Une organisation qui se refonde : de la CPME classique aux Entrepreneurs modernes
Le mercredi 24 juin 2026, la CPME annonce officiellement son nouveau nom : Les Entrepreneurs. Derrière ce changement d'identité se cache une transformation managériale radicale. Amir Reza-Tofighi, arrivé à la présidence début 2025, orchestre une refonte complète : recrutements stratégiques, investissements technologiques massifs, événementiel repensé. L'objectif ? Moderniser une structure fondée en 1944 pour rivaliser avec des organisations plus imposantes comme le Medef.
Le changement de nom : bien plus qu'une cosmétique, une refonte identitaire
Abandonner un sigle vieux de 82 ans ne relève pas du caprice. "Ce n'est pas un changement cosmétique mais un changement d'échelle", martèle Amir Reza-Tofighi lors de la conférence de presse du 26 mai 2026. La référence aux PME disparaît au profit d'un terme universel : entrepreneur. Pourquoi ? Parce que le périmètre s'élargit. TPE, artisans, commerçants, indépendants, entreprises à taille humaine : tous doivent se reconnaître dans une seule bannière.
Le président assume une ambition double. "Remettre les entrepreneurs au cœur du débat public et en faire une force de proposition beaucoup plus impactante", explique-t-il. Puis vient le second volet : "Aller chercher tous les entrepreneurs qui ne sont pas aujourd'hui adhérents, pour que l'on soit collectivement plus forts." La stratégie vise clairement à capter de nouveaux membres, à élargir la base militante, à peser davantage face à un Medef qui représente 63,42% du patronat français contre 32,05% pour la CPME.
Le changement de nom : bien plus qu'une cosmétique, une refonte identitaire
Abandonner un sigle vieux de 82 ans ne relève pas du caprice. "Ce n'est pas un changement cosmétique mais un changement d'échelle", martèle Amir Reza-Tofighi lors de la conférence de presse du 26 mai 2026. La référence aux PME disparaît au profit d'un terme universel : entrepreneur. Pourquoi ? Parce que le périmètre s'élargit. TPE, artisans, commerçants, indépendants, entreprises à taille humaine : tous doivent se reconnaître dans une seule bannière.
Le président assume une ambition double. "Remettre les entrepreneurs au cœur du débat public et en faire une force de proposition beaucoup plus impactante", explique-t-il. Puis vient le second volet : "Aller chercher tous les entrepreneurs qui ne sont pas aujourd'hui adhérents, pour que l'on soit collectivement plus forts." La stratégie vise clairement à capter de nouveaux membres, à élargir la base militante, à peser davantage face à un Medef qui représente 63,42% du patronat français contre 32,05% pour la CPME.
Nouveau logotype, nouvelle image : la stratégie de marque employeur
Le changement de nom s'accompagne d'une refonte graphique complète. Nouveau logotype, nouvelle charte visuelle : l'organisation veut projeter une image dynamique, accessible, moderne. L'enjeu dépasse la simple communication externe. Il s'agit aussi de marque employeur. Attirer des profils différents, issus du privé, rompus aux méthodes agiles, capables d'insuffler une culture entrepreneuriale dans une structure historiquement administrative.
"Nous voulions de la fraîcheur et quelqu'un qui ait mis les mains dans le cambouis des entreprises", confient des sources internes. Résultat : Sébastien Chapelain débarque en janvier 2026 comme secrétaire général. Diplômé d'HEC, passé par Pizza Hut et Class'croute, il incarne ce profil opérationnel recherché. Sa mission ? Transformer une fédération patronale en machine de guerre compétitive.
Le recrutement de Chapelain marque un tournant culturel. Fini le profil classique issu du monde syndical ou associatif. Place à un manager formé aux enjeux de rentabilité, de gestion de la relation client, de performance opérationnelle. Son arrivée symbolise la volonté d'importer des méthodes du secteur privé dans une organisation patronale.
Concrètement, Chapelain pilote la refonte des processus internes, la digitalisation des services, la professionnalisation de l'accueil adhérent. Il supervise aussi le déploiement de la nouvelle identité, coordonne les équipes, fluidifie les circuits de décision. Bref, il transforme une fédération en entreprise agile.
"Nous voulions de la fraîcheur et quelqu'un qui ait mis les mains dans le cambouis des entreprises", confient des sources internes. Résultat : Sébastien Chapelain débarque en janvier 2026 comme secrétaire général. Diplômé d'HEC, passé par Pizza Hut et Class'croute, il incarne ce profil opérationnel recherché. Sa mission ? Transformer une fédération patronale en machine de guerre compétitive.
Le recrutement de Chapelain marque un tournant culturel. Fini le profil classique issu du monde syndical ou associatif. Place à un manager formé aux enjeux de rentabilité, de gestion de la relation client, de performance opérationnelle. Son arrivée symbolise la volonté d'importer des méthodes du secteur privé dans une organisation patronale.
Concrètement, Chapelain pilote la refonte des processus internes, la digitalisation des services, la professionnalisation de l'accueil adhérent. Il supervise aussi le déploiement de la nouvelle identité, coordonne les équipes, fluidifie les circuits de décision. Bref, il transforme une fédération en entreprise agile.
Passer de 1 200 à 4 000 participants : la Grande Assemblée comme vitrine de la transformation
Voici le chiffre le plus révélateur de la transformation : 12 personnes recrutées dans l'équipe informatique en un an. Zéro auparavant. Aucun développeur, aucun data analyst, aucun expert cybersécurité. L'organisation fonctionnait avec des outils obsolètes, des processus manuels, une infrastructure fragile.
Aujourd'hui, la CPME dispose d'une direction des systèmes d'information digne d'une PME innovante. Objectifs : automatiser les adhésions, créer une plateforme de services en ligne, exploiter la data pour mieux comprendre les besoins des membres, sécuriser les infrastructures face aux cybermenaces. Les thèmes de la Grande Assemblée du 25 juin 2026 (intelligence artificielle, cybersécurité, facturation électronique) reflètent d'ailleurs ce virage technologique.
L'ancien événement Impact PME rassemblait 1 200 participants à la Station F, campus de start-ups à l'est de Paris. Format intimiste, public de niche, rayonnement limité. La nouvelle Grande Assemblée des Entrepreneurs, qui se tient ce jeudi 25 juin 2026 au Parc des Princes, vise 4 000 participants. Soit une multiplication par trois ou quatre du nombre de présents.
Changer de lieu (du campus start-up au stade mythique du PSG), quadrupler la jauge, inviter des personnalités de premier plan (Philippe Aghion, Prix Nobel d'économie, le nouveau gouverneur de la Banque de France) : tout concourt à installer Les Entrepreneurs comme acteur incontournable du débat économique français. Le Medef organise sa Rencontre des entrepreneurs de France (REF) à Roland-Garros depuis l'année précédente. Les Entrepreneurs répliquent avec le Parc des Princes. Guerre des symboles, guerre des tailles, guerre d'influence.
Aujourd'hui, la CPME dispose d'une direction des systèmes d'information digne d'une PME innovante. Objectifs : automatiser les adhésions, créer une plateforme de services en ligne, exploiter la data pour mieux comprendre les besoins des membres, sécuriser les infrastructures face aux cybermenaces. Les thèmes de la Grande Assemblée du 25 juin 2026 (intelligence artificielle, cybersécurité, facturation électronique) reflètent d'ailleurs ce virage technologique.
L'ancien événement Impact PME rassemblait 1 200 participants à la Station F, campus de start-ups à l'est de Paris. Format intimiste, public de niche, rayonnement limité. La nouvelle Grande Assemblée des Entrepreneurs, qui se tient ce jeudi 25 juin 2026 au Parc des Princes, vise 4 000 participants. Soit une multiplication par trois ou quatre du nombre de présents.
Changer de lieu (du campus start-up au stade mythique du PSG), quadrupler la jauge, inviter des personnalités de premier plan (Philippe Aghion, Prix Nobel d'économie, le nouveau gouverneur de la Banque de France) : tout concourt à installer Les Entrepreneurs comme acteur incontournable du débat économique français. Le Medef organise sa Rencontre des entrepreneurs de France (REF) à Roland-Garros depuis l'année précédente. Les Entrepreneurs répliquent avec le Parc des Princes. Guerre des symboles, guerre des tailles, guerre d'influence.
Les thèmes clés : IA, souveraineté, cybersécurité, santé des dirigeants
Le programme reflète les préoccupations concrètes des entrepreneurs en 2026. Intelligence artificielle : comment l'intégrer dans les processus métier sans se faire distancer ? Souveraineté : comment réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers ? Facturation électronique : comment se préparer à l'obligation réglementaire ? Cybersécurité : comment protéger ses données face à des attaques de plus en plus sophistiquées ? Santé des dirigeants : comment prévenir le burn-out, gérer le stress, maintenir l'équilibre vie pro/vie perso ?
Ces thèmes traduisent une approche pragmatique. Pas de grandes envolées théoriques, mais des réponses opérationnelles à des problèmes quotidiens. "Le moment est très difficile. Les entreprises affrontent une nouvelle crise alors qu'elles sortent déjà de plusieurs années d'incertitude et de chocs successifs", rappelle Amir Reza-Tofighi dans un entretien au Figaro publié le 24 juin. D'où la nécessité d'apporter des solutions concrètes, immédiatement actionnables.
"C'est une manière de dire que les entrepreneurs ne sont pas une variable d'ajustement, mais la solution face aux difficultés", résume Amir Reza-Tofighi. Transformer une organisation vieille de 82 ans exige audace, investissements, cohérence. Les Entrepreneurs parient sur la modernisation pour peser davantage dans le débat public. Reste à savoir si la stratégie portera ses fruits face à un Medef solidement installé. Rendez-vous dans quelques mois pour mesurer l'impact réel de cette métamorphose.
Ces thèmes traduisent une approche pragmatique. Pas de grandes envolées théoriques, mais des réponses opérationnelles à des problèmes quotidiens. "Le moment est très difficile. Les entreprises affrontent une nouvelle crise alors qu'elles sortent déjà de plusieurs années d'incertitude et de chocs successifs", rappelle Amir Reza-Tofighi dans un entretien au Figaro publié le 24 juin. D'où la nécessité d'apporter des solutions concrètes, immédiatement actionnables.
"C'est une manière de dire que les entrepreneurs ne sont pas une variable d'ajustement, mais la solution face aux difficultés", résume Amir Reza-Tofighi. Transformer une organisation vieille de 82 ans exige audace, investissements, cohérence. Les Entrepreneurs parient sur la modernisation pour peser davantage dans le débat public. Reste à savoir si la stratégie portera ses fruits face à un Medef solidement installé. Rendez-vous dans quelques mois pour mesurer l'impact réel de cette métamorphose.