La dette publique des pays européens culmine à plus de 11 000 milliards d’euros



Jeudi 24 Avril 2014


Si les pays européens sont parvenus à faire reculer leur niveau de déficit public en 2013 par rapport à 2012, tant dans la zone euro que dans l’Union européenne, leur dette a quant à elle continué d'augmenter. C’est ce que met en lumière Eurostat dans un rapport rendu public le 23 avril 2014.



(Wikimedia)
Selon des données publiées le 23 avril 2014 par la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique Eurostat, le ratio d'endettement des 28 membres de l'Union européenne a progressé de 1,9 point entre la fin de l’année 2012 et la fin de l’année 2013, passant de 85,2% à 87,1% du Produit Intérieur Brut (PIB) de la région. Le total de la dette publique des pays européens s’élève donc aujourd’hui à plus de 11 386 milliards d'euros.

Le bilan est encore plus lourd pour les 18 pays de la zone euro, dont la dette publique représente désormais 92,6% de leur richesse nationale, soit un montant de plus de 8 890 milliards d’euros. Une hausse de 1,9 point également par rapport à fin 2012, après un gain de 3,3 points l'année précédente.
C’est la Grèce qui figure en tête des Etats membres les plus endettés, avec un ratio de dette publique atteignant 175,1% du PIB, contre 157,2% fin 2012. Seize autres pays affichent un taux d’endettement supérieur à 60% du PIB, dont cinq un taux supérieur à 100%, à savoir la Belgique (101,5%), Chypre (111,7%), l'Irlande (123,7%), le Portugal (129%) et l'Italie (132,6%).

A contrario, le déficit public des pays européens a continué de diminuer. Il s'affiche en moyenne à 3,3% dans l'ensemble de l'Union (-0,6 point sur un an) et à 3% pour les 18 pays de la zone euro (-0,7 point). Le Luxembourg est même parvenu à dégager un léger excédent (+0,1%) et l’Allemagne à atteindre une situation proche de l’équilibre.

Tous les pays du Vieux continent ne peuvent néanmoins pas se féliciter des mêmes résultats. Si la France a vu son déficit public reculer de 0,6 point entre 2012 et 2013, passant de 4,9% à 4,3% elle n’en demeure pas moins relativement loin des 3% visés initialement. De quoi craindre de nouveaux dérapages, d'autant que les prévisions de déficit pour 2014 et 2015 viennent d'être revues en hausse de 0,2 point, à 3,8 et 3% respectivement.

Axelle Baudry