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Kim Schmitz libéré : le débat peut reprendre entre internet et les droits d’auteur




Mardi 13 Mars 2012


Incarcéré à l’issu d’une action coup de poing mené par le FBI le 20 janvier dernier, le président-directeur général de Megaupload Kim Schmitz a été libéré le 28 février. Résolu à plaider sa cause et celle de tous les hébergeurs de contenu sur internet, Schmitz relance le débat complexe sur l’encadrement légal des services de stockage en ligne.



Kim Schmitz libéré : le débat peut reprendre entre internet et les droits d’auteur
Libéré sous contrôle judiciaire, le PDG de Megaupload Kim Schmitz affirme sa volonté de gagner en justice face au gouvernement américain qui réclame son extradition depuis la Nouvelle-Zélande : « Nous allons gagner parce que je ne suis pas un criminel et que nous n’avons rien fait d’illégal » déclare-t-il à la chaîne de télévision néo-zélandaise TV3. Selon Schmitz et ses conseillers juridiques en effet, tant que les fichiers illégalement présents sur sa plateforme de partage de données et signalés comme tels par des ayant-droits ont été systématiquement supprimés, Megaupload ne peut être tenu pour responsable d’actes réalisé par des tiers. Un point qu’il s’agira pour lui de défendre solidement devant les tribunaux.

Pour celui qui se fait surnommer Kim Dotcom, l’action entreprise contre Megaupload est politique. Pour Schmitz en effet, des centaines de sites offrent « exactement le même service » que Megaupload. Schmitz cite notamment Mediafire ou encore Microsoft et Google qui déploient en ce moment même de nouvelles offres de stockage en ligne ; tous exercent depuis les États-Unis.

Schmitz s’explique : « environ 800 transferts de fichier sont réalisés chaque seconde » sur Megaupload, « nous sommes une petite entreprise, nous n’avons pas les moyens de contrôler un tel trafic ». Et force est de constater qu’en effet, les moyens nécessaires pour trier une telle quantité de fichier seraient énormes. Faut-il pour autant en déduire que la fermeture des plateformes de partages et d’hébergement de fichier en ligne est souhaitable ?

Kim Schmitz de conclure : « Je ne suis pas le roi de pirate, j’ai offert du stockage en ligne avec et de la bande passante aux utilisateurs, c’est tout », comme le font par ailleurs de nombreux entrepreneurs du web 2.0.

Ainsi d’après Schmitz, les activités de Megaupload n’avaient rien d’illégal et étaient pratiqué dans les limites de la loi. Il affirme que celles-ci lui imposait de retirer les fichiers illégaux présents sur ses supports de stockages quand on lui en signalait. Il affirme l’avoir fait. Mais si le transit de fichiers illégaux par Megaupload était en principe résiduel, ils étaient en pratique volumineux.

Pour le PDG de Megaupload, la faute du trafic massif de données illégales sur les supports de stockage distant incombe aux éditeurs biens culturels : ces derniers ne peuvent plus se permettre selon lui de commercialiser un film avec 6 mois d’intervalle entre les continents américains et européens à une époque où le format film peut se réduire à quelques octets.
Mais cette pique ne doit pas retenir l’attention du lecteur outre mesure : ce n’est pas la question du piratage qui se jouera au procès de Kim Schmitz mais celle de l’arbitrage entre la protection du droit de la propriété intellectuelle et l’accès à des services en ligne devenus indispensables.

La Rédaction




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