Moyen Orient et Afrique du Nord : la croissance au secours du malaise social



Mardi 23 Janvier 2018


Dans un communiqué, le Fonds Monétaire international (FMI) affirme que les crises sociales au Moyen Orient et dans le Maghreb sont en grandes parties causées par la frustration des populations. L'organisation internationale



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Face aux crises sociales et frustrations des populations, les réformes économiques peuvent beaucoup, affirme le FMI. L'organisation estime qu'au Maghreb et au Moyen Orient où les désirs de changements qui s'expriment depuis des années n'aboutissent qu'à de nouvelles déceptions, ceste encore plus vrai . "Les réformes sont essentielles pour régler les problèmes fondamentaux qui minent depuis très longtemps de nombreux pays de cette région : croissance faible, chômage élevé et corruption endémique. Les gouvernements doivent cependant s'efforcer de mener les réformes en veillant à l'équilibre social, de façon progressive, et surtout, ils doivent tenir la promesse d'une vie meilleure pour tous, et plus particulièrement pour les personnes pauvres et vulnérables"  explique l'institution dans un communiqué.

Un constat qui pousse l'organisation à avancer sa rhétorique habituelle sur les réformes structurelles. "Depuis des décennies, de nombreux pays souffrent d'un modèle d'assistanat où le secteur public pourvoit à un cinquième des emplois . Non seulement cette situation n'a pas contribué à améliorer la qualité des services publics dans la santé ou l'éducation, mais elle a aussi fortement réduit la possibilité, pour les États, de financer des programmes sociaux destinés aux populations vulnérables et des investissements plus que nécessaires dans les infrastructures."

"Les principaux objectifs restent clairs : créer des emplois, en particulier dans le secteur privé, relever le niveau de vie et promouvoir une croissance durable. Mais pour obtenir ces résultats, les pays doivent se doter d'un socle économique sain, ce qui implique de maîtriser l'endettement et l'inflation, ainsi que d'encourager l'investissement et l'activité économique" ajoute l'organisation.
 

Joseph Martin