Haribo lance une usine géante à Uzès : un investissement record dans le Gard



Mercredi 1 Avril 2026


Haribo engage un nouveau chapitre de son développement industriel en France avec la construction annoncée d’une nouvelle unité de production à Uzès, dans le Gard. Pour le groupe allemand, il s’agit d’un projet majeur destiné à moderniser son outil industriel et à consolider son implantation française autour de ses deux sites historiques, Uzès et Marseille.



Une nouvelle usine attendue d’ici 2029

Le futur site d’Uzès doit entrer en service à la fin de l’année 2029. D’après les informations publiées par la presse professionnelle et régionale, cette nouvelle unité permettra de renouveler l’ensemble des lignes de fabrication et de conditionnement présentes sur le site gardois. Haribo évoque une hausse de 50 % de ses capacités de production locales, avec un outil davantage tourné vers les fabrications complexes, les mélanges de références et les innovations.
 

Le montant exact de l’investissement n’a pas été détaillé officiellement dans les sources consultées, mais plusieurs articles indiquent qu’il dépasse les 100 millions d’euros. Cette formulation doit donc être présentée comme une estimation relayée par la presse, et non comme un chiffre officiellement détaillé par Haribo dans les sources ouvertes que j’ai pu vérifier.


Uzès et Marseille appelés à se spécialiser davantage

La nouvelle organisation industrielle doit reposer sur une complémentarité plus nette entre les deux usines françaises du groupe. À Uzès, la future unité doit accueillir les productions les plus techniques, notamment certains assemblages en sachets et en boîtes à partager, ainsi qu’un renforcement de capacités sur des références fortes comme Dragibus. Dans le même temps, le site marseillais doit poursuivre la fabrication de produits emblématiques de la marque. Cette logique de spécialisation est bien mentionnée dans les comptes rendus publiés lors de l’annonce.
 

En revanche, l’affirmation selon laquelle Dragibus serait “la première référence de bonbons en France tous fabricants confondus” mérite d’être maniée avec prudence : je n’ai pas trouvé, dans les sources ouvertes consultées, de classement public récent et directement vérifiable permettant de l’établir avec certitude. Mieux vaut donc parler d’une référence majeure du portefeuille Haribo plutôt que d’un leadership absolu non sourcé.
 


Un projet important pour l’économie locale

Au-delà de son intérêt industriel, le projet devrait avoir des retombées pour le territoire gardois. Les travaux sont annoncés pour début 2027 et devraient s’étaler sur près de trois ans, ce qui laisse entrevoir une mobilisation durable des entreprises du bâtiment et des travaux publics. Haribo prévoit par ailleurs une trentaine d’embauches à horizon de cinq ans, principalement grâce à des transferts internes et au remplacement de départs à la retraite. L’actuel site d’Uzès ne disparaîtra pas totalement : une partie doit être reconvertie en entrepôts, ce qui montre que le groupe ne se contente pas d’agrandir sa production, mais redessine aussi sa logistique industrielle.

Haribo présente aussi cette nouvelle usine comme un levier de transition industrielle. L’entreprise affirme que le futur site permettra de réduire de 90 % son impact carbone par rapport à l’usine actuelle. Ce chiffre est bien repris dans les articles relatant l’annonce, mais il reste issu de la communication de l’entreprise. Il convient donc de le présenter comme un objectif annoncé par Haribo, plutôt que comme un résultat déjà mesuré de manière indépendante. 


Nicolas Egon
Dans cet article : France Gard Haribo investissement