Scandale Volkswagen : vers la fin de l'enquête interne



Jeudi 12 Novembre 2015


Le constructeur automobile Volkswagen souhaite boucler à la fin du mois de novembre son enquête interne à propos du scandale qui a éclaté dernièrement en son sein.



Source : Pixabay, image libre de droits.
Volkswagen compte terminer son enquête interne fin novembre à propos du dernier scandale éclaté au sein de l’entreprise.

Un article en ligne du Point, d’après une dépêche AFP, revient sur l’importance de l’affaire des logiciels truqués et des enjeux qu’elle représente pour le constructeur automobile.
 

« Eclaircir l’affaire rapidement »

L’article du Point explique que « l'amnistie proposée par Volkswagen à ses employés pour accélérer l'enquête interne sur le scandale des moteurs truqués expirera fin novembre, ce qui augmente la pression pour éclaircir l'affaire rapidement. »

Par conséquent, « avec cette mesure révélée par la presse allemande, le constructeur automobile allemand avait promis aux salariés fautifs d'être exemptés de sanctions internes et de tout faire pour alléger d'éventuelles poursuites judiciaires. »

Mais cette mesure ne tenant qu’à une condition, comme le précise l’article : « passer aux aveux et éclaircir la manière dont 11 millions de voitures diesel dans le monde ont pu être équipées d'un logiciel truqueur pour frauder les tests antipollution. »

Cependant, d’après Le Point, « ce programme vient d'être limité à la fin novembre. L'horizon de fin décembre était initialement évoqué, mais cela est visiblement apparu trop long à la direction », qui cite « le quotidien munichois Süddeutsche Zeitung. »

L’article souligne que « selon le journal, Volkswagen a décidé d'écourter ce régime exceptionnel, sorte de programme interne de protection des témoins, pour faire la lumière le plus vite possible sur les circonstances de l'affaire et coller aux exigences pressantes de la justice américaine. Car les États-Unis sont le pays où le scandale a commencé et où le groupe risque des milliards d'amendes. »

D’ailleurs, l’article révèle que « cette immunité a d'ailleurs déjà réussi à délier les langues. Le géant automobile a découvert au moyen de révélations spontanées de salariés la deuxième fraude, sur 800 000 véhicules dont les émissions de dioxyde carbone (CO2) étaient bien supérieures aux valeurs affichées sur leur fiche technique. »
 

Joseph Martin