La préparation mentale est-elle profitable à l’entreprise ? Entretien avec Nicolas Dugay



Vendredi 9 Mai 2014


Directeur associé de l’agence CAA, spécialisée dans le conseil et la formation en management et coaching, Nicolas Dugay est également l’auteur de La préparation mentale. Dans cet ouvrage, il met en lumière les atouts de la préparation mentale pour se construire un mental de gagnant. A travers la méthode PREFERA (Plaisir, Raisons d’être, Exigence, Forme, Echange, Réussite et Amour de soi), il donne les clés pour accepter ses forces et ses faiblesses et ainsi progresser pour devenir de plus en plus performant.



A qui s’adresse la méthode PREFERA ?

Nicolas Dugay : La méthode PREFERA d’adresse à tous. Il y a aujourd’hui sur le marché de nombreux livres sur le coaching ou sur la préparation mentale dédiée, mais finalement, peu ou pas de livre réellement grand public. Toute personne souhaitant développer un mental performant peut utiliser la méthode PREFERA.

Dans quels domaines d’activité est-il recommandé de mettre en pratique cette méthode ?

En pleine cohérence avec la réponse précédente, dans tous les domaines d’activité, privés ou professionnels. Par exemple, s’entrainer à un entretien avec un collaborateur ou un client, gérer au mieux ses émotions, développer son cercle social, rétablir une bonne harmonie entre vie personnelle et vie professionnelle sont des activités qui peuvent être travaillées avec la préparation mentale.

Les fonctions de cadre et de dirigeant sont-elles particulièrement concernées par la préparation mentale ?

Oui, bien entendu, ce sont des postes à forte pression, donc, par analogie, les outils des sportifs professionnels, qui sont nombreux à témoigner dans le livre, s’adaptent parfaitement à ces fonctions.

Quels bénéfices une entreprise pourrait-elle tirer de la mise en pratique de la méthode PREFERA par ses salariés ?

Ce que disent les entreprises développant des programmes de formation sur la préparation mentale, c’est : « vous avez fait progresser nos collaborateurs et cela leur a fait du bien professionnellement et personnellement ». Ce que disent les formés, c’est : « nous avons appris beaucoup de choses utiles sans nous en rendre compte, et en y prenant du plaisir ». Enfin, les élus plébiscitent également les programmes sur le mental.

Cette démarche ne coupe-t-elle pas l’individu de l’ « équipe » ?

L’un n’est pas exclusif de l’autre. D’ailleurs, la préparation mentale a aussi ses outils collectifs. Si vous avez une équipe composée de sept collaborateurs avec un mental faible, le collectif a peu de chance d’avancer.

Axelle Baudry