Croissance plus veut réduire les indemnités chômage et faciliter les licenciements



Mardi 31 Mars 2015


Le Figaro rapporte les quatre propositions en faveur de l’emploi de l’association des entrepreneurs CroissancePlus. Ces pistes de réflexion sonnent comme une réponse au Premier ministre Manuel Valls qui a affirmé que la nouvelle priorité du gouvernement était l’emploi. Il s'agit notamment de faciliter les licenciements et de faire passer les indemnités de chômage de 24 à 12 mois.



L’association des entrepreneurs CroissancePlus a entendu le Premier ministre qui, au lendemain des élections départementales, a affirmé que la nouvelle priorité du gouvernement était l’emploi. Le Figaro a consacré un article aux propositions des entrepreneurs pour une meilleure flexibilité du travail.

Licenciement plus facile

Pour commencer, les entrepreneurs demandent la création d’un contrat de travail plus souple qui permettrait à l’employeur de licencier plus facilement un salarié dont les résultats ne seraient pas satisfaisants.

« Pour relancer l'emploi, elle réclame la mise en place d'un contrat de travail adaptable, permettant à l'entreprise d'embaucher à la hauteur des besoins de son activité́ » explique Le Figaro. De son côté le président de l’association, Stanislas de Bentzmann, défend que cette proposition est  « dans la lignée de ce que propose le prix Nobel Jean Tirole. La CFDT y est aussi ouverte. Nous ne prônons pas un Big Bang, mais un contrat souple avec des droits progressifs.» En plus de donner confiance aux employeurs, estime CroissancePLus, cette mesure permettrait de faciliter l’intégration professionnelle des jeunes et précaires qui accumulent les CDD ou les mois de chômage, voire les deux.

Les autres propositions devraient elles aussi, si elles étaient reprises par le gouvernement ou l’opposition pour un projet de loi, être sujettes à de vives polémiques. Les entrepreneurs proposent en effet de « réduire la durée d'indemnisation du chômage de 24 à 12 mois, permettrait d'investir 2 milliards par an dans la formation des chômeurs. »

Délais de paiement et actionnariat salarié

Par ailleurs, l’association demande à ce que les délais de paiement soient réduits de 60 à 30 jours. « Problème numéro un des PME, les retards de paiement que font supporter les grands groupes à leurs fournisseurs ou sous-traitants sont responsables d'un quart des faillites chaque année et privent la trésorerie des PME de 15 milliards d'euros » précise Le Figaro.

Enfin, « CroissancePlus milite pour que l'avantage des BSPCE  (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise) soit étendu aux PME, en allongeant leur durée à 25 ans et leur montant à 500 millions d'euros » explique Le Figaro.

Joseph Martin