LMB Aerospace passe sous pavillon américain, l’État encadre l’opération
La PME industrielle LMB Aerospace, spécialisée dans les ventilateurs et systèmes de refroidissement destinés à l’aéronautique, a été rachetée par le groupe américain Loar. L’opération, finalisée fin décembre 2025, valoriserait l’entreprise autour de 367 millions d’euros selon les estimations publiées au moment de la transaction.
Présente dans plusieurs chaînes d’approvisionnement de l’aéronautique et de la défense, l’entreprise fournit des composants utilisés dans différents programmes militaires français. Cette position industrielle explique la vigilance des autorités françaises au moment de l’examen du rachat par un acteur étranger. L’opération a donc été autorisée dans le cadre du contrôle des investissements étrangers, mais assortie de conditions.
Présente dans plusieurs chaînes d’approvisionnement de l’aéronautique et de la défense, l’entreprise fournit des composants utilisés dans différents programmes militaires français. Cette position industrielle explique la vigilance des autorités françaises au moment de l’examen du rachat par un acteur étranger. L’opération a donc été autorisée dans le cadre du contrôle des investissements étrangers, mais assortie de conditions.
Une golden share pour préserver un droit de veto industriel
Pour sécuriser certaines activités sensibles, l’État a acquis une action préférentielle dans LMB Aerospace. L’arrêté publié au Journal officiel indique que « l’État décide de se porter acquéreur d’une action de la société (…) pour un prix de 1 euro », une opération purement symbolique sur le plan financier.
Cette golden share permet au gouvernement d’intervenir sur certaines décisions jugées critiques, notamment en cas de transfert de technologies, de cession d’activités liées à la défense ou de restructuration industrielle. Le dispositif n’empêche pas le développement international de l’entreprise mais garantit que certaines décisions resteront soumises à l’approbation de l’État.
Cette golden share permet au gouvernement d’intervenir sur certaines décisions jugées critiques, notamment en cas de transfert de technologies, de cession d’activités liées à la défense ou de restructuration industrielle. Le dispositif n’empêche pas le développement international de l’entreprise mais garantit que certaines décisions resteront soumises à l’approbation de l’État.