0,4% de croissance pour l’OCDE



Vendredi 29 Aout 2014


Par communiqué, l’Organisation de Coopération et Développement économique (OCDE) annonce une croissance de 0,4% pour le deuxième trimestre 2014. Si cette progression est en hausse par rapport au trimestre précédent, il ne faut pas en déduire une tendance globalement positive. De grandes disparités sont à relever entre les différents pays des pays industrialisés.



Le retour de la croissance pour les pays industrialisés peine à se vérifier. Par communiqué, l’Organisation de Coopération et Développement économique (OCDE) annonce qu’au second semestre la croissance les pays qui la composé ont enregistré une augmentation de 0,4% de leur produit intérieur brut cumulé. C’est mieux que le trimestre précédent où l’évolution avait été de seulement 0,2%. Bonne nouvelle à première vue, le texte prévient immédiatement que « les chiffres relatifs au total OCDE masquent une grande disparité entre les taux de croissance des pays membres. »

Royaume-Uni stable, UE en baisse

Dans le détail, on aperçoit les limites des calculs trop fréquents de la croissance économique des pays. En effet, si l’on prend l’exemple des Etats-Unis, la croissance du deuxième semestre est bonne (+1%) mais ne doit pas être sur interprétée puisque le pays a connue une croissance négative durant l’hiver. Mis à part le Royaume-Uni qui stabilise sa croissance autour de 0,8% depuis le début de l’année, la plupart des pays affichent des évolutions en dents de scie.

« Dans la zone Euro et dans l'Union Européenne, la croissance du PIB est restée positive au deuxième trimestre de 2014 (0,2 et 0.1% respectivement) mais elle est en baisse par rapport au trimestre précèdent (0,3% et 0,2%) » détaille le communiqué. En Allemagne, champion européen de la croissance, « le PIB a chuté de 0,2%, après une progression de 0.7% enregistrée au trimestre précèdent. » Alors qu’en France, pour la deuxième période consécutive, le taux de croissance « a été quasiment nul. »

Enfin, c’est le Japon qui démontre le mieux les limites de ces statistiques trop fréquentes. Sur l’archipel, « le PIB s'est contracté de 1.7% au deuxième trimestre de 2014, principalement en réaction à l'augmentation d'une taxe sur la consommation, qui avait élevé le PIB de 1.5% au premier trimestre grâce aux dépenses anticipées. »