour leurs fuselages. Dans l'automobile, l'allègement des véhicules électriques exige des quantités croissantes d'aluminium, à l'heure même où les approvisionnements se raréfient. Dans l'emballage, les hausses de coûts frappent un marché de masse particulièrement sensible aux variations de prix. Partout, les directions achats font face au même dilemme cornélien : répercuter les surcoûts sur les clients finaux, au risque de perdre des parts de marché, ou les absorber, en acceptant une compression brutale des marges. Certains constructeurs automobiles envisagent déjà de reporter leurs lancements de modèles électriques, faute d'approvisionnement garanti. <br />   <br />  Les conséquences d'une pénurie prolongée <br />  Une pénurie durable d'aluminium produirait des effets en cascade sur l'économie européenne. Le scénario le plus immédiat est celui d'arrêts temporaires de lignes de production, particulièrement dans le secteur de l'emballage alimentaire, où les stocks de sécurité restent structurellement limités. Plus grave à moyen terme, certaines entreprises pourraient engager une délocalisation accélérée de leurs activités vers des zones géographiquement plus proches des sources d'approvisionnement, fragilisant davantage un tissu industriel européen déjà éprouvé par la crise énergétique des années précédentes. Enfin, l'inflation des matières premières se diffusera mécaniquement vers les prix à la consommation, compliquant singulièrement la politique monétaire des banques centrales à l'heure où celles-ci cherchent à stabiliser les anticipations d'inflation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une recomposition stratégique des approvisionnements</b></div>
     <div>
      Cette crise met en lumière, avec une clarté cruelle, la fragilité des chaînes d'approvisionnement mondiales hyperspécialisées. Les entreprises européennes réévaluent leurs stratégies d'achat, abandonnant l'optimisation des coûts au profit de la sécurisation des volumes. Certaines explorent des contrats d'approvisionnement à long terme avec des producteurs nord-américains ou australiens, quitte à accepter des coûts logistiques supérieurs. L'Union européenne, de son côté, accélère ses projets de relocalisation industrielle dans le secteur des métaux non-ferreux, au nom d'une autonomie stratégique qui, hier encore, semblait facultative. <br />   <br />  L'aluminium illustre ainsi, avec une acuité particulière, le paradoxe de l'économie mondialisée : cette interdépendance planétaire, longtemps célébrée pour l'efficacité qu'elle procurait, révèle aujourd'hui sa face sombre. Notre sort industriel se joue désormais aussi bien dans les fonderies du Golfe Persique que dans les bureaux parisiens ou milanais — et lorsque les premières s'arrêtent, les seconds en mesurent durement le prix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le management de transition pour combler le manque de talents</title>
   <pubDate>Tue, 28 May 2024 10:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La pénurie de talents continue de changer les décisions stratégiques des entreprises. Le management de transition s'affirme comme une solution clé pour les entreprises européennes. En France, près d'une entreprise sur deux y a recours pour pallier le remplacement de postes stratégiques.     <div><b>Le management de transition prend de l’ampleur en France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/80579555-58140360.jpg?v=1716885120" alt="Le management de transition pour combler le manque de talents" title="Le management de transition pour combler le manque de talents" />
     </div>
     <div>
      Le management de transition consiste à intégrer temporairement un cadre dirigeant ou un expert dans une organisation pour répondre à un besoin spécifique. <strong>Ce concept, né dans les années 1970 aux Pays-Bas, a depuis conquis l'Europe.</strong> Aujourd'hui, avec des processus de recrutement qui s'allongent et des marchés de l'emploi tendus, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à adopter cette stratégie. <br />   <br />  <strong>En 2023, 53% des missions de management relais en France ont concerné le remplacement de postes clés, une augmentation significative par rapport aux 47% de l'année précédente.</strong> «<em> Après la fluidité des embauches post-covid, nous avons remarqué un ralentissement des processus de recrutement depuis plusieurs mois. Ce ralentissement a poussé les entreprises à se tourner vers le management de transition, pour bénéficier rapidement de ressources et ainsi pallier la vacance de postes clés »</em>, explique Karina Sebti, Managing Director du cabinet Robert Walters Management de Transition qui publie une étude sur le sujet ce 28 mai 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des projets d’ampleur gérés par des managers de transition</b></div>
     <div>
      Les entreprises françaises ne se contentent pas de combler des postes vacants.<strong> Elles font également appel à des managers de transition pour des projets de restructuration organisationnelle (13% des missions) ou des projets nécessitant un accompagnement managérial (12%).</strong> Bien que ces proportions soient légèrement inférieures à la moyenne européenne, elles montrent une tendance similaire : la recherche de flexibilité et d'expertise pour des périodes définies. <br />   <br />  Un secteur particulièrement dynamique en France est celui des missions liées à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). <strong>En 2023, 36% des missions de management de transition avaient une composante RSE, contre 30% en moyenne en Europe.</strong> Ces missions se concentrent principalement sur la transformation organisationnelle, la culture d'entreprise, et la chaîne d'approvisionnement verte. «<em> Les missions 100% dédiées aux sujets RSE ne sont pas les plus courantes, toutefois nous notons de plus en plus de demandes concernant des missions hybrides, requérant des professionnels experts en Direction des opérations, en Finance, ou dans les RH, etc., ainsi que des connaissances et une sensibilité aux enjeux RSE</em> », note Karina Sebti. <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>​Carburants : la situation s’améliore et la pénurie n’aura pas eu lieu</title>
   <pubDate>Thu, 30 Mar 2023 18:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La grève se poursuit et avec elle les difficultés d’approvisionnement de certaines stations essence surtout en Ile de France, PACA et Pays de la Loire. Mais la situation tend à s’améliorer et la pénurie n’aura pas lieu.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/71819326-50029811.jpg?v=1680196764" alt="​Carburants : la situation s’améliore et la pénurie n’aura pas eu lieu" title="​Carburants : la situation s’améliore et la pénurie n’aura pas eu lieu" />
     </div>
     <div>
      Des difficultés d’approvisionnement oui, une pénurie non. «&nbsp;<em>Alors que 11% des stations-service étaient en rupture d'au moins&nbsp;un carburant&nbsp;mercredi 29 mars, le président de la branche stations-service et énergies nouvelles du syndicat professionnel Mobilians, Francis Pousse, affirme que "&nbsp;petit à petit on arrive à réapprovisionner les stations-service". Si les chiffres tendent à s'améliorer&nbsp;"à coup de 1 ou 2%",&nbsp;la situation reste&nbsp;"très compliquée dans trois régions" :&nbsp;l'Île-de-France, PACA et les Pays de la Loire. Certains dépôts et raffineries sont occupés par des salariés opposés à la réforme des retraites</em>&nbsp;», rapporte&nbsp;<em><a class="link" href="https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/penurie-de-carburants/carburants-petit-a-petit-on-arrive-a-reapprovisionner-les-stations-service-assure-le-syndicat-mobilians_5741120.html">franceinfo</a>.</em> <br />  &nbsp; <br />  Environ une station sur trois en région parisienne et une sur cinq en PACA ou Pays de la Loire seraient en rupture d’au moins un carburant. Une tension qui devrait se poursuivre au moins jusqu’au début de la semaine prochaine. «&nbsp;<em>Le président de la branche stations-service et énergies nouvelles du syndicat professionnel Mobilians reconnaît que subsiste&nbsp;"un problème logistique plutôt qu'un problème de disponibilité de produits". Le président de la branche stations-service et énergies nouvelles de Mobilians assure qu'il "n'y a pas de problème de stocks de carburants". Il explique qu'outre "les stocks commerciaux, l'État dispose de trois mois de stocks stratégiques qui sont en partie utilisés". Les difficultés demeurent car le réapprovisionnement des stations doit se faire selon les raffineries et dépôts bloqués par des grévistes en pleine mobilisation contre la réforme des retraites. Pour les stations franciliennes,&nbsp;"il faut envoyer des camions chercher du carburant hors région"&nbsp;Île-de-France, indique Francis Pousse&nbsp;</em>», explique la chaine d’infos.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Une tension générale qui a impacté l’organisation des automobilistes mais qui n’a jamais laissé planer de risque de pénurie générale. Une crainte qui continue pourtant de se répéter et avec elle des comportements de stockage qui empirent les tensions malgré les interdictions de remplir des bidons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.carnetsdubusiness.com/​Carburants-la-situation-s-ameliore-et-la-penurie-n-aura-pas-eu-lieu_a3060.html</link>
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   <title>La pénurie des semi-conducteurs s’abat sur les ventes de voitures</title>
   <pubDate>Fri, 15 Oct 2021 18:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Environnement stratégique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En septembre, les ventes en Europe de voitures neuves ont enregistré une baisse de 23,1% sur un an, une baisse historique directement liée à la pénurie des semi-conducteurs.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/59568504-43751073.jpg?v=1634317884" alt="La pénurie des semi-conducteurs s’abat sur les ventes de voitures" title="La pénurie des semi-conducteurs s’abat sur les ventes de voitures" />
     </div>
     <div>
      Plus qu’une baisse, une chute. «&nbsp;<em>La pénurie de puces électroniques fait plonger le marché de l’automobile européen. Ce dernier est revenu, en septembre, à son niveau de&nbsp;1995, avec 718&nbsp;598&nbsp;voitures neuves vendues, soit une baisse de 23,1 % sur un an, a annoncé vendredi&nbsp;15&nbsp;octobre l’Association des constructeurs européens dans un communiqué. Les principaux marchés ont enregistré des baisses à deux chiffres – avec en Allemagne une chute de 25,7 %, en Italie de 32,7 %, en France de 20,5 % et en Espagne de 15,7 % – entre septembre 2020 et septembre 2021. En cumulé depuis le début de l’année 2021, il s’est tout de même vendu plus de 7,5 millions de véhicules, soit 500 000 véhicules de plus que l’année dernière à la même période</em>&nbsp;» relève&nbsp;<em>Le Monde.</em> <br />   <br />  Sans ce composant électronique, les voitures nouvelle génération ne peuvent sortir des usines. «&nbsp;<em>La demande de composants est très forte dans le secteur de l’automobile, or, dans un contexte de reprise de l’activité après la levée des restrictions sanitaires, les constructeurs se trouvent en concurrence avec d’autres industries gourmandes en puces – ordinateurs, smartphones, objets connectés – qui captent une bonne part de ces pièces fabriquées pour leur majeure partie en Asie</em>&nbsp;» appuie le quotidien. <br />   <br />  Cela fait des mois que la pénurie se fait ressentir et elle n’est pas encore proche de cesser. Selon les acteurs du secteur, l’année 2022 aussi sera touchée par cette pénurie. Et ce aussi parce que l’épidémie est encore un sujet dans les pays producteurs.&nbsp; <br />   <br />  A noter tout de même que certaines marques parviennent à rester à la surface&nbsp;: «&nbsp;<em>Mais sur les neuf premiers mois de l’année, les leaders Volkswagen et Stellantis surnagent avec une progression de 8,1 % de ventes pour le groupe allemand et de 8,3 % pour le franco-italo-américain, après une année 2020 catastrophique. Malgré les bons scores de Dacia, le groupe Renault affiche depuis le début de l’année des ventes en baisse (−&nbsp;6,5 %), à l’image de Daimler (−&nbsp;5,6 %), Ford (−&nbsp;11,2 %) ou Nissan (−&nbsp;12,4&nbsp;%). BMW-Mini affiche une hausse de 10,9&nbsp;%, Toyota 19,8&nbsp;% et Volvo 7,4&nbsp;%</em>.&nbsp;»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Industriels VS supermarchés, les raisons de la pénurie de beurre</title>
   <pubDate>Mon, 23 Oct 2017 19:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joseph Martin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La raréfaction du beurre dans les grandes surfaces depuis quelques jours s’explique par une bataille féroce entre les industriels et les supermarchés. Alors que les cours montent, les fabricants ne parviennent pas à faire augmenter les prix en supermarché et refusent donc de les livrer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.carnetsdubusiness.com/photo/art/default/17819704-22191358.jpg?v=1508779181" alt="Industriels VS supermarchés, les raisons de la pénurie de beurre" title="Industriels VS supermarchés, les raisons de la pénurie de beurre" />
     </div>
     <div>
      Les phénomènes économiques n’expliquent pas tout. Oui, indirectement la hausse de la demande mondiale est à l’origine de la pénurie de beurre dans quelques enseignes. La baisse de la production mondiale de lait aussi joue un rôle. Pourtant, ces deux phénomènes ne suffisent pas à comprendre pourquoi de plus en plus de marques disparaissent des rayons. Dans les faits, explique <em><a class="link" href="http://www.europe1.fr/economie/le-bras-de-fer-entre-industriels-et-grandes-surfaces-au-coeur-de-la-penurie-de-beurre-3471731">Europe 1</a>  </em>, c’est une négociation qui n’aboutit pas qui explique la situation&nbsp;: «&nbsp;<em>En ce moment, un bras de fer est en cours au sujet du prix, car le cours du beurre a explosé. De manière assez logique, les industriels veulent profiter de cette hausse et demandent donc des augmentations de prix des barquettes de beurre en grande surface. Pas question, répond&nbsp;la grande distribution. Conséquence : les industriels ne veulent pas livrer ces enseignes.</em>&nbsp;» <br />   <br />  Les marques qui continuent à approvisionner les enseignes sont bloquées par des contrats en cours. «&nbsp;<em>Les marques comme Président, Elle et Vire ou encore St Hubert sont sous contrat pour un an et sont obligés de vendre au prix du contrat, même si les coûts ont augmenté depuis. En revanche, les marques de distributeurs (les "MDD") telles que les marques repères et autres petits prix ont des contrats de 6 mois, de 3 mois, voire moins. Ces industriels peuvent donc logiquement décider de ne plus livrer la grande surface si elle refuse de payer plus</em>&nbsp;» précise la radio. <br />   <br />  Pour les entreprises qui produisent du beurre, l’argument est simple. Tant que les grandes surfaces françaises n’auront pas accepté d’augmenter les prix entre 5 et 10%, elles se concentreront sur l’exportation qui est plus rentable. «&nbsp;<em>Pour faire revenir les marques des distributeurs dans les rayons, tout va dépendre de la volonté des grandes surfaces. Vont-elles remonter leur prix d’achat ? Selon les professionnels de la filière, le problème peut être réglé du jour au lendemain. Certains ont bon espoir, car le beurre est d'après eux l’un des produit essentiels d’une supermarché. Ce qui est sûr, c’est que les prix vont rester élevés, parce que les stocks resteront toujours très faibles et la demande très importante</em>&nbsp;» conclue l’article.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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