Le 30 janvier 2026, Eutelsat a vu son cours de Bourse décrocher après l’annonce du blocage par l’État français de la vente de ses antennes au sol à un fonds d’investissement suédois. Cette opération, engagée depuis 2024, devait permettre au groupe de céder une partie de ses infrastructures passives afin de renforcer sa flexibilité financière.
Le refus a été confirmé par le ministre de l’Économie Roland Lescure, qui a justifié cette décision par la nature stratégique de ces actifs, utilisés pour des communications civiles mais aussi militaires. Pour les marchés, ce veto a agi comme un rappel brutal : certaines opérations financières restent conditionnées à des arbitrages politiques, indépendamment de leur logique économique.
Le refus a été confirmé par le ministre de l’Économie Roland Lescure, qui a justifié cette décision par la nature stratégique de ces actifs, utilisés pour des communications civiles mais aussi militaires. Pour les marchés, ce veto a agi comme un rappel brutal : certaines opérations financières restent conditionnées à des arbitrages politiques, indépendamment de leur logique économique.
Une trajectoire financière désormais sous contrainte stratégique
L’abandon de la cession prive Eutelsat d’un produit estimé à environ 550 millions d’euros, initialement destiné à alléger l’endettement du groupe. Dans la foulée, les investisseurs ont réévalué la trajectoire financière de l’opérateur, dont le ratio de dette nette sur EBITDA est désormais attendu autour de 2,7 fois, contre une cible plus basse avant l’échec de l’opération.
Au-delà des chiffres, l’épisode souligne la position particulière d’Eutelsat sur le marché. Opérateur coté, mais acteur clé des télécommunications souveraines françaises, le groupe évolue sous une surveillance étatique renforcée. Dans un secteur marqué par la concurrence d’acteurs privés comme Starlink, cette contrainte stratégique devient un paramètre central de l’equity story, que les investisseurs devront désormais intégrer durablement.
Au-delà des chiffres, l’épisode souligne la position particulière d’Eutelsat sur le marché. Opérateur coté, mais acteur clé des télécommunications souveraines françaises, le groupe évolue sous une surveillance étatique renforcée. Dans un secteur marqué par la concurrence d’acteurs privés comme Starlink, cette contrainte stratégique devient un paramètre central de l’equity story, que les investisseurs devront désormais intégrer durablement.