Recrutement des cadres : un ajustement brutal après des années de tension
Le recrutement des cadres connaît un net ralentissement après plusieurs années de forte dynamique. En 2025, seules 8 % des entreprises déclarent avoir embauché ou envisager d’embaucher un cadre, un point bas inédit depuis 2021. Cette contraction traduit un changement de cycle, marqué par la fin du rattrapage post-crise et par un environnement macroéconomique moins porteur.
Derrière ce chiffre, les volumes reculent durablement. Les embauches de cadres devraient s’établir sous le seuil des 300 000 recrutements annuels, confirmant une baisse amorcée dès 2024. Le recrutement n’est plus un levier de croissance mais un centre de coût scruté, soumis à des arbitrages de plus en plus stricts dans les conseils de direction.
Derrière ce chiffre, les volumes reculent durablement. Les embauches de cadres devraient s’établir sous le seuil des 300 000 recrutements annuels, confirmant une baisse amorcée dès 2024. Le recrutement n’est plus un levier de croissance mais un centre de coût scruté, soumis à des arbitrages de plus en plus stricts dans les conseils de direction.
Recrutement, investissement et confiance : des décisions reportées plutôt qu’annulées
Si le recrutement recule, il ne disparaît pas. Les grandes entreprises maintiennent des embauches ciblées, souvent concentrées sur des fonctions critiques, liées à la transformation numérique, à la conformité réglementaire ou à la performance opérationnelle. Cette stratégie permet de préserver les compétences clés tout en limitant l’impact financier global.
Dans les PME et les TPE, la logique est différente. Le recrutement est plus souvent gelé que redimensionné, faute de visibilité sur l’activité future. La faiblesse de l’investissement et la confiance économique dégradée incitent les dirigeants à différer les décisions plutôt qu’à s’engager. Ce climat d’attentisme explique pourquoi un éventuel rebond du recrutement reste conditionné à un redémarrage clair de la croissance et de l’investissement productif.
Dans les PME et les TPE, la logique est différente. Le recrutement est plus souvent gelé que redimensionné, faute de visibilité sur l’activité future. La faiblesse de l’investissement et la confiance économique dégradée incitent les dirigeants à différer les décisions plutôt qu’à s’engager. Ce climat d’attentisme explique pourquoi un éventuel rebond du recrutement reste conditionné à un redémarrage clair de la croissance et de l’investissement productif.