La filière pétrolière en difficulté



Mardi 5 Janvier 2016


Des grandes entreprises françaises de l’industrie du pétrole se trouvent désarçonnées face à la dégringolade du prix du baril.



Source : Pixabay, image libre de droits.
Un article en ligne du journal Les Echos explique ainsi que « s’il est un secteur qui se trouve sous haute pression cette année, c’est bien celui du pétrole. La dégringolade des cours du brut à moins de 40 dollars le baril, sans perspective de rebond significatif à court terme, a d’ores et déjà placé en sérieuse difficulté certains fleurons français de cette industrie. »

L’article ajoute que « CGG, le spécialiste de la sismique (exploration du sous-sol) pour l’exploration pétrolière, subit ainsi de plein fouet les coupes claires engagées par les compagnies pétrolières dans leurs investissements : la société a dû lancer une opération de sauvetage, passant par un plan de restructuration drastique et une recapitalisation de 350 millions d’euros, qui doit être approuvée le 11 janvier. »

De plus, « Vallourec, qui produit des tubes sans soudure en majorité pour l’industrie pétrolière, a engagé un plan sévère d’économies, qui passera par de lourdes suppressions d’effectif. »
 

« Pas sûr que la demande soit là »

« Pas sûr que la demande soit là »
Baptiste Lebacq, analyste chez Natixis, constate : « CGG mise sur les études sismiques multiclients pour rebondir mais, si le marché ne repart pas, il n’est pas sûr que la demande soit là », avant d’ajouter que « de son côté, Vallourec subira une nouvelle année difficile : l’enjeu sera de continuer à respecter son “covenant” bancaire en matière d’endettement. Faute de quoi, il n’échappera pas à la recapitalisation ou à une renégociation avec ses banques, qui pourrait être nécessaire en 2017. »
Quant à Technip, plus « important et plus diversifié », il « a pour l’instant relativement bien résisté, mais il pourrait voir sa situation se détériorer cette année. » Ainsi, Alain Parent, également analyste chez Natixis, affirme : « A 37 dollars le baril, les compagnies rechignent davantage à lancer de nouveaux projets : la baisse du carnet de commandes devrait se poursuivre, voire s’accélérer. »
Enfin, « le géant Total pourrait lui aussi devoir prendre de nouvelles mesures, alors qu’il a besoin d’un baril à 60 dollars pour verser un dividende en cash en 2017 sans s’endetter davantage. » Selon Baptiste Lebacq, « le groupe a les moyens de faire le dos rond, en réduisant encore ses investissements ou en procédant à de nouvelles cessions d’actifs. »
Lire l’intégralité de l’article des Echos ici.



 
« Pas sûr que la demande soit là »
Baptiste Lebacq, analyste chez Natixis, constate : « CGG mise sur les études sismiques multiclients pour rebondir mais, si le marché ne repart pas, il n’est pas sûr que la demande soit là », avant d’ajouter que « de son côté, Vallourec subira une nouvelle année difficile : l’enjeu sera de continuer à respecter son “covenant” bancaire en matière d’endettement. Faute de quoi, il n’échappera pas à la recapitalisation ou à une renégociation avec ses banques, qui pourrait être nécessaire en 2017. »
Quant à Technip, plus « important et plus diversifié », il « a pour l’instant relativement bien résisté, mais il pourrait voir sa situation se détériorer cette année. » Ainsi, Alain Parent, également analyste chez Natixis, affirme : « A 37 dollars le baril, les compagnies rechignent davantage à lancer de nouveaux projets : la baisse du carnet de commandes devrait se poursuivre, voire s’accélérer. »

Enfin, « le géant Total pourrait lui aussi devoir prendre de nouvelles mesures, alors qu’il a besoin d’un baril à 60 dollars pour verser un dividende en cash en 2017 sans s’endetter davantage. » Selon Baptiste Lebacq, « le groupe a les moyens de faire le dos rond, en réduisant encore ses investissements ou en procédant à de nouvelles cessions d’actifs. »

Lire l’intégralité de l’article des Echos ici.

 

Sébastien Arnaud