Défense et industrie : la France et l’Allemagne partenaire pour un avion de combat



Jeudi 26 Avril 2018


Alors que les Etats-Unis mettent la pression sur l’Allemagne pour l’achat d’avions de combats, Berlin vient d’annoncer un accord militaro-industriel avec Paris. Dassault Aviation et Airbus vont travailler ensemble pour développer le successeur du Rafale et de l’Eurofigthter.



ILD
Le sujet va surement être abordé lors de la visite express d’Angela Merkel à Washington. La chancelière allemande qui doit rester à peine trois heures à la Maison Blanche était en effet sous pression de Donal Trump qui cherchait à la convaincre de s’équiper « Made in USA » pour le renouvellement de la flotte allemande d’avions de combats. Si l’option n’est évidemment pas remise en question, l’annonce d’un accord militaro-industriel entre Dassault Aviation et Airbus, signifie au moins que Paris et Berlin ont discuté de ce secteur.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont en effet poussé fort pour que l’accord industriel débouche sur une coopération franco-allemande. La relation bilatérale prend en effet une toute autre ampleur avec le développement en binôme d’un avion de combat qui doit être déployé d’ici 2040. C’est historique, dans la mesure où les deux grands concurrents européens vont joindre leurs forces durablement. « Le premier jalon est posé, ce jeudi 26 avril, par Florence Parly, ministre des Armées, et son homologue allemande, dans le cadre - hautement symbolique - du salon aéronautique (ILA) de Berlin dont la France est l'invitée d'honneur. Les deux chefs d'état-major des armées signent un document détaillant les besoins communs en matière de Système de combat aérien du futur (SCAF). Il s'agit d'un préalable à la définition des spécifications des composantes du SCAF, un système high-tech connecté et complexe qui intégrera des drones évoluant en essaim, des avions de combat, un centre de commandement et d'observation aéroporté, des missiles de croisière, des satellites de télécoms sécurisés et des relais au sol » raconte Le Figaro .

C’est une mauvaise nouvelle pour le F 35 américain. En créant un acteur européen de poids, la France et l’Allemagne donnent plus de force à l’argument qui consiste à inviter les membres de l’UE à s’équiper local.

Joseph Martin