Atos : l'État nationalise les supercalculateurs pour sauver la souveraineté technologique
Le groupe informatique français Atos vient de céder ses activités stratégiques à l'État pour 404 millions d'euros. Cette nouvelle nationalisation, finalisée le 31 mars 2026, concerne l'entité rebaptisée Bull, spécialisée dans la fabrication de supercalculateurs pour l'intelligence artificielle et la défense. Une opération qui interroge sur son coût réel et ses chances de succès.
Bull, qui emploie 3 000 salariés dans le monde et a généré 720 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 (+16% par rapport à l'année précédente), développe des technologies cruciales pour la France. L'entreprise a notamment fabriqué Jupiter, le premier supercalculateur « exascale » européen capable d'effectuer un milliard de milliards de calculs par seconde.
Atos était jusqu'alors un géant français de l'informatique, mais sa situation financière fragile menaçait ses activités les plus sensibles. Les divisions rachetées par l'État regroupent le calcul de haute performance (HPC), l'intelligence artificielle, le calcul quantique et surtout les supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire française.
Bull, qui emploie 3 000 salariés dans le monde et a généré 720 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 (+16% par rapport à l'année précédente), développe des technologies cruciales pour la France. L'entreprise a notamment fabriqué Jupiter, le premier supercalculateur « exascale » européen capable d'effectuer un milliard de milliards de calculs par seconde.
Atos était jusqu'alors un géant français de l'informatique, mais sa situation financière fragile menaçait ses activités les plus sensibles. Les divisions rachetées par l'État regroupent le calcul de haute performance (HPC), l'intelligence artificielle, le calcul quantique et surtout les supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire française.
Le coût de cette souveraineté technologique
L'action gouvernementale vise à contrer la dépendance technologique. Bien que 30% des composants restent étrangers (microprocesseurs américains Nvidia et AMD), Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull, ambitionne d'atteindre « plus de 80% de composants européens » pour les prochains supercalculateurs.
Au-delà des 404 millions d'euros du rachat, l'État actionnaire devra investir massivement. Alice Recoque, le futur supercalculateur français livré fin 2026 puis en 2027, représente un investissement colossal. L'usine d'Angers a déjà vu sa capacité doublée pour répondre à la demande.
Les investissements futurs nécessaires au maintien de la compétitivité technologique
La capacité de l'État à gérer efficacement une entreprise technologique de pointe
D'un côté, cette acquisition protège un secteur stratégique où la France dispose d'une réelle expertise. « On est le seul acteur européen à être capable de designer et fabriquer en Europe des calculateurs et des systèmes pour l'IA », souligne Emmanuel Le Roux.
Au-delà des 404 millions d'euros du rachat, l'État actionnaire devra investir massivement. Alice Recoque, le futur supercalculateur français livré fin 2026 puis en 2027, représente un investissement colossal. L'usine d'Angers a déjà vu sa capacité doublée pour répondre à la demande.
Les investissements futurs nécessaires au maintien de la compétitivité technologique
La capacité de l'État à gérer efficacement une entreprise technologique de pointe
D'un côté, cette acquisition protège un secteur stratégique où la France dispose d'une réelle expertise. « On est le seul acteur européen à être capable de designer et fabriquer en Europe des calculateurs et des systèmes pour l'IA », souligne Emmanuel Le Roux.